• - Un ouvrage né d'un débat avec Howard Zinn, à qui Dunbar- Ortiz reprochait d'avoir manqué son objectif avec Une Histoire populaire des Etats-Unis de faire une histoire des classes populaires en restant prisonnier d'un point de vue eurocentré.
    - Une nouvelle histoire des États-Unis, non pas « du point de vue amérindien », mais révélant une histoire nationale structurée par le génocide et la colonie de peuplement.
    - Un changement de paradigme historique qui réfute la théorie du « middle ground » (Richard White).
    - Un ouvrage qui, en sondant l'histoire, permet de mieux comprendre l'Amérique contemporaine, la violence nationale et le thème du « suprématisme blanc ».
    - Un ouvrage très abordable, pour tous les lecteurs, dans une édition adaptée pour le lectorat français - une entreprise de salubrité publique.

  • Sam Kenoi, Apache Chiricahua interrogé dans les années 1930, se souvient du Géronimo de son enfance. Il n'appréciait guère cet « emmerdeur [...] trouillard comme un coyote ». L'épopée du célèbre chef apache s'en trouve écornée, mais c'est aussi le moyen de faire entendre - au delà et malgré la dévastation - d'autres voix, celles du peuple anonyme qui survécut à une déportation de vingt-cinq ans en Floride puis en Oklahoma avant de pouvoir retrouver ses terres. Un récit vif, dense et poignant, parcouru d'un humour cabotin - signe de vie. Ce livre, apparenté aux documents tels que les Lettres à ma fille de Calamity Jane, forme un contrepoint aux célèbre Mémoires de Géronimo (Maspero/La Découverte), écrites par ce dernier.
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  • Voici enfin publié pour la première fois, plus de soixante-quinze ans après sa rédaction, un reportage signé James Agee que l'on croyait à tout jamais perdu, une enquête sur le métayage du coton dans l'Alabama qui devait donner lieu, plusieurs années plus tard, au célèbre ouvrage Louons maintenant les grands hommes (1941).
    En 1936, le magazine Fortune, pour lequel Agee travaille, décide de l'envoyer dans l'Alabama afin de décrire les conditions de vie de trois familles de métayers du coton. Agee insiste pour que le photographe Walker Evans l'accompagne et c'est ainsi que les deux hommes vivront plusieurs semaines durant avec les Burroughs, les Tingle et les Fields. Tandis qu'Evans réalise certains de ses clichés les plus célèbres, Agee décrit minutieusement les existences de ces hommes, femmes et enfants, afin que nous en comprenions parfaitement chacun des aspects, qu'il s'agisse du travail, de la nourriture, des maisons, des vêtements, de la santé, de l'éducation ou des loisirs.
    Profondément bouleversé et indigné par les conditions de vie ces trois familles de métayers, Agee a produit un compte rendu journalistique qui émeut par sa beauté et sa virulence, une charge contre le capitalisme qui explique, à n'en pas douter, pourquoi Fortune rejeta l'article et qui demeure, de nombreuses décennies plus tard, d'une féroce actualité.

  • Des premiers Américains, de leurs langues, de leurs cultures, de leurs traditions, que savons-nous réellement ?
    Serge Bramly a passé plusieurs années en Amérique du Nord sur la terre sacrée des Indiens pour y chercher le vrai visage, la dernière voix d'une civilisation millénaire porteuse de vérités essentielles.
    Les religions des Indiens, qu'ils soient des plaines, des montagnes ou des déserts, présentent de remarquables constantes : l'homme n'est jamais seul, l'univers est peuplé de forces actives, invisibles et puissantes, qu'il importe de capter pour survivre.
    Sans elles, l'homme n'est rien. Pour s'allier à elles, se concilier leurs faveurs, les nombreux rites des Indiens, dramatiques ou grandioses, tendent tous vers un seul et même but : la quête de pouvoirs à travers la connaissance divinatoire et religieuse de la nature.
    Les chants indiens qui s'élèvent dans cet ouvrage, d'une beauté poignante, ont l'ampleur de visions prophétiques.

  • Incarnation de l'universalisme et du dépassement, New York est un terre de promesses qui, depuis 400 ans, attire les hommes du monde entier. Pour raconter l'histoire incroyable de cette polyglotte, il faut observer les différentes vagues d'immigrations successives et faire le récit des hommes qui les composent. Ainsi, Tyler Anbinder, revient tour à tour sur le destin des Protestants européens, des Irlandais, des Allemands, des Italiens qui, fuyant la misère qui sévissait dans leurs pays, vinrent bâtir avec leurs rêves la ville-monde par excellence. "New York, la ville des rêves" offre un condensé de l'histoire américaine : le lecteur y suit l'arrivée des premiers européens et le premier peuplement de l'île de Manhattan ; la domination néerlandaise jusqu'à ce que la Nouvelle-Amsterdam cède la place aux Anglais et prenne son nom définitif de New York ; la Guerre d'indépendance et la Guerre civile ; enfin le XXe siècle dans toutes ses grandeurs et ses drames. un livre fleuve pour une ville monumentale.

    City of Dreams est « un récit riche et gratifiant de l'histoire de New York dans ce qu'elle a de plus magistral : le passé et le présent de son immigration racontés de façon exhaustive. C'est un livre nécessaire pour tout lecteur - new-yorkais ou non - curieux de connaître cette prodigieuse spirale de migrations transformatrices qui a fait le spectacle grandiose et polyglotte qu'elle est en elle-même. », Philip Roth.

  • Dans quelles conditions la nation américaine est-elle née ? Quels ont été les événements marquants de ces quatre derniers siècles ? Existe-t-il une Amérique « éternelle », au-delà des changements et du conjoncturel ? Quelles perspectives s'offrent-elles face au malaise moral et social d'aujoud'hui ?
    Si jeunes soient-ils, les États-Unis n'en ont pas moins une histoire riche. En analysant le fonctionnement des institutions, le fondement des comportements, les contradictions entre l'idéal proclamé et les réalités vécues, Jean-Michel Lacroix nous éclaire sur le parcours de cette hégémonie en constante remise en question. Cette Histoire des États-Unis offre ainsi une clé de lecture pertinente pour mieux comprendre les spécificités de cette nation et les nouveaux enjeux auxquels elle doit répondre.
    L'Amérique actuelle n'est certes plus celle des premiers colons, ni celle de Tocqueville, mais elle est toujours empreinte d'une logique démocratique forte, un sens aigu du pragmatisme et une passion de l'égalité. Cependant, si les États-Unis sont encore aujourd'hui le pays de la « deuxième chance » et la première puissance mondiale, le XXIe siècle sera-t-il pour autant américain ?

  • Depuis 1945 au moins, le monde entier vit à l'heure américaine, que ce soit par les modes, la musique, les films ou la réussite économique, en dépit des crises récurrentes. Par ailleurs, le 11 septembre 2001 a été l'événement le plus médiatisé de tous les temps, sommet d'une vague de puissance dominante. Alors que l'élection de Barack Obama a signalé un autre temps. Toutefois, dès 1900, les analystes évoquaient l'américanisation du monde avec une angoisse relative et il ne faut pas oublier que la Révolution française a été précédée par la Révolution américaine avec quelques textes fondateurs.
    Ces quelques exemples prouvent que depuis leur naissance, les Etats-Unis ont servi de modèle, de pôle d'attraction pour les émigrants de toutes les origines, avant même de jouer un rôle actif dans les affaires du monde.
    Ce manuel ne cherche pas à traiter seulement de l'influence des Etats-Unis dans le monde, mais à comprendre tous les ressorts internes qui ont façonné celle-ci de 1776 à nos jours. Une actualisation de l'ouvrage incluant les dernières élections présidentielles américaines de novembre 2016 est prévue à la faveur de cette 4e édition.

  • Pirate à ses heures, le capitaine anglais Martin Frobisher (1535-1594) cherche dans le blanc des cartes, parmi les glaces du Grand Nord canadien, le mythique passage du Nord-Ouest vers la Chine. Il ne le trouvera pas. Ce qu'il découvre en revanche dépasse ses plus folles espérances : les gros blocs d'une pierre noire et brillante à fleur de toundra dont il fait remplir les soutes de son navire sont aurifères.
    Telle est du moins l'opinion de quelques alchimistes et orfèvres londoniens de renom dont John Dee, cosmographe et devin de la reine d'Angleterre. Dès lors, un vent de folie balaie la capitale. Lords, grands argentiers du royaume, Élisabeth Ire en personne, se bousculent pour investir dans les mines d'or de cette terre lointaine baptisée Meta Incognita, Frontière de l'Inconnu. Une flotte considérable est armée en hâte pour l'exploiter et la peupler.
    Ce chimérique Eldorado polaire, première bulle financière de l'Histoire, illustre à lui seul l'ère de l'exploitation coloniale, dont les abus et les violences s'étendront à tout le continent nord-américain. Les Inuit traités sans ménagement par Frobisher et ses hommes, capturés pour l'amusement des foules et de la Cour, en sont un avant-goût. Le face-à-face de deux mondes ne fait que commencer.
    À travers cet épisode méconnu, la journaliste Marie Hélène Fraïssé, spécialiste de l'histoire de l'Amérique coloniale, jette une lumière crue sur les débuts de la globalisation, au fil d'un captivant récit de voyage et d'aventures.

  • Les tranchées de la Grande guerre fourmillaient de soldats français et étrangers. Parmi eux, les Indiens d'Amérique du Nord sont arrivés en nombre. Dès 1914, 4000 Indiens du Canada débarquent en France et en 1917, 15000 Indiens des Etats-Unis les rejoignent, retrouvant ainsi leur dignité de guerriers. Comment ont-ils été recrutés ? Quelles étaient leurs compétences particulières ? A quelles tâches ont-ils été employés ? Sioux, Cheyennes, Comanches, Apaches, Crows, Choctaws, Blackfeet, Navajos, combattirent au coude à coude avec les Doughboys ou les Tommies, les Tirailleurs sénégalais et les Australiens.
    Eux qui n'avaient pas même la nationalité américaine, ils se sentirent pleinement Américains pour combattre les soldats du Kaiser et mourir, couverts de boue, dans les tranchées. C'est leur histoire, émouvante et superbe que nous raconte, dans un livre tout public et néanmoins extrêmement documenté, Jacques Rouzet, grand spécialiste des tribus "Natives".

  • La Révolution mexicaine se résume parfois aux personnages mythiques que furent Pancho Villa et Emiliano Zapata. Si ces acteurs renvoient à une étape fondatrice de ce processus tumultueux, les transformations politiques et sociales que connut le Mexique entre les années 1910 et 1940 ne sauraient pourtant être intelligibles à la seule lumière de ces icônes. Le mouvement étudiant apparaît comme l'un des acteurs les plus pertinents pour repenser et relire intégralement le processus révolutionnaire mexicain. Ce livre propose ainsi une « histoire étudiante » de la Révolution mexicaine.

  • Avec ses centaines de morts, son demi-million de personnes déplacées, principalement afro-américaines, et ses huit millions d'hectares submergés, la grande crue du Mississippi de 1927 fut la plus dévastatrice de l'histoire des États-Unis.
    Elle se propagea du Nord au Sud dans un environnement dégradé par des décennies d'interventions humaines, au premier rang desquelles la déforestation, l'assèchement des zones humides et le remplacement de la petite propriété agricole par d'immenses plantations en monoculture.
    Après avoir retracé cette histoire et analysé ses causes, Susan Scott Parrish explore l'intense réponse culturelle qu'elle a suscitée. Les Américains parurent d'abord se ranger derrière la « grande machine de secours » fédérale, mais de profondes fractures ne tardèrent pas à se rouvrir. Les gens du Sud dénoncèrent, d'un côté, les « eaux yankees », réminiscences de la guerre de Sécession, de l'autre, le confinement des Afro-Américains dans des camps de concentration et le « retour de l'esclavage à Dixie ».
    L'auteur montre qu'il revint à des artistes et écrivains de génie, tels Bessie Smith, William Faulkner ou Richard Wright, de façonner la sensibilité publique à l'événement et lui donner un sens. Elle montre aussi qu'à l'orée des années 1930 les catastrophes écologiques médiatisées étaient devenues, au même titre que les totalitarismes ou les crises économiques cycliques, des phénomènes centraux de la modernité.

  • Les historiens ont inventé ces derniers temps une multitude de champs qui se croisent sans cesse, se superposent, se répondent : histoires atlantique, connectée, globale, mondiale, toutes à leurs manières cherchent à dépasser le cadre national du récit historique et à établir des connexions entre les différentes parties du monde en traitant ces dernières à parts égales.
    Il s'agit dans ce volume de ne penser qu'un segment d'un monde interconnecté en faisant porter la focale sur les relations entre non pas entre la France et les Etats-Unis bien entre les Français et les Etats-Unis, entre 1789 et 1815, au temps de la Révolution et de l'Empire côté français, mais aussi entre la Constitution et la fin de la Guerre de 1812 côté états-unien : les dates ont ainsi un sens fort pour les deux parties en question.
    Les Français plutôt que la France car le second terme aurait pu laisser à penser à une histoire des relations internationales au sens le plus classique du terme, alors que l'objectif ici était justement non de la renouveler mais, d'une certaine manière, de l'oublier en interrogeant plutôt les acteurs d'une relation transatlantique multiforme : diplomates, missionnaires, marchands, exilés...

  • Saint Roman de Tousque, en Cévennes, septembre 1687 : Antoine Pintard, protestant, âgé de 29 ans, quitte son petit village planté sur la Corniche des Cévennes.
    Arrivé en 1691 à New York, il va faire rapidement fortune. Famille au destin extraordinaire, ses descendants seront les inventeurs de New York city, participant à toutes les luttes qui devaient conduire à l'indépendance de l'Amérique.
    Son arrière-petit-fils John, sera classé en 2009 par le Museum of the city of New York parmi les 400 personnalités qui ont marqué l'histoire de la ville, ayant participé aux débuts du règne planétaire du Père Noël et à la naissance de Wall street.
    Cette histoire est vraie. Antoine et John Pintard font partie des fondateurs et développeurs de la ville de New York et leurs noms en sont indissociables.

  • Alexander HAMILTON (1757-1804) Créateur du dollar et tumultueux Père Fondateur Biographie vivante et documentée, écrite par un homme politique passionné d'histoire, d'Alexander Hamilton, (1757-1804) l'un des Pères Fondateurs des Etats-Unis, figure controversée mais personnalité politique décisive dans l'Histoire Américaine et l'histoire économique et financière. L'ascension sociale et politique d'Hamilton est celle d'un jeune orphelin pauvre né aux Antilles, fils illégitime d'un aristocrate écossais ruiné dans les plantations de sucre, qui émigre en Amérique où il reçoit une excellente éducation, et émerge par son talent dans l'écriture et le business. La Guerre d'Indépendance fait sa renommée et son mariage avec une riche héritière sa fortune . Aide de camp et bras droit de Georges Washington, il entre au gouvernement lorsque celui-ci devient président des Etats Unis ; 1er Secrétaire d'Etat au Trésor il impose la création du dollar, de la First National Bank et d'un système financier solide s'appuyant sur une dette fédérale couvrant les dettes des Etats fédérés. Celui-ci aurait pu servir plus tard à l'Union Européenne pour concilier un fédéralisme modéré avec la souveraineté des Etats. Opposé à Thomas Jefferson dans une controverse institutionnelle célèbre, Alexander Hamilton fit prévaloir ses vues en faveur d'un gouvernement fédéral fort contre les partisans d'un renforcement des Etats fédérés, un débat jamais clos qui retrouvera un écho récent dans l'Amérique d'Obama , puis de Trump. Les vues d'Hamilton trouvèrent aussi une illustration durable dans sa politique protectionniste et d'aide à l'industrie qui le fit surnommer le « Colbert américain »avant que sa doctrine n'inspire, avec quelques nuances, les tenants de l'»Amérique d'abord ». L'influence d'Hamilton fut considérable, mais il ne parvint jamais à la présidence des Etats Unis. Celui des Pères Fondateur qui eut l'une des vies les plus tumultueuses et romanesques, vit sa carrière f anéantie par ses frasques, quelques scandales domestiques retentissants et surtout les duels dont le dernier de sa vie, contre le vice-président des Etats Unis Aaron Burr, lui fût hélas fatal.

  • Fondée en 1718 dans un méandre du Mississipi par l'explorateur Jean-Baptiste Le Moyne et ainsi nommée en l'honneur du régent Philippe, duc d'Orléans, vendue en 1803 aux Etats-Unis par Napoléon, La Nouvelle-Orléans a maintenu avec la France un lien particulier. La ville du « carré français », florissant port de commerce aux moeurs réputées libres, demeure tout au long du XIXe siècle, pour les Français, une porte d'entrée en Amérique. Et dans les années 1970 encore, quelque 10% des habitants de la ville ont le français comme langue maternelle.
    A l'occasion du tricentenaire de la ville, voici un vaste panorama de l'histoire de la Nouvelle- Orléans au travers de quatre thèmes principaux : l'approche historique, comprenant notamment l'exploitation en commun des archives, les échanges culturels, l'approche économique, et enfin l'approche politique de l'avenir incluant les questions de gouvernance et de résilience.

  • Vingt et un des actuels États des États-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française: l'Alabama, l'Arkansas, le Colorado, les deux Dakotas, l'Illinois, l'Indiana, l'Iowa, le Kansas, le Kentucky, la Louisiane, le Minnesota, le Missouri, le Montana, le Nebraska, le Nouveau-Mexique, l'Oklahoma, le Tennessee, le Texas, le Wisconsin et le Wyoming.

    La Louisiane française occupait donc l'espace compris entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ses limites orientales étaient marquées par la chaîne des Alleghanys ou Appalaches et celles de l'ouest par les Montagnes Rocheuses. Tout le bassin du Mississippi et une partie des Grandes Plaines du Centre-Ouest des actuels ÉtatsUnis étaient directement ou indirectement domaine du roi de France.

    /> L'histoire de la Louisiane française est celle d'une épopée sculptée par des missionnaires, des coureurs des bois, et par des officiers perdus et oubliés dans les immensités du Nouveau Monde.

    Reconnue par Cavelier de La Salle à partir de 1669, la vallée du Mississippi fut l'axe de pénétration par lequel la France prit possession de tout le Centre-Ouest américain.
    C'est à partir du grand fleuve que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses.

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