• Yves-Élie Laurent nous accueille dans sa vallée nichée au coeur des Cévennes, où les abeilles prospèrent à l'heure même où elles sont décimées partout ailleurs. Cet apiculteur poète raconte l'élevage, la biologie et l'éthologie des abeilles noires, cette espèce ancienne, frugale et vivace capable de traverser les plus âpres bouleversements climatiques depuis des millénaires. Ce faisant, il nous propose une réflexion poétique sur notre rapport au monde sauvage qui nous entoure.

  • À l'occasion de la sortie de son tout nouveau court-métrage, One Breath Around The World, le célèbre apnéiste Guillaume Néry met le monde sous-marin à l'honneur dans un livre sublime.

    Près de 100 000 followers sur Instagram, 160 000 sur Facebook... Guillaume Néry est aujourd'hui ultra-médiatisé. Ses performances en apnée (de multiples records du monde, un double titre de champion du monde) n'expliquent pas tout. Non, ce ne sont pas les records, mais bien les films qu'il tourne avec sa compagne Julie Gautier, également championne d'apnée, qui lui valent ce succès. En 2010, leur film Free Fall totalise la bagatelle de plus de 20 millions de vues sur YouTube.
    Suivent Narcose et Ocean Gravity, jusqu'à ce que Beyoncé leur demande de réaliser le clip de sa chanson Runnin'. Énorme succès.

    Suivi depuis ses débuts par le photographe Franck Seguin, celui que l'on appelle « l'homme qui marche sous l'eau » est parti à la rencontre des peuples de l'océan. Un hymne au monde sousmarin et un plaidoyer pour la protection de la planète qui constituent le fil rouge de ce très beau livre : Guillaume Néry, à plein souffle.

    Guillaume Néry et sa compagne Julie Gautier seront les invités d'honneur du Salon international de la plongée qui aura lieu du 11 au 14 janvier 2019 à Paris. Ils y présenteront en avant-première leur nouveau film One Breath Around The World, lequel sera accompagné d'une exposition de photos signées Franck Seguin.

  • Le botaniste recense les plantes les plus étonnantes croisées au cours de ses expéditions : une herbe qui danse lorsqu'elle perçoit du bruit, la marche des palétuviers, une plante dotée d'une seule feuille dont l'inflorescence atteint des proportions gigantesques, une autre qui pousse plus vite que son ombre, etc.

  • Des majestueuses baleines aux bouquetins espiègles en passant par les nuées d'oiseaux qui peuplent ses cieux ou les rivières pavées de nacre, lagons bleu azur et forets équatoriales, la France nous accorde depuis plus de 20 000 ans un spectacle naturel prodigieux mais occulté. C'est le syndrome de l'amnésie écologique : on n'imagine pas que la France fut d'une incroyable richesse naturelle et que cette surabondance fut longtemps la norme ; c'est la rareté actuelle qui est exceptionnelle... La nature a une histoire et elle est intimement liée à celle des hommes. Écrit dans une langue alerte et légère, le livre fourmille d'anecdotes étonnantes sur la biologie et l'écologie de toutes ces espèces, mais également sur les hommes qui en ont été les témoins. C'est une ode au potentiel de la France sauvage.  

  • Après «Jamais seul», qui nous a fait découvrir le monde des microbes et leurs associations avec les plantes et les animaux, Marc-André Selosse nous propose, dans ce nouvel ouvrage, de cheminer avec lui dans le monde des tannins. Ces molécules font les goûts et les couleurs du monde, mais qui saurait dire qui sont les tannins et comment ils agissent ? En chatouillant l'observation et en excitant le plaisir de la mener, cet ouvrage est un rappel aux plaisirs sensoriels et à la façon dont nos sens nous aident à comprendre notre environnement.

  • "Ce livre dit la mer, il dit l'aimer, l'avoir toujours aimée : il ne dit pas toute la mer, vaine ambition d'un fou. Même la grenouille y regarderait à deux fois. Ce livre dit le vieil homme et la mer, la femme et la mer, une lutte contre soi, contre ses rêves, une quête à la vie à la mort de l'horizon ni près ni loin, une osmose avec les éléments dont l'être humain fait partie - s'il n'est ici-bas le maître du jeu. Ce livre dit la mer et les marins, les écrivains, les travailleurs du grand métier, les artistes charmés, charmeurs, les damnés du poisson. Il dialogue avec l'univers par-dessus les jours et les flots. C'est un coquillage où l'on entend, j'espère, battre le pouls du verbe aimer. Ce livre raconte une histoire océanique, la mienne, il ne prétend jamais connaître la mer ni la réduire à ses cadenas, ses tics, l'exhiber à travers les mots comme une bestiole de foire. J'aime la mer et je m'en souviens, j'y vais, je vous emmène avec moi. J'en suis natif comme tous les êtres vivants de terre et d'eau, je vous fais part de cet amour plus vaste que ma voix, plus humble que mes songes.
    Un voyage, oui, autour du monde intérieur que je m'efforce d'encercler quand je prends la mer ou mon stylo. Quand je perds la raison à la barre d'un voilier qui ne réagit plus au vérin du « pilote », et perd la raison lui aussi. Quand une île heureuse vient à moi, donnée comme un livre de vie. Quand c'est crado, les ports, les grèves, les abysses, les gens du fric, quand elle gâche tout, la pollution, quand il étouffe, le corail d'Australie, des Antilles - ou qu'il renaît, squelette radieux. Quand il n'y a plus rien à dire tellement c'est beau, la mer, infiniment beau, et que l'on n'est pas seul au bord de cet infini. Aimer la mer, c'est au minimum être deux, être tous. Aimer la mer c'est « être » - c'est vivre."

  • Homme de lettres et compagnon du mouvement surréaliste, Roger Caillois s'intéresse très tôt au monde minéral dont les formes évoquent pour lui des figures de l'imaginaire. Dès les années 1950, il commence à collectionner des minéraux du monde entier, des « pierres curieuses, qui attirent l'attention par quelque anomalie de leur forme ou par quelque bizarrerie significative de dessin ou de couleur ». Toutes possèdent « une ressemblance inattendue, improbable et pourtant naturelle, qui provoque la fascination ». Agates, pyrites, quartz, jaspe... elles sont autant de fragments de l'univers, d'un monde où rêve et poésie dessinent des analogies avec le monde végétal et animal mais aussi avec celui des hommes. Cet ouvrage présente les 150 plus belles pierres de la collection de minéraux que Roger Caillois a léguée au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, ainsi que la réédition des célèbres textes Pierres, L'Écriture des pierres et Agates pardoxales. Pour la première fois sera dévoilée une collection exceptionnelle créée par l'un des plus grands poètes du XXe siècle.

  • L'un des ouvrages les plus célèbres au monde sur l'univers marin.
    Vendu à 1 000 000 d'exemplaires, traduit dans 30 langues, La Mer autour de nous constitue la grande porte d'entrée sur l'univers marin. Cette synthèse vibrante et passionnée, destinée au grand public, a influencé plusieurs générations d'océanographes.
    Pour tous les lecteurs, à partir de 12 ans.

  • Ce guide de référence présente les minéraux, les roches et les fossiles du monde entier, en trois parties distinctes. Pour chacune d'elles, une introduction expose les caractéristiques physiques, chimiques et géologiques, ainsi que les traits d'identification spécifiques (pour les minéraux et les roches : système cristallin, dureté, structure, texture, type de gisement... ; pour les fossiles : origine biologique, aspect, ancienneté...). 600 spécimens sont ensuite décrits dans le détail et illustrés de photographies couleurs, croquis et schémas qui permettent une identification sans erreur. Cet ouvrage indique également les lieux et techniques de récolte et de conservation des spécimens géologiques.

  • La grande Muraille verte barrière contre le désert, les îles éparses menacées par la montée des eaux, la canopée en Guyane, les gravures paléolithiques de la grotte de Cussac jusqu'au Glaciers de pluton ou le premier astéroïde Oumuamua extrasolaire... De l'infiniment petit à l'infiniment grand, ce livre nous emmène à la découverte des plus beaux sites sur Terre et dans l'espace. Il s'agit à chaque fois de nouveaux territoires d'exploration, ces « nouveaux mondes » qui sont à la fois des sites exceptionnels et de fabuleuses terres d'exploration et de recherche.

    Cet Atlas des nouveaux mondes séduira à la fois les amateurs de sciences, de géographie et de voyages extraordinaires.

  • De la bactérie aux mammifères, en passant par les végétaux et les minéraux, un tour d'horizon des éléments composant la nature

  • Une oeuvre monumentale, le travail d'un écrivain issu d'une lignée d'ingénieurs, pour mettre à la portée de tous le vocabulaire et le savoir de générations de gens de la mer, ces marins des "quatre marines" qui ont sillonné les mers des siècles durant et forgé, loin de la surveillance des grammairiens et des instituteurs, une véritable langue que Jean Merrien sentait menacée de disparition.
    Recueillir les mots, traquer les étymologies, donner des définitions illustrées d'exemples concrets et d'expressions usuelles, aller du général au particulier pour saisir le langage et les gestes anciens, le savoir-faire et les termes techniques... telle est la réussite de cet ouvrage unique, complet, accessible à tous les publics, et qui ne laisse pourtant aucun spécialiste sur sa faim.
    Une référence absolue pour tous les amoureux de la mer, marins ou plaisanciers, amateurs de vieux gréements ou passionnés de littérature maritime.

  • Depuis son glacier alpestre suisse jusqu'au delta de Camargue, le Rhône sillonne la vallée, façonne les paysages, irrigue les terres, enrichit les hommes, nourrit les imaginaires. Dans cet ouvrage placé sous la direction d'Erik Orsenna, le Rhône se décline en une soixantaine de mots clés couvrant toutes sortes de thèmes (art, histoire, nature, économie, aménagement, énergie, faune, flore...) et propose une iconographie aussi majestueuse qu'insolite.

  • Destiné à tous les amoureux de la forêt, les passionnés comme les promeneurs occasionnels, ce livre, entièrement mis à jour, est un guide au coeur même de l'univers forestier.

    À la fois simple et didactique, il aborde de façon très imagée l'essentiel du savoir actuel sur la forêt : fonctionnement de l'écosystème forestier, rapports de l'homme et de la forêt, lien avec les grands espaces, rôle sur l'environnement, forêts du futur, importance du maintien de la biodiversité...

    Bernard Fischesser, l'un des pionniers de la politique de protection de la nature en France, qui a notamment participé à la création des parcs nationaux, nous montre, toujours d'une manière abordable et très illustrée, que la sauvegarde de ce patrimoine irremplaçable est devenu un impératif écologique de premier plan.

  • Les Saisons est le nouveau film de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud. Il s'inscrit dans la lignée des films naturalistes précédemment produits par Jacques Perrin, Microcosmos, Le Peuple migrateur et dernièrement Océans qui a réuni près de 3 millions de spectateurs en France et 12 millions à l'étranger. Le beau livre est le livre de référence sur le film. Par ses dimensions, sa pagination, le nombre de ses photographies et sa qualité d'impression, il vise à la fois à prolonger l'émerveillement suscité par le film et à répondre aux nombreuses questions qu'il soulève, d'ordre scientifique, historique, philosophique et technique.

  • « Le pinson des arbres, dans l'Est Londonien, les yeux crevés par des aiguilles rougies au feu, chante aussi en prison quand il s'est habitué à son existence dans le noir et, bien nourri, éprouve un bien être passager qui l'incite à la mélodie. Mais personne, pas même l'amateur d'oiseaux le plus dépravé, ne pourrait soutenir un seul instant que la joie du petit captif aveugle, qu'il chante ou se taise, est le moins du monde comparable à celle du pinson chantant en avril « au sommet du buisson », au milieu du grand monde ensoleillé, bleu au dessus, vert au dessous, avec le désir et le pouvoir, à la fin de la mélodie, de s'envoler rapidement à travers les champs de cristal de l'air vers d'autres arbres et d'autres bois. » À sa mort, en 1922, W. H. Hudson légua la totalité de ses droits d'auteur - ses oeuvres complètes comportent vingt quatre volumes - à la Société Royale pour la Protection des Oiseaux.

  • Avec son nouveau film, Il était une forêt, Luc Jacquet nous emmène dans un extraordinaire voyage au plus profond de la forêt tropicale, au coeur de la vie. Pour la première fois, une forêt tropicale naît sous nos yeux. De la première pousse à l'épanouissement des arbres géants de la canopée en passant par le développement des liens cachés entre plantes et animaux, ce ne sont pas moins de sept siècles qui vont s'écouler.
    Il était une forêt offre une plongée exceptionnelle dans ce monde sauvage resté dans son état originel, en parfait équilibre, où chaque organisme - du plus petit au plus grand - joue un rôle essentiel. Le livre du même nom complète intelligemment le film en donnant des informations essentielles sur chaque être vivant, animal ou végétal, qui rend la forêt tropicale magique, sensorielle, foisonnante.
    Richement illustré, Il était une forêt est un voyage quasi initiatique où le lecteur découvre un univers incroyable, grouillant de vie, de ses sous-bois à la cime de ses plus grands arbres.

  • « Jean de Bosschère unit à l'exaltation de l'amoureux la précision scientifique d'un fils de botaniste. Aussi loin qu'il descendit jadis dans l'obscurité tourmentée de son âme, il a pénétré dans les mystérieux replis des parfums, des formes et des cris. » Philippe Jacottet.
    « Pensez-y bien, les sentiments drus, pressés, variés qui font naître mille souvenirs, se mélangent sans s'épouser. Tel et sans style le parfum parfois nous déborde après nous avoir jeté dans un trouble désordonné, indicible.
    Ici je dois rappeler que j'ai déploré déjà l'impuissance d'expression qui s'avère quand nous abordons l'impossibilité de dire un parfum. La grandeur de la poésie en suspens devant cette pénurie de moyens de reproduction ou de ce défaut de nos facultés d'assimilation. Je ne pense pas à cette poésie morte qui traduisait en paroles des sites ou des gestes.
    L'Aubépine, dira-t-on, approchée des narines, dégage une odeur de carabe doré, mêlée à de la poussière de guano remuée au soleil. Ceci est extrêmement fidèle et précis pour celui qui parle. Or, seules des contingences de hasard peuvent permettre à la deuxième personne d'imaginer, encore que sans précision, d'après ces quelques mots le parfum de l'Aubépine. »

  • La nature est inventive, ses super héros en témoignent !
    Être invisible, se déplacer à une vitesse vertigineuse, voir dans le noir, voler sans ailes, être immortel, invincible, séduire à coup sûr... Les super pouvoirs sont partout, à l'autre bout de la planète, comme devant notre porte. De l'écureuil volant au lierre super glue, de l'arbre qui marche aux créatures des profondeurs, des étourneaux aux insectes mimétiques, une centaine d'espèce est présentée dans une vitrine saisissante.
    Au sommaire : du sensationnel, et aussi des super pouvoirs oubliés, qui nous entourent et qu'on ne voit plus.
    Les photos sont exceptionnelles, les textes naturalistes sont documentés, la biodiversité est révélée avec passion par l'auteur spécialisé en Sciences Naturelles.
    Un livre qui prouve que c'est la nature qui a inventé les super pouvoirs, et ce, depuis des millénaires.

  • Guide d'identification dans lequel plus de 1.150 espèces de fleurs, graminées, arbres et arbustes ont été classées en fonction de la couleur de la fleur. Les illustrations servent à faciliter l'identification.

  • Un des plus célèbres entomologistes du monde raconte, à 74 ans, ce que fut sa vie passionnée. Riche d'événements aventureux, de rencontres étonnantes, ce livre est aussi le témoignage émouvant d'un savant déçu par les hommes, et qui a trouvé, dans la recherche des plus belles et plus étranges bêtes du monde, le goût de vivre. Plus de 20 millions d'insectes et de papillons sont passés entre ses mains. La plupart, il les a choisis lui-même en France, en Afrique et surtout dans les forêts infestées de serpents à sonnettes de Guyane. C'est dans ce pays abandonné aux forçats et aux relégués qu'en 1903 est née son étrange vocation de chasseur de papillons qui lui valut la gloire et la fortune : le jour où il découvrit le moyen de capturer les admirables morphos bleus aux reflets métalliques. Avec lui nous découvrons ce qu'était alors la dure vie des nombreux pénitenciers. Nous voyons comment, grâce à la chasse aux papillons qu'entreprirent les forçats sous sa direction, la criminalité baissa au bagne dans des proportions considérables.
    Il nous raconte également comment il créa la florissante industrie du « papillon collé » que l'on a attribué à tort aux Japonais : tableaux faits avec des ailes de papillons, services de toilette, réveils, plateaux décorés, comment il tourna lui-même, au début du siècle, les 36 premiers films documentaires scientifiques du monde. Dans sa vie faite de hauts et de bas, de luttes obstinées, mais aussi de grandes émotions, il a trouvé sa meilleure consolation dans son grand amour pour la plus belle bête du monde à ses yeux : le papillon.

  • Nous habitons aujourd'hui entre deux rives. Celle de la nature transformée par la technique et l'agriculture moderne, qui a éradiqué les forêts sauvages pour produire de plus en plus vite et en quantité de plus en plus importante. En face, comme une image inversée, la rive de la nature «naturelle», que nous nous évertuons à protéger avec un effort proportionnel à celui que nous déployons pour la transformer. Contrairement à ce que l'on croit, ces deux rives ne s'opposent pas, mais relèvent du même mode de pensée. Notre propension à conserver n'est que le négatif de notre avidité à produire et à consommer.
    Pourtant, depuis longtemps les agriculteurs du monde savent marier l'arbre et les cultures. Les combinaisons multiples entre leurs «champs» et leurs «forêts» constituent un véritable patrimoine agroforestier, qui nous révèle d'autres modes de domestication de la nature et de relation entre forêt et agriculture, garants à la fois de productivité et de durabilité.
    De l'agroforêt indonésienne au bocage européen, de la dehesa castillane à l'arganeraie marocaine ou à la châtaigneraie corse, il existe en filigrane un modèle général, qu'on peut qualifier de «forêt domestique». Il n'oppose pas le blé à l'arbre, la rentabilité à la diversité, la compétitivité au partage, l'efficacité au long terme. Derrière ce modèle, que critiquent souvent les spécialistes du «développement», se dessine aussi la façon dont l'humanité s'organise pour gérer la nature et partager les bénéfices de sa transformation.
    Penser une partie du monde à la lumière de la forêt domestique permettrait de sortir de l'obsession de la production pour prendre en compte la diversité biologique et culturelle, la préservation de l'environnement et la qualité de vie. La forêt domestique nous invite aussi à repenser un développement qui n'essaierait plus d'imposer des modèles universels mais aiderait les sociétés qui le souhaitent à maintenir ou à reconstruire leurs systèmes selon leurs propres logiques : une autre façon de concevoir notre rapport collectif au monde et à l'Autre.

  • Dans nos pays de vieille tradition écrite, aux paysages modelés depuis des millénaires par l'agriculture, il existe aussi une histoire en rapport étroit avec la plante sauvage.
    Toute oubliée qu'elle soit, et en-deça des paroles, cette histoire ne saurait se circonscrire à une chronique d'usages mineurs : elle raconte les perfectionnements de la pensée même, elle vaut d'être retrouvée, traduite de l'herbe et du feuillage, restituée à l'usage de notre propre attention au monde. car c'est toute l'aventure des hommes qui s'enracine et s'abat avec les forêts, bruit dans les cimes, s'exalte et s'apaise au rythme des saisons florales.
    Chaque vieille haie en sait un épisode. et la flore, témoin des commencements, ortie ou chiendent, sureau ou bardane, est toujours à nos portes, avec ses mêmes offres et ses signes tout prêts pour les passages d'intelligence.
    Essai en forme de petites histoires plus sociales que naturelles, la plante compagne propose quelques pistes pour une écoute attentive de la mémoire des herbes et des arbres qui rencontraient les hommes.
    Son propos est aussi de servir d'initiation à une ethnobotanique familière : ce qui s'est passé au cours des temps dans la mise en oeuvre et en pensée de nos plantes les plus communes ; ce que nous devons toujours à cet échange fondateur ; ce qu'il fallait déraciner pour échapper à la fatalité des fables ; ce qu'il fallait accueillir du symbole pour mieux vivre la réalité. et aussi, à l'évidence, ce qui se constitue toujours sous nos yeux ; car le dialogue entre l'homme et la plante ne sera jamais rompu.
    Ce livre n'a d'autre ambition que d'aider à sa poursuite, dans la plus grande légèreté possible (mais non dans le silence) de la raison.
    Pierre lieutaghi.

  • Les îles sont des territoires de projets, politiques, sociaux et économiques. Ce sont des lieux d'une vie singulière. Les Carnets du Paysage n°35 s'interroge sur les possibilités de les préserver, de les entretenir et de les projeter vers le futur, et sur les actions à mettre en oeuvre dans cette perspective. Îles maritimes, mais aussi îles fluviales, voire îles urbaines, mais aussi îles proches et îles lointaines sont analysées dans une perspective à la fois anthropologique, artistique et projectuelle. Ce numéro des Carnets du paysage fait écho à l'exposition, « Le temps de l'île » qui se tiendra au Mucem (Marseille) de juillet à novembre 2019.

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