• La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.

  • Un essai essentiel et foisonnant qui, remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre en particulier que l'endettement a toujours été une construction sociale fondatrice du pouvoir. Aujourd'hui encore, les économistes entretiennent une vieille illusion : celle que l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers. Et si l'unique moyen d'éviter l'explosion sociale était justement. d'effacer les dettes ?

  • Le terme « décroissance » est récent dans le débat économique actuel, même si l'idée a une histoire plus ancienne. Mais que désigne-t-il au juste ? Une inversion de la courbe de croissance du produit intérieur brut (PIB), indice statistique censé mesurer la richesse ? Ou la fin de l'idéologie de la croissance, c'est-à-dire du productivisme ?
    Si la croissance est une croyance en un progrès infini - pourtant chaque jour démenti par les ressources nécessairement limitées de la planète -, alors la décroissance est un gros mot, voire un blasphème. C'est pourtant cette idée qui permettrait de réenchanter le monde, non pas en substituant à la religion de la croissance une religion inverse, mais en retrouvant la dimension spirituelle, quoique laïque, de l'homme, lequel n'est pas qu'un homo oeconomicus .
    David Henry Thoreau, le précurseur de la décroissance, disait que « serait un poète celui qui pourrait enrôler vents et rivières à son service, afin qu'ils parlent pour lui ». La décroissance, c'est cet art de vivre, un art de vivre bien, en accord avec le monde, un art de vivre avec art.

  • Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.  

  • Le marché étant incapable de se réguler tout seul, il est nécessaire que l'Etat intervienne dans la vie économique. Telle est la célèbre thèse de John Maynard Keynez (1883-1946), l'un des plus grands noms de l'économie politique contemporaine, dont se réclament notamment l'école française de la régulation et le prix Nobel Joseph Stiglitz.

    Les essais repris dans ce livre ont été publiés au lendemain de la crise de 1929. Qu'il s'agisse des effets sociaux des fluctuations de la valeur de la monnaie, de ceux de l'effondrement des prix sur le système bancaire, ou encore de la fin du laisser-faire, Keynes y expose les idées qu'il développera quelques années plus tard dans son ouvrage majeur, Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (Payot).

  • Le débat public est plus que jamais envahi par les fameuses « lois de l'économie ». Mais les résultats les moins contestables de trois siècles de recherches économiques ne confortent pas toujours la pensée dominante ; ils sont même souvent à l'opposé de ce que laissent entendre les lieux communs les plus répandus à propos des lois de l'économie.
    Jacques Généreux s'attache ici à rétablir « les vraies lois de l'économie ». Il s'agit d'identifier le corpus de croyances économiques que les médias et le discours politique ont peu à peu installées dans l'opinion et de les passer au crible de ce que dit vraiment l'analyse économique. Il s'agit d'éviter de mettre au compte de la « science économique » de vieux théorèmes dépassés, des inepties ou des lieux communs néolibéraux qui sont d'ailleurs souvent une insulte à l'authentique pensée libérale.

  • De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l'Égypte, la dette a de tous temps été utilisée comme une arme de domination et de spoliation. Le recours à l'endettement extérieur et l'adoption du libre-échange constituent à partir du 19e siècle un facteur fondamental de la mise sous tutelle d'économies entières par les puissances capitalistes. La Grèce des années 2010 est un exemple supplémentaire d'un pays et d'un peuple privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette illégitime.

    Cette dictature de la dette n'est pas inéluctable. En deux siècles, plusieurs États ont annulé leurs dettes avec succès. L'auteur analyse les répudiations réalisées par le Mexique, les États-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie des soviets. Il met en lumière et actualise la doctrine de la dette odieuse.

  • Cet ouvrage rassemble une cinquantaine d'articles écrits par des médiévistes européens et américains sur la question de ce qu'est le salaire dans l'Europe médiévale et comment s'effectue réellement la rémunération du travail : formes d'embauche, négociation et composition du salaire, calcul de la rémunération, etc. Ce travail est particulièrement novateur et aborde les différentes professions, les différents milieux urbains ou ruraux, à travers l'Europe.

  • L'économie est en perpétuel mouvement. Les bouleversements et les innovations se sont accélérés ces dernières années, et il était temps de leur faire une place dans cette nouvelle édition de L'Économie pour les Nuls, qui permet de répondre à de nouvelles questions, dont voici quelques exemples choisis pour vous :

    Pendant des décennies nous nous sommes battus contre l'inflation. Aujourd'hui un nouveau spectre hante l'Europe : la déflation. Quels risques nous font courir la dette et la déflation combinées ?

    Une nouvelle monnaie mondiale s'est créée sur Internet, le Bitcoin : révolution ou outil de spéculation ? Pourquoi le Bitcoin est une monnaie pas très "Net" ?

    Le développement accéléré des pays du Sud et de la Chine nous condamne-t-il à la désindustrialisation et au chômage ? Comment les États-Unis ont-ils évité cet écueil ?

    En 2014 la France de la science économique a été l'honneur : Jean Tirole a reçu le Prix Nobel de la discipline, et un livre Français est devenu un bestseller planétaire : Le Capital au XXIème siècle de Thomas Piketty. Existe-t-il une French Touch en économie ? Comment Thomas Piketty a-t-il séduit les Américains en parlant d'inégalités ?

    Qu'est ce que la neuroéconomie ? Faut il avoir peur du neuromarketing ?

    Comment Apple est devenue l'entreprise la plus chère de tous les temps ?

    Les hommes politiques ont ils perdu toute emprise sur l'économie ?

    Autant de questions de notre temps qui donne à cette nouvelle édition un caractère d'actualité.

  • A partir de la fin des années 1870, se développe dans le Haut Jura, une industrie diamantaire qui donne du travail à plusieurs centaines d'ouvriers. Pourtant la taille du diamant y était jusqu'alors inconnue.
    Pourquoi cette industrie s'est-elle précisément développée dans ce territoire ? Quels sont les liens entre cette industrialisation et la mondialisation ?
    A travers l'examen de l'industrie diamantaire du Haut Jura, ce livre montre comment le développement industriel à une échelle locale peut être la manifestation d'un processus global, la mondialisation de l'économie.
    En effet, entre 1870 et la première guerre mondiale, les diamants façonnés dans le Haut-Jura sont extraits aux antipodes, essentiellement en Afrique du Sud, et commercialisés principalement à Birmingham où l'industrie de la bijouterie est en plein essor.
    Ce processus de production s'organise à l'échelle internationale : les entreprises diamantaires du Haut-Jura, dans leur très grande majorité, sont les sous-traitantes de maisons de négoce implantées à Londres, Anvers, Amsterdam et Paris.
    Cette histoire industrielle apporte une mise en perspective intéressante de l'histoire de la mondialisation économique.

  • malgré son importance l'histoire économique de l'époque napoléonienne est un sujet méconnu.
    l'auteur l'expose ici dans son ensemble et dans tous ses aspects techniques. pour l'éclairer il analyse finement les rapports personnels de napoléon avec l'économie et l'argent. pour l'expliquer il la lie aux dernières années de l'ancien régime et aux débuts de la restauration. pour la rendre accessible il a divisé son étude en de nombreux sous-chapitres dont les titres vivants - et parfois un peu provocateurs - expriment la dynamique de sa démonstration.
    le choix d'une organisation économique se posa à bonaparte dès la campagne d'égypte : ce fut ensuite une révélation avec un chef d'état libéral à l'intérieur et interventionniste dans les relations extérieures. il fut libéral protectionniste. échec ou impuissance du politique ? le bilan économique est important mais l'autoritarisme, qui contribuera à un fonctionnement défectueux, aboutira finalement à une impasse.

  • À l'époque de la globalisation financière, de l'économie-reine et de leur joug, tout est considéré désormais sous l'angle de la rentabilité. Tout tourne autour de l'argent et du mystérieux pouvoir de possession qu'il suggère. Fascinés par l'argent, nous ignorons presque tout de la monnaie. Nous nous contentons d'y voir une marchandise, négligeant ainsi sa vraie nature, refusant même de la questionner.
    Et si la monnaie était d'abord et avant tout une institution ? Et si, oeuvre de l'homme, elle l'obligeait à se rapporter à quelque chose qui échappe de façon secrète à sa volonté de contrôle ? Et si l'énigme qui fonde la monnaie était, en raison même de sa négation, la cause profonde des crises qui à intervalles toujours plus réduits bouleversent nos sociétés ?
    Dans un parcours passionnant qui traverse les disciplines et les époques, Massimo Amato orchestre un débat inédit où Aristote se révèle être le maître caché des plus grands économistes contemporains, où le code justinien ressort comme un précurseur de la cybernétique des marchés et où la critique franciscaine de l'usure découvre toute son influence sur les fondateurs du libéralisme.
    Un voyage qui remonte jusqu'aux origines du capitalisme planétaire, non pour résoudre définitivement cette énigme, mais pour chercher à la penser, promouvant ainsi une pratique plus digne du principe de l'économie.
    Un ouvrage époustouflant et un livre-manifeste, à la croisée d'Umberto Eco et de Jeremy Rifkin.

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