Religion & Esotérisme

  • « En ces temps de misères omniprésentes, de violences aveugles, de catastrophes naturelles ou écologiques, parler de la beauté pourrait paraître incongru, inconvenant, voire provocateur. Presque un scandale.
    Mais à cause de cela même, on voit qu'à l'opposé du mal, la beauté se situe bien à l'autre bout d'une réalité à laquelle nous avons à faire face.
    Nous sommes donc convaincus qu'au contraire nous avons pour tâche urgente, et permanente, de dévisager ces deux mystères qui constituent les deux extrémités de l'univers vivant : d'un côté, le mal, et de l'autre, la beauté... Ce qui est en jeu, nous n'en doutons pas, n'est rien moins que l'avenir de la destinée humaine, une destinée qui implique les données fondamentales de la liberté humaine. » Confronté très jeune à ces deux « mystères » par la fréquentation de l'époustouflant site du mont Lu dans sa province natale d'une part, et par le terrible massacre de Nankin perpétré par l'armée japonaise de l'autre, François Cheng nous livre ici ses réflexions sur les questions existentielles les plus radicales qui n'ont cessé de travailler en lui. Ce faisant, il nous fait revisiter les moments phares de la culture d'Orient et d'Occident.

  • Le Coran

    Collectif

    La traduction du Coran faite par le grand orientaliste Albert Félix Ignace de Biberstein Kasimirski (1808-1887) est une des plus lisibles en français tant sa langue est accessible. Les notes elles-mêmes, sans érudition insurmontable, sont éclairantes et pédagogiques.
    Alors que les débats sur l'histoire de la rédaction du Coran sont restés cantonnés dans les milieux académiques, M. A. Amir-Moezzi présente au public néophyte les zones d'ombre et énigmes qui la ponctuent, faisant notamment le point sur les découvertes de manuscrits apportant des informations toutes nouvelles. Il met également en perspective le texte coranique dans le paysage religieux des temps premiers de l'islam, théâtre de multiples polémiques que l'orthodoxie postérieure s'est efforcée d'occulter.

  • Cette étude montre comment le christianisme est devenu une religion licite par la conversion de Constantin en 312, à l'égal du paganisme. Elle analyse notamment le rapport des païens et des chrétiens au divin, montre que l'empereur est le souverain personnellement chrétien d'un Empire qui a intégré l'Eglise et étudie le concept de césaro-papisme. En fin d'ouvrage, réflexion sur les racines chrétiennes de l'Europe.

  • Au coeur du mystère du mal qui traverse notre monde, comment envisager la beauté ? Et, allant plus loin, comment la dévisager en vérité, sans fuite ni artifice ?
    À travers une méditation aux confins de l'Occident et de la grande tradition chinoise, François Cheng invite à cette authentique contemplation. Car par-delà la création artistique, la sainteté révèle la beauté de l'âme et se découvre l'autre mystère, celui du Beau qui justifie notre existence terrestre. Alors, nous ne pouvons entrer que pas à pas dans ce qui nous dépasse et nous transfigure. L'oeil ouvert et le coeur battant.

  • Du XXVe au VIIe siècle avant notre ère, un texte circulait dans tout le Proche-Orient ; il racontait la quête d'un roi, bâtisseur des remparts d'Ourouk vers 2800 avant J.-C. : Gilgamesh, fils de déesse, plus divin qu'humain en son corps.
    Du sumérien, ce texte fut traduit en babylonien, en assyrien, en hittite, en hourite ; il fit partie de quelques grandes bibliothèques dont celle d'Assourbanipal. Mais les Grecs, les Romains envahirent le Proche-Orient ancien et lui imposèrent leurs cultures. L'Épopée de Gilgamesh tomba dans l'oubli.
    Il fallut attendre le XIXe siècle, époque des grandes découvertes archéologiques, pour que ce texte, admirable et essentiel comme les chefs-d'oeuvre lentement tissés par le divin imaginaire, revienne enfin à la mémoire. Texte éternel car il relate la quête d'un homme déchiré par son désir de transcender son état. Texte d'une beauté que le temps n'est pas parvenu à altérer et qui nous fait découvrir, aimer, Gilgamesh le héros taillé dans le granit le plus dur, Enkidou son ami, son frère, modelé dans l'argile la plus tendre.
    En se basant sur les diverses sources antiques, le musicien et poète Abed Azrié en donne ici une version d'une grande beauté.

  • Comment un dieu parmi d'autres est-il devenu Dieu ? Telle est l'énigme fondatrice que cette plongée aux sources du monothéisme se propose d'élucider en parcourant, sur un millénaire, les étapes de son invention.
    D'où vient ce dieu ? Quels étaient ses attributs et quel était son nom avant que celui-ci ne devienne imprononçable ? Sous quelles formes était-il vénéré ? Pourquoi les autres divinités déchurent-elles ?
    À la lumière de la critique historique, philologique et exégétique et des plus récentes découvertes de l'archéologie et de l'épigraphie, Thomas Römer livre les réponses d'une enquête passionnante sur les traces d'une divinité de l'orage et de la guerre érigée, après sa « victoire » sur ses rivaux, en dieu unique, universel et transcendant.
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    Avec une postface inédite.

  • La Bible

    Collectif

    • Cerf
    • 18 Novembre 2010

    La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent : pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.

  • « À la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie   conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares. » Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec  Nicolas Diat. Son constat est simple  : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Église, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde  : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance.
      Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle  : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré.    Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
      Écrivain et spécialiste reconnu de l'Église catholique, Nicolas Diat est l'auteur d'un ouvrage de référence sur  Benoît XVI,  L'Homme qui ne voulait pas être pape  (Albin Michel, 2014  ; Pluriel, 2018), et d'Un temps pour mourir. Derniers jours de la vie des moines  (Fayard, 2018  ; Pluriel, 2019. Prix du cardinal Lustiger, grand prix de l'Académie française).
      Le cardinal Robert Sarah et Nicolas Diat ont publié ensemble  Dieu ou rien.  Entretien sur la foi( Fayard, 2015  ; Pluriel, 2016) et  La Force du silence  (Fayard, 2016  ; Pluriel, 2017).
     

  • Ce livre, exceptionnel, tant par son aspect que par la richesse de ses textes et de ses illustrations, constitue un large panorama des connaissances actuelles sur la Bible, sa formation, ses interprétations, les grandes découvertes archéologiques. Les plus éminents exégètes et biblistes contemporains y participent et dressent un ensemble des plus riche et des plus moderne sur la Bible.
    Les textes prennent des formes variées : récits, encadrés, tableaux, entretiens et les illustrations sont nombreuses et variées : cartes, représentations picturales, photos documentaires... Un beau livre, accessible mais aussi exigent, qui s'inscrit dans la veine de Jésus, une encyclopédie contemporaine, publié l'année dernière.


    Collectif d'auteurs, parmi lesquels, Thomas Römer, Mario Liverani, Frédéric Boyer, Daniel Marguerat, Israël Finkelstein, Marie-Françoise Baslez, Estelle Villeneuve...

  • « J'ai voulu écrire ce livre car on me pose tant de questions sur mon chemin spirituel, ma foi, ma prière, mon lien d'amour avec Dieu. J'ai souhaité raconter et partager. Admirer aussi les êtres qui m'ont guidé et inspiré.
    Dieu est si présent, si actif dans nos vies que tout est possible. À n'importe quel moment, à n'importe quel âge, qu'on soit riche ou pauvre, homme ou femme, pratiquant ou pas, bien portant ou malade, oui, tout est encore possible. Il nous faut juste nous ouvrir, nous offrir à Lui ».

    Michael Lonsdale

  • Si les droits de l'homme sont nés en Occident, c'est parce que l'Occident était chrétien et que le christianisme n'est pas qu'une religion. Certes, le message des Évangiles s'enracine dans la foi en Dieu, mais le Christ enseigne aussi une éthique à portée universelle : justice et partage, non-violence, liberté de choix, fraternité humaine.
    Quand, au IVe siècle, le christianisme devient religion officielle de l'Empire romain, la sagesse du Christ est obscurcie par l'institution ecclésiale. Elle renaît mille ans plus tard, lorsque les penseurs de la Renaissance et des Lumières s'appuient sur la « philosophie du Christ », selon l'expression d'Érasme, pour émanciper les sociétés européennes de l'emprise des pouvoirs religieux et fonder l'humanisme moderne.

  • La bible, nouvelle traduction

    Collectif

    • Bayard
    • 17 Octobre 2018

    La première édition de cette nouvelle traduction intégrale de la Bible est parue en septembre 2001. Pour la première fois, des spécialistes des langues et des textes bibliques (hébreu, araméen et grec) avaient collaboré plus de 6 ans avec des écrivains contemporains pour aboutir à une traduction entièrement renouvelée des textes bibliques.
    Parmi ces écrivains figuraient de grands auteurs contemporains : Jean Echenoz (prix Médicis 1983 et prix Goncourt 1999), Emmanuel Carrère (prix Fémina 1995), Marie NDiaye (prix Femina 2001 et prix Goncourt 2009), mais aussi François Bon, Jacques Roubaud, Olivier Cadiot, Marie Depussé, Valère Novarina...
    Plus de 20 exégètes ont travaillé à cette traduction en binômes avec un écrivain. Un comité de relecture était présidé par les biblistes Pierre Gibert et Thomas Römer.
    Les évêques de France avaient salué par un communiqué officiel de la Conférence épiscopale le travail accompli et son originalité.
    Cette traduction a depuis fait son chemin. Elle est connue sous l'appellation de "Bible des écrivains".
    Il faut rappeler qu'il s'agit de traductions rigoureuses, établies à partir d'un travail exégétique et philologique approfondi sur les langues sources bibliques.
    Cette nouvelle traduction a permis de renouveler le langage biblique et d'adapter les textes des Ecritures à nos sensibilités modernes.
    Cette nouvelle édition a bénéficié d'une relecture intégrale.

  • Une mise en images contemporaine de 35 grands récits de l'Ancien Testament, de la Genèse au Livre de Daniel, faisant appel aux nouvelles façons de dessiner et d'écrire aujourd'hui.

    Des histoires immortelles à travers lesquelles se jouent les grandes questions contemporaines: justice amour, guerre, pouvoir, exil et migrations...

  • Ce livre, exceptionnel, tant par sa beauté que par la richesse de ses textes et de ses illustrations, constitue un formidable panorama des connaissances actuelles sur Jésus.

    Y sont présentés, par les plus grands exégètes, biblistes et historiens les découvertes archéologiques majeures et les points de vue historique, théologique et artistique les plus récents.

    Les textes prennent des formes variées : récits, encadrés, tableaux, interviews et les illustrations sont nombreuses (environ 400).

    Un foisonnement de savoirs passionnants sur le Christ, qui unit et oppose les trois monothéismes et qui demeure une figure spirituelle fondatrice de notre monde occidental.

    Un cadeau idéal à offrir (ou à s'offrir) pour tous les passionnés de l'histoire de Jésus ou de cette période de l'Histoire.

  • Face au djihâdisme meurtrier, les consciences du monde musulman se sont indignées : "pas en mon nom", ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l'Islam. Mais cette indignation est-elle suffisante ? Ne faut-il pas aussi que le monde musulman se remette en question ? Qu'il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu'un autre ?

  • L'intranquillité

    Marion Muller-Colard

    • Bayard
    • 5 Octobre 2016

    Et si nos vies ne se suffisaient jamais d'être « tranquilles », au repos... Si, finalement, l'inquiétude, la curiosité, l'interrogation voire le doute, étaient les vrais moteurs de toute existence humaine en recherche ? Marion Muller-Collard propose ici une méditation qui peut s'adresser à tous, croyants ou non, et nous conduit à faire de notre « intranquillité » l'occasion d'une plus grande confiance, d'une disponibilité à l'imprévu, à ce qui arrive.

  • Une très belle édition de voyage au format poche avec reliure couvrante et rabat aimanté pour une protection complète de votre bible dans sa traduction officielle liturgique.

  • " en juin 1942, à lemberg, dans d'étranges circonstances, un jeune ss à l'agonie m'a confessé ses crimes pour, m'a-t-il dit, mourir en paix après avoir obtenu d'un juif le pardon.
    J'ai cru devoir lui refuser cette grâce. obsédé par cette histoire, j'ai décidé de la raconter et à la fin de mon livre, je pose la question qui, aujourd'hui encore, en raison de sa portée politique, philosophique ou religieuse, mérite réponse : ai-je eu raison ou ai-je eu tort ? " c'est ainsi que simon wiesenthal, le célèbre " chasseur de nazis ", raconte la genèse de ce récit d'une sobriété et d'une intensité bouleversantes.
    Douze personnalités de tous horizons tentent de se confronter à la question posée par l'auteur: devait-il pardonner l'impardonnable ?.

  • Qu'est-ce qu'un fait religieux et que révèle-t-il ? Qu'est-ce que le sacré ? Quel est l'idéal de l'homme religieux ? Une fois de plus, Mircea Eliade (1907-1986) met son érudition et sa puissance intellectuelle synthétique au service du lecteur pour l'éclairer sur les religions du monde entier, leur signification et leur histoire.

  • Ce livre essaie de rendre le contenu du Coran non seulement accessible au lecteur un tant soit peu curieux mais aussi de l'aider à pénétrer un univers complexe, celui de la réforme progressive de l'Islam, tant à l'intérieur de son cadre référentiel qu'à l'extérieur. Cet impératif de la pensée critique nous pousse donc à lire le Coran comme un grand Discours sur Dieu (Allah) et sur la Foi (Al-imân), en y puisant les ressources nécessaires pour l'appréhender au regard de notre modernité et en sachant que le texte sacré du Coran lui-même, enseigné dès les classes maternelles, accompagne les croyants tout au long de leur vie.
    Il est le vade-mecum du pèlerin dans son voyage sacré à La Mecque, il est dans toutes les mosquées et dans les foyers les plus modestes. Outre la prière quotidienne qui fait tant appel aux versets coraniques, la lecture du Texte sacré des Musulmans répond à leurs moments de désespérance, chasse leur inquiétude et défait les noeuds qui les bloquent face à l'immensité divine. Non pas un livre thaumaturge, mais un livre de foi et de paix, un livre de plénitude pour le croyant au sens où celle-ci est aussi une totalité de vie.

  • Alors que le Coran fait l'objet, dans les courants salafistes et dhjihadistes, d'une interprétation atemporelle et anhistorique, cet ouvrage passionnant a l'ambition de donner à comprendre ce que le discours coranique de Mahomet, qui était alors loin d'être fixé par écrit, a pu signifier pour ceux qui l'ont entendu, dans la société sans livre qu'était l'Arabie du début du viie siècle.

    L'originalité de cette approche consiste ainsi à déchiffrer le Coran à la lumière d'un contexte historique et anthropologique précis, celui de tribus vivant selon des rapports de solidarité et d'alliance pour faire face à l'environnement éprouvant du désert. Jacqueline Chabbi montre avec brio, et une connaissance approfondie de la langue coranique, que les trois caractéristiques principales du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : l'alliance, la guidance et le don. Pour ce groupe humain patriarcal du désert, Dieu est représenté avant tout comme celui dont l'alliance, la guidance et le don répondent aux nécessités vitales imposées par l'environnement.

    Outre que cet éclairage permet d'élucider un nombre considérable de notions et de distinguer celles qui sont d'origine biblique, il renouvelle totalement le sens de celles qui ont été figées par une certaine doctrine musulmane (djihâd, charia notamment). Car il ne s'agit pas, en découvrant des significations en relation avec un terrain chronologiquement premier, de figer les mots dans leur sens d'origine mais au contraire de faire apparaître combien ils ont pu évoluer au fil du temps et des transformations sociales.

  • Le judaïsme ne saurait se réduire à un ensemble spécifique de croyances et de rites. Cette religion propose une culture globale qui recouvre à la fois un enseignement doctrinal, un système de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu. Fondé sur des formes de savoirs et des modèles intellectuels, éthiques et politiques instruits par des textes écrits et des traditions orales, le judaïsme repose également sur sa société particulière, définie par le peuple juif mais aussi par les convertis qui se joignent à lui, quelle que soit leur origine.
    Cette culture globale est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute antiquité (Bible) et de l'antiquité tardive (Talmud, Midrach), et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique. Au-delà des textes, la tradition hébraïque enveloppe de fait toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • « Dans ce livre, j'ai tout d'abord relaté les circonstances qui m'ont mise en contact avec le monde religieux lamaïste et celui des sorciers de tout genre qui gravitent autour de lui.

    Ensuite, je me suis attachée à grouper un certain nombre de traits saillants concernant les théories occultes ou mystiques et les pratiques d'entraînement des Tibétains...

    Mon but a simplement été de donner une idée de la manière dont sont envisagés, dans un des pays les moins connus du monde, certains faits rentrant dans le champ des études psychologiques. » Alexandra David-Néel.

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