• Cuvier reconstituait un squelette à partir d'une dent. Deux siècles plus tard, sur la base d'un minuscule fragment d'os, et grâce à des méthodes génétiques de pointe, la découverte de l'homme de Denisova bouleverse le lignage humain en lui ajoutant une espèce qui ne survit que par les traces laissées dans notre ADN. La paléontologie et l'archéologie sont devenues moléculaires.
    Plus fort que Jurassic Park, où le passé revit dans la fiction, avec le séquençage de l'ADN, la paléogénétique s'est inventé une vraie machine à remonter le temps, inaugurant un extraordinaire voyage scientifique.
    Ludovic Orlando en est un pionnier. Son livre montre comment la génomique, grâce aux progrès fulgurants de la génétique, jette un éclairage inédit sur l'évolution de l'homme - ses migrations, ses sociétés et même ses langues -, mais aussi sur les grandes épidémies du passé, l'évolution du cheval et sa domestication, la naissance de l'agriculture, etc.
    C'est passionnant comme un roman policier : on résout des énigmes, de l'origine de la tortilla au mystère de l'extinction du mammouth et de l'ours des cavernes. C'est politique, aussi : déconvenue des suprémacistes blancs apprenant que l'homme de Cheddar, ancêtre emblématique des Britanniques, avait la peau noire ; usage biaisé de données génétiques contre les Palestiniens ; révélations sur un guerrier viking qui se révèle avoir été... une femme.
    Avec la paléogénomique, science d'avenir révélant un passé qui a des enjeux pour le présent, Ludovic Orlando nous entraîne dans une aventure scientifique éblouissante, aux confins du monde et dans la profondeur des temps.

  • Vous aimeriez partir à la recherche des civilisations englouties ? Enfant, vous vous rêviez dans la peau d'Indiana Jones ? Chaque été, vous êtes bénévole sur un chantier de fouilles ? Vous êtes un habitué des sites et des musées archéologiques ? Alors ce livre est fait pour vous !
    En professionnelle confirmée, Anne Lehoërff non seulement vous raconte l'histoire des p remiers archéologues et des grandes découvertes depuis le milieu du XIX siècle, mais décrit aussi les méthodes d'enquête et les étapes de la chaîne opératoire en archéologie. Même les termes techniques et spécialisés n'auront plus de secret pour vous.
    Enseignants du primaire ou du secondaire, acteurs des politiques d'aménagement au contact de l'archéologie préventive, amateurs des Journées du patrimoine et des Journées nationales de l'archéologie ou simplement férus de vieilles pierres, vous trouverez dans ce guide tout ce qu'il faut savoir en matière d'archéologie. Et que, par exemple, la loi française interdit de fouiller dans son jardin...

  • Comment l'Homme est-il devenu ce qu'il est aujourd'hui ? Comment les Etats se sont-ils formés ? Qu'est-ce que l'archéologie peut nous révéler des conflits passés ? Que sont le Grand Zimbabwe, Rapa Nui, Stonehenge et Jéricho ? Archéologues, anthropologues et professeurs ont participé à l'élaboration de cet ouvrage qui nous invite à découvrir les trésors réunis par l'archéologie, depuis les grottes de Lascaux jusqu'à Angkor Vat, en passant par Toutankhamon et l'armée de terre cuite chinoise.
    A travers les époques et les continents, découvrons ce que les recherches les plus récentes nous apprennent de nos civilisations. Une grande diversité de sites parcourus en détails, depuis les ensembles religieux spectaculaires enfouis dans les déserts et les jungles jusqu'à la révolution industrielle. Les nouvelles technologies au service de l'archéologie d'aujourd'hui. Tous les outils indispensables : repères chronologiques, illustrations détaillées, glossaire.

  • Grâce à cet ouvrage, les étudiants du premier cycle universitaire peuvent enfin bénéficier d'un manuel adapté à leurs besoins. Certes, les titres étaient loin d'être inexistants. Cependant, soit les synthèses générales étaient en langue anglaise, soit les ouvrages disponibles s'adressaient plutôt à un public d'étudiants plus avancés.

    Cette nouvelle édition, augmentée et illustrée, accorde également une place aux renouvellements de la recherche archéologique de ces dernières années. Bénéficiant de l'expérience de quatre enseignants-chercheurs, archéologues et pédagogues reconnus et très complémentaires, ce manuel allie rigueur scientifique et accessibilité.

  • Voici le récit de Raymonde Bonnefille, une des rares femmes à avoir participé aux expéditions archéologiques et paléontologiques en Éthiopie dans les années 1970. Ses recherches ont été capitales pour la connaissance du milieu dans lequel vivaient les hommes préhistoriques.
    Son témoignage unique nous fait vivre de l'intérieur cette aventure scientifique qui aboutit à la découverte de la plus célèbre australopithèque, Lucy.
    Vie quotidienne sur un chantier de prospection, travail de terrain avec les équipes scientifiques française et américaine... cette plongée passionnante nous emmène au coeur des grandes expéditions internationales dans les paysages du Rift est-africain, qui contribuèrent de façon si remarquable à la connaissance des origines de l'Homme.
    La grande époque des explorations paléontologiques en Afrique de l'Est racontée par une chercheuse, témoin privilégié de cette incomparable aventure scientifique.
     

  • Aux confins septentrionaux de l'Empire romain se trouve, selon Virgile (L'Enéide VIII, 727), la terre des extremi hominum Morini, « les hommes qui habitent l'extrémité du monde connu ». Si cette formule a connu une prospérité certaine, l'archéologie donne aujourd'hui à ce territoire un tout autre visage, celui d'une terre de rencontre et d'échanges, au carrefour des voies terrestres et maritimes qui relient la Bretagne romaine (Grande-Bretagne actuelle) au continent. Ainsi la ville antique de Boulogne est le carrefour de la circulation des marchandises et des hommes entre les deux rives du détroit, lieu privilégié pour appréhender les échanges entre le continent, l'espace méditerranéen, l'espace rhénan et la province de Britannia. Rassemblées dans ce volume, les contributions de la table-ronde « Gesoriacum-Bononia, entre terre et mer », qui s'est tenue à Boulogne-sur-Mer, les 24 et 25 septembre 2015 dressent un état des lieux des connaissances sur le rôle du port antique de Boulogne-sur-Mer et de ses liens avec son arrière-pays.

  • L'archéologie nous intrigue et nous fascine tous. 135 archéologues vous emmènent sur "leurs terrains" et vous dévoilent leurs plus belles découvertes faites depuis une trentaine d'années dans la France de l'Ouest ; pas forcément les plus spectaculaires, mais celles qui ont apporté du nouveau ou qui ont bouleversé des données considérées comme acquises.

    Avec eux, prenez la mesure du temps, depuis la conquête du feu par des Homo erectus il y a 465 000 ans sur une falaise du Finistère, jusqu'aux bombardement de 1944 dans le Calvados.

    Regardez d'un oeil nouveau vos territoires, découvrez les ultimes traces de campement des premiers hommes, parcourez les premiers villages du Néolithique vers 4 500 ans av. J.-C., les premières agglomérations gauloises installées derrière leurs remparts monumentaux, les capitales romaines à l'origine de nos métropoles, les chantiers urbains du Moyen Âge. Approchez les organisations sociales de jadis à travers leurs diverses expressions : les mégalithes et les habitats collectifs du Néolithique, les chefferies de l'âge du Bronze, la noblesse gauloise, les grands propriétaires romains, l'aristocratie médiévale.

    Voyez enfin les hommes habiter, produire, commercer, naviguer, se battre ou prier, bref vivre et mourir. Observez la variété des modes de sépulture et contemplez enfin d'un oeil neuf les premières manifestations artistiques : les grottes ornées en Mayenne il y a 25 000 ans, les décors des mégalithes, les bâtiments publics de l'Antiquité ou la simple beauté des objets du quotidien.

  • Deux ouvrages accompagnent l'exposition présentée au musée ARCHÉA de fin novembre 2018 à mai 2019 : un catalogue scientifique ainsi qu'un album de l'exposition.
    L'exposition interrogera notre rapport à la mort à travers l'archéologie et l'archéo-anthropologie et présentera des vestiges de différentes époques issus du territoire du Pays de France (au Nord-Est de l'Île-de-France) et de ses alentours.
    Plutôt qu'une approche chronologique du sujet, les deux ouvrages aborderont de façon thématique les grandes questions soulevées par l'archéologie funéraire en s'appuyant sur des sites emblématiques, comme la nécropole gallo-romaine de la ZAC du Parc à Louvres ou l'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Gonesse.

    Qu'est-ce qu'une sépulture ? Quelles méthodes scientifiques permettent d'étudier les vestiges humains ?
    Quelles informations peut-on en attendre mais également quelles questions éthiques sont soulevées ? Au-delà de l'individu, que nous apprennent la tombe et son mobilier à la fois sur les pratiques funéraires, la spiritualité d'une société mais aussi sur le monde des vivants ?
    A travers les contributions d'archéologues, historiens et spécialistes du sujet, les questions au coeur de l'exposition se retrouveront dans ces deux ouvrages destinés à tous les lecteurs.

  • Vivre la steppe Qdeir, un campement néolithique en Syrie Cet ouvrage nous révèle la steppe syrienne, territoire des nomades. Frappé à la fois par la désertification récente de la région et par les similitudes que lui révèlent les ouvriers de la fouille entre le campement préhistorique de Qdeir et le village actuel, l'auteur nous livre les résultats d'une enquête surprenante où les traces les plus ténues du passé rejoignent les modes de vie d'aujourd'hui.

  • Longtemps réputées impropres à la détection aérienne, les contrées armoricaines s'inscrivent aujourd'hui parmi les plus prolifiques d'Europe, grâce à la quête photographique d'un trio de chercheurs, se soldant par la découverte de milliers de sites oubliés. Un certain usage de l'avion, à ses heures formidable pourvoyeur de sites archéologiques pour ceux qui ont appris à lire les paysages agraires et interpréter leurs mutations, livre dans ces pages une vision fantastique du passé.

    Grâce à des techniques simples, non destructrices des sites archéologiques mais validées par des fouilles, histoire et géographie se rejoignent ici pour décrypter le palimpseste des cicatrices laissées à la surface des champs par les générations qui nous ont précédés sur ce coin de la planète.

    /> Saison après saison, les prospecteurs aériens, tels des butineurs de l'histoire, reprennent leur envol dans l'espoir toujours renouvelé d'effectuer de prolifiques récoltes, s'inscrivant à leur manière dans le cycle en apparence immuable des moissons.

  • Le 31 décembre 406, des troupes de barbares en armes franchissent le Rhin pris par les glaces et pénètrent en Gaule.
    L'histoire a retenu cette date comme le point de départ de ce qui fut longtemps appelé « les grandes invasions » que l'on accusa d'avoir précipité la chute de Rome.
    Mais qui sont ces barbares ? Sont-ils réellement à l'origine de l'effondrement de l'Empire romain ? Sont-ils ces brutes sauvages que dépeignent les Romains qui méprisent tous les peuples qui ne vivent pas comme eux ? Leur installation en Gaule marque-t-elle vraiment le début d'un âge sombre ou au contraire inaugure-t-elle un âge nouveau, fruit du mélange entre les cultures ?
    Autant de questions auxquelles vous pourrez trouver les réponses dans cette exposition.

  • Le site de la Capelière, localisé en Camargue, sur les rives du Rhône d'Ulmet, l'un des bras majeurs du fleuve dans l'Antiquité, a fait l'objet d'opérations géo-archéologiques menées par une équipe pluridisciplinaire de 1997 à 2002. Au travers de l'analyse de l'ensemble des données archéologiques, environnementales ainsi que des ressources agro-pastorales ou halieutiques, ces travaux illustrent les évolutions culturelles successives de ce village durant une période de dix siècles, du v e siècle avant notre ère au vi e siècle de notre ère, entrecoupée de moments d'abandon. L'étude critique et comparative de ce village implanté en milieu difficile car inondable montre des évolutions culturelles successives, et permettent de le percevoir comme un poste avancé du commerce d'Arles, regroupement de navigateurs ou passeurs fluviaux, parmi les premiers nautes arlésiens.

  • Grâce au travail archéologique, nos connaissances sur l'organisation de l'espace et l'évolution des territoires ruraux ont beaucoup progressé : l'exposition déroule l'évolution des espaces habités qui nous entourent. Les premiers villages, les grandes nécropoles du néolithique (celle de Pussigny a été utilisée pendant 400 ans), les problèmes de la gestion de l'eau avec les premiers puits et les aménagements de mares qui apparaissent dès l'âge du Fer ou encore avec les très nombreux souterrains médiévaux qui pouvaient servir pour le stockage des provisions, mais être aussi des lieux de refuge. Le Musée d'Aquitaine de la Ville de Bordeaux  qui s'est vu confier la réalisation de cette exposition a fait un remarquable travail de vulgarisation comme en témoigne cet ouvrage. C'est ainsi en réalité toute l'aventure humaine qui se déroule sous nos yeux et qui nous interroge sur notre monde et son évolution.

  • En participant à la prise et au pillage de Rome au mois de juillet 390 av. J.-C., les Sénons, peuple celte originaire du centre-est de la Gaule, entre Champagne et Bourgogne, font une entrée fracassante dans l'Histoire. Par cette action hautement politique et symbolique, ils se font connaître des grandes civilisations méditerranéennes qui, jusqu'alors, n'avaient qu'une idée imprécise de l'existence de ces communautés guerrières qui occupaient l'ensemble de l'Europe transalpine. Jamais la puissance naissante de Rome Lamia GUILLAUME - lamia@snoeckeditions.fr - 06 64 45 16 29 n'avait été autant menacée que durant ces décennies des ive et IIIe s. av. J.-C. qui voient l'installation de ces peuples « barbares » dans la plaine du Pô et le long de la côte adriatique, entre Pesaro et la région située immédiatement en deçà du fleuve Esino. L'archéologie, grâce aux découvertes faites en Europe et en Italie depuis le xviiie s., a permis d'identifier plus précisément ces populations à travers les vestiges de leurs habitats, de leurs cimetières et de leur culture matérielle.
    À partir des vestiges mobiliers et immobiliers patiemment et scientifiquement exhumés, l'archéologie nous dévoile les différents aspects de la vie quotidienne de ces farouches guerriers qui ont ébranlé pendant un temps, la première puissance de l'Occident. Elle nous invite également, par la présentation haute en couleur de leurs croyances religieuses et de leurs pratiques funéraires, à porter un regard nouveau sur ces civilisations celtiques qui ont fait l'Europe et façonné de manière durable les paysages dans lesquels nous vivons aujourd'hui.
    À l'orée du xxie s., cette exposition labellisée d'intérêt national fait, pour la première fois, le point de nos connaissances sur ce peuple sénon dont le nom restera définitivement attaché à la conquête de l'Italie du Nord et à la prise de Rome.
    À travers l'évocation de plus d'une trentaine de thèmes complémentaires - agriculture, rites funéraires, guerre, systèmes politiques, commerce et échange...-, le lecteur pourra appréhender les dernières découvertes et les ultimes interprétations tirées d'une analyse précise et fine des sources historiques et archéologiques. Chacun de ces thèmes met en valeur un aspect particulier de la vie quotidienne des Sénons, entre le début du IVe s. et la fin du Ier s. av. J.-C.

  • Congrès Archéologique du Cher

    Collectif

    • Picard
    • 13 Novembre 2019

    Cet ouvrage propose la découverte illustrée des Monuments du Cher. Gothique flamboyant et Renaissance en Berry (XIVe-XVIe siècles). 400 illustrations N&B et couleurs.

  • Pourquoi détourner un objet de sa fonction initiale ? Comment valoriser des déchets inutiles ? Pour quelles raisons transformer des thermes en nécropole, un habitat en église paléochrétienne, un sanctuaire païen en carrière de pierre ? Telles sont quelques-unes des questions posées dans cet ouvrage collectif, publié en hommage à Françoise Dumasy, professeur émérite d'archéologie à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

    Destruction, remploi, recyclage et reconversion sont les mots clés des travaux présentés ici par dix auteurs qui, pour la plupart, ont participé aux journées d'études sur ces thèmes dans le cadre du groupe "Mondes antiques et médiévaux" de l'HiCSA.

    La première partie de l'ouvrage aborde la métamorphose des objets, à partir de trois cas d'étude : la tuile, l'amphore et la scorie. Dans la deuxième partie est examinée la métamorphose des lieux, à l'échelle d'une villa, d'un quartier ou d'une agglomération antiques, dont les évolutions sont suivies jusqu'au Moyen Age. Une place de choix est faite à la Gaule romaine, mais d'autres zones sont abordées dans l'Occident romain, en passant par la vallée du Jourdain. Qu'elles relèvent de choix techniques, logistiques, économiques ou sociétaux, ces mutations illustrent bien les savoir-faire, les capacités d'adaptation et les mentalités des constructeurs de ces périodes.

    Ont contribué à cet ouvrage : Taisir Al Halabi, Jean Andreau, Olivier Blin, Laurence Brissaud, Mathieu Brisson, Jean-Philippe Carrié, Hélène Dessales, Laure Laüt, Jean-Juc Prisset, Didier Vermeersch.

  • Pendant une vingtaine d'années, une équipe d'universitaires turcs et bordelais constituée autour d'Ender Varinlioglu et Pierre Debord s'est donné comme tâche d'étudier la partie sud-ouest de l'Anatolie, région que l'on désignait dans l'Antiquité sous le nom de Carie, consacrant l'essentiel de ses recherches aux zones qui ne jouxtaient pas la mer dans la mesure où les sites côtiers, qui étaient considérés à juste titre comme appartenant très tôt au monde grec, avaient retenu en priorité l'attention des savants modernes.
    Hyllarima était déjà mentionnée dans plusieurs documents hittites dont l'un relatant la conquête de Tudhaliyas II (Wallarima), mais il serait sans doute vain de rechercher un habitat stable attribuable à cette période. L'existence d'Hyllarima n'est pourtant pour l'instant connue que d'un petit cénacle de chercheurs spécialistes d'épigraphie et il n'existait à ce jour aucun plan, aucun relevé des vestiges.
    L'étude proposée ici offre un dossier complet, fruit d'un examen aussi systématique que possible des vestiges archéologiques, reprend l'essentiel des éditions, traductions et interprétations des textes épigraphiques connus, mais aussi l'ensemble des découvertes épigraphiques révélant de nombreux inédits et redonne vie à une cité de la Carie intérieure.

  • La Fin de Méroé est bien connue en Nubie, par les tombes royales de Qoustoul et Ballana, et par les fouilles de capitales à Faras et au Gebel Adda. Pour documenter la période dans la région de Méroé même, la Section française a sondé en 1987-1990 les monuments du site d'el-Hobagi. Des sept grands tumulus à sépultures souveraines, tous enclos d'un mur d'enceinte très original, deux ont été fouillés.
    Chaque tombe procure un armement exceptionnel, emblématique de la royauté méróitique. On compte aussi une série étonnante de récipients en bronze gravés de motifs ou de scènes et ayant servi au culte. L'un d'eux porte l'inscription en hiéroglyphes la plus tardive de l'Empire (REM 1222). La datation du matériel et le radiocarbone situent el-Hobagi au ive siècle, au début, donc de l'époque charnière du transfert de la capitale vers Soba.
    Le cimetière d'el-Hobagi est postérieur au cimetière nord. des Bore de Méroé, et contemporain à la fois des dernières pyramides du cimetière ouest et des cimetières Garstang 400 et 500. Y est soulignée la persistance d'un Etat méroïtique dans le Soudan central, quand la Nubie fait sécession. L'interprétation ne permet pas d'affirmer qu'el-Hobagi succède à Méroé ; pour autant, par leurs rites funéraires, les personnages enterrés là - peut-être des ethnarques Noba comparables aux rois Nobades de Nubie - affirment leur appartenance à l'Empire méroïtique.

  • Dans l'univers celtique, le monde des vivants, le monde des morts et la sphère du sacré ne sont pas hermétiquement clos par des frontières infranchissables. La multiplication récente des données archéologiques met en lumière des pratiques récurrentes et codifiées, qui transforment certains défunts, des deux sexes et de tous âges, sacrifiés ou non, en offrandes dédiées à des divinités souterraines. Grâce à l'intercession des silos, structure de stockage des grains sur lesquelles repose la survie alimentaire de ces communautés agricoles, ces cadavres en décomposition, entiers ou fragmentés, frais ou secs, offerts et parfois associés à des animaux et des objets de prestige, semblent invoquer les forces de fertilité et de fécondité de la terre nourricière.
    Ces pratiques, lisibles au sein même de la sphère domestique bien avant la mise en place des sanctuaires collectifs, témoignent d'une gestion consentie et sans tabou du cadavre, des chairs et de la putréfaction, en étoffant l'inventaire complexe des rites gaulois qui ne font pas de la mort le terme de toutes les vies.»

  • Cet ouvrage traite de la question des groupes culturels des 14e-12e siècles avant notre ère sur une vaste zone au nord des Alpes (France, Suisse, Allemagne). Le travail repose sur l'étude du mo- bilier et des pratiques funéraires, qui sont d'importants vecteurs d'identités individuelles et collectives.
    Un important volet est consacré à la mise en place d'une chronologie relative fine, appuyée par des méthodes statistiques.
    Cet outil permet de suivre l'évolution des gestes et pratiques dans le temps, à l'échelle de l'en- semble de la zone d'étude, pour caractériser de façon renouvelée le passage des cultures du Bronze moyen (« Culture des Tumulus ») au Bronze final (« Champs d'Urnes »).

  • La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.

  • Après la publication des textes, de leur traduction ainsi que de l'architecture et des marques sur pierre de construction de la pyramide de Pépy Ier, troisième souverain de la VIe dynastie, ce volume concerne le temple haut du complexe funéraire. Il comporte le projet du tombeau royal, l'arrivée de la chaussée qui y mène, son aspect extérieur et ses deux parties ; l'avant-temple et le temple intime, ainsi que la petite pyramide satellite avec une étude de l'architecture et de sa fonction, des lieux de culte, des circulations, ainsi que les détails des blocs de bas-reliefs. De nombreuses hypothèses de restitutions sont proposées, tant pour l'architecture que pour la restitution des bas-reliefs et leur emplacement d'origine sur les parois.
    Enfin, les modifications du monument sous Mérenrê Ier ainsi qu'un un essai de synthèse entre fonction et décors sont envisagés.
    Un dernier volume, collectif, sera consacré à l'histoire du temple : de son incendie à l'extrême fin de l'Ancien Empire, sa restauration au Moyen Empire, sa ruine au Nouvel Empire, où il est transformé en un modeste cimetière collectif, jusqu'à la retaille de ses blocs à la période copte et son dépeçage sous les mamelouks

  • Le volume V de la série Mirgissa est consacré à la publication des empreintes de sceaux mises au jour sur ce site de la frontière méridionale de l'Égypte, et datées, pour la plupart, des XIIe et XIIIe dynasties pour la plupart. Plus de 15 000 fragments ont été recueillis dans la forteresse et sa décharge. Outre un grand nombre sur les huisseries des portes, et d'autres sur papyrus, les sceaux étaient appliqués sur des coffres et divers contenants. Les empreintes ont été laissées par des sceaux aux motifs géométriques ou gravés de signes hiéroglyphiques ; d'autres livrent les noms de rois et des représentations locales des grandes institutions comme le Trésor, les greniers, les magasins, le service du travail, ou encore donnent les titres et les noms de fonctionnaires. Certaines émanent de forts voisins.

    Cet ensemble remarquable et unique a permis d'étudier, dans une seconde partie, l'organisation, au Moyen Empire, d'un mnnw, Mirgissa/Iqen, placé sous l'autorité d'un gouverneur, et ses relations avec la métropole et les autres citadelles de Nubie.

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