• Une préhistoire des femmes est-elle possible ? Claudine Cohen fait état des nouveaux questionnements qui, à rebours des idées reçues, ont renouvelé la vision de la femme dans le cadre des sociétés et des cultures de la préhistoire.

    Chercher les femmes, au-delà des idées reçues et des stéréotypes échevelés qui ont régné des décennies durant : tel est le propos de ce livre. Aujourd'hui, de nouvelles découvertes et de nouveaux questionnements rendent enfin visibles ces femmes qui vécurent aux temps lointains de la Préhistoire, de l'aube du Paléolithique jusqu'aux confins de l'âge du fer.
    Que savons-nous des transformations évolutives de leurs corps et de leur apparence ? Quelles images les Préhistoriques nous en ont-ils laissées ? Comment penser le rôle de ces femmes dans la reproduction et la famille ? Quelles preuves pouvons-nous avoir de leurs tâches quotidiennes, de leurs réalisations techniques, de leurs talents artistiques ? De quels savoirs, de quels pouvoirs disposaient-elles ? Revenant sur les figures magnifiées et mythiques de la matriarche ou de la Déesse, Claudine Cohen s'interroge aussi sur les rapports de domination, de violence, d'exploitation que les femmes ont pu endurer dans ces sociétésdu passé.

    En éclairant sous un angle neuf la vie matérielle, familiale, sociale, religieuse des mondes de la Préhistoire, cet ouvrage vise à ancrer la réflexion actuelle sur la différence des sexes et le statut social des femmesjusque dans la profondeur des millénaires.

  • Qui était Néandertal ? Un singe repoussant ou un roux à la peau diaphane ? Un charognard ou un chasseur génial qui maîtrisait le langage et vénérait déjà ses morts ? Et se pourrait-il qu'il soit encore parmi nous?
    La génétique l'avait annoncé, la paléoanthropologie le confirme : Homo neanderthalensis et Homo sapiens ont mélangé leurs cultures, mais aussi leurs gènes sur le même territoire européen, et ce pendant au moins 5 000 ans. Néandertal serait donc le frère d'Homo sapiens, et non son cousin éloigné, comme on l'a longtemps pensé.
    Bouleversée par l'apparition de méthodes de recherche inédites, notre histoire ancienne se récrit très vite et nous réserve des surprises de taille. Dans cette passionnante enquête, les auteurs dressent le portrait le plus actuel de notre étrange ancêtre et passent en revue les multiples hypothèses qui pourraient expliquer sa disparition. Car mieux connaître notre frère Néandertal, c'est en savoir beaucoup plus sur nous-mêmes.

  • Voici un livre qui retrace la formidable histoire de l'humanité depuis 4 millions d'années.

    À chacune de ses étapes, l'humanité a non seulement choisi son destin, mais elle a combattu, grâce à la puissance de son esprit, les contraintes imposées par son anatomie et par son environnement. Ainsi s'explique l'expansion incessante des hominidés vers toutes les régions du globe, là où justement leurs limites biologiques ne le permettaient pas. Ainsi s'expliquent les conquêtes, les découvertes et les oeuvres d'art qui procèdent du même schéma : créer ce qui n'a pas été encore fait, spécialement si c'est considéré comme impossible.

    Dans ce livre, Marcel Otte nous montre combien la préhistoire, mûrement comprise, nous offre les clefs de nous-mêmes, de nos sociétés et de nos civilisations. Et qu'elle nous indique aussi le chemin pour réapprendre à protéger la nature et sauver notre espèce de sa propre autodestruction.

  • Qu'en est-il de l'économie dans les sociétés primitives ? À cette question fondamentale, la réponse classique de l'anthropologie économique est la suivante : l'économie archaïque est une économie de subsistance et de pauvreté, elle parvient au mieux à assurer la survie du groupe incapable de sortir du sous-développement technique. Le sauvage écrasé par son environnement écologique et sans cesse guetté par la famine et l'angoisse, telle est l'image habituellement répandue.
    Travestissement théorique et idéologique des faits, réplique ici tranquillement un anthropologue et économiste américain de réputation internationale. Passant des chasseurs australiens et Bochimans aux sociétés néolithiques d'agriculteurs primitifs telles qu'on pouvait encore les observer en Afrique ou en Mélanésie, au Viêt-nam ou en Amérique du Sud, relisant sans parti pris les textes connus et y ajoutant des données chiffrées, Marshall Sahlins affirme, avec autant d'esprit que d'érudition, que non seulement l'économie primitive n'est pas une économie de misère, mais qu'elle est la première et jusqu'à présent la seule société d'abondance.
    Comme le dit Pierre Clastres dans sa présentation : «Si l'homme primitif ne rentabilise pas son activité, c'est non pas parce qu'il ne sait pas le faire, mais parce qu'il n'en a pas envie.» Tout le dossier de la question est à reprendre.

  • Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.

  • Qu'est-ce que la préhistoire ?
    Ce livre explique comment durant environ 40 millénaires (nous ne sommes dans notre histoire connue par des sources écrites qu'au 2e millénaire !) nos ancêtres ont vécu, fabriqué des merveilles, enterré leurs morts, construit des villes et des nécropoles, défriché toute l'Europe occidentale. L'Europe, dans sa version large -de l'Atlantique à l'Oural et même un peu au-delà - a innové, inventé l'agriculture et la métallurgie: c'est ce qu'on a appelé la Révolution néolithique, dont nous vivons encore.
    Cela dit, les humains de ces époques anciennes n'ont pas laissé de témoignages écrits : juste des traces matérielles que l'archéologue déchiffre, grâce à l'étude des données mises au jour dans - et sous - le sol.
    Au fur et à mesure que les méthodes de l'archéologie se perfectionnent et se professionnalisent, la vision qu'on peut avoir de ces lointains ancêtres se précise et se raffine.
    Un livre plein de surprises, à la pointe de la recherche, qui sera pour beaucoup une révélation.

  • La question des origines s'est toujours posée à l'humanité. Longtemps, ce passé nébuleux a fait l'objet de constructions plus proches des mythes et légendes que d'une quelconque histoire de l'homme. C'est au xixe?siècle que le mot «?préhistoire?» est entré dans le langage courant. Pour autant, les horizons qu'il évoque ne sont pas les mêmes selon qu'on est adulte ou enfant, spécialiste ou néophyte. Des désirs différents y résonnent. Ils contribuent à donner toute sa richesse et sa complexité à l'idée de préhistoire aujourd'hui.
    La préhistoire des préhistoriens est très concrète, forgée à partir d'indices matériels qu'ils réunissent à la manière de détectives. Malgré l'absence de documents écrits, cette très longue durée est mieux comprise grâce aux techniques fines de fouille, aux progrès des datations et de l'analyse des vestiges. Anthropologues, philosophes, psychanalystes et historiens portent sur la préhistoire un oeil plus distancié. Artistes et écrivains y voient un monde perdu, un âge d'or, à moins qu'elle ne soit pour eux le miroir déformant de notre propre société. Autant de visions qui se nourrissent mutuellement.

    Ont collaboré à cet ouvrage préhistoriens, historiens, philosophes, anthropologues, psychanalystes, spécialistes d'histoire de l'art et de littérature, mais aussi des médiateurs, des artistes et des écrivains comme Renaud Ego, Maylis de Kerangal, Zad Moultaka et Jean-Loup Trassard, qui ont accepté de raconter leur rencontre avec la préhistoire.

  • Le Néolithique a été baptisé ainsi en 1865 par le préhistorien John Lubbock, qui divisait l'âge de la pierre en deux : d'une part l'« âge de la pierre ancienne », soit le Paléolithique ; d'autre part l'« âge de la pierre nouvelle », c'est-à-dire le Néolithique.
    De fait, c'est à cette époque de son histoire, vers 8 500 à 6 000 ans avant notre ère, que l'humanité a connu des bouleversements techniques et sociaux de toute première importance.
    Invention de l'agriculture et de l'élevage, sédentarisation, mise au point d'outils de pierre polie, poterie, céramique, débuts de l'architecture... On ne compte plus les innovations de ce que certains ont appelé une véritable « révolution ». Le phénomène, pourtant, fut progressif, et plus ou moins lent selon les régions.
    Anne Lehoërff nous raconte avec passion et érudition la fabuleuse histoire de ces ancêtres qui ont posé les bases des sociétés humaines.

  • Des premiers hominidés bipèdes il y a plus 7 millions d'années à l'invention de l'écriture, ce livre raconte l'histoire de nos origines en 120 événements.
    De Neandertal à l'homme de Florès, vous suivrez la passionnante odyssée de l'évolution humaine.
    Du plus ancien foyer dont la trace a été retrouvée en Afrique du Sud aux magnifiques peintures de Lascaux, vous visiterez les sites les plus remarquables au monde.
    Au fil des découvertes, vous rencontrerez les plus grands savants qui nous ont révélé l'incroyable histoire de nos origines !

  • Qui est le premier représentant de la lignée humaine ? Sommes-nous toujours soumis à l'évolution ? Comment expliquer que l'on naisse avec des couleurs de peau différentes, que les hommes soient plus grands que les femmes ou encore que la musique soit universelle ? Comment en est-on arrivé à 7 milliards d'individus et pourrons-nous encore nous nourrir en 2050 ? En une cinquantaine de questions posées à autant de chercheurs - parmi lesquels Yves Coppens, Maurice Godelier, Hervé Le Bras, Jean Guilaine, Guillaume Lecointre, Marylène Patou-Mathis -, cet ouvrage foisonnant retrace la plus belle histoire qui soit, la nôtre.
    De l'anthropologie à la biologie, de la linguistique à la neurologie et la paléontologie, ce livre offre un éclairage précieux pour mieux penser notre passé, mais aussi les interrogations d'aujourd'hui autour de la diversité, du genre et de notre avenir sur Terre : des clés pour comprendre d'où nous venons, qui nous sommes et où nous allons.

  • L'homme s'est représenté lui-même à partir du moment où il est apparu sous sa forme moderne - celle d 'Homo sapiens sapiens - même si l'on discute aussi sur la possibilité et l'interprétation d'éventuelles figurations plus anciennes. Et, pour l'essentiel, l'homme a d'abord représenté la femme ; mais ces images sont longtemps restées minoritaires : ce sont pour commencer les animaux qui ont été figurés, dans une grande variété de formes et de styles, comme si la représentation humaine devait rester exceptionnelle, ou périphérique. Puis la révolution néolithique, qui voit agriculture et élevage remplacer chasse et pêche, s'accompagne d'une révolution des images au sein de laquelle la figure humaine se libère en Orient des canons inexpressifs et codés du Paléolithique à travers des figurines d'argile cuite, mais aussi de pierre et de chaux.
    Ces premières figurations humaines, étudiées par Jean-Paul Demoule, apparaissent dans un espace cohérent et homogène, celui du Proche-Orient, de la Méditerranée et de l'Europe, qui évoluent de conserve tout au long de ces trente millénaires.
    C'est l'histoire globale de la figure que raconte cet ouvrage : il retrace la naissance et l'évolution de la figure humaine aux périodes préhistoriques et protohistoriques, jusqu'à l'apparition de l'esthétique propre aux organisations étatiques.

  • Entre le Ier siècle avant notre ère et le IIIe siècle de notre ère, la cité de Rome domine un vaste territoire en Europe, en Afrique et en Asie. Elle est désormais la seule puissance militaire autour de la mer Méditerranée. Pourtant, en 9 de notre ère, une de ses armées est décimée en Germanie. Ce désastre militaire conduit l'empire romain à abandonner progressivement son projet de soumettre les Germains.
    A la fin du IIe siècle et au IIIe siècle, ceux-ci multiplient les incursions sur le Rhin et sur le Danube. Les Romains éprouvent alors le plus grand mal à les contenir.

  • Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal.
    Le livre est impressionnant par « une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité » (Febvre encore). Il annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.

  • L'histoire des hommes est essentiellement paléolithique : pendant trois millions d'années, les humains se sont passés d'agriculture et d'élevage, la totalité de leurs ressources provenant de la collecte. Ces sociétés préhistoriques n'en ont pas moins suivi des cheminements divers, tandis que les Hommes eux-mêmes connaissaient une évolution anatomique.
    Être paléolithicien, c'est essayer d'appréhender cette lointaine histoire humaine, de penser les origines de l'art, l'émergence du langage ou encore la naissance d'innovations techniques à partir de sources lacunaires et sur des échelles de temps inhabituelles.
    Cet ouvrage nous invite à comprendre comment les chercheurs enquêtent sur ces temps immémoriaux et quelles sont aujourd'hui nos connaissances sur une période d'autant plus captivante qu'elle nous confronte à la fois à l'histoire ancienne de notre propre espèce et à des formes d'humanité très éloignées de la nôtre.

  • Le Temps Sacré des Cavernes est une synthèse claire et accessible de toutes les hypothèses proposées au fil du temps par la communauté scientifique pour répondre à la question de la signification de l'art des cavernes. Il vient combler un manque évident dans la littérature consacrée à ce sujet, aucun autre livre ne remplissant un tel cahier des charges. D'ordinaire, le survol théorique se révèle trop rapide ; à moins que l'auteur, théoricien lui-même, ne privilégie ses propres hypothèses au détriment des autres. Rien de tel ici. Fruit de plusieurs années de travail, « Le Temps Sacré des Cavernes » accorde à chaque théorie une attention égale, exposant au besoin les points de friction entre spécialistes.

    Après la préface, l'introduction et les mises en garde préliminaires, vient la première partie visant à présenter l'artiste. En se basant sur les publications les plus récentes en la matière, l'auteur établit un portrait précis de Cro-Magnon, évoquant tour à tour ses ancêtres, ses contemporains, son apparence, son régime alimentaire, son mode de vie, son équipement, ses relations sociales comme avec son environnement (animaux, éléments) et les traces qu'ils a laissées en termes de pensée symbolique et de spiritualité. La seconde partie, consacrée aux interprétations, propose au lecteur un travail d'analyse critique aussi exhaustif que possible : l'art pour l'art, zoocénose, culte de l'ours, magies d'envoûtement, de fertilité, de destruction et d'apaisement, zodiaque préhistorique, chamanisme, totémisme, dualisme primordial, rites d'initiation, code de chasse préhistorique, enseignement de la chasse par rabattage, enfin mythes liés à la Genèse et à la fertilité. Le lecteur, ainsi éclairé, pourra enfin se forger son intime conviction.

    Ce livre paraîtra simultanément avec l'inauguration de Lascaux IV.

  • La révélation en 1492 de l'existence d'un Nouveau Monde a soulevé d'emblée de multiples questions, qui ne sont pas toujours résolues.
    L'existence d'un Autre, qui a évolué indépendamment de nos civilisations et développé un système de valeurs et de technologies distinctes, jette les bases de l'anthropologie.
    Mais jusqu'à nos jours, l'intégration de ces différences dans les esprits soulève des difficultés. Aucune des théories évolutionnistes du XIXe siècle n'intègre la dimension américaine, car alors il aurait fallu envisager des évolutions séparées. L'américanisme, malgré son succès public, reste le parent pauvre de l'archéologie. Ces civilisations ont pourtant atteint un degré de sophistication comparable à celui de la Grèce, de l'Égypte ou de la Chine, et établi des interactions complexes à l'échelle d'un double continent qui partage des bases similaires, qu'il s'agisse des hautes cultures des Andes ou de Mésoamérique ou de leurs voisins trop souvent méconnus.

  • Sédentarisation, agriculture, élevage : avec la Révolution néolithique, l'espèce humaine accomplit la plus profonde mutation de son histoire. Révolution culturelle.
    Révolution des symboles. Révolution dans la division du travail. Révolution technologique, avec la naissance de l'irrigation qui permet de vastes surplus de production.
    Révolution intellectuelle, marquée par l'apparition du sacré et la construction des premiers systèmes de pensée hiérarchisés.
    Devenu un classique, l'essai de Jacques Cauvin fait revivre cette époque fondatrice de transition qui vit l'homme tourner le dos à sa condition de chasseurcueilleur et jeter les fondements des premières sociétés organisées. Car c'est bien dans la Révolution néolithique que s'enracine l'état présent de l'humanité.

  • Le premier atlas géographique du peuplement humain sur Terre !

    Glénat présente, avec le concours de l'Institut Géographique De Agostini, le premier Atlas géographique du peuplement humain sur Terre. Cette initiative a été rendue possible grâce au professeur Telmo Pievani, philosophe et évolutionniste de renommée mondiale. Grâce à une synthèse extrêmement recherchée de textes, cartes et tables synoptiques, nous découvrons les ancêtres et les routes de migration du genre Homo qui se sont succédé à plusieurs reprises depuis deux millions d'années. Nous suivons les traces des premiers Homo sapiens hors d'Afrique, leur expansion en petits groupes, les cohabitations des différentes formes humaines qui ont perduré jusqu'à il y a quelques milliers d'années sur tout l'Ancien Monde. Enfin nous observons notre espèce, répartie de par le monde, seule en mesure de modifier les écosystèmes par le biais de la domestication des plantes et des animaux. Le livre nous enseigne comment la géographie, l'histoire, l'ethnologie et les sciences naturelles sont intimement liées et constituent encore aujourd'hui le cadre dont nous sommes les protagonistes. Les reconstitutions graphiques et les textes sont le fruit d'une analyse des données les plus récentes issues des recherches scientifiques interdisciplinaires. Plongez-vous dans le voyage passionnant de l'histoire de l'humanité en 5 chapitres :

    - L'aube des homininés et les premières dispersions.
    - Une pluralité de formes humaines dans l'ancien monde.
    - La seconde naissance d'Homo Sapiens.
    - La révolution néolithique et l'expansion mondiale.
    - La diversité des gènes, des peuples et des langues.

  • «L'homme préhistorique ne nous a laissé que des messages tronqués. Il a pu poser sur le sol un caillou quelconque à l'issu d'un long rituel où il offrait un foie de bison grillé sur un plat d'écorce peint à l'ocre. Les gestes, les paroles, le foie, le plateau ont disparu ; quant au caillou, sauf un miracle, nous ne le distinguerons pas des autres cailloux environnants. » André Leroi-Gourhan ne distingue pas la religion de la magie faute de matériaux mais précise qu'il existe « des préoccupations de caractère mystérieux»parce que l'homme depuis ses premières formes, à la différence de l'animal, a développé la réflexion «c'est-à-dire l'aptitude à traduire par des symboles la réalité matérielle du monde qui l'entourait».
    /> Religion ou magie, l'emploi de ces termes est justifié par différentes traces qui semblent ne pas relever d'un simple usage matériel, telle celle de l'ocre dans l'habitat de l'homme de Néanderthal. L'auteur parle ainsi de rites religieux comme d'une «aptitude à traduire par des symboles la réalité matérielle du monde environnant». Un classique de la paléontologie. Les planches illustrant cet ouvrage ont été réalisées par R Humbert d'après les documents de l'auteur.

  • « Quatre-vingts ans de souvenirs, de rencontres, de voyages, d'initiatives, de résultats, de succès, de joies, de plein de petits plaisirs et de tout petits malheurs, de grands éblouissements.
    La paléoanthropologie et l'archéologie ont le devoir scientifique et philosophique de reconstituer l'histoire de l'homme ; elles ont démontré que nos racines étaient animales, prouvé notre cousinage avec les grands singes, déclaré notre origine unique, tropicale et africaine, montré la logique de notre déploiement progressif à travers le monde, et expliqué comment conscience et connaissance ont peu à peu donné à ce drôle de petit mammifère que nous sommes des traits comportementaux que l'on n'avait pas encore vus poindre le long des 4 milliards d'années d'histoire de la vie et qui sont le libre arbitre et la liberté, la responsabilité et la dignité. » Y. C.
    Au travers de ses propres Mémoires, et à la lumière des découvertes les plus fondamentales qui ont rythmé sa vie, ce sont, en quelque sorte, les Mémoires de l'humanité que nous restitue ici Yves Coppens, conjuguant le savoir du scientifique, son humanité et le talent de l'écrivain.
    Yves Coppens est le découvreur mondialement connu de nombreux fossiles humains célèbres, dont Lucy. Il est paléontologue, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, professeur au Collège de France, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine. Il est l'auteur de Pré-ambules, Le Genou de Lucy, L'Histoire de l'homme, Pré-textes, Pré-ludes et Des pastilles de préhistoire, qui ont été de très grands succès.

  • Des campements de chasseurs de cerfs, de bouquetins, d'aurochs et d'éléphants sur le littoral méditerranéen entre -?190 000 et -?120 000 ans.

    Dans une cavité surplombant la Méditerranée, à Nice, se trouvent les archives miraculeuses de nos très lointains ancêtres. Occupée à intervalles plus ou moins réguliers entre -?190 000 et -?120 000 ans, la grotte du Lazaret est un trésor historique. Les fouilles, menées inlassablement depuis plus de 50 ans, ont dégagé plus de 8 mètres de stratigraphie, une quantité colossale d'informations, d'indices qu'il faut inspecter grain à grain.
    Grâce à ce travail de détective, plusieurs générations d'archéologues ont découvert les fragments oubliés de la vie ordinaire des hommes préhistoriques. Sur l'un des sols dégagés, ils ont ainsi exhumé les restes d'un campement saisonnier de chasseurs qui, l'automne venu, venaient y dépecer des restes de cerfs, d'éléphants ou de rhinocéros, et fumer leur viande avec des posidonies et des graminées. Mais ce ne sont là que quelques traits d'une exploration archéologique qui a mis au jour aussi bien des outils, tels de magnifiques bifaces, que les restes fossiles de 28 humains.

    Ce livre, destiné à un large public, dresse un bilan actualisé et accessible des recherches fondamentales entreprises sans relâche depuis 1961 sur le site du Lazaret. Il donne à chacun les clés pour comprendre l'essentiel d'un site majeur de la Préhistoire française.

  • Que cherchent les préhistoriens ? Comment traduit-on l'éclat de silex, le fragment d'os, le galet ocré, en une réalité sociale, technique, spirituelle ? Comment analyse-t-on le vestige en termes de déplacements, de territoires, de communautés ?
    Reconstituer la vie quotidienne de nos ancêtres, saisir et décrire leur univers symbolique relève de l'enquête policière, ou presque. L'investigation se révèle parfois impossible, souvent hors de portée, toujours difficile. Et moins que toute autre discipline savante, la préhistoire ne peut faire l'économie de la part de fiction que comporte toute science. Les chercheurs qui tentent de lever le voile convoquent aussi, nécessairement, notre plus profond imaginaire.
    Ce livre leur donne la parole. Ce sont des spécialistes, archéozoologues, technologues, pariétalistes. mais aussi des candides, historiens, muséographes, professionnels du tourisme, qui nous racontent, ici, la métamorphose du « matériel » en « rituel », de la chose en signe, du débris en passé.

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