• « Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un «Atlas» qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules. » Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur la crise écologique de notre temps.

  • Voici le livre des révolutions possibles. Il part d'un principe : si l'on veut lancer rapidement un mouvement de masse à l'ère d'Internet, l'humour (et un peu de stratégie) est une « arme » de choix. Il s'appuie sur une expérience acquise dans près de cinquante pays aussi bien que sur les enseignements de Gandhi et du stratège Gene Sharp. Il prend la voix exceptionnelle de Srdja Popovic, apôtre de la lutte non violente, qui fit tomber Milosevic, fut de toutes les « révolutions fleuries » (Géorgie, Liban, Ukraine, etc.), et est considéré comme « l'architecte secret » du printemps arabe.
    Popovic nous fait entrer dans les coulisses des événements historiques du XXIe siècle. Il raconte ce qui marche et comment ça marche. Il explique aussi pourquoi cela échoue parfois, comme en Ukraine ou en Chine. Son livre réconcilie avec l'action politique et montre combien il est crucial, non seulement d'aller au bout des choses, mais aussi d'avoir une vision claire de ce qu'on fera de la liberté.

  • Que signifie « l'exceptionnalisme » japonais ? Le pays est-il toujours une grande puissance industrielle ? Les traditions bloquent-elles les évolutions sociales ? Quelles sont les conséquences de la chute du taux de natalité ? Les relations sino-japonaises sont-elles vouées au conflit ? Le Japon peut-il être un acteur majeur sur la scène internationale ?
    Après avoir dominé la scène économique mondiale jusqu'à la fin du xxe siècle, le Japon semble céder la place au miracle chinois. Ses défis sont aujourd'hui multiples : croissance stagnante, population vieillissante, condition des femmes difficile, sentiment de déclin et d'entre-soi, loin d'un monde globalisé et pluriel.
    Pourtant, le Japon conserve une efficacité et une capacité de résilience hors normes héritées de ses multiples épreuves : bombardements atomiques en 1945, tremblements de terre, catastrophe de Fukushima... Terre d'innovations constantes, place financière incontournable, le pays le plus « occidental » d'Asie affirme ses valeurs libérales et démocratiques, son attachement à sa politique strictement défensive, tout en affichant une ambition plus importante en matière de sécurité.
    À l'heure où commence l'ère Reiwa (« Belle harmonie »), Valérie Niquet nous donne les clés pour mieux comprendre ce pays qui fascine autant qu'il déroute, ses spécificités, ses limites, mais aussi ses atouts qui prouvent qu'il est loin d'être hors course.

  • L'Europe, pendant la plus grande partie de son histoire, a été une idée.
    Elle signifiait un profond désir de circulation et de liberté autant qu'un souci de rigueur et de polémique. À Milan ou à Paris, on se lisait fougueusement ; entre Bruxelles et Vienne, on se copiait passionnément. Aujourd'hui, alors même que l'Europe est devenue une institution, elle n'est pas, ou de moins en moins, une idée. Bruxelles serait-elle devenue une Cité interdite où le débat public ne pénètre plus ?
    Voilà pourquoi la revue Le Grand Continent a invité cinq penseurs internationalement reconnus pour l'envergure de leurs travaux à parler, pour la première fois, de leur idée d'Europe. Ensemble, ils ont ouvert de nouvelles perspectives, de nouveaux chemins à parcourir pour retrouver les voies d'une Europe idéale, pleinement politique - une certaine idée de l'Europe.

  • Le retour des frontières, dans les faits et les consciences, est une bonne nouvelle. À condition de l'interpréter et d'en user avec discernement. Celles-ci n'avaient jamais disparu, sauf sur nos cartes mentales de voyageur européen. Une frontière n'est pas un tracé abstrait mais une institution, et la franchir aisément ne l'annule pas. Abolir les frontières, c'est faire disparaître les États. Un monde sans frontières est un monde barbare, ce que l'horreur daechite nous a rappelé.

  • Ministre des Finances du gouvernement Tsipras durant le premier semestre 2015, Yanis Varoufakis revient sur les négociations qu'il a menées pendant de longs mois pour résoudre la crise de la dette grecque. Mais c'est à une analyse des causes profondes de cette dernière que l'économiste se livre avec brio. En décryptant les dessous de la construction européenne, il montre comment ces instances, qui devaient favoriser l'émancipation des peuples, se sont finalement retrouvées responsables de leurs enfermements progressifs. Un ouvrage essentiel pour comprendre la situation actuelle.

    Traduit de l'anglais par Françoise et Paul Chemla.

  • Depuis Mao, aucun dirigeant chinois n'avait concentré autant de pouvoir entre ses mains que Xi Jinping, qui a accédé en 2012 à la fonction suprême de secrétaire général du parti communiste chinois (pcc) puis, un an plus tard, à celle de président de la République populaire de Chine.
    Si Poutine et Erdogan sont des représentants remarqués et tonitruants de l'illibéralisme, le numéro un chinois Xi Jinping a choisi, lui, la discrétion. François Bougon, journaliste au Monde, décortique ici le personnage et sa stratégie.

  • Une réflexion sur l'actualité du fascisme et la pertinence de ce terme pour analyser les mouvements extrémistes contemporains.

  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

  • À l'image de l'émission sur laquelle le livre s'appuie, ces Itinéraires asiatiques du Dessous des cartes se veulent à la fois pédagogiques et ludiques, informés et accessibles, fidèles à leur tradition de transmission des savoirs et curieux du monde. Le livre offre des savoirs essentiels sur l'Asie et ses puissances (démographie, économie, conflits, énergie) tout en transportant le lecteur sur des territoires moins connus du continent, des enjeux du château d'eau himalayen au Bhoutan, le pays du bonheur brut, inventeur d'un nouvel indicateur pour mesurer le bien-être des populations sans le réduire à la somme de leurs avoirs.

    Avec ses plus de 120 visuels (cartes et graphiques), cet atlas entend susciter la curiosité du lecteur en lui faisant découvrir l'Asie à travers sa géographie physique, l'importance de ses fleuves, de ses montagnes et de ses plaines sur la vie des populations ; en mobilisant les ressorts de l'histoire pour expliquer et comprendre les tensions du présent ; en se projetant, enfin, dans le futur, en suggérant la manière dont l'Asie est en train d'influencer et de transformer le monde.
    Utile à la préparation du programme d'histoire-géographie du bac par les visuels accessibles qu'il offre et les thématiques qu'il couvre, le livre servira également les étudiants dans leur révision du programme de relations internationales et monde contemporain (classe prépa, Sciences Po, histoire, concours administratifs) enfin, tous les curieux du monde qui souhaitent comprendre le basculement du monde, la place que l'Asie y tient et ses relations avec le reste du monde.

  • Conversation avec Régis Meyran.

    Cynisme économique, rendement optimal, narcissisme en réseau, normalisation sociale, conservatisme moral, crispation sécuritaire, recul de la démocratie au profit des experts, et en réaction, tentations de recroquevillement national ou de folie théocratique... Et si, derrière leur diversité, toutes ces facettes de notre présent formaient les éléments d'un seul puissant virage à droite de la planète entière ? Initié en Occident à la fin des années 1970, puis renforcé par le démantèlement du bloc soviétique dix ans plus tard et le décollage du capitalisme dans tout le sud du globe, ce tournant est-il irréversible ? C'est cette hypothèse générale d'une droitisation du monde depuis près d'un demi-siècle que François Cusset déplie ici au fil de la discussion. Il revient sur les fourbes années 1980, sur l'alliance des années 2000 entre néolibéraux et néoconservateurs, sur la prise en charge « biopolitique » de nos vies et l'engrenage marchand de la révolution numérique. Et surtout, contre la fatalité d'un tel tournant, il guette l'apparition de résistances nouvelles et pointe le réveil des forces d'émancipation - qu'on les nomme ou non « de gauche » -, des forces encore dispersées mais résolues à combattre.

  • Troisième « Carnet de l'Observatoire » après «Russie-Europe : des malentendus paneuropéens » et« Russie : les enjeux du retour au Moyen-Orient», le livre d'Aurélie et Thierry Bros s'attaque à un domaine majeur concernant la Russie : le gaz et ses enjeux tout à la fois économiques, commerciaux, stratégiques, diplomatiques... Si, à partir des années 1970, la Russie soviétique est devenue, peu à peu, un État pétrolier et gazier, exportant de plus en plus de gaz en direction de l'Europe, la situation est en train de changer. La crise russo-ukrainienne a eu des répercussions sur la sphère énergétique, notamment gazière, ravivant le débat sur la menace potentielle d'une dépendance européenne vis-à-vis du gaz russe, tandis que le rapprochement sino-russe s'est intensifié. La tendance actuelle est une « sur-géopolitisation » des activités gazières russes, avec une tendance à la « sur-dramatisation » pour les exportations en direction de l'Europe et une « sur-idéalisation » dans les exportations en direction de l'Asie. Une telle vision occulte non seulement les enjeux économiques et financiers, mais aussi les rapports de forces qui tendent à s'exacerber sur le marché domestique russe pour l'accès aux marchés tant en Russie qu'à l'étranger.

  • Au fil du temps, la question israélo-palestinienne est devenue une sorte de question coloniale d'un autre âge. Cinquante ans après la guerre des Six Jours, Jean-Paul Chagnollaud montre qu'au Moyen-Orient, la violence est toujours là, fragmentée et donc bien peu visible, mais en constante évolution. Une évolution qui met en cause la viabilité de la solution à deux États pour une paix juste, après négociation et, en dernière instance, par un accord entre les parties fondé sur le droit international. Sans cette nécessaire recherche de légitimité par le droit, les victoires remportées sur le terrain demeureront toujours précaires et, sur le long terme, elles préfigurent la défaite du vainqueur.

  • Prenez une carte du monde. Repérez la Méditerranée et essayez d'en tracer le centre. La Sicile est le nombril de cette mer-carrefour, centre historique de la planète. À la croisée des mondes, colonisés depuis plus de 3 000 ans, les Siciliens oscillent entre rationalisme occidental et tentations du désert.

    Parmi ceux que l'on rencontrera : Rosa Cassata est présidente d'un mouvement indépendantiste sicilien ; Salvatore Lupo est l'auteur d'une monumentale Histoire de la mafia ; « Pasquale », le gamin du film Respiro, nous livre une tranche de vie d'un Sicilien exilé en France ; et U Zi' Peppe, depuis Lampedusa, nous raconte comment de terre d'émigration la Sicile est devenue terre d'immigration.

  • Voici un ouvrage qui, pour la première fois, raconte les coulisses de 70 ans de relations franco-israéliennes. Grâce à des centaines de documents inédits, provenant notamment des archives françaises, israéliennes et américaines, et grâce à des témoignages d'acteurs de premier plan, Vincent Nouzille révèle des conversations secrètes des chefs d'État (publiées ici pour la première fois), des accords confidentiels, des guérillas clandestines et des confidences - parfois sévères - de dirigeants israéliens et français.

    Que se sont dit De Gaulle et Ben Gourion lors de leurs entretiens ? Quel a été le rôle du Mossad durant la guerre d'Algérie ? Pourquoi De Gaulle a-t-il rompu avec Israël en 1967 ? Pourquoi Chirac fut-il tour à tour adulé puis détesté en Israël ? Comment Sarkozy et Hollande se sont-ils alignés sur certaines positions diplomatiques d'Israël et comment des coopérations secrètes se sont nouées contre le terrorisme ? Pourquoi Macron est-il attendu au tournant par les Israéliens... ?

    Depuis la création de l'État d'Israël en 1948, la France entretient avec l'État hébreu des relations passionnelles et contrariées. Une succession de hauts et de bas, de tentatives de réconciliations et d'incompréhensions réciproques, qui alimentent les controverses et donnent à ce sujet un caractère ultra-sensible. Il est vrai que la France a une histoire spéciale avec Israël, du fait de l'importance de la communauté juive sur son territoire, de ses liens avec les pays arabes et de sa volonté de s'impliquer dans les affaires du Proche-Orient où son influence a pourtant décliné. Mais les conseils des Français agacent souvent les Israéliens qui reprochent en retour à la France de ne pas les comprendre, ni de les soutenir assez...

  • « Chrétien » et « Gaza », deux mots a priori inconciliables, une association vide de sens.
    Par contre on connait les chrétiens d'Orient. On en parle pour immédiatement se désoler de leur disparition. Un thème récurrent dans les grands médias, en alternance avec celui de la « menace islamiste ».
    D'ailleurs combien sont-ils ces chrétiens ? Comme si un chiffre suffisait à disqualifier le sujet, le condamner à l'insignifiance.
    « Gaza » c'est en outre la concrétisation du « péril islamiste », puisque ce minuscule territoire est administré depuis plus de dix ans par un parti à référence musulmane. Un territoire « où il ne s'est rien passé d'intéressant depuis les croisades ». Une bande de terre où la Sainte famille n'aurait fait que passer, en fuite vers l'Egypte, et « où aucun personnage de la Bible n'est né ».
    Une démographie galopante, avec peut-être quelques chrétiens qui survivent dans l'océan musulman en priant en secret dans des caves, comme aux premiers temps ? En attendant « l'exil, la conversion forcée ou la mort ».
    Vous l'avez compris, il ne s'agit pas là du fil de ce livre.
    Si la Palestine, et la bande de Gaza en particulier, constituent malheureusement la ligne de front dans le conflit ouvert entre l'Occident et le monde arabe et musulman, les chrétiens de Gaza nous racontent une autre histoire.
    Issus des premiers chrétiens persécutés par Rome, majoritaires puis minoritaires, des leçons sont à prendre sur un thème bien hexagonal : celui de l'harmonie interreligieuse dans un pays, le nôtre, qui se laisse parfois séduire par une laïcité mal comprise.
    Silencieux ambassadeurs de terrain du dialogue interconfessionnel ; ne peut-on imaginer une pédagogie de la part de ceux qui, chrétiens, vivent en terre d'islam, l'affirment sans amertume ni envie ? Une sorte d'enseignement par la base, qui s'appuierait sur l'expérience de quatorze siècles de vie commune.

  • À tort ou à raison, la Russie s'est construit une image de « cyberpuissance » que les accusations américaines, en liaison avec l'élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, renforcées par les récentes déclarations du nouveau président français, ont grandement contribué à façonner. Une certaine fascination s'est d'ailleurs installée, en Europe et surtout aux États-Unis, pour le rôle spécial que la Russie jouerait dans le cyberespace ; une véritable passion médiatique, que l'on retrouve dans les titres de presse et le choix d'un vocabulaire rappelant parfois les romans de John le Carré. La déconstruction du rôle que la Russie joue dans le cyberespace (et pas simplement dans la cyberguerre), à laquelle s'attaque Kevin Limonier dans ce quatrième Carnet de l'Observatoire, apparaît d'autant plus nécessaire qu'il s'agit d'un phénomène géopolitique susceptible d'intéresser bien au-delà du cercle restreint des quelques spécialistes du sujet. L'irruption de cet acteur désormais incontournable qu'est Moscou dans l'espace numérique pose avant tout la question de l'instrumentalisation politique (par la Russie comme par ses adversaires) d'un phénomène technique ayant acquis une telle importance stratégique que la lutte pour son contrôle est désormais susceptible de provoquer des guerres, de déstabiliser des régions entières, ou encore de priver les citoyens de certains de leurs droits les plus fondamentaux.

  • Ce livre regroupe une quinzaine d'articles de fond et de chroniques publiés dans la Revue d'études palestiniennes par Ilan Halévi (1942-2013), militant de gauche au parcours atypique qui se définissait «comme 100% juif et 100% palestinien», mais qui était d'abord citoyen du monde.

  • En France comme ailleurs, l'image d'Israël est très contrastée.
    Pour les uns, c'est un État irréprochable grâce auquel le peuple juif dispose enfin de son «toit politique». Une démocratie qui perdure dans un environnement instable et dangereux.
    Pour les autres, c'est avant tout un État qui occupe depuis cinquante ans un territoire qui n'est pas le sien et sur lequel il a développé une colonisation systématique au mépris du droit international.
    De fait, comme le montrent Pierre Blanc et Jean-Paul Chagnollaud à l'aide de nombreux exemples, la réalité d'Israël offre bien des contradictions. Idéologie, territoire, État, identité, sécurité, économie : autant de thèmes qui sont abordés dans ce livre sous leurs aspects paradoxaux, afin de nous permettre d'appréhender la réalité d'Israël aujourd'hui.

  • L'actualité le montre de plus en plus souvent, le dérèglement climatique tue, et il tue les plus pauvres et les plus fragiles de la planète.
    Un article de la revue de Nature (janvier 2015) a établi que pour rester sous la barre des + 2° C (seuil au-delà duquel les évolutions peuvent s'avérer catastrophiques), il faudra laisser inexploités dans le sous-sol près des 2/3 des réserves d'énergie fossile actuellement connues. Or nous n'en prenons nullement le chemin : l'extraction de fossiles bat son plein et les négociations climatiques en vue de la Conférence de Paris en décembre 2015 abandonnent l'objectif de tout faire pour rester sous ce seuil critique.
    Ce livre porte la voix de personnalités du monde entier, mais aussi celle d'innombrables victimes, réfugiés climatiques, de collectifs en lutte et de chercheurs conscients de l'impasse actuelle (climatologues, spécialistes des réfugiés environnementaux ou du droit de l'environnement, etc.). Tous nous rappellent la réalité du réchauffement climatique en cours, les souffrances qu'il produit et tracent les voies pour sortir de l'âge des fossiles.

    Une palette de personnalités de la société civile mondiale, mobilisées sur les enjeux climatiques et la nécessité de changer de modèle de développement : Naomi Klein, Vandana Shiva, Jean Jouzel, Susan George, Desmond Tutu, Bill McKibben, Geneviève Azam, Maxime Combes, Pablo Solon et Nnimmo Bassey.

  • Chassé du pouvoir manu militari par l'armée française le 11 avril 2011 après le litige qui marqua le second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010 et la guerre qui s'en suivie, le Président Gbagbo a été transféré à la Cour Internationale de La Haye et incarcéré à la prison de Scheveningen. Menant avec des avocats le combat judiciaire pour démontrer son innocence, il a été écarté de la scène publique en Côte d'Ivoire. Mais il a entretenu au fil de ces années de crise un dialogue continu avec François Mattei, qui restitue ici son exceptionnel témoignage.

  • À l'heure où le sombre désir de guerre retentit jusqu'en Europe, Rony Brauman, penseur exigeant et intransigeant, nous aide à débusquer faux prétextes et pièges dangereux tendus par des dirigeants belliqueux. Affirmant qu'il n'existe pas de « guerres humanitaires », il nous appelle à la méfiance face aux prétentions occidentales à imposer les valeurs démocratiques par la force. Son livre chez Textuel «Humanitaire, le dilemme, »a inauguré la collection "Conversations pour demain" et a été le plus « long-seller » de la collection.

  • Depuis le traité de Rome de 1957, l'Europe a mené une intégration toujours plus étroite entre ses États membres. Une vision troublée par le retrait d'un des membres de l'Union européenne, le Brexit annonçant alors la fin d'une expansion géographique constante. L'intégration européenne cependant ne s'est pas réalisée sans heurts : la crise de l'euro, la gestion des flux de réfugiés et de migrants, l'amorce d'une transition écologique ont mis à mal la solidarité qui devait devenir le ciment d'une construction politique. Mais si l'Europe est aujourd'hui en crise de projet et d'identité collective, sa fracture est source d'un débat nouveau ouvert sur son futur.
    Bien plus qu'une analyse structurelle, Philippe Pochet apporte une perspective historique inédite et plaide dans cet ouvrage pour un éclairage socio-écologique qui prendrait en compte problématiques du passé et enjeux du futur.

  • Nous vivons à l'heure du terrorisme, et nous ignorons son histoire. Pris par la violence des images, la surenchère des menaces, la confusion de l'information « en continu », nous laissons finalement peu de place à la réflexion et à l'analyse. Il est pourtant urgent de chercher à comprendre le phénomène terroriste.
    Avec le concours de spécialistes internationaux, Gérard Chaliand et Arnaud Blin retracent dans cet ouvrage l'histoire du terrorisme, depuis l'Antiquité jusqu'à ses formes les plus récentes, et nous font comprendre combien la perception du terrorisme a évolué. L'islamisme radical est ainsi replacé dans son contexte historique. Seule cette profondeur de vue peut nous permettre de cerner les enjeux actuels de ce phénomène, dont les effets sont loin d'être épuisés.
    Les auteurs ont aussi réuni pour ce livre les discours, manifestes et autres textes théoriques des acteurs principaux du terrorisme, de Bakounine à Ben Laden - la plupart inédits en français. Ce que vous avez entre les mains, lecteurs, c'est la première grande encyclopédie du terrorisme.

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