• Retrace, à l'aide d'une somme impressionnante de sources, les origines de la Première Guerre mondiale depuis les dernières décennies du XIXe siècle et met en lumière ce qui a rendu l'Europe, apparemment prospère et bien portante, aussi vulnérable à l'impact de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand.

  • Le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands en septembre 1914 a été, à tous égards, un grand événement qui a marqué les débats de la guerre : pour les Français, c'est le signe de la barbarie allemande et de la déchristianisation germanique, un crime de guerre contre la ville du sacre des rois, le symbole de Jeanne d'Arc. L'incendie est la vraie déclaration de guerre de la Kultur à l'allemande contre la civilisation à la française.

    Mais il y a beaucoup plus : cet incendie est le point d'orgue d'une grande polémique sur l'invention du gothique qui court en France depuis le XIXe siècle et dont les enjeux sont l'identité des deux pays. Une polémique qu'illustrent en particulier Huysmans dans son roman La Cathédrale, Émile Mâle, surtout, qui voit dans cette exaltation du gothique l'âme de la nation et du renouveau catholique, Proust lui-même avec La Mort des cathédrales, Rodin et Maurice Barrès. À quoi les Allemands avaient opposé la cathédrale de Cologne, symbole de la germanité et du Reich de Guillaume II, et l'identification du gothique à la race germanique.

  • « C'est l'enfer [...]. Il faut y être passé pour comprendre », écrit le soldat Clerfeuille après le début de la terrible offensive d'avril 1917. Le conflit dure alors depuis plus de deux ans et le plan grandiose du général Nivelle ne vise rien moins qu'à terminer la guerre en perçant le front sur le plateau du Chemin des Dames. Près d'un million d'hommes sont rassemblés pour cette immense opération qui se solde par un échec sanglant : en quinze jours, plus de cent mille d'entre eux sont hors de combat.
    Pour saisir toute la portée de cet événement, une équipe d'historiens, entre archives et témoignages, a mené une enquête de grande ampleur abordant toutes les facettes du Chemin des Dames : histoires, combats, traces, mémoires... Ils proposent, sous la direction de Nicolas Offenstadt, la somme attendue sur l'un des affrontements clés de la Première Guerre mondiale.

    Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l'université Paris-1-Panthéon-Sorbonne. Il a, entre autres, publié 14-18 aujourd'hui. La Grande Guerre dans la France contemporaine.
    Les autres auteurs sont historiens, spécialistes de la Grande Guerre et de l'histoire du XXe siècle. Didier Daeninckx a également collaboré à ce livre.

  • « Coup de revolver contre M. Clemenceau. Le président du Conseil serait légèrement blessé » (Le Populaire) ; « Un attentat contre la France victorieuse. Dix balles contre Clemenceau » (L'Action française) ; « Le criminel serait un anarchiste » (La Croix) ; « Vive Clemenceau ! » (Le Petit Parisien) : la une des journaux, le 20 février 1919, dit assez l'émoi suscité par la tentative d'assassinat dont fut victime le « Père la Victoire » le jour précédent.
    La veille, en effet, à 8 h 40, Clemenceau prend place à l'intérieur de la Rolls-Royce conduite par son chauffeur Coujat pour se rendre au ministère de la Guerre. À l'angle de la rue Franklin et du boulevard Delessert, un jeune anarchiste, Émile Cottin, surgit et fait feu à sept reprises sur la voiture, blessant le président du Conseil. Moins d'un mois plus tard, Cottin est condamné à mort, mais le « Tigre », fidèle à ses principes, obtient que sa peine soit commuée en dix ans de réclusion.
    Jean-Yves Le Naour, fort de sa connaissance de la période, dont il est l'un des meilleurs spécialistes, enquête avec son talent coutumier pour raconter les ressorts de cet assassinat manqué dont Clemenceau portera les stigmates jusqu'à la fin de ses jours. Un récit qui se lit comme un roman policier.

  • La formation des officiers de la Grande Guerre, du sous-lieutenant au colonel Former des officiers pour la revanche devient, après 1871, une ardente obligation. L'insuffisance des officiers n'est pas la moindre des causes de la défaite. Quand la République entreprend d'instruire la Nation avec les lois Ferry, l'armée se lance dans la formation de ses officiers. A partir de 1881, nul ne peut être nommé sous-lieutenant s'il ne sort d'une école.
    A côté de Polytechnique et de Saint-Cyr sont créées les écoles d'armes à Saint-Maixent, Saumur, Versailles, Fontainebleau et Vincennes. L'idée s'impose aussi que l'instruction initiale doit être complétée par une formation en cours de carrière. Parallèlement, sont instruits des officiers de complément pour encadrer les unités de réserve. Au prix du limogeage d'un général sur deux, de la mort d'un Saint-Cyrien sur deux, au cours des premières semaines de guerre, l'armée apprend la guerre.
    Des écoles sont ouvertes pour instruire en cinq mois de futurs aspirants, qui remplacent les officiers tués et bientôt constituent l'ossature des unités. L'armée de 1918 détenant les clés de la victoire néglige de se remettre en cause en adaptant sa doctrine aux conditions du combat aéroterrestre, elle se réfugie derrière la ligne Maginot, immobile, dans l'attente des coups qui bientôt la frappent.
    1940 est en gestation dans l'armée et son corps d'officiers de 1918.

  • Premier témoignage littéraire sur la Grande Guerre, Vie des martyrs est un livre exceptionnel. En quatre ans, près de cinq millions de blessés déferlent sur les services de santé, à l'arrière-front. Georges Duhamel, qui était médecin, vit avec eux "l'envers de l'enfer". Porté par une éthique et une empathie admirables, il décide d'oeuvrer à la mémoire de ces hommes confrontés à la douleur, à la terreur de l'amputation, à l'agonie, mais aussi à des moments de grâce. Livre des passages, Vie des martyrs rappelle aussi, à chaque page, la force consolatrice de la parole littéraire. Un chef-d'oeuvre !

  • La question des origines de la Grande Guerre préoccupe les historiens. Pour deux raisons majeures : parce qu'elle est la première guerre totale de l'histoire ; parce que, détruisant un ordre ancien, elle inaugure l'ère des totalitarismes.
    Le débat a été récemment relancé par la publication d'ouvrages qui s'inscrivent dans la lignée des Somnambules de Christopher Clark (traduit en français par Flammarion, en 2013), et qui tentent d'affranchir l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie du reproche qui leur est traditionnellement fait d'avoir déclenché le conflit. Gerd Krumeich soutient la thèse contraire et entend rétablir les faits à l'appui d'un examen minutieux de la diplomatie internationale et de son rôle fondamental lors de la crise de juillet 1914.
    La guerre est due aux jeux et contraintes des Alliances : c'est l'action de l'Autriche-Hongrie contre la Serbie et le soutien inconditionnel que l'Allemagne apporte à cette politique offensive qui ont joué un rôle décisif. Il faut également prendre en compte le choc entre les États-Nations et les Empires et l'obsession permanente du complot belliqueux : l'Allemagne entend ainsi rompre avec l'encerclement que lui font, selon elle, subir la France et la Russie, aidées de l'Angleterre.

  • Bêtes des tranchées

    Eric Baratay

    11 millions d'équidés, 100 000 chiens, 200 000 pigeons : les animaux ont été enrôlés en masse dans la Grande Guerre, pour porter, tirer, guetter, secourir, informer... Les tranchées ont également abrité des milliers d'animaux domestiques ou de ferme, abandonnés par des civils en fuite, d'animaux sauvages coincés au milieu du front, mais aussi des rats, des mouches, des poux, attirés par l'aubaine. Parfois pourchassés, plus souvent gardés et choyés, ils ont fréquemment aidé les soldats à survivre dans l'enfer, à occuper leur temps. Mais, alors que les combattants de tous bords ont beaucoup évoqué ces compagnons de guerre, nous les avons oubliés.

    Ce livre invite à retrouver tous ces animaux ayant vécu la guerre en empruntant leur point de vue, de manière à restituer leurs vécus, leurs actions, leurs coopérations ou leurs résistances, leurs souffrances et leurs destins, afin aussi de mieux comprendre les attitudes et les sentiments des soldats. L'auteur nous convie à suivre l'itinéraire de ces bêtes des tranchées, de leur enrôlement à leur sortie de guerre, dans un panorama international des deux côtés du front ouest.

  • En 1913, à l'issue des guerres balkaniques, le consulat de France à Salonique sort de la juridiction de l'ambassade de France à Constantinople, dont il dépendait depuis sa création en 1686. S'il est désormais rattaché à la Légation de France à Athènes, sa circonscription est, elle, éclatée entre plusieurs entités étatiques et nationales : Grèce, Serbie ou encore Bulgarie.

    Cette double mutation, territoriale et administrative, n'est pourtant que le résultat tangible de 150 ans de profonds bouleversements constitutifs de la fameuse question d'Orient, qui ont transformé tant l'Empire ottoman, notamment dans sa partie balkanique, que le poste d'observation avancé de la diplomatie française que représente l'institution consulaire de Salonique. L'étude du consulat sur le temps long, véritable fil conducteur du livre, permet de saisir l'ensemble des temporalités diverses - locale, nationale, ottomane, française, méditerranéenne, européenne, internationale - dans lesquelles l'institution consulaire s'inscrit, de réfléchir aux ruptures, adaptations et autres contretemps et, sans toutefois les hiérarchiser, de souligner les décalages entre la théorie, les discours et les réalités de l'action consulaire.

    Tour à tour objet d'histoire humaine et urbaine, d'histoire politique, diplomatique et économique, d'histoire institutionnelle et administrative, le consulat, en interaction aussi bien qu'en représentation à différentes échelles, est réfléchi au miroir de lui-même.

  • La marne est à la france ce que la bataille d'angleterre sera pour les anglais en 1940 : une bataille d'arrêt où s'engagent toutes les forces d'une nation contre l'invasion.
    C'est pourquoi on parle du miracle de la marne. fin août 1914, la france est envahie, les soldats de joffre font retraite depuis quinze jours, le gouvernement est parti à bordeaux, trois armées allemandes marchent sur paris. la guerre est perdue. et c'est le miracle. sur 245 kilomètres, de meaux à verdun, la résistance s'organise. les civils aident les soldats, les soignent, les enterrent, renseignent, nourrissent, cachent.
    Cinq journées atroces, durant lesquelles les pantalons rouges prennent leur revanche, et gagnent. le miracle, c'est leur courage et celui des populations. les poilus de la marne ont sauvé le pays. ils ne savent pas qu'ils en ont encore pour quatre ans.

  • Le 6 avril 1917, les États-Unis, restés neutres depuis le début du conflit, s'engagent militairement aux côtés des Alliés. Les Doughboys, ou Sammies, comme on appelle les fantassins américains, font leur baptême du feu au printemps 1918. Dans les six mois qui suivent, plus de cinquante-trois mille d'entre eux meurent sur les champs de bataille européens. Les reportages des photographes militaires permettent de retracer, au plus près de la vie des soldats et des civils, l'ensemble de l'expérience de guerre des États-Unis. La Grande Guerre ouvre l'époque des conflits globaux. Cest cette mutation fondamentale que raconte ce livre, conçu à partir d'archives photographiques françaises et américaines largement inédites.
    Publié à l'occasion du centenaire de la déclaration de guerre du printemps 1917, en collaboration avec le Ministère de la Défense, cet ouvrage propose un éclairage passionnant sur l'entrée des États-Unis dans la guerre et dans le monde moderne.

  • Cet ouvrage explique clairement et chronologiquement les faits militaires de la Grande Guerre mais évoque également l'univers mental des soldats.
    Il s'intéresse également à "l'autre front", celui de l'arrière où s'activent les non-combattants et tout particulièrement les femmes, et au bouleversement démographique, sociologique et scientifique que cette guerre a entraîné en France.
    Le livre s'achève sur la paix manquée de Versailles et ses conséquences en Europe pour l'histoire du XXe siècle.

  • 1917 : la petite armée américaine se transforme en une force expéditionnaire colossale dont l'intervention bouleverse le cours de la guerre et contribue à façonner l'armée américaine du XXe siècle.

  • Pour la première fois, la guerre 1914-1918 vue sous l'angle des chevaux !

    Ce livre traite d'une question totalement ignorée des ouvrages historiques généraux, celle des effectifs équins et de leur « conservation » durant la Première Guerre mondiale. Malgré le développement spectaculaire de la motorisation, l'insuffisance de ces effectifs a constitué une menace permanente sur la capacité opérationnelle des armées, en particulier durant le dernier trimestre du conflit. L'auteur identifie, puis explique les causes immédiates des pertes en chevaux et mulets enregistrées au cours des cinquante-deux mois de guerre, et conduit à proposer au lecteur trois causes profondes à cette hécatombe : l'imprégnation de l'organisation des armées par le concept de guerre courte, l'illusion induite par la compensation des pertes par des achats à l'étranger, les négligences et abus constatés tout au long de la guerre dans l'utilisation et l'entretien des équidés. Les textes réglementaires et les échanges de correspondances entre les armées et les organes ministériels, puisés dans les archives du Service historique de la Défense, ont constitué l'essentiel de sa documentation.

  • L'Armistice de Rethondes reste le meilleur livre sur l'épisode capital qui clôt quatre années de guerre meurtrière et ruineuse. Avec la maîtrise incomparable d'une documentation océanique, Pierre Renouvin restitue d'une plume limpide l'histoire enchevêtrée de ces quelques semaines haletantes. Il en explore les enjeux politiques, stratégiques, diplomatiques, économiques, et fait découvrir les raisons, les contraintes, les arrière-pensées, les bons ou les mauvais calculs qui ont conduit les différents protagonistes à mettre fin à cette guerre sans issue.
    Fallait-il conclure l'armistice le 11 novembre ou attendre une ultime offensive alliée ? Fallait-il arrêter les hostilités avant d'entrer en Allemagne ? Comment, d'un côté comme de l'autre, militaires et politiques ont-ils analysé la situation au jour le jour, mais aussi les propositions, ultimatums, rebondissements et volte-face qui allaient déboucher sur la signature de l'armistice ? Comment situer Rethondes par rapport au traité de Versailles ? Telles sont, avec tant et tant d'autres, les questions auxquelles ce livre magistral s'efforce de répondre.
    « Le 11 novembre 1918 signe l'entrée de la France dans une ère nouvelle », écrit Antoine Prost dans l'essai inédit qui clôt l'ouvrage. Une France certes victorieuse, mais fragilisée, divisée et travaillée par le pacifisme, que l'ombre de 14-18 ne cessera de hanter, avant que 1940 ne vienne la jeter à terre.

  • Au nord de la France, dans la pénombre des galeries souterraines, parois et pierres se font encore aujourd'hui l'écho de l'âme des soldats qui combattirent sur le front Ouest durant la Première Guerre mondiale.
    Mis au jour pour la première fois en 2013 à Naours, puis dans plusieurs carrières ou cavités de la région, les graffitis et bas-reliefs réalisés par ces hommes, photographiés ici par Dominique Bossut, constituent des témoignages uniques de combattants français, britanniques, australiens, allemands, canadiens ou américains.
    Après plusieurs années d'enquête et de recherche, l'archéologue Gilles Prilaux nous présente ici ces écrits fragiles et intimes, ces brèves esquisses patriotiques, réjouissantes caricatures ou monumentales sculptures. Il nous restitue leur histoire et, à travers elle, le parcours de ces soldats livrés à eux-mêmes dans la solitude et le silence de la terre.
    Un fantastique voyage dans les souterrains de la Grande Guerre, sur les traces d'un patrimoine exceptionnel.

  • Manger 1. - Les combattants français et leur alimentation: le témoignage du contrôle postal (1915-1918) 2. - «Les sauveurs du village». La réception des produits alimentaires locaux par les hommes des tranchées.
    3. - «Manger à l'africaine» pendant la Grande Guerre, images et réalités de l'alimentation et usage alimentaires des troupes noires de la Première Guerre mondiale.
    4. - L'»Alimentation rationnelle du soldat: savoirs hygiénistes et sciences de la nutrition à l'épreuve de la guerre».
    Boire 1. - L'armée et les boissons alcoolisées entre 1914 et 1918 : des liaisons dangereuses ?
    2. - Boire et faire boire. L'approvisionnement des troupes françaises en vin durant la Grande Guerre Des sources 1. - L'alimentation du combattant de la Grande Guerre à travers l'archéologie:
    Quelles problématiques ?

  • En 1914, lorsque la Grande Guerre éclate et alors que la première bataille de la Marne vient d'être gagnée, l'escadre de l'amiral Von Spee, dépêchée pour renforcer la flotte allemande en Atlantique, fait route sur Tahiti pour s'approvisionner en charbon et en vivres frais. Le gouverneur de l'île, William Fawtier, choisit de ne pas offrir de résistance à l'ennemi. Mais Maxime Destremau, commandant les squelettiques troupes stationnées à Tahiti, s'oppose à cette décision et tient l'escadre ennemie en échec. Au-delà de la simple relation d'un épisode de guerre, l'ouvrage analyse les circonstances qui ont vu s'affronter les pouvoirs civil et militaire - l'un pour la préservation des intérêts économiques locaux, l'autre par la nécessité d'engager le combat. Les sources historiques relatives à ces journées méconnues de la Grande Guerre étant très rares, l'auteur les a enrichies d'éléments romanesques afin de permettre au lecteur de mieux s'immergerdans cet épisode oublié de l'histoire, redonnant vie à ses protagonistes, pénétrant leur conscience pour raconter une bataille, qui, aux antipodes des principaux fronts, n'en eut pas moins une influence certaine sur la suite du conflit. Didier Destremau, ancien ambassadeur de France, est l'auteur de nombreux essais de géopolitique, notamment sur le Moyen-Orient. Il est par ailleurs le petit-fils du principal personnage de cet ouvrage.

  • La bataille de Verdun par son plus clbre acteur, Philippe Ptain. Publi en 1929, La Bataille de Verdun est un livre de circonstance ; pour entrer l'Acadmie franaise, le marchal Ptain doit avoir au moins un livre son actif. Le sujet s'impose : Philippe Ptain a pris le commandement des troupes de Verdun le 26 fvrier 1916. Il a t dsign et considr par l'opinion comme le " vainqueur " de la bataille mythique de la Grande Guerre, l'incarnation du sacrifice des combattants. Si l'on trouve naturellement dans ce rcit le tableau chronologique de la bataille, les faits, leur droulement et leurs consquences, Philippe Ptain y exprime aussi ses conceptions tactiques et stratgiques. Les lecteurs d'aujourd'hui, s'ils ne peuvent rester insensibles la somme des souffrances voque avec force, y reconnatront la trace essentielle de la communion nationale personnifie en un homme. Edition prsente par Bndicte Vergez-Chaignon

  • Cet ouvrage nous présente le travail d'archéologues, associés à l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), qui, venus effectuer des fouilles sur des périodes plus anciennes, ont découvert des vestiges de la Grande Guerre. Considérée comme une gêne au départ, les archéologues vont finalement être les premiers à s'intéresser à cette période de l'histoire en nous présentant la vie quotidienne des combattants, les comportements sociaux dans les tranchées, mais aussi la manière dont on inhumait les soldats, suivant des rites funéraires précis et respectant toute hiérarchie.

  • On a d'abord parlé de la stratégie, des batailles et de l'héroïsme des hommes. Puis l'intérêt des historiens et du public s'est arrêté sur l'horreur du conflit et sur les misères endurées par le combattant. Ce livre se focalise aujourd'hui sur ce qui a fait de ce dernier une icône : le «poilu» à la silhouette légendaire dans son uniforme bleu horizon, le meilleur soldat du monde à l'époque. Dans le but de mieux l'aider à combattre et à survivre, cet uniforme et son équipement ont considérablement évolué en quatre années, le faisant passer du XIXe au XXe siècle. Cette réforme va toutefois se révéler chaotique, et ce n'est qu'à partir de 1917 - après trois ans de tâtonnements et d'ajustements permanents - que l'aspect du poilu sera à jamais fixé. La mode aura son mot à dire dans ce processus, des codes s'instaureront pour marquer la hiérarchie et des couleurs, ainsi que des accessoires, viendront distinguer les armes. En effet, il n'y eut pas que des fantassins, provenant de France ou des colonies, mais également des cavaliers devenus tankistes, des aviateurs, des spécialistes du génie, des artilleurs... tous reflétant le «progrès» de ce siècle naissant. Et ce progrès fera un bond spectaculaire durant le conflit même si ce sera, dans un premier temps, au détriment de tous ces combattants.
    Richement illustré et documenté, cet ouvrage esquisse une galerie de portraits emblématiques de cette «première guerre moderne».

empty