Faits de société / Actualité

  • Dans la première édition de ce livre, Aurélien Barrau nous disait : « La vie, sur Terre, est en train de mourir. L'ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L'ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu'une transition, je pense qu'il faut une révolution. Et c'est presque une bonne nouvelle. » Dans cette nouvelle édition, il complète et affine son propos en analysant la nature des oppositions à la pensée écologique et en suggérant de nouvelles voies de résistance pour dépasser l'immobilisme suicidaire.

  • La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
    Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
    L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
    Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
    Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

    Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants.

  • Hubert Reeves présente avec tendresse plusieurs dizaines de fleurs observées au quotidien sous ses fenêtres et dans les bois de Malicorne. Pissenlit Dent-de-lion, Véronique de Perse ou Monnaie du pape : chaque fleur sauvage a droit à son portrait, son anecdote, à l'évocation d'une sensation ou d'un souvenir. Puis, l'auteur nous rappelle, avec ses « Propos botaniques », la science de la ronde des saisons, la minutieuse pollinisation, les incroyables copies de l'ADN... Chaque fleur est illustrée par de superbes photos couleur de Patricia Aubertin.

  • Premier ouvrage sur le scandale des pesticides, Printemps silencieux a entraîné l'interdiction du DDT aux États-Unis. Cette victoire historique d'un individu contre les lobbies de l'industrie chimique a déclenché au début des années 1960 la naissance du mouvement écologiste.
    Printemps silencieux est aussi l'essai d'une écologue et d'une vulgarisatrice hors pair. En étudiant l'impact des pesticides sur le monde vivant, du sol aux rivières, des plantes aux animaux, et jusqu'à l'ADN, ce livre constitue l'exposition limpide, abordable par tous, d'une vision écologique du monde.
    50 ans après sa conception, on redécouvre Printemps silencieux au moment où l'on commence à s'intéresser, en France, à la philosophie de l'écologie. « Ce n'est pas moi, c'est Rachel Carson qui a inventé l'écologie profonde », affirme en effet le philosophe norvégien Arne Næss.
    Vendu à plus de 2 000 000 d'exemplaires, traduit en 16 langues, Printemps silencieux n'est pas seulement un best-seller : c'est un monument de l'histoire culturelle et sociale du XXe siècle. Point de référence difficilement contournable de l'histoire de l'écologie, cet ouvrage fait partie de la bibliothèque de l'honnête homme.

  • Stockés dans des décharges, éparpillés à la surface des océans ou dispersés en particules invisibles dans l'atmosphère, les déchets sont désormais des traces indélébiles de notre présence sur terre autant que des symptômes de la crise du monde contemporain.
    Après les avoir enfouis et brûlés, il est devenu impératif de les réduire, de les réutiliser, de les recycler. À l'heure de l'économie circulaire, cette promesse d'un monde sans restes rappelle un mensonge de la tribu Chagga, évoqué par l'anthropologue Mary Douglas : les mâles adultes de cette tribu affirment ne jamais déféquer !
    De même, ce livre montre que la quête de pureté et de maîtrise technicienne du déchet dans nos sociétés industrielles fabrique un aveuglement collectif. Il raconte comment Homo detritus, face cachée d'Homo oeconomicus, a cru sauver la planète en « bien jetant ».
    Un livre fort sur les impasses des approches « gestionnaires » de notre société du déchet.

  • 1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l'heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n'avons rien fait. Après des années d'enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d'alerte, d'intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l'industrie pétrolière, rien n'a été fait pour stopper le changement climatique.

    Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l'histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l'auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d'alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l'inertie et des renoncements, et peu à peu l'imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n'est pas seulement le roman impitoyable d'occasions historiques manquées, c'est aussi l'évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là - et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu'il ne soit vraiment trop tard.

    Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le New York Times. Fasciné par l'attraction paradoxale qu'exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s'accommodent du désastre.

  • Grands ensembles, centres commerciaux, gratte-ciel, gated communities et « grands projets » sont les principaux dispositifs architecturalo-urbanistiques qui accompagnent l'accélération de l'urbanisation partout dans le monde. Emblématiques de la société productiviste et construits au nom du « progrès » et de la « marche de l'histoire », ces désastres urbains n'ont en réalité comme seule fonction que de rentabiliser des territoires désincarnés et interconnectés.
    Cette enquête montre - visites de bâtiments, romans, essais, films ou rapports officiels à l'appui - comment ils façonnent l'uniformisation des paysages urbains, amplifient les déséquilibres sociaux, économiques et écologiques et contribuent à l'enfermement et à l'assujettissement de leurs habitants. Sans compter qu'ils se combinent aujourd'hui aux catastrophes dites « naturelles » (ouragans, tsunamis, séismes, inondations...) pour créer une instabilité et une dangerosité sans équivalent historique.
    Ce livre combatif vise à fournir des outils critiques pour les contester et faire advenir dans un avenir proche des alternatives architecturales, des expérimentations urbaines et des modes de vie ouverts et émancipateurs.

  • Jean-Louis Étienne a atteint le pôle Nord à pied, traversé l'Antarctique en traîneau et pourtant ce qu'il aime plus que tout au monde c'est la forêt, sa forêt du Tarn. D'ailleurs dès qu'il vola de ses propres ailes, il y construisit sa cabane. Impensable pour lui de vivre dans une maison en ville : il lui fallait la forêt. Ce livre est un cri d'amour à l'arbre, nourricier et protecteur, poumon de notre planète. Le préserver, c'est sauver l'humanité. Et pour cela il faut le comprendre. Jean-Louis Étienne s'est tourné vers des scientifiques pour répondre à toutes nos questions (pourquoi les racines plongent-elles vers le centre de la terre ? Un arbre transpire-t-il ? Pourquoi les feuilles sont-elles vertes ? Est-il vrai que le mycélium s'étend sur plus de 400 kilomètres sous nos pieds ?). Il fait également état des recherches les plus prometteuses, comme celles des chercheurs en bio-mimétisme : parmi elles la photosynthèse artificielle qui permettra de produire un "carburant solaire" et pointe du doigt des idées catastrophiques, comme celle de forcer la photosynthèse des plants de tabac pour augmenter la production et expose des solutions pour demain, comme l'agroforesterie. Ces textes scientifiques sont ponctués de chapitres plus personnels, de souvenirs d'enfance. Et l'auteur de nous dévoiler ce que la nature, la forêt, le travail manuel du bois qu'il affectionne tant lui ont apporté : un équilibre, un pied bien ancré dans la réalité, une confiance, une sérénité... Et l'amoureux de la planète nous rappelle à quel point il est nécessaire aujourd'hui de nous rapprocher de la nature, pour le bien de l'humanité et le bien-être de chacun.

  • En démissionnant de son poste de ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot a eu la judicieuse inspiration de rappeler que l'écologie politique ne pouvait plus se satisfaire des « petits pas qui vont dans le bon sens », que cet espoir est vain alors qu'il s'agit de s'opposer à un système capitaliste intrinsèquement indifférent aux limites de notre planète.

    Dans ce court ouvrage puissant et persuasif, Jean-Marc Gancille va plus loin et incite à un militantisme radical. Selon lui, les éléments qui fondent le Grand Mythe Productiviste - l'idéal du consommateur-citoyen éclairé, l'alternative de la croissance verte, l'avènement prochain de la transition écologique - sont des baudruches idéologiques qui nous font perdre un temps précieux et dépenser de l'énergie en vain. Une analyse lucide de l'état de la planète et de l'étendue des ravages du « fondamentalisme marchand » appelle des réponses radicales et la fin des illusions.
    Alors que le recours à des dirigeants politiques largement inféodés au système est improductif et que le militantisme écologique se perd dans une forme de pensée magique naïve, aveugle tant aux réalités physiques qu'aux inerties sociales et aux verrouillages économiques, Jean-Marc Gancille appelle à ne plus se mentir. Il nous indique au contraire un chemin radical, revigorant et ambitieux : l'action combative et la démonstration de notre force collective face aux intérêts particuliers, car l'engagement militant a le mérite de faire réagir l'opinion et les décideurs.

  • Le réchauffement climatique et le rôle des activités humaines sur notre climat deviennent de plus en plus perceptibles, et occupent une place grandissante dans notre vie quotidienne. Lutter contre le réchauffement climatique est un véritable défi : c'est celui que s'est fixé Jean Jouzel tout au long de sa carrière scientifi que. L'analyse des molécules emprisonnées depuis des dizaines de milliers d'années dans les carottes de glace des forages polaires lui a permis, avec d'autres glaciologues, de comparer températures et composition de l'atmosphère à différentes époques. Ils ont ainsi souligné, pour la première fois, l'importance de l'effet de serre dans le réchauffement climatique.
    Dans ce texte clair et enlevé, Jean Jouzel nous parle de son parcours, de ses travaux, de son engagement au sein du GIEC et nous introduit de manière claire à l'étude des climats passés pour mieux connaître et comprendre les climats futurs.

  • Ces cinquante dernières années, l'humanité a connu sa plus grande révolution agricole, et les inquiétudes sur la sante´ et l'environnement sont grandissantes.
    Les consommateurs s'interrogent : Mangeons-nous trop de viande? De poisson?
    Peut-on rester en bonne santé´ en adoptant un régime vegan ?
    Doit-on l'explosion du nombre de cancers aux produits chimiques présents dans nos aliments ?
    Peut-on consommer bio et pas cher ?
    L'eau peut-elle un jour venir a` manquer ?
    Aura-t-on demain de quoi nourrir 10 milliards d'êtres humains ?
    Pourquoi la plupart des tomates n'ont-elles plus de goût ?
    Le gluten est-il mauvais pour la sante´ ?
    Mangerons-nous des algues et des insectes ?
    ...
    Ce livre apporte des réponses claires et scientifiquement avérées a` 50 questions essentielles sur l'agriculture et l'alimentation, car les consommateurs méritent d'avoir une vision claire et fiable de ce qui se passe dans leurs assiettes et dans les campagnes.

  • La manifeste fondateur d'une « réhabitation biorégionale » de la Terre Imaginons un monde structuré par la diversité culturelle et écologique, plutôt que par des paramètres nationaux et économiques.
    Sale offre ici une introduction magistrale au biorégionalisme - ce mode d'organisation alternatif de la société, à des échelles de territoires écologiquement salubres, avec des communautés attentives aux individus et des systèmes économiques renouvelables.
    Sale insiste notamment sur les répartitions naturelles de populations, les modes d'habitat et de soin des bassins-versants, ainsi que sur les propriétés communales et aux responsabilités de la terre.
    Cet ouvrage invite au développement réaliste de ces communautés biorégionales et des lieux où elles sont établies, afin de mettre en place une société propre à l'épanouissement social et écologique.

  • Après la candidature de la liste « Urgence écologie » aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation.
    Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les États d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente.
    Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.

  • « Le sauvage sort des zones où l'on pensait depuis longtemps l'avoir confiné, s'immisce dans le territoire des humains, y provoquant des désagréments divers qui révèlent des conflits de souveraineté. Il s'agit d'un problème de géographie politique?: comment la mobilité animale rebat les cartes de l'aménagement du territoire. » Le flamant rose nichait régulièrement en Camargue, jusqu'aux années 1960. Après de nombreux efforts de surveillance, de comptage, de baguage, de création de site de reproduction, de gestion de l'eau, l'espèce se reproduit à nouveau et a retrouvé des effectifs importants : elle n'est plus menacée.

    Mais un îlot créé à la pelle mécanique, surveillé de près par scientifiques et gardiens, dans un bassin de pré-concentration d'une exploitation industrielle de sel de mer, ce n'est pas vraiment l'idée qu'on se fait du sauvage.

    L'histoire du sauvetage du flamant rose révèle un vaste réseau d'acteurs qui participent à la protection de la nature, en particulier dans le cadre du plus grand projet de restauration écologique d'Europe. Dans l'ombre de ce succès, se dissimulent de nombreuses questions sur l'état de la nature et des relations que nous entretenons avec elle.

    Politiques du flamant rose raconte, au plus près du terrain, les histoires, les conflits et les alliances d'un territoire - et invite à penser les conditions de coexistence avec le reste du vivant.

  • Et si, au lieu de voir les mouvements zéro déchet, la consommation locale, la récup' comme des limites créant des frustrations, on se mettait à les regarder comme des sources de créativité ? Une reconquête de sa liberté. Et l'air de rien, tout en préparant et en faisant la fête avec ceux qu'on aime, on a avancé, en douceur, vers un mode de vie plus respectueux de la terre. Comment faire ? On mange avec les doigts ou dans des contenants comestibles pour éviter la vaisselle jetable, on boit de la bière locale et du vin naturel qui ne donne pas mal à la tête, on invente des recettes aux légumes pour son barbecue... On peut encore, pour l'occasion, découvrir les initiatives de consigne des bouteilles, aller à la rencontre des producteurs près de chez soi, apprendre à cuisiner les restes...

  • Nous sommes à un moment de l'histoire qui pose un défi radicalement nouveau à l'espèce humaine : pour la première fois, son prodigieux dynamisme se heurte aux limites de la biosphère et met en danger son avenir. Vivre ce moment signifie que nous devons trouver collectivement les moyens d'orienter différemment cette énergie humaine et cette volonté de progrès. C'est un défi magnifique, mais redoutable.
    Or, une classe dirigeante prédatrice et cupide, gaspillant ses prébendes, mésusant du pouvoir, fait obstacle au changement de cap qui s'impose urgemment. Elle ne porte aucun projet, n'est animée d'aucun idéal, ne délivre aucune parole mobilisatrice. Après avoir triomphé du soviétisme, l'idéologie néolibérale ne sait plus que s'autocélébrer. Presque toutes les sphères de pouvoir et d'influence sont soumises à son pseudo-réalisme, qui prétend que toute alternative est impossible et que la seule voie imaginable est celle qui conduit à accroître toujours plus la richesse.
    Cette représentation du monde n'est pas seulement sinistre, elle est aveugle. Elle méconnaît la puissance explosive de l'injustice, sous-estime la gravité de l'empoisonnement de la biosphère, promeut l'abaissement des libertés publiques. Elle est indifférente à la dégradation des conditions de vie de la majorité des hommes et des femmes, consent à voir dilapider les chances de survie des générations futures.
    Pour l'auteur de ces pages incisives et bien informées, on ne résoudra pas la crise écologique sans s'attaquer à la crise sociale concomitante. Elles sont intimement liées. Ce sont aujourd'hui les riches qui menacent la planète.

  • YGGDRASIL N.2

    Yggdrasil

    «Yggdrasil» est un mook, magazine-livre trimestriel, qui traite des questions liées à l'effondrement et à la résilience de notre civilisation. Nous ne sommes ni catastrophistes ni idéalistes. Notre approche est pragmatique, scientifique et sensible, politique et spirituelle. Au sommaire, vous trouverez notamment : Les services publics, la sécurité alimentaire et le pouvoir des maires en cas d'effondrement systémique. Entretiens avec Stéphane Linou et Alexandre Boisson ; Une rencontre entre Pablo Servigne et le formateur en survie David Manise ; Les solutions low-tech pour produire son électricité photovoltaïque par le Youtubeur Barnabé Chaillot ; Les jardins russes, véritables alternatives péri-urbaines qui produisent jusqu'à un tiers de la nourriture du pays.
    De nombreuses pages pour reprendre sa vie en main...

  • YGGDRASIL N.3

    Yggdrasil

    «Yggdrasil» est un mook, magazine-livre trimestriel, qui traite des questions liées à l'effondrement et à la résilience de notre civilisation. Nous ne sommes ni catastrophistes ni idéalistes. Notre approche est pragmatique, scientifique et sensible, politique et spirituelle. Au sommaire, vous trouverez notamment : ... De nombreuses pages pour reprendre sa vie en main...

  • Discuté, bousculé, parfois abandonné ou considéré comme un médium d'un autre temps, le livre est toujours un outil indispensable pour que la connaissance se mette au service de la protection de la nature, de la planète, de la vie tout simplement.

    Depuis plus de 130 ans, les éditions Delachaux et Niestlé oeuvrent au travers de leurs publications pour la défense de l'environnement, des milieux naturels et de la biodiversité.
    Face au plus grand défi auquel soit confronté l'homme depuis son émergence, et aux côtés de 19 personnalités qui témoignent de leur attachement tout personnel aux ouvrages de la maison et à la nécessité d'agir, nous lançons un appel sans plus attendre, pour que la planète tourne plus bleu.

    /> Toute l'équipe de Delachaux et Niestlé s'est mobilisée pour écrire ce texte. Des auteurs et illustrateurs comme Bertrand Visage, Guilhem Lesaffre, Frédéric Denhez, François Lasserre , François Moutou, Vincent Albouy, Élise Rousseau, Marc Giraud, Valérie Chansigaud, Jean-Louis Gouraud, François Moutou, Vincent Munier, Robert Paxton ou Gilles Macagno ou des personnalités comme Jean Rolin, Allain Bougrain Dubourg, Sylvain Tesson, Jul ou encore Hubert Reeves apportent leur témoignage et leur soutien.

  • Si votre inquiétude face au réchauffement climatique se résume à une crainte de la montée du niveau de la mer, vous ne faites qu'effleurer la surface des catastrophes à venir. En Californie, les feux de forêt sévissent maintenant toute l'année, détruisant des milliers d'habitations. Les inondations déplacent des dizaines de millions de personnes chaque année dans le monde. Sans une révolution dans la façon dont des milliards d'êtres humains mènent leur vie, d'immenses parties de la Terre pourraient devenir inhabitables et d'autres très inhospitalières dès la fin du siècle.
    David Wallace-Wells voyage dans notre futur proche. Il met en lumière les problèmes climatiques : pénuries alimentaires, réfugiés climatiques, etc. Mais, surtout, il démontre brillamment comment le réchauffement aura des conséquences directes sur presque tous les aspects de la vie humaine, sur la vie politique et culturelle des nations, sur le sens de l'Histoire.
    La Terre inhabitable est à la fois une méditation sur la dévastation que nous avons provoquée et un appel passionné à l'action. De même que le monde a été amené au bord de la catastrophe en l'espace d'une vie, la responsabilité de l'éviter appartient maintenant aux jeunes générations.

  • Et si tout n'était pas perdu ? Et si malgré les annonces toutes plus désespérantes les unes que les autres, la sixième extinction n'était pas encore là ? Et si on s'autorisait une folie : imaginer qu'elle pourrait même ne pas avoir lieu ?

    À contrepied des discours simplificateurs, tentés par le catastrophisme, Hervé Le Guyader fait un pari audacieux : nous faire percevoir à quel point la biodiversité est éminemment... complexe. Pour le meilleur plutôt que pour le pire. Démystifiant un concept qui, en seulement 50 ans, a déjà fait couler beaucoup d'encre, dans un contexte scientifique qui évolue à vitesse V, il montre en quoi cette passionnante complexité autorise l'espoir.

    Ne versons pas dans l'angélisme : tout n'est pas gagné. Tout n'est pas perdu non plus.

  • Quand un homme tente l'extraordinaire expérience de la vie animale   Charles Foster, vétérinaire et professeur à Oxford,   a voulu savoir ce que cela faisait d'être un animal sauvage. Dans ce livre, il nous raconte comment il s'y est pris  : tour à tour vivant dans un terrier en se nourrissant de vers de terre, chassant dans les eaux glacées des rivières pour soulager une faim insatiable, courant   à travers les bois poursuivi par une meute de chiens, accomplissant un itinéraire mystérieux et olfactif dans les rue de Londres, et suivant d'infatigables oiseaux migrateurs.
    Qu'est-ce qui nous différencie d'un animal ?... Si Charles Foster n'est pas capable de voler ou de ressentir la panique d'un cerf à bout de souffle, il sait néanmoins que lorsque nous échouons à comprendre véritablement l'autre, cela nous apprend toujours quelque chose sur nous-mêmes.
      Une sérieuse expérimentation racontée avec toute la profondeur requise ce qui n'empêche pas l'humour.  Arnaud Gonzague, L'Obs.

    Un livre merveilleux.  Christilla Pellé-Douël, Psychologies Magazine.
      Traduit de l'anglais par Thierry Piélat.

  • Un élément vital en péril Quoi de plus banal que d'énoncer que l'eau est à au coeur même de la vie nous sommes constitués à 80 % d'eau ! Pourtant, cette incontestable vérité est trop souvent oubliée. La soixantaine de chercheurs, d'associations, d'agriculteurs, d'acteurs de la société civile interrogés ici ne cessent de le rappeler. Aujourd'hui, bien que nous parlions de biodiversité et de transition écologique, ceux qui disposent d'eau en abondance ont tendance à la banaliser... et par là même à la négliger. Et, par un usage irrationnel et irresponsable, nous sommes déjà en train de causer de lourds préjudices aux générations futures.
    Le plastique a envahi l'océan, les pesticides se retrouvent même dans le gras des baleines. L'océan, poumon de notre terre, est en danger, puisqu'il récupère toutes les pollutions terrestres. En France, la plupart de nos cours d'eau, et même les nappes phréatiques, sont pollués. Ce nouveau carnet d'alerte se propose d'enquêter sur cette large problématique, de l'agriculture, première source de pollution et première consommatrice d'eau dans le monde, à la gestion par des entreprises privées de ce bien commun. Sans oublier que 30% de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable...
    Comment gérer l'eau demain de façon plus écologique, équitable et locale ? L'eau nécessite plus que tout autre élément une gestion collective. Pierre Rabhi nous alerte : notre rapport à l'eau doit changer ; il est impératif que nous prenions conscience de sa valeur irremplaçable. L'eau, aujourd'hui polluée, gaspillée, source de toutes sortes de profits, pourrait très bien devenir, demain, l'une des solutions aux problèmes majeurs de notre société.

  • Depuis plusieurs années, l'inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde dans les champs et les jardins : le glyphosate. D'autant qu'en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l'a déclaré « cancérigène probable » pour l'homme, contredisant ainsi les agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l'innocuité du Roundup de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.
    Prolongeant son enquête retentissante de 2008 sur les dangers des produits toxiques de la firme américaine (Le Monde selon Monsanto, livre et film), Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film associé) que la dangerosité du glyphosate est plus grande encore qu'on le craignait. Dans le monde entier, il rend malades ou tue sols, plantes, animaux et humains, car l'herbicide est partout : eau, air, pluie, sols et aliments. Le produit, cancérigène, est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux. D'où autant d'effets délétères documentés ici par des entretiens très forts avec des victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi qu'avec de nombreux scientifiques.
    Ce livre choc révèle l'un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l'histoire moderne. Il montre que, face à l'impuissance ou l'absence de volonté des agences et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s'est tenu à La Haye le Tribunal international Monsanto, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup, en l'absence de Monsanto, qui a refusé d'y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a conduit à un avis juridique très argumenté, qui pourrait faire reconnaître le crime d'« écocide », ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes responsables.

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