• Traduit pour la première fois en France, La Vie dans un château médiéval est un classique qui a initié des millions de lecteurs anglophones aux secrets du monde médiéval. Et qui a profondément inspiré George R. R. Martin, le créateur de A Game of Thrones.
    À partir du remarquable château de Chepstow, à la frontière de l'Angleterre et du Pays de Galles, mais aussi des plus admirables châteaux forts français, les grands médiévistes Frances et Joseph Gies nous offrent un portrait saisissant de ce qu'était la vie quotidienne de l'époque et nous montrent l'importance du rôle qu'y jouait le château fort. Les Gies ont le don de rendre à la vie les hommes et les femmes qui vivaient dans et autour du château, le seigneur et la dame, les chevaliers et les soldats, les serviteurs et les paysans, les troubadours et les jongleurs.
    Nous y découvrons comment les seigneurs et les serfs se vêtaient et se lavaient, ce qu'ils buvaient et ce qu'ils mangeaient, quels étaient leurs loisirs et leurs occupations, leurs codes de conduite sexuelle, leurs principes d'ordre et de solidarité. Nous y apprenons le rôle essentiel que jouait l'honneur dans la culture médiévale, le processus d'initiation auquel se soumettaient les chevaliers, l'importance des fêtes religieuses et des liens personnels, et pourquoi le château fort était autant un rempart contre les violences qu'une source de conflit et un enjeu de pouvoir.
    Remarquablement documenté, et aussi plaisant à lire qu'un roman, La Vie dans un château médiéval est l'ouvrage de référence pour quiconque a envie de se plonger, l'espace de quelques heures, dans cette époque fascinante.

  • Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • Né du chaos européen du début du Moyen Âge, le chevalier monté et en armure a révolutionné la guerre et est très vite devenu une figure mythique dans l'histoire.
    Des conquérants normands de l'Angleterre aux croisés de la Terre sainte, du héros de la chanson de geste au preux du roman arthurien, des amateurs de tournoi aux chevaliers-troubadours, Le Chevalier dans l'Histoire, de la grande médiéviste Frances Gies, brosse un tableau remarquablement vivant et complet de la chevalerie, de sa naissance à son déclin.
    Le chevalier apparaît d'abord en Europe comme un mercenaire sans foi ni loi avant de devenir l'étendard de la chrétienté puis un soldat de métier au service des rois. Frances Gies nous fait partager sa vie quotidienne, faite de joutes et de batailles, de pillages et de rançons, mais aussi de dévotion et de pèlerinage, et souvent sanctionnée par l'errance et une mort précoce.
    Elle nous fait revivre l'aventure des héros du Moyen Âge qui ont joué un rôle historique, comme Bertrand du Guesclin, Bayard et Sir John Fastolf, qui inspira le Falstaff de Shakespeare, ou les grands maîtres des Ordres militaires qu'étaient les Templiers, les Hospitaliers et les chevaliers teutoniques.

  • étonnant Moyen Âge

    Jean Verdon

    • Perrin
    • 15 Avril 2021

    Le Moyen Age a longtemps été considéré comme une période sombre, violente, ignare, bien différente de la lumineuse Renaissance. Heureusement, de nombreux spécialistes se sont efforcés de détruite cette image. En s'inspirant de leurs travaux, jean Verdon restitue le vrai visage du Moyen Age, époque étonnante pour nos contemporains, tant par sa spécificité que par sa créativité et, parfois, par sa modernité. Pour ce faire, il présente une cinquantaine de faits, d'événements, de réalités qui ne peuvent que nous surprendre. En voici quelques exemples.
    - La campagne se prolonge dans la ville, au point qu'à Paris un cochon fait tomber le cheval du fils aîné du roi Louis VI qui trouve la mort dans cet accident !
    - Les rapports sexuels entre époux, les seuls que tolèrent les clercs, sont limités à un nombre réduit de jours, et uniquement pour procréer - selon certains ils entraînent pourtant un péché, et la violation de cet interdit aurait d'ailleurs pour conséquence la mise au monde d'enfants infirmes...
    - L'Eglise, de nos jours unique et très hiérarchisée, voit coexister à la fin du XIVe siècle et au début du XVe trois papes, plus exactement deux papes et un antipape, d'où des années d'anarchie et de désordres.
    - Le cimetière médiéval ne ressemble pas au cimetière contemporain. Outre qu'il est réservé aux fidèles chrétiens, il ne sépare pas toujours les vivants et les morts. Aux derniers siècles du Moyen Age, nombreuses sont d'ailleurs les interdictions faites aux habitants d'y résider, faire du commerce, tenir des réunions, danser ou jouer...
    - Alors que la vie est bien plus courte que de nos jours, les voyages peuvent durer des mois, voire des années. Et si le commun des mortels voit toute sa vie bornée à un horizon restreint, les gouvernants passent leur temps à voyager, n'hésitant pas à franchir les continents.
    - Les Anglais appartenant aux classes les plus élevées, dont on dit qu'ils détestaient les Français, parlent pourtant la langue de ces derniers durant plusieurs siècles après la conquête de leur pays, en 1066, par Guillaume, duc de Normandie.
    Autant d'étrangetés, parmi beaucoup d'autres, qui donnent à voir un autre Moyen Age, bien loin des poncifs véhiculés.

  • En 1968, je reçus proposition d'écrire, pour la collection Trente journées qui ont fait la France, le livre consacré à l'un de ces jours mémorables, le 27 juillet 1214. Ce dimanche-là, dans la plaine de Bouvines, le roi de France Philippe Auguste avait affronté malgré lui la coalition redoutable de l'empereur Otton, du comte de Flandre Ferrand et du comte de Boulogne Renaud ; il était, grâce à Dieu, resté le soir maître du champ. L'empereur avait détalé ; les deux comtes rebelles étaient pris. Victoire, comme on l'a dit et répété, fondatrice : les assises de la monarchie française en furent décidément raffermies. Une bataille. Un événement. Ponctuel. Retentissant.

    Quel intérêt, pour le grand historien des sociétés médiévales que fut Georges Duby, attaché aux profondeurs d'une histoire longue et lente, d'accepter de traiter un sujet aussi convenu dans une collection qui, de surcroît, incarnait un genre d'histoire si étranger à celui dont il était un illustre représentant ?
    Renouveler de fond en comble l'approche de l'événement. Le subvertir de l'intérieur. Substituer au récit une anthropologie de la guerre au XIIIe siècle et amorcer une histoire du souvenir. Planter le drapeau de l'histoire nouvelle sur l'Annapurna de l'histoire la plus traditionnelle, écrit Pierre Nora, l'historien des lieux de mémoire, dans sa préface qui situe ce grand classique dans le mouvement de la production historique.

  • Entre « Naître » et « Mourir », les vingt-deux chapitres de ce livre - appelé à devenir un classique - scandent l'existence des hommes et des femmes du Moyen-Âge.
    L'on découvre ainsi qu'on ne se marie pas par amour et que les futurs époux, surtout la femme, n'ont pas leur mot à dire. La sexualité tient pourtant une place importante au sein du couple et certains textes, connus des milieux cultivés, attestent même l'existence d'un art érotique. L'éducation, quant à elle, est décrite à la fois sur le plan religieux, pratique et intellectuel, et les anecdotes décrivent de façon plaisante la vie des étudiants dont Villon est l'un des représentants les moins recommandables.
    Les quantités de nourriture et de vin exagérées - aspects essentiels du quotidien - impressionnent assurément nos contemporains fervents de diététique, de même que la vie de ceux qui prient, qui combattent et qui travaillent, ces paysans qui sont l'essentiel de la population. La religion, naturellement, structure cette société et impose à tout homme de préparer sa mort - ce qui n'empêche pas de profiter des instants de loisir bien plus fréquents qu'on ne l'imagine. Jean Verdon brosse avec maestra un panorama sans équivalent, riche et foisonnant.

  • Le temps des Vikings, c'est ce moment de l'histoire du Moyen Âge, de 800 à l'an mil, où de farouches guerriers venus du Nord sèment la terreur dans de nombreuses villes européennes accessibles par mer ou par voie d'eau. Sur place en un instant, ils pillent, s'emparent des trésors des églises et des monastères, enlèvent des habitants qu'ils échangent contre une rançon ou vendent comme esclaves. On sait moins qu'ils sont aussi ces marchands exceptionnels qui ouvrent de nouvelles voies commerciales entre le Nord, le Califat arabe et l'Empire byzantin. Les Vikings sont les premiers Européens à avoir navigué jusqu'en Amérique.

    Ils se sont installés en Russie, dans les îles britanniques, en Irlande, en Islande et au Groenland. Dernier peuple d'Europe à être christianisé, ils ont développé une poésie d'un raffinement inégalé, mettant en scène les prouesses des guerriers et les aventures des dieux de leur panthéon, confrontés aux géants et aux serpents-dragons.

    L'auteur met à profit les plus récentes découvertes archéologiques (tombes, maisons-halles mais aussi pierres runiques et autres trésors disséminés dans toute la Scandinavie) ainsi que les récits des ambassadeurs arabes. Au temps des Vikings raconte le monde quotidien des paysans ordinaires comme des seigneurs de guerre et des rois - un monde où la magie et les fantômes ont toute leur place - jusqu'à la christianisation et à la normalisation des trois royaumes scandinaves (Danemark, Suède et Norvège) qui s'intègrent à l'Europe du haut Moyen Âge.

    Débarrassés des nombreux mythes et légendes fabriqués depuis des siècles par ceux qui les ont instrumentalisés pour en faire soit de magnifiques guerriers virils, sans peur et sans reproche, soit des barbares, les Vikings redeviennent passionnants.

  • Pour les historiens arabes les plus lucides, ce que nous appelons les Croisades entre dans le récit plus vaste de l'effondrement de l'Empire islamique. La grande offensive des " Francs " en Méditerranée constitue l'une des deux mâchoires de la tenaille qui prend en étau l'Islam aux XIIe-XIIIe siècles, et menace de l'anéantir. L'autre mâchoire, de loin la plus redoutée, se resserre à l'est avec les invasions mongoles.
    Au regard du gouffre de cette apocalypse orientale, les événements de la part occidentale du monde islamique, où s'inscrivent nos Croisades, nous ramènent presque à l'ordinaire des temps. C'est donc à un décentrement du monde que nous invite Gabriel Martinez-Gros, en nous positionnant à Damas ou Bagdad, voire Pekin, et non plus seulement en regardant Jérusalem depuis Rome ou Paris. Ainsi se révèle, dans une perspective mondiale et par un historien nourri de sources aussi bien latines qu'arabes, ce que furent les Croisades, l'empire de l'Islam et la puissance mongole.

  • Rome médiévale ? L'expression sonne presque comme un défi ou une provocation. Entre l'Antiquité et les splendeurs de la Renaissance et du Baroque, on a longtemps cru que s'était ouverte dans l'histoire de la Ville éternelle une parenthèse de près de mille ans, sur laquelle il n'y avait pas lieu de s'attarder, sinon pour déplorer qu'elle ait duré si longtemps. Or le Moyen Âge n'a pas seulement permis à Rome de survivre en tant que cité pendant les siècles obscurs et de devenir au xiiie siècle un des foyers les plus vivants de la civilisation italienne, il a fait d'elle l'instrument d'une unification de l'Europe occidentale sous l'égide de l'Église catholique.
    Voici les récits des siècles qui manquaient à l'histoire de Rome.

  • Pourquoi cette nouvelle histoire du Moyen Age ? Premièrement, parce que plus nous nous éloignons de cette période, plus elle intrigue, et même fascine, car nous sentons confusément que là se trouvent les racines de nos aspirations et de nos drames actuels, des obscurantismes religieux aussi bien que des hautes spiritualités, de la violence aveugle comme de la quête de sens, de la peur du futur comme du rêve d'un retour à la nature.
    Deuxièmement, parce que l'image actuelle du monde médiéval est trop souvent falsifiée : évacué des programmes scolaires, réduit en miettes anecdotiques pour les médias, transformé en légende noire ou dorée, le Moyen Âge a perdu toute cohérence dans la mémoire collective du « grand public ». Pour le comprendre - donc pour nous comprendre -, il faut restituer les faits, les noms, les dates, dans leur enchaînement logique et chronologique. C'est ce que ce livre tente de faire.
    Troisièmement, parce qu'aujourd'hui plus que jamais il est nécessaire d'élargir notre vue en replaçant « notre » Moyen Âge européen dans le contexte de ses relations avec ses voisins. L'histoire médiévale occidentale est indissociable de celle du Proche-Orient, à la fois ennemi et Terre promise. C'est un drame en trois actes, plein de bruit et de fureur, de splendeurs et de misères, rythmé à la fois par les avancées propres du génie européen et par son affrontement avec l'Orient : du Ve au Xe siècle, c'est l'âge des grandes illusions, pendant lequel l'Orient byzantin puis musulman domine un Occident encore barbare ; du XIe au XIIIe siècle, l'Occident chrétien manifeste son dynamisme et atteint son âge de raison, en accord avec une foi plus éclairée, avant de connaître des fléaux apocalyptiques aux XIVe et XVe siècles, dans un âge de transition vers un monde moderne.

  • Les procès intentés aux animaux, la mythologie du bois et des arbres, le bestiaire des fables, l'arrivée du jeu d'échecs en Europe, l'histoire et l'archéologie des couleurs, l'origine des armoiries et des drapeaux, l'iconographie de Judas, la légende du roi Arthur et celle d'Ivanhoé : tels sont quelques-uns des sujets traités par Michel Pastoureau dans cette Histoire symbolique du Moyen Âge occidental.
    L'auteur, qui construit cette histoire depuis trois décennies, nous conduit ainsi sur des terrains documentaires variés : le lexique et les faits de langue, les textes littéraires et didactiques, les armoiries et les noms propres, les images et les oeuvres d'art. Partout, Michel Pastoureau souligne avec force combien cette histoire symbolique des animaux et des végétaux, des couleurs et des images, des signes et des songes, loin de s'opposer à la réalité sociale, économique ou politique, en est une des composantes essentielles.
    Pour l'historien, l'imaginaire fait toujours partie de la réalité.

  • La croisade contre les Albigeois au XIIIe siècle a profondément modifié le cours de notre histoire.
    De son issue découle le rattachement du Languedoc à la France. C'est dire l'importance extrême de cette guerre "sainte" prêchée pour la première fois par l'Eglise de Rome à l'encontre d'un peuple chrétien ! Menée à l'origine pour extirper du Midi de la France l'hérésie cathare, elle dégénéra vite en guerre dévastatrice de conquête, opposant inexorablement défenseurs de la civilisation occitane et assaillants venus du Nord, c'est-à-dire les "Français".
    Dans le tumulte des combats, l'atmosphère fiévreuse des chevauchées, des massacres, des incendies où culmine la tragique vision de l'holocauste de Montségur, s'affrontèrent donc pendant un demi-siècle croisés, inquisiteurs, légats du pape et peuple occitan sporadiquement rassemblé sous l'étendard des comtes de Toulouse. C'est l'histoire de ce long et terrible conflit jalonné de bûchers, d'actes d'héroïsme, de dévouements insignes, de duplicité, d'odieux excès, que raconte avec force et sagacité Georges Bordonove.

  • Saint Louis, Dante, Marco Polo, Mélusine... Qui étaient-ils ? Que sait-on d'eux ? Quel contexte, quels événements ont façonné leur destin ? Figures fascinantes de notre imaginaire ou héros de l'histoire, ils éclairent d'une lumière originale notre compréhension du Moyen Age. Réunis à l'initiative de Jacques Le Goff, les médiévistes les plus renommés ont participé à l'écriture de cet ouvrage riche et documenté, qui offre une introduction au Moyen Age par ceux qui l'ont vécu et lui ont donné vie.
    Cent portraits d'hommes et de femmes incarnent ainsi dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes. Ce sont là davantage que des biographies aux couleurs chatoyantes : révélateurs de leur temps et mémoire d'une époque, ces personnages dessinent un Moyen Age créatif et riche en contrastes, bien loin de sa réputation obscurantiste.

  • Le vase de Soissons, la pieuse Clotilde, la victoire de Tolbiac, le « courbe-toi fier Sicambre » et la colombe de Reims... Au fondement de la mémoire nationale, ces images ont installé Clovis comme premier roi très chrétien et père de la France.
    L'information que nous livre, presque seul, l'évêque Grégoire de Tours sur Clovis est pourtant bien incertaine. La date même de son baptême n'est pas assurée. C'est pourquoi, après s'être attaché à reconstituer ce qui, dans le parcours même du roi, est le plus vraisemblable, il fallait montrer comment s'est construite et a été utilisée cette figure de légende.
    Laurent Theis suit ainsi l'évolution d'un mythe qui s'enrichit au fil des lieux et des âges, et qui a fait de Clovis l'un des « lieux de mémoire » les plus populaires de France.

  • Le Roi Arthur n'a jamais été aussi présent sur les écrans.
    Il apparaît de façon revisitée dans la fantasy (Le Seigneur des anneaux), la science-fiction (Star Wars), ou dans des séries comme Kaamelott. Comment expliquer un pareil succès ? D'où vient ce renouveau?
    Le Roi Arthur, un mythe contemporain se propose de répondre à ces questions en explorant la légende du souverain de Camelot et ses représentations au cinéma, à la télévision, dans la bande dessinée, dans les romans, mais aussi dans le champ politique.
    Ce voyage permet de percevoir les différentes mutations des figures arthuriennes : chevaliers de la Table ronde mobilisés par les colonisateurs britanniques puis le maccarthysme ; Morgane héroïne féministe ; ou encore Merlin en précurseur écologiste dans la fantasy.

  • À la fin du Moyen Âge, après des siècles d'abandon du lexique maritime antique, les écritures souveraines s'agitent soudain, car les mots d'une nouvelle accusation pénale sublime - le crime de piraterie des Latins - s'infiltrent dans les archives. Peu à peu, le lexique médiéval des « larrons de mer » se retire des rivages, tandis que s'avance le « pirate » : la France réinventait son criminel en mer au seuil de la modernité. Cette mécanique fut avant tout atlantique et royale : une invention, ou découverte, de la piraterie, telle une relique sainte du passé romain qui serait remontée à la surface avant d'être exploitée par les Valois pour ses vertus pénales.
    Cette apparition médiévale du pirate français est remarquable en ce qu'elle scrutait désormais l'obéissance des gens de mer, ainsi mis en sujétion par une inflexion terrible de la doctrine pénale. Le royaume de France, devenu une puissance maritime au XV siècle, livrait ici un nouveau récit pénal des navigations, dans lequel pirates et rois se combattaient, pour mieux transformer le statut de ses frontières atlantiques.

  • Les vikings

    Régis Boyer

    Les Vikings ne sont pas les brutes sanguinaires qu'une image d'Epinal a fixés. Ce livre restitue l'histoire et la civilisation d'un grand peuple méconnu.

  • Voyages aux pays des Géants d'Oddr aux Flèches, ce recueil des sagas légendaires islandaises les plus étincelantes rassemble toute la matière des mondes magiques scandinaves. Confrontés le plus souvent à une funeste destinée, les héros de ces récits hauts en couleur affrontent trölls, sorciers, guerriers-fauves et autres monstres des franges du réel, et leur soif d'aventures les pousse vers des quêtes insensées qui forment autant de romans dont William Shakespeare, Richard Wagner et surtout J.
    R. R. Tolkien surent en leur temps s'inspirer pour bâtir leur propre mythologie littéraire et poétique. Ce livre propose des sagas parues chez Anacharsis, d'autres, épuisées, publiées chez d'autres éditeurs, et des sagsa inédites.

  • Deux tours monumentales, une majestueuse galerie des rois, des voûtes aériennes portées par une structure d'une légèreté inédite : Notre-Dame, monument-clé de l'histoire de France, est aussi un parangon de l'art gothique. Une cathédrale dont le terrible incendie du 15 avril 2019 a ému la terre entière.
    Pour saisir sa profonde singularité, Dany Sandron, familier du monument depuis plus de vingt ans, nous livre les clefs des premiers siècles de cet édifice. Dans cette passionnante synthèse, il nous en offre une étude globale, à la fois historique, artistique et sociale. Revenant sur sa construction, ses acteurs, notamment les artistes et artisans, et les ressources mobilisées, il nous introduit dans les différents mondes qu'elle domine : le palais épiscopal de Maurice de Sully, le cloître des chanoines et l'hôtel-Dieu. Il souligne aussi, en spécialiste du Paris médiéval, les liens étroits de la cathédrale avec la ville et au-delà avec le diocèse dont elle est l'église-mère. Notre-Dame entretient également des relations privilégiées avec la royauté capétienne qu'elle magnifie dans une savante mise en scène. Elle sert enfin de référence majeure à l'action édilitaire des souverains et de leurs alliés jusqu'au début du règne de Saint Louis.
    Dans ce réseau complexe qui associe la cathédrale à tous les niveaux de la société médiévale, c'est l'esprit de Notre-Dame qui nous est révélé.

  • En ce samedi 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant observe le déploiement impressionnant de ses hommes au pied de la colline de Senlac, près du port d'Hastings. Face à lui, le roi Harold prend position sur la crête et attend avec confiance l'assaut des Normands. Dans un bruit assourdissant, près de 20 000 hommes en armes s'élancent ; les acteurs d'une des plus grandes batailles de l'Occident médiéval entrent en scène.
    Si les conséquences de la bataille d'Hastings sont aujourd'hui bien connues, puisqu'elle signe l'acte de naissance de l'Angleterre, le vécu des combattants de cet affrontement épique est largement ignoré. C'est pourquoi Pierre Bouet nous entraîne au coeur de la mêlée, aux côtés des housecarls du roi saxon ou des chevaliers de Guillaume. La sanglante réalité d'une bataille médiévale nous apparaît alors, avec ses actes de bravoure et de lâcheté, ses violences et ses souffrances. Loin d'une histoire militaire froide où les conceptions stratégiques noient les réalités physiques et matérielles, ce sont toutes les passions humaines qui sont rapportées dans ce récit vivant. Alors laissons parler les armes : elles décidèrent en une journée du destin d'un royaume et de plusieurs milliers d'hommes.

  • Elles sont philosophes, écrivaines, poétesses ou scientifiques, mais est-ce parce qu'elles sont des femmes que l'Histoire n'a pas retenu leur nom??

    De Mechtilde de Magdebourg à Mathilde de Toscane en passant par Catherine de Sienne, les béguines ou encore Esclarmonde de Foix, aucune de ces dames n'a été spectatrice du monde dans lequel elles évoluaient, toutes ont réussi, à leur manière, à le changer.

    Louise-Marie Libert dresse les portraits de ces femmes, grandes intellectuelles du Moyen Âge, une époque durant laquelle la gent féminine n'avait en général accès qu'à des métiers manuels ou artisanaux.

    Un ouvrage dans lequel se mêlent la petite histoire et la grande, des destins singuliers avec d'importants courants de la pensée de l'époque.
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  • Le halo de mystère qui entoure au Moyen Âge l'épée du chevalier répond à une mythologie ancienne dont se font écho les chansons de geste, les romans arthuriens et les sagas scandinaves, tout comme l'iconographie et l'archéologie. L'épée est certes un outil fonctionnel, une prouesse technique et un objet d'art, mais aussi un artefact animé qui, dégageant une force surnaturelle, rend le chevalier invincible.
    Le combattant, le forgeron et les fées aimantes transmettant leurs épées sont au coeur de ce livre, qui explore les mentalités d'une époque révolue dont les récits continuent d'inspirer de nos jours l'heroic fantasy . L'épée est aussi le signe de la prépondérance sociale du chevalier et le symbole de la guerre dont il se réserve en exclusif l'exercice.
    Elle concrétise toutes les abstractions intellectuelles autour de l'usage de la violence légitime en société.

  • Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Âge peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen.
    Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Église, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde.
    Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.

    Nouvelle édition augmentée d'une postface de l'auteur.

  • Michel roquebert a reconstitué avec une minutie inégalée la société cathare, son histoire et celle de sa répression, en se fondant uniquement sur les sources du temps : traités et rituels cathares, chroniques, interrogatoires et sentences de l'inquisition, correspondances des papes, des rois et des grands, canons conciliaires, actes publics et privés de tout ordre.
    Cette histoire des cathares, couvrant plus de trois siècles, raconte : 1) l'hérésie, sa nature exacte, son essor dans l'europe entière et les raisons de son développement particulier dans les etats du comte de toulouse et des vassaux, correspondant, en gros, aux régions midi-pyrénées et languedoc-roussillon ; 2) la croisade, lancée en 1209 par le pape innocent iii, jusqu'à la chute de montségur en 1244 ; 3) l'inquisition, fondée en 1233 à toulouse, pour éradiquer le christianisme dissident dont elle ne vient à bout que dans le premier quart du xive siècle.
    Une synthèse exhaustive de trois siècles dramatiques et flamboyants. la référence indispensable.

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