• La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?
    Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.
    Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.

  • Parce que la politique à l'échelon local est une source incroyable de renouveau pour le dialogue citoyen et l'action publique, cet ouvrage donne la parole à des maires qui ont décidé de penser la relation aux habitants et au territoire de façon innovante. Destiné aux citoyens, élus, militants, ce livre peut donner des clés pour agir et être un outil de réflexion dans sa propre pratique.

  • Les Français ont perdu confiance. Ils ont le sentiment que le pays fait fausse route. Mais ils hésitent encore sur les raisons qui ont pu les conduire dans cette impasse. A quel moment se sont-ils égarés ?
    Ont-ils été trompés ?
    Pour les éclairer, Eric Zemmour se livre à une analyse sans tabou de ces quarante dernières années qui, depuis la mort du général de Gaulle, ont « défait la France ». En historien et en journaliste qui a connu bien des protagonistes de cette triste épopée, il mobilise aussi bien la politique que l'économie ou la littérature, le cinéma et même la chanson. Revenant sur des faits oubliés ou négligés, mais décisifs, comme la loi de 1973 nous obligeant à nous endetter auprès des marchés financiers, il nous réserve quelques surprises.
    L'auteur relit chronologiquement le passé pour démasquer une succession d'aveuglements technocratiques, de « politique spectacle » délétère, de faux débats et de mensonges, notamment sur la famille, l'immigration, l'Europe ou la mondialisation... Il souligne notamment la responsabilité des élites dans ce fiasco.
    Quarante ans d'indifférence au sort des vrais « invisibles » de la République (ouvriers, paysans, employés et cadres « rurbains » chassés en grande banlieue) ont, avec la crise économique, engendré un peuple blessé et perdu, livré aux nouveaux despotes de Bruxelles.
    Il est temps de faire les comptes ! C'est le premier pas nécessaire pour espérer pouvoir un jour guérir de nos maux.

  • «Ce livre rassemble l'ensemble de mes chroniques mensuelles publiées dans Libération de septembre 2004 à janvier 2012. Période qui a été profondément marquée par la crise financière mondiale déclenchée en 2007-2008. Je tente, à plusieurs reprises, de comprendre le nouveau rôle joué par les banques centrales pour éviter l'effondrement de l'économie mondiale, ou bien d'analyser les différences et les points communs entre les crises irlandaises et grecques. Sans oublier les sujets plus classiquement domestiques, mais toujours essentiels pour notre avenir commun : justice fiscale, réforme des retraites, avenir des universités.
    Vers la fin de la période, cependant, un sujet se met à éclipser tous les autres : l'Union européenne sera-t-elle à la hauteur des espoirs que tant d'entre nous avons placés en elle ? L'Europe parviendrat- elle à devenir la puissance publique continentale et l'espace de souveraineté démocratique nous permettant de reprendre le contrôle d'un capitalisme mondialisé devenu fou ? Ou bien ne sera-telle, encore une fois, que l'instrument technocratique de la dérégulation, de la mise en concurrence généralisée et de l'abaissement des États face aux marchés ?»

  • En avril 2015, Marine Le Pen a bruyamment rompu avec son père, qui venait de réaffirmer, dans un entretien à Rivarol, des motifs classiques de l'extrême-droite : rapport charnel au pays, apologie du combat et de l'instinct vital, défense de « l'Europe boréale » contre les invasions migratoires et du peuple contre les élites déracinées, minimisation de la Shoah...
    La présidente du Front National n'a cependant pas répondu sur le fond, se contentant de dénoncer une démarche dommageable pour son parti en pleine « dédiabolisation ». Il faut donc comprendre si 1/ elle demeure fidèle à cette tradition sans l'exprimer totalement ; 2/elle en a modifié certains éléments, et lesquels ; 3/ elle propose une vision de l'homme et de la société différente de la pensée de l'extrême-droite.
    En étudiants ses déclarations et ses discours, en examinant les inspirations philosophiques de son parti, en interrogeant des membres de son entourage et des spécialistes de l'extrême-droite, ce livre mettra en lumière les lignes de forces de l'idéologie du Front national d'aujourd'hui, afin de répondre à la question que tout le monde se pose : à la veille de l'élection présidentielle de 2017 le FN a-t-il vraiment changé ?

  • Chirac face à l'Histoire.

    En plus d'avoir été un acteur de l'Histoire, l'ancien président Jacques Chirac aura également été un grand témoin de celle-ci. De la reconnaissance de la responsabilité de la France dans la déportation des juifs au parrainage du Musée du Quai Branly, Jacques Chirac aura voué sa vie toute entière à une déférence fidèle et respectueuse d'une Histoire à réhabiliter.
    Cet album présente, en quelque 60 thèmes alphabétiques, un Président qui toute sa vie a coudoyé la grande Histoire. Concocte par celui qui fut son ministre de l'Intérieur, il est enrichi de confidences, d'anecdotes inconnues et révélatrices, de souvenirs et de 250 photos parfois inédites.

  • Dire non

    Edwy Plenel

    Ce livre, dédié à Stéphane Hessel, s'adresse à tous ceux que la politique déçoit et que la crise effraye. Anthropologues, philosophes, politiques, poètes. Tous, avec l'auteur, réinventent le non. Le non à l'abaissement de la France par ceux qui la défigurent en ne l'aimant pas telle qu'elle est; le non pour élever ce pays en élevant son langage ; le non pour inventer le oui. Au nom d'une France urbaine et métissée, il prône une laïcité ouverte, une liberté étendue, une refonte des institutions et une valorisation de la diversité qui provoqueraient un sursaut démocratique.

  • Ce livre n'est ni un réquisitoire.
    Ce livre n'est pas un règlement de comptes.
    Ce livre n'est pas une hagiographie.

    C'est bien pire que cela : une enquête.

    Voilà donc la vérité sur l'action d'une élue qui rend invivable la vie quotidienne de dix millions d'habitants de Paris et de sa région tout en prétendant l'améliorer.
    Cette femme cynique a cependant un talent : cet art de communiquer qui lui permet aujourd'hui encore de masquer ses échecs. On s'est - presque - habitué à ses prêches, de l'injonction du « vivre ensemble » à l'exaltation de « l'impôt citoyen » !
    Airy Routier, journaliste dont on se rappelle les biographies non autorisées sur Bernard Arnault ou Bernard Tapie, et Nadia Le Brun montrent l'envers du décor, de la saleté croissante des rues à l'organisation de la paralysie automobile.
    La politique du logement, aussi provocatrice qu'inefficace, l'aveuglement face à l'afflux des migrants, sans oublier une dette qui a doublé en quatre ans pour compléter le tableau : le bilan à mi-mandat apparaît déjà désastreux.
    Ce qui fait peur, c'est que la maire de Paris, Anne Hidalgo, n'écoute plus personne, au point d'inquiéter même le nouveau président de la République, qu'elle déteste.

    Entre récit et révélations, ce livre iconoclaste dit tout haut ce que bien des Parisiens pensent tout bas.

  • L'objectif, éminemment politique, de cet ouvrage est de proposer pour 2012 une alternative aux programmes court-termistes et consensuels qui pourraient être développés par les candidats lors de la campagne officielle pour les élections présidentielles. Il vise à offrir une perspective de long terme de ce à quoi la société pourrait ressembler d'ici trente à cinquante ans si nous prenons un véritable virage écologique et humain et si nous opérons un changement concret de paradigme.
    Si, ces dernières années, un grand nombre d'ouvrages et de films ont dénoncé les pires crises que traverse l'humanité, si d'autres se sont évertués à mettre en lumière des alternatives, force est de constater que très peu se sont attelés à la tâche d'offrir une vision articulée, écologique et positive de l'avenir. Loin des «yaka-fokon» et des déclarations d'intention pleines de bonne volonté, cet ouvrage met en lumière des solutions qui ont fait leur preuve, à petite comme à grande échelle, dans la plupart des domaines de la société. Pour chaque thématique, une personnalité «experte», ayant développé une vision du sujet - voire souvent conduit ou observé une expérimentation -, propose en quelques pages des voies de transition concrètes, ainsi que les moyens à disposition de tous, qu'ils soient citoyens, élus ou entrepreneurs, pour les mettre en action. Chacune de ces propositions s'appuie sur un «cas pratique» : un exemple concluant mené à l'échelle d'un territoire européen (canton, département, région.).
    Au-delà d'une simple compilation, ces propositions sont mises en relation comme un véritable projet de société.

  • « Humanitude » ? C'est ainsi que Testart dénomme l'étonnante capacité des simples citoyens à réfléchir, à délibérer et à prendre des décisions au nom de l'intérêt commun de l'humanité. Cet état transitoire se manifeste chez les personnes invitées à constituer les conventions de citoyens consultées pour proposer une solution à un problème d'intérêt général. Il s'agit là d'une réalité anthropologique désormais vérifiée dans les nombreux pays qui ont multiplié ce type de conventions. Le livre s'attache à comprendre dans quelles conditions précises une assemblée de citoyens peut produire ce résultat.
    L'auteur peut alors développer un plaidoyer convaincant en faveur d'une institutionnalisation des conventions de citoyens comme procédure ordinaire intervenant dans tous les choix publics. Il s'agirait d'une véritable révolution citoyenne, refondant le politique d'une tout autre manière que celles qui sont habituellement proposées (à savoir : démocratie participative, référendum d'initiative populaire, démocratie directe.).
    Testart répond de façon convaincante aux objections habituellement émises par les responsables politiques quant à la capacité des simples citoyens à prendre ainsi une part active et plus directe à la décision publique. Il montre aussi pourquoi et comment il est souhaitable et possible d'étendre cette forme de participation citoyenne bien au-delà du champ où elle est déjà largement expérimentée (celui des questions écologiques et éthiques soulevées par la mise en oeuvre de nouvelles techniques).

  • Ce livre est un tableau de circonstances, comme on le dit d'un changement d'époque. L'action se déroule vers 2017-2018 en France, contrée connue pour aimer les livres et la politique. Cette fois, le pays est servi. Tandis que s'écroulent les grandes familles idéologiques nées au XIXe siècle, le socialisme, le libéralisme, on voit surgit un nouveau monde, mêlé de start up et de légumes bio. Personne ne sait comment s'appelle ce monde. C'est la nouvelle scène où brille l'astre Macron peut-être pour mille ans. En trois petits mois, une page énorme a été tournée, renvoyant au néant d'anciennes célébrités qui ne le sont plus. Le nom de François Fillon a été au centre de ce bouleversement. Donné vainqueur à l'Élysée, il a quitté la scène dans l'habit du vaincu. On a dit qu'il avait été « empêché ». Par qui ? Par quoi ? Un adversaire, sûrement, mais du dedans ou du dehors ? Que nous dit cette minuscule tragédie ? La réponse à ces questions réveille toute une histoire remplie de portraits, d'épisodes, d'anecdotes qui disent le vrai de notre temps. Et quoi de plus amusant que le vrai ? A l'école du Bloc-Notes de François Mauriac où la littérature et la politique s'alimentent à l'envi, loin des catéchismes militants, Un empêchement se veut surtout un bon moment de conversation.

  • En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d'un avenir énergétique durable réalisaient le «scénario Négawatt», certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux : la sobriété et l'efficacité énergétiques ainsi que le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d'envisager un futur positif, constitué d'énergies propres.

  • Imprégné des Lumières, Wilhelm von Humboldt séjourne à Paris entre 1797 et 1799. Durant cette période riche et mouvementée, il tient un journal, qu'il conçoit comme une véritable enquête anthropologique. Dans ce dessein, Humboldt rencontre toutes les personnalités marquantes de la capitale : Bonaparte, Sieyès, Mme de Staël, Benjamin Constant, pour ne citer qu'eux. Il fréquente assidûment assemblées, instituts, théâtres et salons ; prend de nombreuses notes de lectures ; dépeint enfin, non sans humour et avec un sens aigu du pittoresque, la société d'alors.
    Le Journal parisien est un document exceptionnel sur la vie politique et culturelle sous le Directoire. Il contribuera à faire découvrir au public français, à travers un chapitre de sa propre histoire, la richesse de la pensée de Humboldt et sa profonde originalité.

  • Député européen, un sport de combat ? Dans ce livre, à travers des cas concrets vécus au quotidien, José Bové livre la réalité des couloirs de Bruxelles : batailler pour l'indépendance des agences de contrôle infiltrées par les multinationales, révéler un complot de l'industrie du tabac contre la directive sanitaire en préparation, défendre les paysans face à la politique agricole commune instrumentalisée par les firmes agroalimentaires et agrochimiques, fédérer la lutte contre l'exploitation des gaz de schiste en Europe, dénoncer les accords de libre-échange... Le livre braque aussi le projecteur sur les connivences dont bénéficient, au plus haut niveau de l'organigramme administratif, les lobbyistes de l'industrie : nichés aux postes clés des directions générales de la Commission, nombre de fonctionnaires européens sont là pour influencer les députés et les convaincre de satisfaire les exigences des multinationales.
    En s'appuyant sur des exemples précis et documentés, José Bové décrypte les mécanismes de prise de décision, les bras de fer avec la Commission européenne, les logiques des États. Le constat lucide qu'il dresse s'accompagne de propositions pour changer les règles du jeu, pour édifier une Europe fédérale et plus démocratique capable de résoudre les crises qui ravivent les replis nationalistes et les tentations autoritaires. En dévoilant le jeu européen, le député José Bové nous place aussi face à nos responsabilités de citoyens.

  • « J'ai toujours voulu être journalistes politique et tous les lieux d'expressions m'ont attiré : radio, télévision, presse écrite. La chance d'avoir pu collaborer largement à tous ces médias m'a permis de rentrer en un demi-siècle tout ce que la France compte de personnages politiques, mais aussi intellectuels, syndicaux, ou religieux. Ma sélection est subjective et ne cherche en aucun cas à être exhaustive. Dans cette galerie de portraits, j'ai dépeint ces personnalités avec sincérité, sans mesquinerie je l'espère, mais aussi sans complaisance : telle que je les ai vues et connues. » Alain DUHAMEL

  • L'ont-ils aimé, défié, chéri, renié, celui auprès duquel ils ont fourbi leur exceptionnelle ambition ? Et ces pères, qu'ont-ils transmis à leur enfant pour que celui-ci fasse montre d'une telle voracité ? De quel père Manuel Valls, François Hollande, Marine Le Pen, Jean-François Copé, François Bayrou, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud-Belkacem, Nicolas Sarkozy, Pierre Moscovici, François Baroin ou Marisol Touraine sont-ils les enfants ?
    En découvrant leurs souvenirs, tendres, tristes, sincères, on apprend que le père de Nicolas Sarkozy méprise la petite taille de son deuxième fils et moque ses évanouissements. Que le père et le fils recourent à des tiers pour s'écrire ou échanger des nouvelles. Ou que Georges Hollande est un homme chagrin, convaincu que le pire adviendra : tout jeune, son fils François se donne pour devoir de parvenir à faire rire cet homme aimé, que seuls les premiers sketchs de Louis de Funès dérident. Ou encore que Jean-François Copé est le fils aîné d'un père éperdu d'admiration qui lui enseigna le tango et la comédie. Que le père de Marisol Touraine achète toujours les vêtements de sa fille ministre. Que celui de Ségolène Royal emporta à la clinique ses fusils de chasse qu'il réarmait, tout en écrivant à sa fille rebelle une lettre d'adieu. Ou bien encore que Marine Le Pen grandit très seule dans le manoir de Montretout, dont son père est perpétuellement absent. Qu'Arnaud Montebourg est l'enfant de parents contraires, le fils adoré d'une mère fougueuse avec laquelle il colorie des nez rouges sur les affiches appelant à soutenir les grévistes de Lip et celui d'un père doux, épris de concorde...
    Émilie Lanez a reçu, au cours de son enquête, beaucoup de confidences, parfois très inattendues, de personnalités politiques pourtant habituellement secrètes. Ces récits, croisés à ceux de leurs parents, de leur fratrie et de leurs proches, sont inédits. On y comprend combien tous, sans exception, demeurent les prisonniers de leur histoire familiale.

  • Ce livre s'adresse à tous les Français désireux de comprendre la nature essentielle du programme de la gauche écologiste, républicaine et sociale de Jean-Luc Mélenchon.

    Un ouvrage pour saisir l'importance et les enjeux de cette élection face aux impasses où nous ont enlisés droite et gauche au pouvoir.

  • « Je suis convaincue que ma force et mes idées viennent de cette pluralité de vies que j'ai menées. » Corinne Lepage a toujours refusé de choisir : pour elle, action citoyenne et engagement politique ne font qu'un. Tour à tour adjointe au maire de Cabourg, avocate engagée dans le procès de l'Erika, ministre du gouvernement Juppé, députée européenne, elle a vécu le monde politique de l'intérieur et en dévoile la face obscure : enrichissement personnel d'élus, évasion fiscale de ministres en vue, connivences politico-médiatiques.
    Forte de ses années d'expérience et d'une foi inébranlable en l'avenir, Corinne Lepage appelle à la mise en place du référendum d'initiative populaire, d'un droit de pétition auprès du Parlement et d'une chambre représentant la société civile dotée de réels pouvoirs. Sa voix est reconnaissable entre mille parce qu'elle est libre, limpide et sans concession. Nécessaire.

  • Tout le monde - ou presque - est maintenant d'accord, de la gauche à la droite : la baisse de la dépense publique est devenue impérative, il faut passer à l'action !
    Problème : personne ne sait comment faire, car le système est devenu illisible.
    Lois, décrets, impôts, taxes, aides sociales, strates administratives, demandes d'autorisation, exonérations, exceptions, services déconcentrés de l'État, articles du Code du travail (sans compter ceux non codifiés).. tous les jours, tous les mois, tous les ans, on empile les charges sur la tête des Français et on attend de voir s'ils vont encore pouvoir le supporter.
    Mais si pendant 30 ans, presque personne n'a bronché et si le consentement à l'impôt est resté élevé, l'heure de la réforme a sonné.
    En analysant les bonnes pratiques employées à l'étranger, Agnès Verdier-Molinié s'attaque à un système qui doit absolument changer et propose son mode d'emploi et son calendrier.

  • Dictionnaire egyptien

    Champollion

    Suite logique de la grammaire égyptienne, le dictionnaire avait pourtant été commencé après le retour de l'île d'elbe de napoléon qui encouragea le jeune champollion dans son entreprise.
    Un registre in-quarto de 1818-1819 portait le titre dictionnaire des hiéroglyphes égyptiens et les signes de ce premier essai étaient presque tous tirés de l'inscription de la fameuse pierre de rosette. et cela trois ans avant que son auteur ne découvre, en 1822, le secret des hiéroglyphes.
    Après cette date le dictionnaire ne pouvait que s'enrichir, surtout à l'issue du voyage en egypte en compagnie de l'italien rossellini.
    Parti avec une copie de son manuscrit et aidé par salvador cherubini et lenormand, champollion ajoutera, tout au long de son périple, de nouveaux signes et de nouveaux exemples.
    Il mourut prématurément en 1832 alors qu'il achevait la rédaction du dictionnaire. le manuscrit composé de feuilles et de cartes fut malencontreusement dispersé et, tout aussi inexplicablement, restitué dans sa presque totalité, en 1840.

    Pour le publier, malgré ses espoirs, champollion figeac, le frère aîné, dut renoncer à la fonte d'un caractère hiéroglyphique et décider que le dictionnaire serait " autographié, c'est-à-dire entièrement transcrit sur la pierre et imprimé par la presse lithographique ".
    Ce qui fut fait en 1843 sous le titre dictionnaire égyptien, en écriture hiéroglyphique, chez firmin didot frères à paris.

  • Un nouveau regard sur Malraux : c'est par un témoignage que l'auteur a voulu contribuer à la connaissance de ce personnage étrange et attachant. Une bonne part de ses sources tient dans les mots, parfois surprenants, qu'il a entendu Malraux prononcer au temps où il était lui-même au ministère de la Culture. Déjà, à Picasso qui, n'ayant pas été invité à « son » exposition, lui câblait : « Croyez-vous que je sois mort ? » il décochait sa réponse : « Croyez-vous que je sois ministre ? » Pour fonder un ministère de la Culture, ne fallait-il pas un « antiministre » ?

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