• Dans les grandes étendues de l'Eurasie, c'est le cheval qui a permis à l'homme de s'approprier la steppe. Aussi, lorsque Priscilla et Sylvain, à 23 et 27 ans, décident d'inscrire leurs pas dans la poussière d'Asie centrale, quel autre choix s'offre à eux que celui de se présenter, en selle, rênes à la main et pied à l'étrier ?
    En six mois d'expédition, au gré des recontres, des bonheurs et des dangers, du Kirghizstan à la mer d'Aral, Priscilla et Sylvain ont collecté un bouquet d'émotions, de souvenirs et de réflexions qu'ils nous offrent dans ce carnet de voyage. Recueil intime pour livrer la saveur de l'instant, le goût du khumus bu sous la yourte, l'entente entre les chevaux, le chant des grandes steppes, les bouleversements d'un peuple...

    Nouvelle édition revue par les auteurs.

  • Ils ont parcouru à dos de cheval 3 000 kilomètres à travers l'Asie Centrale, soit un périple qui les a menés de la Chine au Moyen-Orient, en traversant le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, pour toucher enfin la mer d'Aral. Dans leurs sacoches, pour tout viatique, ils n'emportent que les récits des explorateurs qui se sont succédé dans la région depuis le XIVe siècle, de Marco Polo à Ella Maillart, et associent à travers les siècles leur propre regard à celui de ces illustres écrivains voyageurs. Un voyage de six mois qui vaut comme exploit sportif, mais qui intéresse encore davantage pour la description qu'il propose d'un monde à part, féerique et autarcique, un monde secret et enchanteur : le monde des steppes.

  • Traverser les steppes d'Asie centrale en chemin de fer, dormir sur une draisine en plein désert du Kara-Koum, profi ter d'un changement de train pour se baigner dans l'Amou-Daria puis repartir à toute vapeur vers Samarcande, c'est le rêve que vécut en 1888 Eugène-Melchior de Vogüé, invité à l'inauguration de la gare de la cité de Tamerlan. Réfl exion sur les merveilles, la violence et les conséquences culturelles de la modernité en Orient, témoignage sur une réalisation souvent comparée au canal de Suez, À toute vapeur v ers Samarcande est surtout le récit d'un voyage aussi enchanteur et brillant qu'un conte des Mille et Une Nuits . Le texte d'un autre voyageur, Napoléon Ney, retrace l'incroyable histoire de la construction du chemin de fer transcaspien.

  • L'Ouzbékistan, un univers de rêve ; des noms, des sons venus d'un passé de lumières, un conte des mille et une nuits qui resurgit d'une histoire où se mêlent, dans la magnificence des cités éternelles, des ambiances de bazar, la poussière des caravanes et des cavalcades qui ont peuplé l'idéal de tant de conquérants.
    Captez les couleurs azurées des medersas aux enluminures dorées ; perdez-vous dans les ruelles de Boukhara la pieuse, de Khiva et de Samarcande, héritières de toutes les influences artistiques ; créant le rêve, elles ont su entretenir notre imaginaire.
    Fidèles à l'histoire des caravaniers qui ont creusé l'empreinte d'un périple devenu mythique, nous sommes partis rechercher sa trace, de la riche vallée de Ferghana aux rives désolées de la mer d'Aral.

    Les auteurs Didier labouche est éditeur et conférencier. Après avoir travaillé sur le thème des Routes de la Soie, il a effectué de nombreuses missions et reportages en Asie centrale, notamment en Ouzbékistan où il se rend régulièrement depuis plus de 15 ans.

    Sergio Cozzi est journaliste et conférencier. Infatigable voyageur, il parcourt la planète à la recherche des lieux authentiques qu'il se plaît à décrire par ses textes avisés et ses excellentes photographies. Il a publié de nombreux ouvrages et collabore régulièrement avec la presse magazine.


  • la civilisation khmère centrée autour du site d'angkor est l'une des plus extraordinaires que l'asie du sud-est ait connues.
    entre le 8e et le 13e siècle, une succession de rois hindous et bouddhistes ont fait édifier de somptueux temples de pierre. la finesse des sculptures et des bas-reliefs ainsi que l'architecture complexe des constructions ont ébloui les premiers européens qui ont visité les lieux au 19e siècle, et continuent à fasciner aujourd'hui : le site d'angkor, après les nombreuses années de guerre et d'instabilité qui ont éprouvé le cambodge, est désormais à nouveau accessible.
    claude jacques, chercheur français de réputation internationale, étudie angkor et son histoire depuis trente ans, tandis que michael freeman y a effectué de nombreuses campagnes photographiques au cours de ces quinze dernières années. angkor, cité khmère est le fruit de leur collaboration, et rend compte des nouvelles recherches et découvertes faites lors de fouilles récentes. des plans détaillés et des descriptions minutieuses font découvrir les bas-reliefs extraordinairement raffinés d'angkor vat et du bayon ; les petits temples présentant un intérêt certain et dont d'autres ouvrages ne font pas mention sont également décrits.
    les temples ont été présentés suivant des itinéraires faciles à parcourir. renseignements pratiques et informations sur les hôtels complètent l'ouvrage. angkor, cité khmère fournit ainsi à la fois des clés pour la compréhension de l'histoire des temples et accompagne le visiteur tout au long de son périple.

  • Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le « Pays des Collines » semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du xixe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf États de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier.
    Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique « mongoloïde », et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane.
    Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée. ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.


  • " c'est une hérésie de penser que l'esprit est mobile et l'essence des choses statique ; que l'essence est pure comme le cristal et l'apparence turbide ".
    citant dôgen, le grand mystique zen du xiiie siècle, salah stétié commente : " je crois voir là une clé de l'être-au-monde japonais et de l'esthétique nippone dans son ensemble, dont kyôto porte à la fois le sens et le non-sens ". a touches discrètes, entrelaçant description, narration, interprétation, l'auteur parcourt les lieux sacrés, héritage de mille ans d'histoire, sans que le chemin et le legs ne soient ni touristiques, ni platement patrimoniaux: c'est " toute l'âme résumée " du japon qu'il fait pressentir et rend presque palpable, ces " images du monde flottant " dont parle le dit du genji, que chacun des ensembles de temples et de jardins module et recompose, faisant de la " ville de la sérénité et de la paix ", heian-kyô, le centre du monde, microcosme de l'univers, depuis l'époque de heian, au début du ixe siècle, jusqu'à celle du meiji quand, en 1868, la capitale est transférée à tokyo.
    plus encore que le contexte historique, l'évocation des mythes fondateurs est ici primordiale : celui du couple divin izanagi/izanami d'oú naît la déesse du soleil, amatérasu, ancêtre du premier empereur ; ou celle du dieu-renard inari et des autres kamis. ils éclairent les rites du shintô, la " voie des dieux ", cadre omniprésent de la civilisation japonaise, auquel s'agrègent les apports de la chine - confucianisme et taoïsme - et du bouddhisme mahâyanâ, venu de corée dès le vie siècle: zen et paradis d'amida, " vie et lumière sans limites ", dont tant de temples et de jardins portent la marque, au premier rang desquels le pavillon d'or, le byôdô-in et le sanzen-in.
    le jardin est parcours, jardin-promenade-source-lac, selon sa dénomination classique. le livre secret des jardins (xxiie siècle), s'inspirant de la peinture chinoise " montagne/eau ", shan sui, en prescrit les jalons : fusion dans la topographie, restitution de paysages célèbres, disposition rituelle des pierres, des cours d'eau et des lacs, îles, ponts et arbres. le " paysage emprunté ", shakkei, intègre les éléments extérieurs de la nature à la composition du jardin et du temple, tel le mont hiei pour la villa impériale, shûgaku-in.
    le jeu incessant de l'intérieur et de l'extérieur, ne livrant de l'ensemble que vues mouvantes et aperçus fugaces, depuis les engawas, vérandas latérales, à travers les cloisons translucides (shoji) ou peints en trompe-l'oeil sur les fusumas, est le contrepoint essentiel à la fixité, à la répétition obsessionnelle des formes. jusqu'aux " jardins secs ", kare-sansui, du saihô-ji, du daisen-in et du ryôan-ji, le chef-d'oeuvre absolu, configuration la plus réduite de l'univers, rectangle plat de 200 mâ²de sable blanc, jonché de quinze pierres éparses l'ensemble n'en peut jamais être saisi d'un seul regard, la fixité du sable figure son contraire, le mouvement de l'océan, la vacuité du tout (il est mutei, " jardin du néant ") s'ouvre à tous les symboles de la cosmogonie.
    c'est ce rythme que les photographies et la mise en pages du livre reproduisent, les jeux de miroirs de l'un et du multiple, de l'infinie variation sur le même thème, oú l'effet de surprise renforce, loin de la dissoudre, la pure sensation de l'être. tout est donc résonance et correspondances, dialogues en rêve, comme l'écrit le grand maître des jardins, musô soseki. et d'abord, avec les autres " voies " du raccourci tendu et tremblé : le haikai, le sabre, le tir à l'arc, le langage des fleurs, ikebana, le cha noyu, cérémonie du thé, les notes cristallines du shamisen, la guitare à trois cordes, le théâtre de poupées, bunraku, le travail du bois, ce tracé décisif de l'écriture, enfin, que l'auteur, dans une page magnifique, oppose à l'entrelacs mystique de la calligraphie arabe.
    dialogue aussi avec notre sensibilité. sans jamais réduire à nos catégories occidentales, par de superficielles analogies, l'univers mental du japon dont kyôto est l'émanation suprême, l'auteur tisse un réseau d'échos et d'harmoniques oú se rejoignent les intuitions d'héraclite et d'ibn arabi, de stéphane mallarmé et de paul claudel, de roland barthes, henri michaux, yves bonnefoy, scrutateurs de cette " harmonie latente plus forte que l'évidente ", source de toute peinture, de toute musique, de toute poésie.


  • Bornéo, la mémoire des grottes est le témoignage d'une aventure hors du commun, racontée par les protagonistes eux-mêmes: la découverte exceptionnelle d'un art pariétal vieux de plus de 10000 ans qui éclaire les processus de peuplement entre Asie et Australie.
    Depuis 1988, mission après mission, se dessine le profil des populations anciennes de Bornéo, probablement apparentées aux Aborigènes d'Australie, et les relations particulières qu'elles ont tissées avec les cavernes en créant un art rupestre caractérisé par l'abondance de mains négatives: on en a dénombré près de 2000, qui permettent de proposer de nouvelles interprétations de ce motif universel.
    Cet ouvrage magnifiquement illustré nous fait découvrir la richesse, la complexité et l'ancienneté de cette région du monde aujourd'hui menacée.

  • Voila plus de trente ans que la Chine s'agite en étonnantes métamorphoses, bousculant un équilibre économique et culturel mondial dont elle a longtemps été isolée. Vu l'ampleur de ces mutations, il est de plus en plus délicat d'esquisser un portrait fidèle de la Chine actuelle.
    Jouissant auprès de ses pairs chinois d'une notoriété établie, Yann Layma a rassemblé ici une quinzaine de photographes, parmi les meilleurs de la Chine contemporaine. Il en a retenu 140 images puissantes (associées aux siennes) qui captent avec justesse l'essence de ce pays, souvent mal connu de l'Occident.
    Chaque photographe exprime son point de vue sur son travail, son pays et l'avenir de celui-ci dans un court texte introductif.

  • Trésors fabuleux de l'histoire de la capitale nabatéene et témoignages artistiques impressionnants se dévoilent aux yeux du lecteur dans ce volume.
    Des siècles d'études condensées dans cet ouvrage, fiches scientifiques exhaustives, cartes topographiques détaillées, reconstructions tridimensionnelles et photographies inédites nous permettent d'affronter les itinéraires les plus suggestifs des richesses monumentales inépuisables de Petra De Bab Al Siq à l'eglise byzantine, du Jebel Attuf à Wadi Farasa, du Kashneh au monument du Lionà l'Esquilin, le livre s'articule en six grands secteurs.
    Un ouvrage ou l'Art et l'histoire est parcouru de fond en comble. Abondamment illustré, soigneusement documenté,enrichi de nombreuses reconstitutions en dessins et de plans détaillés, c'est un compagnon indispensable,que l'on prépare son voyage ou que l'on se plaise à rêver d'ailleurs.

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