Île-de-France

  • De la rue Mouffetard qui doit son nom aux émanations putrides de la Bièvre, à l'avenue Franklin-Roosevelt qui fut longtemps un coupe-gorge, en passant par la place de Valois où se tenaient les cuisines du Palais Royal, la somme indémodable de Jacques Hillairet nous raconte quartier par quartier, rue par rue, le Paris de jadis. Mille pages, deux cent cinquante gravures et dessins, une foule de curiosités et d'informations sur l'architecture et la vie quotidienne de notre capitale.

  • Paris, capitale de l'amour ? En tout cas, c'est probablement la seule ville au monde dont on puisse dire qu'elle provoque tous les fantasmes, au point qu'on a pu parler, en 1869, de "parisine", le parfum sensuel qui émane du sol de Paris. On trouvera dans ce livre de l'historien Dominique Kalifa une foule d'anecdotes et de faits curieux : la carte imaginaire des adultères, arrondissement par arrondissement, établie en 1928 ; Léon Blum suivant une femme dans la rue ; Landru repérant ses victimes dans le métro ; ou encore des sections consacrées aux petits salons des restaurants, à l'amour dans les fiacres ou sous les portes cochères, aux rencontres amoureuses dans le métro ou, comme Marguerite Duras dans les années 1930, dans les piscines municipales, etc. Mais on pourra également lire ce «Paris» comme l'histoire sur un siècle, de 1860 aux années 1960, de la conquête de la ville, de l'espace public, par les femmes.

  • À l'origine de cet ouvrage, se trouve une étude au rayon laser menée en 2010 dans la cathédrale par l'universitaire américain Andrew Tallon - disparu l'an dernier. Le relevé de plus d'un milliard de points de données a permis d'établir la carte spatiale du monument avec une marge d'erreur inférieure à 5 mm. À l'heure de la reconstruction, cette modélisation en 3D, d'une précision inégalée, pourra être utile aux équipes qui auront la charge de rendre à Notre-Dame sa splendeur.

    Chef-d'oeuvre de l'art gothique, Notre-Dame de Paris est un monument pionnier. Les innovations qui ont permis son édification - allègement inouï des structures, maîtrise sans précédent du travail de la pierre, hiérarchisation des espaces - ont d'emblée fait de la cathédrale une référence architecturale de premier plan. Ce gigantesque chantier n'a pas été mené en un jour et a été inlassablement repris au fil des siècles, modelant et remodelant l'édifice au gré des soubresauts de l'Histoire et de l'évolution des pratiques religieuses.

  • Le Second Empire a façonné un paysage urbain qui nous est toujours familier. Voulue par Napoléon III et orchestrée par Haussmann, la « régénération de Paris » a consisté dans l'amélioration des circulations et la reconquête du centre par le percement de nombreuses rues et avenues. Cet avènement d'un nouveau Paris est non seulement remarquable par son ampleur mais aussi en raison de son caractère inédit : pour la première fois, en effet, la puissance publique s'investit dans la mise en forme de la ville, d'ordinaire abandonnée à des acteurs privés. Ceux-ci, propriétaires fonciers, commerçants et banquiers, ne sont cependant pas absents des grands travaux, dont ils sont souvent les inspirateurs et, toujours, les grands bénéficiaires. C'est pour cette bourgeoisie triomphante qu'une ville moderne, adaptée au commerce et aux affaires, prend forme ; on en reconnaît la conception libérale apparue sous la monarchie de Juillet mais servie par les moyens autoritaires de l'Empire. Ce n'est pas le moindre paradoxe de l'haussmannisme, dont la gloire éphémère ne saurait faire oublier l'emprise durable sur le destin de Paris.
         

  • Paris occulte

    Bertrand Matot

    Si Paris a toujours dialogué avec les forces de l'esprit, c'est au milieu du XIXe siècle que la fascination pour les sciences occultes prend une ampleur inédite. Dans les salons de la bonne société et jusqu'au palais des Tuileries - où Napoléon III tente d'entrer en contact avec son oncle -, on fait danser les tables pour communiquer avec l'au-delà et les fantômes. Tandis que les alchimistes s'enferment dans leurs cabinets, écrivains ésotériques, artistes médiums, photographes spirites, magnétiseurs et féministes spiritualistes se passionnent pour le surnaturel. Parallèlement, des savants émérites auscultent des spectres dans leurs laboratoires et des personnages étranges s'adonnent à des messes noires. De la Grande Guerre à l'Occupation, la vogue occultiste s'enrichit d'un cortège de personnalités extraordinaires mues par un désir de magie et de mysticisme. Les visions des mages continuent de prospérer dans la littérature, l'art, la presse et la politique : astrologues, voyantes, fakirs, devins et oracles deviennent les gourous des temps modernes.

  • Le Paris souterrain court sur des centaines de kilomètres. Sans lui, pas de vie, pas de ville. Galeries de carrières, cryptes médiévales, catacombes, égouts haussmanniens, métro et autres ouvrages ferroviaires, abris de Défense passive, galeries techniques diverses... le monde mystérieux du sous-sol garde la mémoire de l'histoire tout en jouant les coulisses de la Ville lumière dont il abrite, dans l'ombre, la complexe machinerie.
    À la différence de la ville en surface qui a pu, à différentes reprises, céder aux tentations de la table rase, la ville souterraine ne saurait supprimer sans conséquences un étage de son histoire. Ce n'est pas la moindre séduction de cette cité enfouie dont l'appel résonne comme une invitation à descendre l'escalier sans fin de tous les Paris.
       

  • Une vingtaine de récits mettant en scène des épisodes clés de la vie de personnages, célèbres ou oubliés, qui ont révolutionné l'histoire politique, urbanistique, culturelle, etc., de la capitale.

  • En 1789, Paris comptait moins de 600 000 habitants. À partir de la Restauration, sa population double en cinquante ans, quadruple en un siècle sous l'effet de migrations très fortes. Déjà centre politique et culturel, la capitale devient aussi le principal centre économique et financier : sa puissance inquiète, sa richesse fait envie. Effrayés par la grande métropole, les régimes successifs lui ont tous refusé l'autonomie et l'ont quasi administrée directement. Les monarchies du XIXe siècle ont essayé d'aménager la capitale. La Troisième République, appuyée sur des notables ruraux, l'a négligée. Depuis le régime de Vichy, Paris semble être devenu le bouc émissaire de l'aménagement. Derrière les critiques mal fondées et les politiques antiparisiennes, on devine une doctrine antiurbaine, apparue avec les fascismes des années 1930, qui s'oppose encore aujourd'hui à la grande ville.

  • Enseignante à la retraite et responsable de la bibliothèque des Jésuites pendant de nombreuses années, Marie-Madeleine Jammes (97 ans) a réalisé un titanesque travail de synthèse sur l?'histoire de la construction de Notre-Dame de Paris, sur son financement, sur les techniques de construction, les grandes dates de l?élévation de ce monument unique.
    En même temps que les grandes étapes de la construction, nous suivons le cours de l?Histoire :
    - le développement extraordinaire du Paris du XIIIe siècle , la naissance de l?université, les développement commercial de la rive droite, la construction du Louvre, ...
    - nous découvrons les rois (Philippe Auguste, Saint Louis, Philippe Le Bel), leurs familles, les batailles, les croisades en Terre Sainte et contre les Cathares, la chute des Templiers ?
    Cet ouvrage unique en son genre est une belle promenade dans le passé de Paris au moment où elle donne naissance à un de ses plus beaux monuments.

  • Paroisse royale, paroisse des Halles, c'est, à côté de Notre-Dame, le symbole à la fois d'un Paris prestigieux et d'un Paris populaire. Son architecture originale et ses richesses artistiques en font l'élément phare de la place des Halles entièrement réaménagée.

  • C'est avec un talent d'historien stupéfiant que le britannique Richard Cobb nous fait pénétrer dans le monde du petit peuple de Paris au lendemain de la Révolution. Grâce à la découverte d'un lot d'archive décrivant les corps des personnes recueillies dans la Seine, pour la plupart des suicidés, il mène une enquête au plus près sur la vie de ces désespérés.
    Ainsi se fait jour un immuable quotidien sur les berges du fleuve, dans les immeubles délabrés, parmi une parentèle ou des amitiés de voisinage auxquelles on n'échappe guère, quel que soit par ailleurs le régime politique en place. C'est ici un retour à une histoire des gens du peuple plutôt que la reprise d'une histoire « populaire ».

  • Une barricade de la Commune place de l'Hôtel-de-Ville, la crue de la Seine en 1910, les usines occupées au printemps 1936, les autobus stationnés devant le Vél d'Hiv en 1942 ou Cohn-Bendit tout sourire devant la Sorbonne en Mai 68. Autant d'images connues de tous où s'entremêlent intimement l'histoire de France et le destin de la capitale.
    Plus qu'une évocation des événements qu'elles immortalisent, ces photographies en sont devenues le symbole. C'est par elles que nous fixons dans notre mentalité collective les grands moments de notre histoire, par elles encore que se dessine une inimitable identité urbaine.

  • Les Invalides, le Sacré-Coeur, la tour Eiffel, le Petit Palais, les Folies-Bergère : la physionomie de ces monuments parisiens nous est familière. Pourtant, on ignore souvent quels édifices les ont précédés ou sur quels espaces ruraux ils ont été bâtis.
    Dans cet ouvrage, Danielle Chadych part à la recherche de l'histoire de ces sites dans un fascinant « avant-après » : on apprendra ainsi que la place de la Concorde, ornée au XIXe siècle de l'obélisque de Louxor, a pour origine la place royale dédiée à Louis XV et agrémentée de sa statue abattue sous la Révolution. Des monuments ont été rebâtis après des incendies accidentels, comme l'Opéra-Comique ou l'Hôtel de Ville, qui fut reconstruit après l'incendie de la Commune en 1871. Les grands magasins, parmi lesquels le Bon Marché ou la Samaritaine, eux, durent se métamorphoser pour des raisons commerciales.
    À l'aide de peintures, de gravures ou de photographies, le livre compare 74 monuments actuels à leur état antérieur, montrant le site avant toute construction ou l'édifice précédent ou le bâtiment en cours de réalisation. Ces monuments, classés par arrondissements, mettent en lumière les changements opérés dans la ville et convient à une étonnante remontée dans le temps.

  • Neuf historiens ont mis leur science au service de l'histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C'est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l'évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l'assistance, des femmes, de l'université, de l'aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile.
    Ce sont autant de portraits d'une ville aux visages multiples qu'il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s'en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s'enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial...
    Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l'explication de l'exceptionnel développement de Paris au Moyen Age.

  • Les incendies de la Commune ont-ils été aussi destructeurs que le prétend la version officielle ?
    Les communards sont-ils les seuls responsables de ce bilan ? Et si ce vandalisme avait offert à la bourgeoisie l'opportunité de métamorphoser Paris en capitale de la modernité ? C'est la thèse d'Hélène Lewandowski, qui raconte ici une autre histoire de la dernière révolution du XIXe siècle.
    En mai 1871, la Commune prend fin. Le palais des Tuileries et l'Hôtel de Ville sont réduits en cendres. Pris d'assaut par les touristes, les monuments calcinés sont à l'origine d'une économie florissante : vente de guides, plans illustrés, albums-souvenirs, organisation de voyages par les Cook's Tour de Londres... Un siècle et demi après, voici un livre qui révèle comment cette insurrection, loin de détruire la ville modelée par le baron Haussmann, a servi la bourgeoisie en favorisant une transformation qu'elle attendait pour stimuler une industrie qu'elle possédait.
    Un parcours à travers les ruines qui dévoile les secrets de la reconstruction de Paris.

  • Album secret de Paris

    René Gast

    Tous les secrets de Paris réunis dans un livre format "album" présentant pour la première fois de très belles gravures anciennes en couleur.

  • Vincennes est un lieu magique, un site unique où dialoguent les souvenirs de dix siècles d'histoire de France. Il est aussi un des grands centres de pouvoir où s'est construit l'État. Château situé « près Paris », il est plus qu'une maison royale : il ne peut se comprendre sans la capitale dont il est un prolongement, sans le Bois de Vincennes dont il tire son origine et sans le village qui est devenu la ville de Vincennes.
    Au fil d'une trentaine de dates-clés, on découvre le cadre prestigieux de Vincennes, les événements marquants qui s'y sont déroulés - de la guerre de Cent Ans à la Libération de Paris, en passant par la Révolution et la Commune - ainsi que les personnalités liées au château, qu'il s'agisse de Charles V, de Mazarin, du marquis de Sade, de Napoléon Ier ou du duc d'Enghien.
    Le livre tire parti des recherches les plus récentes des archéologues et des historiens sur le château médiéval, la demeure de Louis XIV et la « ville militaire » du XIXe siècle. Il apporte par ailleurs des informations totalement inédites sur les projets d'installation de la présidence de la République à Vincennes lors du premier mandat de Charles de Gaulle.
    Vincennes : mille ans d'histoire de France est la première synthèse d'ensemble consacrée à un château qui par son importance historique et artistique égale Fontainebleau et Versailles.

  • Les nuits parisiennes sont un monde à part. On peut, selon les époques, y jouer aux cartes dans des hôtels particuliers avec les lettrés et les aristocrates, s'y afficher en dandy à l'opéra ou dans les fêtes impériales, se griser dans la foule des boulevards, s'encanailler dans les caf'conc' ou dans les cabarets de Montmartre, boire avec les peintres et les écrivains dans les bars de Montparnasse ou dans les caves de Saint-Germain-des-Prés, danser le rock avec les yéyés au Bus Palladium, découvrir le punk et la New Wave au Palace.
    À Paris, "la Nuit" est un genre littéraire, décliné en mémoires, chroniques, reportages, poèmes, chansons, essais. On la retrouve dans des documents d'histoire peu exploités éclairant des mentalités noctambules ancrées dans leur temps. Elle a aussi engendré ses imagiers, ses peintres, ses photographes, ses cinéastes, hommes d'images qui ont été autant témoins qu'acteurs des fébriles nuits de la capitale.
    Des illuminations royales de Louis XV aux discothèques en passant par la "nuit absolue" fin de siècle avec ses boulevards illuminés et ses danseuses de cancan, c'est l'histoire tourbillonnante de cet espace nocturne sans cesse réinventé qu'Antoine de Baecque nous restitue avec érudition.

  • L'incrustation de photographies historiques dans des vues contemporaines ouvre d'étonnantes fenêtres sur le passé. Ainsi, l'événement qui n'avait pas nécessairement laissé de trace matérielle retrouve une véritable existence et la ville d'aujourd'hui se voit littéralement habiter par son histoire. Plus que jamais, le contemporain curieux est convié à une plongée dans le temps comme s'il lui était offert de se promener sur différentes scènes, au coeur de l'histoire en train de se faire.

    When historical photographs are inset in contemporary settings, we open astonishing windows to the past. In this way, an event that has not necessarily left any tangible trace recovers a genuine existence while the city of today is literally inhabited by its history. More than ever, the inquisitive contemporary spectator is plunged into the depths of time, as if given the opportunity to stroll on different stages, at the heart of History in the making.

  • « L'îlot 16 a été choisi comme devant être exproprié en premier lieu en raison de son état sanitaire particulièrement grave et des sa situation au centre de la capitale. La mortalité tuberculeuse y était notamment très importante. Cet îlot, limité par les rues François Miron, Saint-Paul, les quais de l'Hôtel de ville et des Célestins et la rue de Brosse, couvre une superficie de 14ha 60, dont 3ha 50 seulement sont occupés par des voies. Les 403 immeubles de l'îlot étaient habités par 10 515 personnes réparties en 4898 foyers, 419 d'entre elles étaient des commerçants. Ce quartier était donc surpeuplé ; il est formé au surplus, de rues très étroites, dépourvues d'air et de lumière, bordées d'immeubles vétustes qui présentent, la plupart, des causes spéciales d'insalubrité ; insuffisance de prospect sur rue et sur cour, exiguïté des logements, absence de tout-à-l'égout, nombre trop limité de W-C. L'îlot 16 se trouvant être ainsi l'un des quartiers le plus malsains de Paris, il aurait été vain de tenter de remédier à son insalubrité par des mesures autres qu'un réaménagement général » (Archives de la préfecture, mars 1942) L'îlot 16 est situé dans le quatrième arrondissement dans les secteurs Saint-Gervais et Saint-Paul : entre l'Hôtel de Ville et la rue des Archives à l'ouest, la rue des Francs-Bourgeois au nord, les rues Saint-Paul et de Turenne à l'est, la Seine au sud. Voué à la démolition dans l'entre-deux-guerres, l'îlot 16 a été le lieu d'une expérimentation à grande échelle des procédures de curetage et de réhabilitation de bâtiments anciens protégés au titre des monuments historiques. Cette rénovation a été imaginée puis mise en ouvre dès 1940 jusque dans les années 1980. Après les propositions radicales, en partie utopiques, des architectes et aménageurs des années 1930-1940 firent suite les notions de « tissu constitué » et d'« aménagement limité » et les méthodes de « rénovation douce » avec l'utilisation fréquente des curetages, la reprise d'une volumétrie classique et la prise en compte du bâti environnant. La question de la résorption des îlots insalubres est ici traitée à partir d'un exemple parmi les plus emblématiques de l'histoire de Paris. Parmi les architectes circulent des grands noms comme Michel Roux-Spitz, Albert Laprade, Paul Tournon...

    L'étude d'Isabelle Backouche est inédite. Elle ouvre des perspectives nouvelles dans un secteur encore peu exploré de l'histoire urbaine. Par la relation qu'elle établit entre acteurs de la fabrication de la ville (décideurs, architectes, propriétaires, habitants) et évolution d'un territoire - du constat de son insalubrité au choix de sa réhabilitation et de sa sauvegarde - elle aborde ce fait urbain d'une manière globale faisant se croiser une histoire sociale, une histoire politique et une histoire urbaine (incluant urbanisme et architecture) autour d'un même objet : l'îlot 16 dans le Marais au centre historique de Paris. Le livre entreprend de démonter les mécanismes à la fois juridiques (avec les armes de l'expropriation et de l'expulsion), techniques (programmes, projets) et politiques (autorité des opérateurs, résistances diverses) et permet de mieux comprendre comment la notion même d'insalubrité a été instrumentalisée, souvent infondée et étendue bien au-delà des immeubles réellement concernés.

    Cette histoire s'inscrit dans une moyenne durée, au xxe siècle, dans laquelle des ruptures événementielles importantes (guerres, Occupation, changements politiques) et une évolution sociétale liée aux changements plus profonds, ont lieu. Ainsi le rôle de l'Administration à toutes les échelles, état, région, Ville de Paris et département de la Seine était l'objet de fines analyses.

    Ce qui est ici novateur c'est aussi l'affirmation d'une histoire sociale des architectes avant, pendant et après Vichy qui inscrit leur travail dans les conditions sociales de leur temps. Ainsi l'évocation de ghetto montre une grand diversité de situations et des géométries variables en termes de résistance.

    Autant de pièces d'un puzzle que l'historienne cherche à reconstituer plutôt que de se contenter de confirmer par les discours des acteurs ce qui semble être du « bon sens » à l'aune de nos manières de penser au xxie siècle.

  • Ce livre vous propose une plongée dans l'histoire de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, ces hommes qui s'engagent à «"sauver ou périr"» pour protéger les Parisiens et grâce auxquels la capitale peut s'enorgueillir de sa devise «"Fluctuat nec mergitur"».
    Partez à la découverte des lieux mythiques de l'histoire des pompiers de Paris tels que les divers centres de secours, les postes de commandement, les postes de garde...
    Des casernes historiques en passant par les sites marquants, vous saurez tout sur la participation des pompiers à l'histoire de Paris !

  • Les historiens s'intéressant rarement au cadre urbain des séjours de la cour, ce livre vise à réconcilier l'histoire de la cour avec l'histoire urbaine en général, et avec Paris en particulier. Il s'agit d'un véritable livre collectif qui explore le problème de la présence physique du roi et de ses gens dans la ville, mais aussi celui des effets socio-économiques et politiques de la consommation curiale dans Paris. Comblant un angle mort de l'historiographie, ce livre montre comment Paris fut la ville de cour par excellence, de Philippe le Bel à la fin de l'Ancien Régime.

  • Le grand historien Jean-Marc Léri, merveilleux conteur, fin connaisseur de Paris, explore les grands mystères indissociables de l'histoire de la capitale : Le fantôme de l'opéra - Les secrets des templiers - Nicolas Flamel, l'alchimiste - Poisons et messes noires à la Cour du roi - Paris post-mortem - Allan Kardec et le spiritisme.
    Ces énigmes historiques, fruit de ses recherches depuis plus de quarante ans, Jean-Marc Léri les a racontées dans des carnets, à l'origine de la série télé. Elles révèlent un Paris étrange et fascinant.

    Du suspense, de la découverte, de la culture... En six chapitres illustrés de photos documentaires et d'images des films, ce livre, présenté comme un carnet, plonge le lecteur dans un Paris tel qu'on ne l'a encore jamais vu.

  • Cet ouvrage inédit, destiné aux spécialistes comme au grand public, raconte l'histoire d'une des gares parisiennes les plus prisées du public : la gare de Lyon, pour laquelle tout a commencé en 1850 avec la construction d'un modeste embarcadère. Depuis les projets initiaux jusqu'à aujourd'hui, le livre relate les vicissitudes de la métamorphose de la gare, sa reconstruction par la Compagnie du Paris-Lyon à la Méditerranée (PLM) pour l'Exposition universelle de 1900, avec un buffet de gare digne d'un palais et une tour de l'Horloge, tel un phare au coeur de la ville, pendant du Génie de la Bastille situé à quelques encablures.
    L'auteur décrit les périodes troubles de la guerre. les glandes grives qui ont émaillé le XXe siècle et le développement sans cesse croissant de l'activité ferroviaire. permettant d'appréhender le fonctionnement quotidien de la gare et son emprise dans le coeur du XIIe arrondissement parisien. A travers de nombreux documents inédits, photos et plans issus des archives de la Ville de Pans, de la SNCF et de collections de particuliers, c'est 170 ans d'une riche histoire, vivante et pleine de secrets que le lecteur découvrira.

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