• La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?
    Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.
    Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.

  • Partout, ça se rebiffait. Les années 1970, a-t-on dit à droite et à gauche, du côté de Samuel Huntington comme de Michel Foucault, ont été ébranlées par une gigantesque « crise de gouvernabilité ».
    Aux États-Unis, le phénomène inquiétait tout particulièrement le monde des affaires, lui qui était mis en cause de toutes parts, confronté simultanément à des indisciplines ouvrières massives, à une « révolution managériale » réelle ou supposée, à des mobilisations écologistes inédites vécues comme des « attaques sur la libre entreprise », à l'essor concomitant de nouvelles régulations sociales et environnementales, et - racine de tous les maux - aux ravages de ce que Friedrich Hayek fustigeait alors comme une « démocratie sans limite ».
    C'est à cette occasion que furent élaborées, par réaction, dans un mouvement de contre-offensive multiforme face à cette vague de révolte généralisée, de nouvelles tactiques politiques destinées à l'endiguer et à la neutraliser, de nouveaux arts de gouverner encore actifs aujourd'hui - une nouvelle gouvernance capitaliste dont ce livre propose de retracer, en faisant le récit des conflits qui en constituent les sources, l'histoire philosophique.

  • Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.

  • Ils ont grandi dans la même ville, ils ont été élèves dans le même lycée.
    L'un est devenu président de la République, l'autre son opposant n° 1.

    François Ruffin retrace le parcours de l'enfant prodige de la bourgeoisie d'Amiens, qui choisit Paris, l'Ena, la commission Attali sous Sarkozy, la banque d'affaires, rejoint l'Élysée du temps de François Hollande, puis se lance dans la course à la présidence de la République. Il met en lumière les choix du chef de l'État, les protections qu'il sollicite, ses relations incestueuses avec les patrons de médias et les grandes fortunes (qui sont souvent les mêmes).

    LA FRANCE DE FRANÇOIS RUFFIN.
    En contrepoint, François Ruffin se raconte aussi : son mal-être de jeune homme qui rêve de « sauter les grilles » du lycée, le refus de faire carrière après le Centre de formation des journalistes, le choix de pratiquer un journalisme dissident (« Là-bas si j'y suis », Fakir), le film Merci patron ! et l'aventure de la députation, dans l'aspiration de la France insoumise. Il raconte ses rencontres avec ces Français qui comptent en euros, voire en centimes, il partage avec les lecteurs son engagement de tous les instants, jusqu'à l'austérité.

    UN VRAI LIVRE DE GAUCHE.
    Ce livre, écrit au scalpel, se lit d'une traite. Il est truffé de formules cinglantes sur la présidence et d'histoires bouleversantes de la France populaire. C'est un livre de gauche, profondément, viscéralement, qui tient du réquisitoire implacable des Nouveaux Chiens de garde de Serge Halimi, d'un appel à l'engagement de Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, et du livre d'intervention, au coeur de l'événement, comme Murmures à la jeunesse de Christiane Taubira.

  • La V République s'installe à un moment où deux processus complexes et à géométrie variable - la décolonisation, d'une part, et l'essor économique sans précédent, de l'autre - dessinent de nouveaux périmètres pour la vie de la Cité. Après un demi-siècle d'existence, ce régime, qui apparut à beaucoup comme la structure politique d'accompagnement de la modernisation du pays et de sa métamorphose, semble peiner à conduire la nouvelle mue de la société française au sein d'un monde globalisé.
    En historien, Jean-François Sirinelli observe le fonctionnement de l'écosystème quintorépublicain.
    Il en analyse les crises conjoncturelles et éclaire les mouvements structurels de la démocratie française de ces cinquante dernières années.

  • Parce que la politique à l'échelon local est une source incroyable de renouveau pour le dialogue citoyen et l'action publique, cet ouvrage donne la parole à des maires qui ont décidé de penser la relation aux habitants et au territoire de façon innovante. Destiné aux citoyens, élus, militants, ce livre peut donner des clés pour agir et être un outil de réflexion dans sa propre pratique.

  • Les Français ont perdu confiance. Ils ont le sentiment que le pays fait fausse route. Mais ils hésitent encore sur les raisons qui ont pu les conduire dans cette impasse. A quel moment se sont-ils égarés ?
    Ont-ils été trompés ?
    Pour les éclairer, Eric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante dernières années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ». En historien et en journaliste qui a connu bien des protagonistes de cette triste épopée, il mobilise aussi bien la politique que l'économie ou la littérature, le cinéma et même la chanson. Revenant sur des faits oubliés ou négligés, mais décisifs, comme la loi de 1973 nous obligeant à nous endetter auprès des marchés financiers, il nous réserve quelques surprises.
    L'auteur relit chronologiquement le passé pour démasquer une succession d'aveuglements technocratiques, de « politique spectacle » délétère, de faux débats et de mensonges, notamment sur la famille, l'immigration, l'Europe ou la mondialisation... Il souligne notamment la responsabilité des élites dans ce fiasco.
    Quarante ans d'indifférence au sort des vrais « invisibles » de la République (ouvriers, paysans, employés et cadres « rurbains » chassés en grande banlieue) ont, avec la crise économique, engendré un peuple blessé et perdu, livré aux nouveaux despotes de Bruxelles.
    Il est temps de faire les comptes ! C'est le premier pas nécessaire pour espérer pouvoir un jour guérir de nos maux.

  • Ils devaient répondre à une question, sensible : l'islamisation de la Seine-Saint-Denis est-elle un fait ou une fake news ?
    Cette enquête choc est née du désir des grands reporters du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme de former une cellule d'investigateurs, baptisée « Spotlight », avec l'appui des éditions Fayard et, pour cette première année, du Centre de formation des journalistes (CFJ).
    Ivanne Trippenbach, Célia Mebroukine, Romain Gaspar, Hugo Wintrebert et Charles Delouche, jeunes journalistes, ont cherché « la » réponse, avec leurs doutes parfois, leur sincérité toujours.
    Leurs découvertes ? Une « université » islamique infiltrée par un réseau djihadiste, un dépôt de la RATP où la pratique religieuse, officiellement interdite, devient la norme, des élus prêts à toutes les compromissions, des fonctionnaires désemparés, de l'argent qui coule à flots en toute opacité, un communautarisme en pleine expansion...
    L'islamisation progressive du 9-3 est bien une réalité.
    En voici la preuve.

  • Nous vivons un moment politique complètement inédit dont l'élection de Macron est à la fois le symbole et l'accélérateur. Une verticalité renforcée du pouvoir qui défie tous les corps intermédiaires ou les institutions et une horizontalité accrue de la société par les forces conjuguées du libéralisme économique, fondées exclusivement sur l'efficacité et la rentabilité, et du numérique. Cette disjonction est-elle tenable ?... Voici une remarquable analyse du temps présent de Roland Gori qui en démontre toutes les contradictions et les périls.

  • Il est temps de se ressaisir de l'ambition française. La résignation libérale n'a que trop duré.

    Et pour penser plus grand que nous, il faut penser l'Europe. Car si la France est notre maison, l'Europe est notre village.

    Une Europe qui retrouverait sa vocation civilisationnelle autour du seul vrai projet qui devrait nous habiter : l'écologie.

    Qui peut imaginer demain vivre sur une planète devenue irrespirable ? Invivable ? Avec des océans charriant plus de plastique que de poissons ? Une nature devenue silencieuse le jour où le dernier oiseau se sera tu ? Des champs sans fleurs, car sans pollinisateurs ? Des territoires rongés par les flammes ou envahies par les eaux du dérèglement climatique ? Un air vicié empêchant nos enfants de respirer ? Qui peut croire que nous résoudrons les défis immenses qui nous attendent en nous repliant derrière des frontières qui ne sont plus protectrices de rien ?

    Le seul échelon qui nous permettra de mener à bien ces combats, c'est l'Europe. Une Europe proche de nos concitoyens et capable de les accompagner au plus près de leur vie. Une Europe qui réconcilie nos terroirs, nos régions, et le monde. Une Europe qui investit pour que nous reprenions le contrôle de ce qui est essentiel à nos vies : la nourriture, la santé, l'éducation, la mobilité, l'habitat, la culture, l'énergie.

    Cette Europe solidaire et démocratique, nous allons la construire ensemble.

    Car, aujourd'hui, tout commence !

  • «Ce livre rassemble l'ensemble de mes chroniques mensuelles publiées dans Libération de septembre 2004 à janvier 2012. Période qui a été profondément marquée par la crise financière mondiale déclenchée en 2007-2008. Je tente, à plusieurs reprises, de comprendre le nouveau rôle joué par les banques centrales pour éviter l'effondrement de l'économie mondiale, ou bien d'analyser les différences et les points communs entre les crises irlandaises et grecques. Sans oublier les sujets plus classiquement domestiques, mais toujours essentiels pour notre avenir commun : justice fiscale, réforme des retraites, avenir des universités.
    Vers la fin de la période, cependant, un sujet se met à éclipser tous les autres : l'Union européenne sera-t-elle à la hauteur des espoirs que tant d'entre nous avons placés en elle ? L'Europe parviendrat- elle à devenir la puissance publique continentale et l'espace de souveraineté démocratique nous permettant de reprendre le contrôle d'un capitalisme mondialisé devenu fou ? Ou bien ne sera-telle, encore une fois, que l'instrument technocratique de la dérégulation, de la mise en concurrence généralisée et de l'abaissement des États face aux marchés ?»

  • 38 discours hors du commun.
    Du fondateur " Je vous ai compris " de Charles de Gaulle à la défense du mariage pour tous par Christiane Taubira, du mythique discours du Panthéon sur Jean Moulin signé Malraux au plaidoyer anti-guerre d'Irak prononcé par Dominique de Villepin à l'Onu, Jean-Louis Debré commente les " grands discours " de la Ve République, depuis sa naissance en 1958.

  • En avril 2015, Marine Le Pen a bruyamment rompu avec son père, qui venait de réaffirmer, dans un entretien à Rivarol, des motifs classiques de l'extrême-droite : rapport charnel au pays, apologie du combat et de l'instinct vital, défense de « l'Europe boréale » contre les invasions migratoires et du peuple contre les élites déracinées, minimisation de la Shoah...
    La présidente du Front National n'a cependant pas répondu sur le fond, se contentant de dénoncer une démarche dommageable pour son parti en pleine « dédiabolisation ». Il faut donc comprendre si 1/ elle demeure fidèle à cette tradition sans l'exprimer totalement ; 2/elle en a modifié certains éléments, et lesquels ; 3/ elle propose une vision de l'homme et de la société différente de la pensée de l'extrême-droite.
    En étudiants ses déclarations et ses discours, en examinant les inspirations philosophiques de son parti, en interrogeant des membres de son entourage et des spécialistes de l'extrême-droite, ce livre mettra en lumière les lignes de forces de l'idéologie du Front national d'aujourd'hui, afin de répondre à la question que tout le monde se pose : à la veille de l'élection présidentielle de 2017 le FN a-t-il vraiment changé ?

  • «Laïcité, radicalisation, incivilités, communautarisme, Je suis Charlie.» Philippe Blanchet livre ici une édifiante dénonciation des contenus implicites dissimulés dans ces mots et expressions piégés par nos politiques, sous couvert de la défense d'une certaine vision de la « République ». Une analyse cruciale pour s'armer face à la propagande et à l'endoctrinement véhiculés par ces mots détournés.

  • L'illusion d'une sortie de la crise actuelle par des politiques néolibérales est-elle nouvelle ? C'est ce que prétend incarner Emmanuel Macron, en voulant créer une mystique salvatrice via ses réformes économiques et sociales. Un an après son élection, Attac et la Fondation Copernic décryptent dans cet opus les impasses d'une politique qui se prétend résolument moderne alors qu'elle n'a de cesse de prendre des mesures issues de l' «ancien monde».
    À l'illusion du «en même temps» se sont adossés un rapport au pouvoir parfaitement éculé (car conçu comme autoritaire et vertical), et surtout la mise en place d'une politique de fuite en avant néolibérale, où remise en cause des droits sociaux et cadeaux aux plus riches participent à renforcer le pouvoir de ceux qui l'ont déjà.
    Cette nouvelle gestion froide et cynique de la chose publique se met en place au sommet de l'État avec l'arrivée d'un contingent de jeunes bureaucrates : les Macron's Boys and Girls. Ils sont à la base d'une nouvelle machine technocratique alimentée par des réformes où progrès social et écologie sont les grands absents.
    Un business model, qui se prétend dénué de toute idéologie, est mis en place dans la start-up nation France. La Macronie s'est dotée d'une novlangue faussement innovante et porte aux nues un illusoire salut néolibéral où seuls les premiers de cordée, les puissants et la nouvelle «noblesse d'État libéral» trouveront grâce.
    Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron parie sur l'anesthésie de la société. Mais le réveil risque d'être douloureux. Face à une telle visée, voici un ouvrage qui propose à tous ceux qui ne se résignent pas, un projet porteur d'une autre vision de la société...

  • Chirac face à l'Histoire.

    En plus d'avoir été un acteur de l'Histoire, l'ancien président Jacques Chirac aura également été un grand témoin de celle-ci. De la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs au parrainage du Musée du Quai Branly, Jacques Chirac aura voué sa vie toute entière à une déférence fidèle et respectueuse d'une Histoire à réhabiliter.
    Cet album présente, en quelque 60 thèmes alphabétiques, un Président qui toute sa vie a coudoyé la grande Histoire. Concocte par celui qui fut son ministre de l'Intérieur, il est enrichi de confidences, d'anecdotes inconnues et révélatrices, de souvenirs et de 250 photos parfois inédites.

  • Dire non

    Edwy Plenel

    Ce livre, dédié à Stéphane Hessel, s'adresse à tous ceux que la politique déçoit et que la crise effraye. Anthropologues, philosophes, politiques, poètes. Tous, avec l'auteur, réinventent le non. Le non à l'abaissement de la France par ceux qui la défigurent en ne l'aimant pas telle qu'elle est; le non pour élever ce pays en élevant son langage ; le non pour inventer le oui. Au nom d'une France urbaine et métissée, il prône une laïcité ouverte, une liberté étendue, une refonte des institutions et une valorisation de la diversité qui provoqueraient un sursaut démocratique.

  • Ce livre n'est ni un réquisitoire.
    Ce livre n'est pas un règlement de comptes.
    Ce livre n'est pas une hagiographie.

    C'est bien pire que cela : une enquête.

    Voilà donc la vérité sur l'action d'une élue qui rend invivable la vie quotidienne de dix millions d'habitants de Paris et de sa région tout en prétendant l'améliorer.
    Cette femme cynique a cependant un talent : cet art de communiquer qui lui permet aujourd'hui encore de masquer ses échecs. On s'est - presque - habitué à ses prêches, de l'injonction du « vivre ensemble » à l'exaltation de « l'impôt citoyen » !
    Airy Routier, journaliste dont on se rappelle les biographies non autorisées sur Bernard Arnault ou Bernard Tapie, et Nadia Le Brun montrent l'envers du décor, de la saleté croissante des rues à l'organisation de la paralysie automobile.
    La politique du logement, aussi provocatrice qu'inefficace, l'aveuglement face à l'afflux des migrants, sans oublier une dette qui a doublé en quatre ans pour compléter le tableau : le bilan à mi-mandat apparaît déjà désastreux.
    Ce qui fait peur, c'est que la maire de Paris, Anne Hidalgo, n'écoute plus personne, au point d'inquiéter même le nouveau président de la République, qu'elle déteste.

    Entre récit et révélations, ce livre iconoclaste dit tout haut ce que bien des Parisiens pensent tout bas.

  • Un an avant une élection présidentielle, la « numéro deux » du plus célèbre hebdomadaire de la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d'avoir voulu remettre au pas « sa » presse, tandis que les actionnaires du « Monde libre », auquel appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l'affaire.
    Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au coeur des médias français, entre décadence d'un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d'appareil à l'agonie. Une plongée sans précédent dans le « quatrième pouvoir », par quelqu'un qui l'a connu de l'intérieur. Un appel aussi à la résurrection d'une vraie gauche, et à la libération des journalistes.

  • L'objectif, éminemment politique, de cet ouvrage est de proposer pour 2012 une alternative aux programmes court-termistes et consensuels qui pourraient être développés par les candidats lors de la campagne officielle pour les élections présidentielles. Il vise à offrir une perspective de long terme de ce à quoi la société pourrait ressembler d'ici trente à cinquante ans si nous prenons un véritable virage écologique et humain et si nous opérons un changement concret de paradigme.
    Si, ces dernières années, un grand nombre d'ouvrages et de films ont dénoncé les pires crises que traverse l'humanité, si d'autres se sont évertués à mettre en lumière des alternatives, force est de constater que très peu se sont attelés à la tâche d'offrir une vision articulée, écologique et positive de l'avenir. Loin des «yaka-fokon» et des déclarations d'intention pleines de bonne volonté, cet ouvrage met en lumière des solutions qui ont fait leur preuve, à petite comme à grande échelle, dans la plupart des domaines de la société. Pour chaque thématique, une personnalité «experte», ayant développé une vision du sujet - voire souvent conduit ou observé une expérimentation -, propose en quelques pages des voies de transition concrètes, ainsi que les moyens à disposition de tous, qu'ils soient citoyens, élus ou entrepreneurs, pour les mettre en action. Chacune de ces propositions s'appuie sur un «cas pratique» : un exemple concluant mené à l'échelle d'un territoire européen (canton, département, région.).
    Au-delà d'une simple compilation, ces propositions sont mises en relation comme un véritable projet de société.

  • « Humanitude » ? C'est ainsi que Testart dénomme l'étonnante capacité des simples citoyens à réfléchir, à délibérer et à prendre des décisions au nom de l'intérêt commun de l'humanité. Cet état transitoire se manifeste chez les personnes invitées à constituer les conventions de citoyens consultées pour proposer une solution à un problème d'intérêt général. Il s'agit là d'une réalité anthropologique désormais vérifiée dans les nombreux pays qui ont multiplié ce type de conventions. Le livre s'attache à comprendre dans quelles conditions précises une assemblée de citoyens peut produire ce résultat.
    L'auteur peut alors développer un plaidoyer convaincant en faveur d'une institutionnalisation des conventions de citoyens comme procédure ordinaire intervenant dans tous les choix publics. Il s'agirait d'une véritable révolution citoyenne, refondant le politique d'une tout autre manière que celles qui sont habituellement proposées (à savoir : démocratie participative, référendum d'initiative populaire, démocratie directe.).
    Testart répond de façon convaincante aux objections habituellement émises par les responsables politiques quant à la capacité des simples citoyens à prendre ainsi une part active et plus directe à la décision publique. Il montre aussi pourquoi et comment il est souhaitable et possible d'étendre cette forme de participation citoyenne bien au-delà du champ où elle est déjà largement expérimentée (celui des questions écologiques et éthiques soulevées par la mise en oeuvre de nouvelles techniques).

  • Ce livre est un tableau de circonstances, comme on le dit d'un changement d'époque. L'action se déroule vers 2017-2018 en France, contrée connue pour aimer les livres et la politique. Cette fois, le pays est servi. Tandis que s'écroulent les grandes familles idéologiques nées au XIXe siècle, le socialisme, le libéralisme, on voit surgit un nouveau monde, mêlé de start up et de légumes bio. Personne ne sait comment s'appelle ce monde. C'est la nouvelle scène où brille l'astre Macron peut-être pour mille ans. En trois petits mois, une page énorme a été tournée, renvoyant au néant d'anciennes célébrités qui ne le sont plus. Le nom de François Fillon a été au centre de ce bouleversement. Donné vainqueur à l'Élysée, il a quitté la scène dans l'habit du vaincu. On a dit qu'il avait été « empêché ». Par qui ? Par quoi ? Un adversaire, sûrement, mais du dedans ou du dehors ? Que nous dit cette minuscule tragédie ? La réponse à ces questions réveille toute une histoire remplie de portraits, d'épisodes, d'anecdotes qui disent le vrai de notre temps. Et quoi de plus amusant que le vrai ? A l'école du Bloc-Notes de François Mauriac où la littérature et la politique s'alimentent à l'envi, loin des catéchismes militants, Un empêchement se veut surtout un bon moment de conversation.

  • - Quelles sont les valeurs qui, aujourd'hui, font sens pour les Fran- çais ? Quelles ont été leurs évolutions depuis 40 ans dans les grands domaines de la vie : famille, sociabilité, politique, travail, économie, religion ?
    - L'ouvrage propose une analyse approfondie des opinions et atti- tudes des Français et permet de mesurer les grandes tendances de l'opinion publique et les évolutions de fond dans les mentalités des Français.
    - Il s'appuie sur la vague de la cinquième et toute récente enquête de la European values study, une enquête européenne sur l'évolu- tion des valeurs dont la partie française est coordonnée par les auteurs du livre.
    - L'ouvrage, organisé sous forme de notices courtes classées dans 8 grands thèmes majeurs, est très abordable pour un large public.

  • L'histoire sinueuse des fondations républicaines est l'objet de ce livre. À travers une approche chronologique et thématique, il est proposé une réflexion sur les tenants et aboutissants de notre destin républicain.

    La république, en tant qu'État de droits et gouvernement des Français par eux-mêmes à travers leurs représentants, n'est pas allée de soi.

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