Arts et spectacles

  • - Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t'y conduirai.
    - Napoléon mon cul, réplique Zazie. Il m'intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.
    - Qu'est-ce qui t'intéresse alors ?
    Zazie ne répond pas.
    - Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu'est-ce qui t'intéresse ?
    - Le métro.

  • Cinéphile passionné, Paul Rogers a concocté cent énigmes graphiques en six images, six détails tirés d'un film dont le lecteur doit retrouver le titre. Pour corser la difficulté, aucune star trop facilement identifiable n'apparaît jamais dans ces vignettes, ni aucune de ces scènes clés qu'on associe immédiatement à un film.
    Paul Rogers fait appel à la mémoire visuelle, s'attachant à des formes particulièrement frappantes, enseignes, affiches, éléments manuscrits ou architecturaux qui laissent souvent une forte empreinte inconsciente sur le spectateur. Du détail jaillit l'étincelle de la mémoire.
    Un double index (dans l'ordre des pages et alphabétique) permet soit d'aller directement à la solution, soit de jeter un oeil à l'ensemble des titres pour faciliter le jeu. La filmographie comporte des classiques américains et européens, beaucoup de films noirs, de films des années 1970, même si toute l'histoire du cinéma est balayée, du muet jusqu'aux années 2000.
    Ludique et esthétiquement très soigné, Quel est ce film? est un cadeau idéal pour tous les amateurs de cinéma !

  • D'encre et de papier : une histoire du livre imprimé Nouv.

    Par le texte et l'image, ce vaste panorama historique et culturel nous rappelle pourquoi et comment, du XVe siècle à aujourd'hui, le livre imprimé n'a cessé de révolutionner les pratiques d'écriture et de lecture, les langues et l'univers des images, et marquer matériellement et idéologiquement les sociétés, les imaginaires et les mémoires.

  • Histoire de l'art de E.H. Gombrich est l'un des ouvrages sur l'art les plus célèbres et les plus populaires jamais publiés. Depuis quarante-cinq ans, il demeure une introduction inégalée à l'ensemble du sujet, des premières peintures rupestres à l'art d'aujourd'hui. Dans le monde entier, les lecteurs de tous âges et de tous milieux ont trouvé en Gombrich un véritable maître, qui allie la connaissance et la sagesse à un don unique pour communiquer directement sa profonde affection pour les oeuvres qu'il décrit. Cette Histoire de l'art doit sa popularité durable au style simple et direct de l'auteur. Son but, écrit-il, est "d'apporter un certain ordre, une certaine clarté dans l'abondance de noms propres, de dates, de styles qui compliquent quelque peu les ouvrages plus spécialisés". Grâce à son intelligence de la psychologie des arts visuels, il nous fait percevoir l'histoire de l'art comme "un enchaînement ininterrompu de traditions encore Vibrantes" qui "relie l'art de notre temps à celui de l'âge des pyramides". Le succès toujours grandissant de ce classique va se confirmer auprès des générations futures, avec cette seizième édition, révisée et présentée dans un nouveau format.

  • Propose un choix de peintures, dessins et photographies du Moyen Age à l'époque contemporaine, dont le motif commun est de montrer une femme en train de lire. Offre également une réflexion sur cette activité qui fut longtemps interdite à la femme.

  • Le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 22 Avril 2021

    Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ?
    Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Âge, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition.
    Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du « mal » qui ronge le coeur de l'humanité.

  • « Ne m'enterrez pas encore.
    Je ne suis pas mort...
    Je dors ! » C'est Michel Sardou, reprenant l'un de ses grands succès, qui nous l'assure. On pensait que le chanteur avait tout raconté dans Et qu'on n'en parle plus, sa première autobiographie. Erreur ! Cette fois, c'est juré, il n'occultera rien. « J'ai promis la vérité, toute la vérité, je vais m'y tenir ! » À travers des dialogues fictifs savoureux avec sa mère, Michel Sardou revient sur les grands moments de sa vie, ses premiers amours, la mort de son père, ses rencontres avec Johnny Hallyday, Barbara, Michel Fugain, Eddy Mitchell..., ses fils à qui il a transmis son âme d'artiste, sa passion pour le théâtre.

    Avec sa verve et son franc-parler habituels, il jette aussi un regard sans concession sur la société actuelle.

    Les confessions passionnantes d'une des personnalités préférées des français.

  • « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? » Inspiré par Ralph Waldo Emerson et son Nature, Henry David Thoreau (1817-1906) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans une forêt, près du lac Walden. Installé dans une cabane de 1845 à 1847, il ne marche pas moins de quatre heures par jour.

    Pour l'auteur de la Désobéissance civile, farouchement épris de liberté, c'est bien dans la vie sauvage - sans contrainte - que réside la philosophie. Par cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de la valeur suprême de l' individu. Conférence donnée en 1851, De la Marche constitue un bréviaire indispensable de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

  • Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
    Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
    La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.

  • Avec l'enthousiasme, l'audace et l'érudition qui ont fait le succès d'On n'y voit rien, Daniel Arasse invite son lecteur à une traversée de l'histoire de la peinture sur six siècles, depuis l'invention de la perspective jusqu'à la disparition de la figure.
    Évoquant de grandes problématiques - la perspective, l'Annonciation, le statut du détail, les heurs et malheurs de l'anachronisme, la restauration et les conditions de visibilité et d'exposition - mais aussi des peintres ou des tableaux précis, il fait revivre avec perspicacité et ferveur plusieurs moments clés, comme Léonard de Vinci, Michel-Ange, le maniérisme, ou encore Vermeer, Ingres, Manet. Son analyse se nourrit constamment d'exemples concrets - La Madone Sixtine de Raphaël, La Joconde, la Chambre des époux, de Mantegna, Le Verrou de Fragonard... - avant de conclure sur quelques aspects de l'art contemporain.
    Le lecteur retrouvera le goût de mieux voir de grands épisodes de la peinture, grâce à une approche sensible et ouverte. Toujours il sera surpris, réveillé, entraîné dans un véritable enchantement d'intelligence et d'humour.
    Ce livre est la transcription de vingt-cinq émissions proposées par l'auteur sur France Culture pendant l'été 2003.

  • Après Les Femmes qui écrivent vivent dangereusement et Les Femmes qui aiment sont dangereuses, Laure Adler revient avec un nouvel et passionnant ouvrage sur les femmes artistes.
    Explorant les archétypes et les codes de l'histoire de l'art, elle analyse, à travers leurs oeuvres d'art, le lent basculement des femmes vers l'autonomie artistique et la reconnaissance du travail de création, trop longtemps laissée aux seuls mains et signatures des hommes.
    Cet ouvrage dresse le portrait passionnant d'une cinquantaine de ces artistes, depuis la Renaissance avec Artemisia Gentileschi, jusqu'à nos jours avec Yoko Ono, Orlan, Annette Messager, Marina Abramovic, Sophie Calle, en passant par les incontournables Sonia Delaunay, Niki de Saint-Phalle, Berthe Morisot ou Frida Kahlo.

  • Le livre, ce grand livre, est une reconsidération totale de l'acteur. Il dépouille l'interprète de ses vanités. Il le dévêt de ses clinquants. Il analyse sans pitié ses faux prestiges. Il détruit le cabotinage. Les milliers de spectateurs qui vont au théâtre le soir, à New York comme à Moscou, à Rome comme à Paris, à Berlin comme à Londres, ignorent que ce qu'ils admirent ici ou là sur la scène, depuis le jeu de l'acteur jusqu'à la tenue des groupes, vient souvent de la leçon de Stanislavski. Il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté sciemment ou non quelques-uns des sentiers de cette analyse. »

  • Claveciniste et chef d'orchestre, William Christie, américain installé en France depuis 1971, est l'artisan de l'une des plus remarquables aventures musicales de ces quarante dernières années : les Arts Florissants, fondation dédiée à la transmission dans le domaine de la musique baroque et des jardins. Ici, William Christie se dévoile dans une série d'entretiens inédits dont il a confié la réalisation et l'écriture à son jeune premier violon, Emmanuel Resche-Caserta. Loin de constituer un bilan, ce livre est plutôt un portrait touchant, né d'une conversation libre sur la musique, les arts et la vie, entre le chef et son second que deux générations séparent mais qu'une amitié sincère et une confiance mutuelle lient étroitement.

  • Ce texte est probablement le plus connu de Walter Benjamin. Le philosophe y traite, notamment à travers l'exemple du cinéma et de la photographie, de la perte de l'authenticité et de l'originalité qui caractérisent la culture de masse, de la destruction de l'espace intérieur rendue possible par l'usage de la caméra, et de ce qu'il a appelé, dans une formule restée célèbre, " le déclin de l'aura ", l'aura étant le fait d'être unique, lié à un lieu précis, et inscrit dans l'histoire. Ce faisant, c'est de notre monde actuel qu'il nous parle.

  • L'historien et théoricien de l'art D. Arasse envisage le rôle que jouent les détails des tableaux et leurs statuts dans la peinture européenne des débuts de la Renaissance à la fin de l'impressionnisme.

  • Découvrez Journal, le livre de Keith Haring. De l'âge de 19 ans jusqu'à sa mort du sida en 1990, à 32 ans, Keith Haring a consigné dans ses carnets ses réflexions sur son travail, son succès commercial, ses rencontres, son homosexualité, ses lectures, et sur ses contemporains. Icône du pop art, internationalement reconnu à 24 ans, Haring savait que ses journaux seraient un jour publiés. Certains textes trahissent cette conscience de soi juvénile. Ses déclarations sans détour aident en particulier à comprendre la sexualité qui imprègne son art. Elles en disent long sur son esthétique, sa créativité, ses méthodes de travail, sa compétition avec les autres artistes, son ouverture aux expériences nouvelles, son amour des enfants, son dévouement à ses amis et sa lutte acharnée contre la maladie. Les textes sont classés par année et suivis d'une liste des expositions d'Haring et de ses projets. Une introduction élogieuse de l'historien de l'art Thompson (Yale) met son oeuvre en contexte.

  • Dominique Bona Berthe Morisot Cette jeune femme en noir, au bouquet de violettes, aux yeux profonds, que peint Manet dans les années 1870, c'est Berthe Morisot. Elle garde sur son visage altier comme un secret. Un modèle parmi d'autres ? Non : la seule femme du groupe des Impressionnistes. Berthe Morisot, née dans la province française en 1841, fille de préfet, peint et expose parmi ce clan d'hommes, ceux qui sont encore des réprouvés sans public, des réfractaires à l'art officiel : Manet, Degas, Monet, Renoir. Ardente mais ténébreuse, douce mais passionnée, aimant la vie de famille mais modèle et amie - et qui sait ? peut-être davantage - d'Edouard Manet dont elle épouse le frère : il y a une énigme dans les silences et les ombres de Berthe Morisot.
    Dominique Bona, puisant aux archives inédites, fait tournoyer la fresque de l'Impressionnisme : de Giverny aux plages normandes, de Mallarmé rédigeant des billets doux pour Méry Laurent ou Nina de Callias aux lavandières qui posent pour Renoir, de la sanglante Commune de Paris au règne de la bourgeoisie corsetée, des salles du Louvre aux ateliers de la bohème.
    Dominique Bona peint ici le portrait subtil d'une artiste qui inventa sa liberté.

  • Une nouvelle version prestige de cette histoire de l'humanité écrite par Ernest H. Gombrich, l'historien de l'art le plus vendu au monde.
    Ce livre réalise le tour de force de raconter en 300 pages l'histoire du monde à tous les publics, à commencer par celui des grands enfants. Dans cette édition mise à jour, la nouvelle préface, émouvante, écrite par sa petite-fille Leonie Gombrich, retrace la genèse étonnante de ce livre hors du commun.
    «  J'aimerais préciser, écrivait Gombrich, que cet ouvrage ne prétend pas et n'a jamais prétendu se substituer à un livre d'histoire, dont les visées pédagogiques sont bien différentes. J'aimerais que mes lecteurs l'abordent en toute décontraction et suivent le fil de l'histoire sans se sentir tenus de prendre des notes ni de retenir des noms et des dates. Je leur promets aussi qu'il n'y aura pas d'interrogation.  » Gageure réussie. Ernst Gombrich s'adresse aux lecteurs en les tutoyant, comme un grand frère parlerait à ses cadets. Il leur pose une question simple  : quels épisodes du passé ont eu une influence sur leur vie et sur l'humanité en général et quels sont ceux dont on se souvient le mieux  ? Il part du principe que ses lecteurs savent réfléchir par eux-mêmes et ne les encombre   pas d'explications simplistes inutiles. Dès qu'il le peut, il présente des personnages historiques représentatifs de leur temps et, surtout, il raconte les faits dans leur continuité, comme s'il ne s'arrêtait pas de parler, insufflant ainsi au récit un sens du rapprochement et de la contemporanéité des événements de l'histoire. Un ouvrage formidable pour se familiariser avec une matière parfois aride.
     

  • La chambre et l'intime

    Claire Ollagnier

    • Picard
    • 1 Septembre 2021

    Ces deux mots - l'intime et la chambre - semblent inextricablement liés, et ce d'autant que leur origine est assez concomitante. À l'aube du XVIIIe siècle, quand chambre à coucher il y a, elle n'est pas encore le lieu de l'intime. Un siècle plus tard, alors que les appartements se composent pratiquement des mêmes suites de pièces, les usages ont changé. On n'habite plus la demeure de la même manière, et certaines pièces ont été sanctuarisées ; la chambre à coucher en fait partie. Pour mieux en rendre compte, ce livre propose d'explorer le XVIIIe siècle de part en part, de rechercher les traces de la transformation des esprits et des usages, d'interroger les continuités autant que les ruptures.

  • L'objet que se donne la peinture chinoise est de créer un microcosme, « plus vrai que la Nature elle-même » (Tsung Ping) : ceci ne s'obtient qu'en restituant les souffles vitaux qui animent l'Univers ; aussi le peintre cherche-t-il à capter les lignes internes des choses et à fixer les relations qu'elles entretiennent entre elles, d'où l'importance du trait. Mais ces lignes de force ne peuvent s'incarner que sur un fond qui est le Vide. Il faut donc réaliser le Vide sur la toile, entre les éléments et dans le trait même.

    C'est autour de ce Vide que s'organisent toutes les autres notions de la peinture chinoise ; celles-ci forment un système signifiant auquel François Cheng est le premier à appliquer une analyse sémiologique. Son commentaire est enrichi par d'amples citations et des reproductions.

  • Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l'histoire de la peinture... Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau, qui aimante par sa composition souveraine et suscite l'admiration par sa facture. Touche après touche, l'auteur décrypte les leurres et symboles semés par l'artiste sur sa toile, à l'image d'un roman policier à énigmes. Alors le tableau prend corps, son histoire se tisse de manière évidente et les personnages qui nous regardent dans cette scène immuable prennent vie devant nous...

  • Pour sa sixième saison, la Petite Galerie se propose d'évoquer à travers matériaux et oeuvres d'art les échanges entre des mondes lointains, échanges bien antérieurs à l'émergence d'un monde globalisé par les grandes explorations de la Renaissance. Depuis la plus haute Antiquité, les pierres de couleur, l'ébène, les coquillages et l'ivoire circulent sur de longues distances : loin de leur lieu d'origine, ils deviennent rares, précieux, chargés de sens. Les animaux exotiques voyagent aussi entre les continents, souvent au gré de la politique : les foules comme les artistes découvrent avec stupeur et admiration éléphants, rhinocéros et girafes. Les objets fabriqués par l'homme s'enrichissent et se transforment au long de ces mêmes routes. À travers leurs histoires singulières - leur forme, leur matériau, leur lieu d'origine, leur usage, leur déplacement -, nous esquissons une histoire plus complexe, qui dépasse l'engouement des Européens pour l'exotisme. Une histoire d'échanges où règne d'abord l'imagination.

  • Transformer le théâtre, c'est aussi révolutionner notre vie. Publié en 1938, alors qu'il vient d'être interné, «Le Théâtre et son double» est un recueil de conférences, articles et lettres dans lequel Artaud entend "briser le langage pour toucher la vie". Il y développe notamment, en deux célèbres manifestes, son concept de "théâtre de la cruauté". Il y défend la dimension sacrée du théâtre, la prééminence du langage du corps sur le texte, et accorde au metteur en scène ("maître de cérémonies sacrées") plus d'importance qu'à l'auteur. Il y montre aussi que le théâtre est comme une seconde réalité, une "réalité virtuelle". Cette édition est complétée par un avant-propos de l'éditeur, ainsi qu'un dossier sur la réception de l'oeuvre, une synthèse biographique, la bibliographie des livres d'Artaud et quelques pistes de lecture

  • Rudy Ricciotti est un architecte qui a le sens des mots et le goût des sens et qui aime à se faufiler entre deux idées reçues.
    Dans cet ouvrage, l'architecte internationalement reconnu explicite les principaux combats qu'il mène depuis plusieurs décennies, interrogeant de manière iconoclaste les enjeux et les perspectives de sa profession. Avec un réalisme éloigné de toute langue de bois, il est question :
    Du salafisme architectural dominant les constructions contemporaines : une architecture qui refuse les signes de toute expression personnelle, pratiquant ainsi une forme d'exclusion contre les projets qui ne s'inscriraient pas dans le strict respect d'un minimalisme utilitaire à l'anglo-saxonne.
    De la fourrure verte dont se drapent tous les " tartuffes " au chevet de l'environnement avec comme étendard la norme HQE, alors qu'ils massacrent allègrement les savoirs faire des constructeurs, l'économie locale et la nature qu'ils s'imaginent défendre.
    De la pornographie de la réglementation dont les défenseurs et principaux bénéficiaires renouvellent le champ de pouvoir en multipliant règles et cadres normatifs, sans aucune concertation sur les réalités du métier.
    De la maîtrise d'ouvrage du Louvre et des coulisses du chantier du département des Arts de l'Islam, projet qui vit défiler trois Présidents de la République.
    Au gré des sujets, seront également abordés le lien entre art et architecture et quelques avis corrosifs sur d'autres travaux comme ceux de Rem Koolhaas.

empty