Mondialisation et développement

  • Une multitude d'organisations de paysans et de petits producteurs ont mis sur pied un marché parallèle aux règles de fonctionnement plus éthiques : le commerce équitable. Elles ont choisi de construire ce mouvement en dehors des logiques scientifiques de l'agriculture moderne, en se basant sur la sagesse indigène qui a toujours su faire vivre les hommes et protéger la terre. Il est urgent de reconstruire les liens entre les hommes, de redonner au marché un visage humain, se préoccupant des dimensions aussi bien écologiques que sociales. Francisco VanderHoff Boersma nous amène à comprendre les problématiques qui traversent la vie des petits paysans et comment ils ont mis en place un mouvement garantissant un marché plus juste et solidaire. Francisco VanderHoff Boersma est cofondateur du label Commerce équitable Max Havelaar.

  • Constitué d'un essai et d'un portfolio, cet ouvrage propose une initiation à l'écologie urbaine à travers une découverte du territoire de Marseille, où l'espace urbain - tout comme nous - fait pleinement partie de la nature. En écho à cet «essai narratif» de Baptiste Lanaspeze, le portfolio de photographies de paysages urbains de Geoffroy Mathieu propose, entre documentaire et rêverie, un état des lieux poétique du territoire de Marseille et de ses environs.
    L'irruption récente dans le débat public de la «ville durable» et de la «biodiversité en ville» invite à revenir sur l'émergence progressive, dans le discours sur la ville au xxie siècle, d'un champ de recherche à la fois central, protéiforme et mal connu : l'écologie urbaine. Fondée dans les années 1920 à Chicago par Robert Ezra Park comme l'application des concepts de l'écologie des plantes dans la sociologie de la ville, cette discipline est réinventée à la fin du xxe siècle comme l'étude de la biodiversité dans l'espace urbain, alors que la ville devient le cadre de vie de la moitié de l'humanité - et sa réinvention apparaît comme l'une des plus importantes tâches du siècle qui s'ouvre. Loin du prêt-à-penser, cet ouvrage propose une présentation synthétique des enjeux, de l'histoire, des figures et des concepts de l'écologie urbaine, cette initiation se faisant à travers une découverte du territoire de Marseille, de ses acteurs, de ses singularités. Marseille, dont le paysage singulier est formé par un choc entre la nature et l'industrie, est la capitale de ces espaces interstitiels de friche. «Sauvage» aussi dans son tempérament, Marseille invite à opérer un renversement du regard, et à voir la ville comme «une production de la nature, et en l'occurrence de la nature humaine». Dans une ville comme Marseille, emblématique de la Méditerranée, le renversement des rapports entre ville et nature va de pair avec un renversement des rapports entre sauvage et civilisé, et peut-être entre Nord et Sud. Ouvrage de vulgarisation théorique croisé de récits et de témoignages, ce livre est d'abord destiné au lecteur généraliste. Il intéressera néanmoins également l'urbaniste, l'architecte, le géographe ou toute personne qui s'intéresse au devenir de Marseille, future capitale européenne de la culture.

  • Sous pression des grandes transitions, l'architecture est face à de nouveaux défis : réadapter l'habitat au changement climatique et à l'urbanisation grandissante, réguler l'emploi de la matière et de l'énergie, écouter les besoins des sociétés... Repenser les ressources de l'architecture est indispensable, qu'elles soient matérielles et immatérielles (temps, dialogue interdisciplinaire avec les sciences, flux naturels et artificiels, connaissance des communautés in situ, droit...). Ces ressources inépuisables renouvellent la formation et la pratique de l'architecte.

  • La question climatique s'est diffusée dans de nombreuses sphères de la vie publique, forçant des acteurs parfois assez éloignés des enjeux écologiques à s'y intéresser. Un nombre croissant de firmes, d'associations et d'institutions se voient désormais contraints à repenser leurs orientations stratégiques, leurs routines organisationnelles et leurs pratiques économiques.

    L'auteur propose de saisir les évolutions en cours comme le résultat d'une "climatisation" du monde. Cette expression traduit la capacité du changement climatique à connecter et à agréger toutes sortes de sujets aussi divers que la sécurité alimentaire, la finance ou les sols.

    Paradoxalement, cette force d'attraction rend la formation des politiques climatiques de plus en plus complexe. En décryptant la gouvernance climatique instaurée notamment dans les Conferences of Parties, les COP, Stefan C. Aykut aide également à en cerner les effets ambigus et contradictoires.

  • Philippe Lemarchand a été consultant auprès d'organisations internationales, correspondant de la BBC et enseignant à l'université de Londres ainsi qu'à Sciences-Po ; il a réuni une équipe de 25 experts d'horizons complémentaires : économistes, financiers, historiens, géographes, sociologues, juristes, philosophes, spécialistes de relations internationales, d'action humanitaire, d'environnement, de nutrition, de transport, de musique, BD, littérature ou cinéma.

  • Le niveau de vie moyen de l'humanité a davantage augmenté entre 1990 et 2000 qu'entre l'an I de notre ère et 1820. Plusieurs milliards d'individus sont ainsi sortis de la misère ou sont sur le point de s'en extraire. Une nouvelle loi de Malthus semble cependant s'imposer : compte tenu de la fragilité des équilibres environnementaux, nous serions désormais trop nombreux à être trop riches et bien portants. Après 200 000 ans de lutte contre les forces de la nature, l'homme aurait acquis sur elle un tragique ascendant et devrait renoncer au développement économique : devant la malédiction de la prospérité, des voix nombreuses appellent à l'interruption de la croissance et à la suspension du progrès. Nous croyons au contraire qu'il est possible de poursuivre sur le chemin du développement humain sans sacrifier les écosystèmes terrestres à condition d'élever notre niveau d'exigence démocratique. L'égalité écologique est la clé du développement durable.

  • Le café que vous buvez est-il équitable ? Saviez-vous que le blé de votre baguette a été échangé plus de 200 fois sur les marchés boursiers ?

    Que le bouquet de rose que vous vous apprêtez à offrir pour la Saint- Valentin a parcouru plus de 7 000 km en 24 h ? Oui, la mondialisation est avant tout une histoire de plantes !

    La mondialisation n'est pas une notion récente, elle s'appliquait déjà lorsque Marco Polo prit la route des Indes pour assurer l'approvisionnement de l'Europe en épices. Mais depuis quelques années on assiste à une intensification et une accélération des échanges mondiaux et désormais il y a peu de ressources végétales qui y échappent.

    Marchés à termes, système de subventions, sécurisation des approvisionnements, quotas, multinationales, commerce illégal, lobbying. autant de termes économiques qui semblent complexes au premier abord mais qui sont expliqués ici à travers les exemples simples et concrets des plantes du quotidien. Saviez-vous que la banane avait défait des gouvernements en Amérique centrale et démarré une guerre économique entre les États-Unis et la France ?

    Que le coton américain maintient sa position de leader sur le marché du textile grâce à un système de subventions faramineuses ? Ou encore que l'Europe avait développé le sucre de betterave suite à un blocus imposé par Napoléon Ier ? Des bulbes de tulipes qui entraînèrent le premier krach boursier en Hollande aux algues qui devraient bientôt fournir le carburant pour nos automobiles, les plantes n'ont pas fini de faire tourner notre économie.

    Comprendre ces mécanismes est essentiel à l'heure où l'agriculture traditionnelle est en pleine transformation, où la question se pose de l'appropriation du vivant et alors que nos choix de consommation font de nous, plus que jamais, des acteurs citoyens !

    Ancienne rédactrice en chef des Clés de l'actualité junior (Milan presse), Florence Thinard est diplômée en histoire et en relations internationales à l'Institut d'études politiques de Paris.

    Elle a travaillé dans le tourisme en Asie du sud-est, au Proche-Orient, au Maghreb, avant de devenir journaliste.

    Aujourd'hui, elle vit à Toulouse et partage son temps entre l'écriture de documentaires sur la marche du monde et de romans jeunesse.

    Elle a déjà publié L'herbier des explorateurs, Lectures de paysages et Dans les jardins de la Bible aux éditions Plume de carotte.

    - Un livre qui éclaire sur les enjeux de la mondialisation.

    - 25 portraits de plantes majeures dans leur rapport au commerce mondial.

    - des photographies percutantes sur les modes de culture, le transport, les traitements de ces plantes.

    - Des infographies claires et étonnantes pour mieux comprendre les notions économiques.

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