• Ce livre, richement illustré, offre une synthèse originale sur la sculpture byzantine médiévale. On y découvre une nouvelle approche de la sculpture envisagée comme production sociale et examinée en tant qu'objet archéologique sous toutes ses facettes : matériau, mise en oeuvre, choix et signification des décors, rôle idéologique et économique des commanditaires, localisation et organisation des équipes de sculpteurs, emplacement de la sculpture dans son environnement architectural et liturgique. Á la fois synthèse et manuel, cet ouvrage met également en lumière les renouvellements techniques et formels qui ont caractérisé les sculptures byzantines et dont l'étude a été négligée jusqu'ici.

  • Cet ouvrage est consacré à l'exceptionnel dépôt de près de 370 objets métalliques, majoritairement en bronze, découvert en 1969 dans le secteur nord-est de la basilique du forum de l'antique Bagacum. La mise au jour du Trésor des bronzes de Bavay a accéléré la création du musée municipal en 1976 et demeure encore aujourd'hui la pièce maîtresse des collections du Forum antique de Bavay, musée archéologique du Département du Nord.
    Dans le cadre du renouvellement de la présentation muséographique de cet ensemble, le musée a sollicité une équipe pluridisciplinaire de spécialistes pour mener un nouvel examen approfondi des objets.

    Une partie des pièces du Trésor a été soumise à des techniques avancées d'analyse scientifique par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. C'est le résultat de ces échanges, des regards croisés de spécialistes aux expertises différentes et complémentaires, que le Forum antique de Bavay vous propose de découvrir dans ce catalogue qui accompagne une exposition temporaire dédiée aux méthodes d'investigation mises en oeuvre. L'ensemble des pièces constitutives du Trésor est présenté dans le catalogue.

  • Autour de 1900, Paris rassemble une nouvelle génération de sculpteurs consciente de vivre l'aube d'une nouvelle ère et cherchant un langage pour cet avenir encore indécis. Auguste Rodin est un passage obligé, et contesté, pour tous, Français (Bourdelle, Maillol), Espagnols (Gargallo, Manolo, Picasso), Roumains (Brancusi), Polonais (Nadelman, Allemand (Hoetger, Lehmbruck), Ukrainien (Archipenko)...
      Paris est aussi un milieu intellectuel traversé de nouvelles idées qui stimulent les débats esthétiques et renouvellent nombre de questions : autonomie par rapport à la peinture, détour par le passé, relation à l'espace et au temps. Des penseurs comme Bergson, James, Nietzsche et Simmel, en substituant des notions comme l'intuition et la mouvance à la raison et à la permanence, fécondent la création plastique. Des sculpteurs aux sensibilités en apparence incompatibles apparaissent finalement comme formant un ensemble cohérent dans ce contexte.
      La création sculptée peut alors être lue comme une expérimentation de tous les moyens pour se débarrasser de ce que le nouvel univers mental conduit à abandonner. Un vrai foisonnement d'inventions et de recherches traverse les catégories et même les personnalités, rassemble des artistes souvent considérés aujourd'hui comme opposés ou les sépare alors qu'ils sont généralement associés. Cette profusion laisse penser que le XXe siècle aurait pu connaître des développements très différents de ceux qui nous sont familiers : l'après-guerre opéra une sélection tranchante dans tous ces « possible    

  • Dans des milliers de communes françaises, métropolitaines et ultramarines, se dressent des monuments de « grands hommes », statues, bustes, reliefs, érigés en hommage à des hommes et des femmes, des hommes très majoritairement, s'étant illustrés sur les champs de bataille, ayant exercé de hautes fonctions politiques ou laissé une importante oeuvre littéraire, scientifique, artistique. Intégrés au paysage quotidien des Français, ces monuments répondant à des visées idéologiques et politiques ainsi qu'à une certaine esthétique - bien décriée de nos jours - offrent un outil d'analyse des différents régimes politiques qui les ont élevés et traduisent l'évolution de la notion de grand homme : les régimes qui se sont succédé dans la France du XIXe siècle n'ont pas honoré les mêmes grands hommes, la notion de « grand homme » recouvrant d'ailleurs des types de personnages de plus en plus variés, allant du roi au chanteur populaire.

    A partir d'un ensemble de 3 856 statues, l'ouvrage étudie l'évolution chronologique des inaugurations et en suit les phases : croissance ininterrompue jusqu'en 1914, stagnation durant l'entre deux guerres, hécatombe due à la campagne de « mobilisation des métaux non ferreux » lancée par Vichy en 1941, déclin des années 1970-1990 suivi d'une nette reprise dont les effets se font encore sentir.

  • Alors que la christianisation de l'Empire romain avait pratiquement banni les pierres tombales, leur réapparition au Moyen Age donne l'occasion aux artistes et aux commanditaires de s'exprimer.
    C'est à partir de la fin du Xe siècle que la plate-tombe et le gisant s'imposent. Ainsi, le monument funéraire va faire l'objet de recherches artistiques parfois déroutantes destinées d'une part à témoigner du rang social du défunt et d'autre part, à véhiculer son ultime message. En analysant la forme et la fonction des monuments funéraires, l'auteur aborde les particularités des mentalités médiévales, la relation à la mort et, par-delà, la conception de la vie.

empty