• Une nouvelle collection pour repenser notre relation au monde sauvage dirigée par Stéphane Durand, co-auteur et conseiller scientifique des aventures cinématographiques de Jacques Perrin. Nous sommes les enfants de l'univers mais nous l'avons oublié. Au nom de la liberté et de la raison, nous avons coupé tous les ponts qui nous liaient au monde. L'homme moderne est devenu une énigme de la nature. Pourtant, une nouvelle révolution copernicienne est en cours au coeur de notre civilisation occidentale. Partout, au cinéma, en littérature, en philosophie, émerge un nouveau regard sur nos « compagnons de planète ». En allant à la rencontre des animaux et des plantes sur leurs territoires, ces auteurs-naturalistes (scientifiques, philosophes) partent en « mission diplomatique » à la frontière du monde sauvage. François Sarano nous propose ici le récit d'une véritable aventure qui invite les lecteurs à plonger au milieu des cachalots. Écrit de manière très vivante, il fourmille d'anecdotes et permet de mieux comprendre la vie sociale du plus grand carnivore de l'océan en mettant l'accent sur ses formidables capacités physiologiques et cognitives. L'auteur révèle ainsi les secrets d'une société matriarcale à la culture beaucoup plus sophistiquée qu'Herman Melville ne pouvait supposer. Altruisme, langage, culture, réflexion, le cachalot, dont l'intelligence n'a rien à envier à celle des primates, nous interroge sur la relation possible entre l'homme et l'animal.

  • On appelle « biodiversité » la variété des formes de vie sur terre. Elle est aujourd'hui fortement menacée par la déforestation, la surpêche, l'assèchement des zones humides et l'extension des surfaces bâties.
    Ce livre se propose d'ouvrir le non-spécialiste aux enjeux de la biodiversité au travers d'exemples concrets : comment s'y prend-on pour inventorier la richesse en espèces de la planète (1,6 millions d'espèces connues sur un total de 10 ou 50 millions) ? Comment faiton pour retracer l'histoire biologique mouvementée d'une planète en changement permanent, histoire dans laquelle l'espèce humaine est devenue un acteur majeur, bouleversant brutalement toute la biosphère ? Que signifie « conserver la nature », comment penser les différents points de vue qui s'affirment sur la question, comment distinguer le vrai du faux ? Fondamentalement, la démarche de Patrick Blandin consiste à montrer que l'avenir de la biodiversité dépendra d'abord de nos choix éthiques.

  • La grande primatologue propose dans ce livre une critique transversale des grandes questions alimentaires de notre époque. Elle accuse la surexploitation des ressources, l'élevage intensif, le ravage des océans, le transport excessif des aliments, et les manières de les produire et de les préparer industriellement tout en les appauvrissant. et propose des solutions immédiates.
    Les ressources naturelles à la base de l'alimentation de l'homme et des animaux sont gravement menacées : déforestation, surexploitation des sols, élevage intensif, pollution des océans. C'est en constatant que ces problèmes sont liés au mode de vie adopté par les grands pays industrialisés que la primatologue Jane Goodall a commencé à s'intéresser de près à la nourriture des hommes - une nourriture de plus en plus dénaturée.
    Face à de tels enjeux, le Dr Jane Goodall propose des réponses immédiates, accessibles à tous. La grande dame des chimpanzés fait ainsi bénéficier le lecteur de ses expériences de scientifique et de fondatrice de l'Institut Jane Goodall, qui inscrit son action dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d'aide à la gestion durable et équitable des ressources. Au-delà d'une synthèse des grandes questions alimentaires d'aujourd'hui, ce livre engagé propose des éléments concrets aux consommateurs qui veulent se réapproprier la liberté de bien se nourrir.

  • En fondant l'écologie profonde, Arne Næss a donné à l'écologie sa première expression philosophique.
    Revendiquant l'héritage de Spinoza et de Gandhi, Næss définit l'écologie profonde par opposition à une écologie «superficielle» qui n'aurait pour but que la préservation des ressources en vue du développement des pays riches. Replacer la nature au coeur de la pensée et au centre de nos valeurs : tel est le renversement auquel il invite la philosophie occidentale.
    Présentée par Luc Ferry comme une menace pour l'humanisme et la démocratie, l'écologie profonde commence - plus de 35 ans après sa fondation - à retenir l'attention des milieux intellectuels français.
    Dans ce savoureux dialogue autobiographique avec son complice David Rothenberg, Næss nous emmène dans quelques-uns de ses lieux de prédilection, et revient sur son parcours intellectuel et humain. De sa formation en philosophie à son amour de la montagne, en passant par ses activités de résistant, on refait avec lui le chemin qui l'a conduit à quitter l'université pour mettre en oeuvre cette "révolution copernicienne".

    "Ce n'est pas moi, c'est Rachel Carson qui a inventé l'écologie profonde".
    ARNE NAESS

  • La rencontre entre Vandana Shiva et Nicolas Hulot a eu lieu en marge de la COP21 et s'est révélée fusionnelle. Leur discussion, orchestrée par Lionel Astruc, a débouché sur une définition commune des enjeux auxquels il faudra faire face et a permis de mettre en lumière des mesures concrètes destinées aux citoyens et aux décideurs politiques. La dégradation de l'environnement et les catastrophes liées au réchauffement climatique touchent certaines populations plus que d'autres : les pays les plus pauvres et les revenus les plus modestes. Ils sont également les plus durement frappés par la perte de biodiversité, les problèmes d'accès à l'eau potable et à un air pur, la dégradation des sols, etc. Comment inverser ce cercle infernal ? La notion de "biens communs" (eau, air, terre, semences) est ici développée comme étant un point crucial à intégrer plus précisément dans les législations à venir en vue de leur protection. Les thématiques de l'alimentation, de la fiscalité et de l'énergie sont traitées de façon approfondie ce qui permet ainsi d'aboutir à des propositions concrètes.

  • Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d'énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

    Ceux qui tergiversent, ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l'essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.

    Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, nous inventons aujourd'hui les contours d'un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles. La transition, c'est maintenant !

  • La grande primatologue Jane Goodall lance un vibrant appel afin que nous nous reconnections à la nature. Si l'on veut arrêter la destruction, il faut commencer par aimer profondément ce que l'on défend. Elle présente dans son nouvel ouvrage illustré une étude personnelle très complète des enjeux de la mondialisation qui menacent les graines, les sols, les plantes et les productions vivrières. Si elle pointe du doigt les dégâts, elle met aussi l'accent sur les avancées dans ce domaine, en particulier les multiples actions où la responsabilité sociale côtoie la protection du monde des plantes. Jane Goodall est l'une des invités officiels de la COP21, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, Paris, 30 nov - 11 déc. 2015. Elle fait déjà l'objet d'une attention particulière des médias.

  • Ennemis depuis plus de 30 000 ans, l'homme et le loup se sont disputés le territoire, transformant la France en champ de bataille. Depuis la période médiévale, et même plus tôt, la France est marquée du conflit sans cesse renaissant entre ces deux concurrents. Aujourd'hui, plus de deux cent cinquante loups ont recolonisé une douzaine de départements avec une dynamique qui n'a pas lieu de s'arrêter. On dénombre, hélas, de plus en plus d'attaques de troupeaux... et des battues sont à nouveau organisées.Source de controverses depuis son retour en France en 1992, le loup fascine, effraie et dérange. Alors qu'il était jusqu'à sa disparition, dans les années 1930, l'ennemi à éradiquer, son statut s'est inversé. Naguère honni, il est aujourd'hui protégé, ce qui pose, sur certains territoires, le problème de la cohabitation entre l'animal et les activités humaines. Le loup incarne bien la question du rapport à la nature en ce début de XXIe siècle. D'un côté la sacralisation - il ne faut pas empiéter sur son territoire  -, de l'autre la menace du prédateur. Une question centrale se pose. Sur quelle légitimité fonder le retour du loup ? Ce numéro suit trois pistes. Celle, tracée par l'homme, de l'animal symbolique, source de représentations multiples et contradictoires. Celle de l'animal politique, dont le retour est source controverses sur la cohabitation avec l'homme. Enfin, celle de l'animal sauvage, peut-être la plus complexe. 

  • Explorez les différentes façons de suivre la piste des animaux et de comprendre leurs modes d'existence.

    Pourquoi un numéro sur le pistage ? La façon dont les animaux vivent, le plus souvent cachés des hommes, est source de mystères. L'art du pistage, détenu par les chasseurs, les scientifiques et les naturalistes, consiste à lire la nature pour repérer les traces de vie animale. Qui vit ici ? Comment fait-il son territoire ? Le pistage est une forme d'enquête sur la vie animale à travers les signes que l'on est capable de lire dans la nature. Pister permet de comprendre la façon dont les animaux habitent un territoire et donc la façon dont ils sont perturbés par nos activités.

    /> Ce numéro reviendra sur les origines du pistage, à travers des témoignages et des récits d'anthropologues, il explorera les formes actuelles du pistage avec les nouvelles technologies. Des acteurs de terrain raconteront leurs pratiques. Des résultats scientifiques permettront de découvrir les modes d'existence propre à différents animaux (oiseaux, loups, martes, jaguar...). On y découvrira comment, chacun à son échelle, devenir pisteur en apprenant à lire autrement, même en ville, la nature qui nous environne. Enfin, des artistes, à travers leurs oeuvres, chercheront à représenter et nous faire sentir à quoi ressemble un territoire animal.

  • Qui, aujourd'hui, peuple encore la forêt ? Chasseurs, derniers trappeurs, ingénieurs, forestiers ou biologistes y sont de passage. Les derniers peuples qui l'habitent sont menacés de disparition. La forêt est, par opposition à la civilisation, le lieu du sauvage, terme dérivé du latin silvaticus, fait pour la forêt. A la fois ressource et refuge, la forêt signale, par sa disparition ou son retour, l'emprise de l'homme sur un territoire. Dans ce numéro, nous partirons explorer les bois avec un regard scientifique, philosophique, cynégétique, et y trouver peut-être, comme Henry David Thoreau à Walden, le « nécessaire de la vie ».

  • Entretien entre Maurice Chaudière et Ruth Stegassy Faire tout, à partir de rien. Juste de la terre, de l'eau et du soleil. Ce pourrait être le fil d'Ariane à tenir précieusement pour s'aventurer sur les innombrables chemins que Maurice Chaudière a tracés dans son existence. Potier, apiculteur, fin connaisseur des plantes, amoureux des bêtes, et surtout du sauvage, il n'a jamais cessé d'observer la vie autour de lui et de s'en inspirer. De ses années passées à enseigner l'histoire de l'art, il a gardé un don inimitable pour raconter, décrire, rêver tout haut et donner corps à ses rêves. C'est ici le don qu'il nous fait au travers de ce long entretien conduit par Ruth Stegassy.

  • Ce deuxième numéro de Billebaude est consacré au rapport entre le chasseur et la nature. Au quotidien, le chasseur oeuvre concrètement pour la conservation des espaces et des espèces sauvages. L'Histoire se souvient peu que Robert Poujade, alors ministre de la Protection de la nature et de l'Environnement, a créé en 1972 l'Office national de la Chasse, dont les principales missions étaient de « maintenir et d'améliorer le capital cynégétique et de participer efficacement à la connaissance et à la protection de la nature ». Les hommes de terrain, les amateurs éclairés, les passionnés de nature cherchent ainsi à enrichir les informations disponibles sur la faune et la flore, indicateurs précieux de l'état de conservation des milieux.

    Au sommaire de ce deuxième numéro notamment :

    - La vie en rose saumon : la lutte pour la sauvegarde du saumon sauvage de l'Atlantique nord et contre les excès de la pêche industrielle.
    - Vivre la nature : entretien avec Nicolas Vanier, aventurier, chasseur naturaliste, auteur (Le Grand Voyage) et réalisateur (Le Loup, en préparation Belle et Sébastien).
    - Une Renaissance agricole et le concept Agrifaune - Le portrait du chasseur naturaliste de grand gibier en 2013 en France par André-Jacques Hettier de Boislambert, président d'honneur de l'Association nationale des chasseurs de grand gibier, ancien rédacteur en chef de Grande Faune.
    - Les fauconniers et la Ligue de Protection des Oiseaux par Humbert Rambaud, rédacteur en chef de Jours de chasse.
    - Dans le cadre de la célébration des 40 ans de la fondation ainsi que des 20 ans de la disparition de François et Jacqueline Sommer, un portrait des Sommer.
    - L'écologie selon les chasseurs canadiens par Louis Turbide, journaliste à la revue québecoise Sentier Chasse Pêche.
    - Les chasses de Jean d'Ormesson par Valentine del Moral, journaliste et spécialiste du livre ancien.
    - Courbet, le fusil à l'épaule par Raphaël Abrille, conservateur adjoint du Musée de la Chasse et de la Nature.
    - Ivoire, couleur de mort par Pierre Pfeffer, zoologiste, docteur es sciences, directeur de recherche honoraire au Cnrs et au Museum national d'histoire naturelle.

    La fin de la revue propose des pistes de réflexion autour de la thématique principale, des idées de lectures, de sorties et l'actualité du monde de la chasse ainsi que la fondation de la Maison de la Chasse et de la Nature.

  • Notre nourriture, l'air que nous respirons, notre survie en général dépendent, directement ou indirectement des plantes. Or, le changement climatique en cours mais aussi l'augmentation des polluants de toute nature produits par les activités humaines, affectent leur fonctionnement, leur capacité à se défendre, leur tolérance vis-à-vis des stress, et donc, pour les plantes cultivées, leur croissance et leur potentiel productif.
    Nous savons que nous ne pourrons pas maintenir le statu quo, qu'il ne sera pas possible de produire demain comme nous produisons aujourd'hui. Nos sorts sont liés, il va falloir s'adapter très vite et faire les bons choix pour pouvoir continuer à satisfaire les besoins d'une humanité en croissance dans un contexte de raréfaction des ressources.
    Ce livre fait le point des connaissances les plus récentes et des premières observations sur le comportement des plantes face aux changements en cours. Loin de se contenter d'un constat, les auteurs s'attachent à proposer des solutions, des stratégies fondées notamment sur une vision globale (systémique) des plantes dans leur milieu. Les plantes ne sont pas seules, mais en interaction forte et permanente avec les nombreux organismes vivants qui peuplent le sol. Seule une véritable reconnaissance de la complexité en jeu dans les écosystèmes et les systèmes de production agricole permettra de répondre aux défis actuels en tirant parti des fantastiques capacités d'adaptation de la Nature.

  • Essai traduit du français par Christiane Randriamampionona et Christelle Fontaine. Ouvrage dirigé par James Aronson La restauration écologique permet de «réparer» les écosystèmes que les activités humaines ont détruits ou endommagés. Ce livre présente les fondements, les valeurs, les enjeux et la pratique de cette nouvelle discipline en plein essor.

  • Il ne se passe pas un jour sans que l'on soit informé d'une pollution, de l'apparition d'une maladie ou d'un nouveau risque sanitaire : on craint pour sa santé lorsqu'on mange, lorsqu'on boit, et, même, lorsqu'on respire.
    Ce livre n'est pas une histoire de la médecine, des maladies ou des pollutions, mais il propose une histoire originale des multiples liens qui nous unissent à notre environnement. Il met en lumière les différentes conséquences des activités humaines sur le fonctionnement des écosystèmes, ces perturbations entraînant la diffusion de maladies. Par exemple, on découvre que des maladies introduites par l'homme l'affectent tout autant que la faune sauvage (peste bovine en Afrique de l'Est au XIXe siècle). Parfois, ce sont les tentatives maladroites de gestion d'une maladie (comme la rage en France) qui provoque une accélération de la diffusion de celle-ci. Enfin, les problèmes sanitaires de la faune sauvage jouent le rôle d'alerte qui nous avertit de l'impact réel d'une pollution comme les faucons pour le DDT.
    L'histoire des liens entre santé et environnement démontre que l'homme n'est pas un élément extérieur à la nature et que bon nombre de maladies environnementales résultent en définitive de ses choix et de ses activités. L'histoire des maladies touchant la nature sauvage, de plus en plus nombreuses, est le signe d'un dysfonctionnement social profond dont l'homme est souvent la première victime. La nature à l'épreuve de l'homme rend visible une histoire invisible et nous invite à nous interroger sur notre responsabilité.

  • Ce manifeste écrit par Nicolas Hulot est un véritable « cri du coeur ». Il a pour but de toucher la conscience de tous nos concitoyens et de leur faire entendre par leur sensibilité ou leur raison combien un changement radical est vital pour notre société.

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