• La sorcière

    Jules Michelet

    Michelet sait prêter sa voix aux parias du passé, à ceux qui n'ont pas eu d'histoire. A travers les siècles la femme tient-elle donc toujours le même rôle, celui de la mal aimée ?
    En embrassant d'un seul regard toute l'étendue du Moyen Age, de la Renaissance et du Grand Siècle, Michelet discerne pour la première fois la suite rigoureuse d'une tragédie dont l'héroïne serait une femme à la fois révérée et persécutée : la sorcière.

  • « Le Paris où j'ai vécu et que j'arpente dans mes livres n'existe plus, déclare Modiano au Nouvel Observateur en 2007. Je n'écris que pour le retrouver. Ce n'est pas de la nostalgie, je ne regrette pas du tout ce qui était avant. C'est simplement que j'ai fait de Paris ma ville intérieure, une cité onirique, intemporelle où les époques se superposent... » Ses premiers romans mettent en scène le Paris de l'Occupation, une période que l'auteur considère comme sa « nuit originelle », peuplée d'officines de marché noir, de boîtes de nuits, de gestapistes et hantée par la figure du père. Suit le Paris sombre et menaçant des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie.
    Depuis, les rues de Paris ont considérablement changé. Au flou des décors s'ajoute l'absence de pesanteur des personnages : en quête de quelque chose ou de quelqu'un, ils sont souvent en fuite, évoluant dans des lieux de passage (halls, salles de cinéma, cafés, chambres d'hôtels meublés...), cherchant à se faire oublier, à « brouiller les pistes », à s'éloigner du centre pour gagner des « zones neutres » promettant « une certaine impunité » : par exemple, à Montmartre, à Auteuil, aux confins du quatorzième arrondissement...
    Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel.

  • À observer les troubles qui agitent les tribus libyennes de 2016 et persistent, hélas, à maintenir dans le pays une anarchie politique et religieuse extrêmement nocive, on ne peut s'empêcher d'y reconnaître comme en miroir la Libye du tout début du XIXe siècle, celle que les premiers voyageurs occidentaux redécouvrirent, souvent au péril de leur vie, après plusieurs siècles d'effacement. C'est dans le sillage de Jean-Raimond Pacho, grand explorateur, que Jean-Marie Blas de Roblès nous invite à parcourir les sites archéologiques parmi les plus importants au monde tels que Apollonia ou Leptis Magna.
    Construit autour de larges extraits du Récit de voyage de Jean-Raimond Pacho (publié en 1827), que l'auteur commente et met en perspective, cet ouvrage nous conduit au coeur des racines grecques et carthaginoises de la Libye.

  • Ce recueil de courts « instantanés » sur le Goulag est la réédition d'un ouvrage publié en 2002 par Le Cherche Midi.

    Jacques Rossi (1909-2004), né d'une mère française et d'un père polonais, a grandi en Pologne. Entré très jeune au parti communiste, il accomplit des missions en Europe pour le Komintern (qui utilise ses talents de polyglotte), tout en suivant des études d'art et de langues orientales. En 1937, alors qu'il est agent de liaison en Espagne, il est convoqué à Moscou, où il est arrêté, condamné, et envoyé dans le camp de Norilsk. Il y reste jusqu'en 1958, puis est assigné à résidence à Samarkande, avant de retourner en Pologne où il enseigne le français pendant des années. Après plusieurs séjours aux États-Unis et au Japon, il se fixe en France en 1985 et obtient la nationalité française en 1990.
    Il est l'auteur d'un monumental Manuel du Goulag, véritable encyclopédie sur les camps (mise en place du système concentrationnaire soviétique, vie quotidienne des détenus, langue et folklore des camps, etc.), publié en russe en 1987 et traduit en français en 1997, ainsi que du recueil de récits Qu'elle était belle cette utopie !
    Durant les dernières années de sa vie, Jacques Rossi a donné de multiples conférences dans des cadres divers, y compris scolaires, et dans divers pays. Des émissions de télévision et de radio lui ont été consacrées en France et en Allemagne.
    L'oeuvre de Jacques Rossi occupe une place importante dans la littérature sur le système concentrationnaire communiste.

    Écrits dans une langue sobre, mais avec un humour décapant, ces textes constituent des témoignages irremplaçables sur les camps soviétiques par un intellectuel européen, communiste convaincu, qui découvre peu à peu qu'il s'est battu pour une utopie irréalisable.

  • Consacré aux événements et aux personnages marquants de l'histoire de la Méditerranée au XIXe siècle, ce récit s'ouvre sur une bénédiction religieuse qui inaugure la saison de la sériciculture au Mont-Liban et se termine par deux événements symboliques qui concluent un périple historique entre les deux rives de la Méditerranée : la nationalisation du canal de Suez par Nasser en 1956 et le retour des cendres de Lady Esther Stanhope en 2004 au Liban. Un récit historique sans équivalent, dans sa forme et dans son propos. Ni fiction, ni chronique historique, il garde de l'une un sens narratif aigu et de l'autre la densité de la trame documentaire.

    Traduit de l'arabe par Nathalie Bontemps et Marianne Babut.

  • Si la traversée de Guillaume le Conquérant, en 1066, est entrée dans la légende, sait-on qu'elle fut aussi la dernière expédition viking de l'histoire ? Une histoire qui débute trois siècles plus tôt, sur les côtes de la mer du Nord, jusqu'à ce qu'en 911, le roi de France confie à Rollon, un chef viking, le comté de Rouen. En 1066, son descendant, Guillaume le Bâtard, septième duc de Normandie, parvient à réunir les deux rives de la Manche. À l'image des expéditions qu'ont menées les hommes du Nord jusqu'en Russie ou en Amérique, la conquête de l'Angleterre fut une grande entreprise maritime et guerrière. Ce livre dévoile pourquoi et comment Guillaume le Conquérant fut le dernier des Vikings !
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