Arts appliqués / Arts décoratifs

  • La Tapisserie de Bayeux relève de deux "miracles" : son exceptionnelle richesse visuelle et son remarquable état de conservation près d'un millénaire après sa réalisation. Longue de près de 70 mètres, elle appartient aux histoires nationales de la France et de l'Angleterre, et figure depuis 2007 au registre "Mémoire du monde" de l'Unesco. Entièrement brodée à l'aiguille en fils de laine colorés, elle relate la conquête du royaume d'Angleterre par le duc Guillaume de Normandie en une longue succession d'images, ce qui fait d'elle "l'ancêtre" de la bande dessinée.
    Beaucoup d'encre a coulé mais les interrogations que suscitent son contexte de création et ses significations restent, aujourd'hui encore, énigmatiques. Le livre que nous proposons permet de faire le point sur l'état actuel des recherches et de se plonger dans l'histoire passionnante de cette somptueuse broderie.

  • Un panorama qui retrace l'histoire du design en replaçant les grands mouvements et les chefs-d'oeuvre dans le contexte social, technologique, esthétique et culturel de leur époque

  • Cet ouvrage vous invite à pénétrer dans les secrets du Livre de Kells, trésor inestimable du Trinity College de Dublin. Réalisé très probablement dans le courant du IXe siècle, il s'agit de l'un des manuscrits médiévaux enluminés les plus connus au monde. Chef-d'oeuvre du christianisme irlandais, il déroule sur 340 folios les quatre Évangiles du Nouveau Testament accompagnés de notes et d'explications. Riche d'un très grand nombre d'enluminures d'une fraîcheur incomparable, ce manuscrit met en scène avec somptuosité les portraits des évangélistes ou leurs représentations symboliques, la Vierge, le Christ et divers épisodes bibliques ainsi que des entremêlements complexes de lettres, d'animaux et de figures humaines, empreints d'humour et de fantaisie.
    Au fil des pages, ce livre vous présentera les folios les plus importants de ce chef-d'oeuvre et vous conduire dans les arcanes de sa création, mettant en lumière la question des scribes et des artistes à l'origine de cette oeuvre, la matérialité de l'ouvrage, mais aussi son histoire ainsi qu'une description détaillée de son iconographie.

  • Charlotte Perriand (Paris, 1903-1999) est une architecte et designer française.

    « Créer un équipement aussi subtil, complexe et sensible que le corps de l'homme, réaliser non seulement les données matérielles, mais créer les conditions de l'équilibre humain et de la libération de l'esprit. Voilà notre tâche. » Charlotte Perriand, Des arts appliqués à la vie quotidienne, catalogue de la Triennale de Milan, 1951

  • Fabriquer le désir

    Audrey Millet

    Futile ou lourde de sens, aimée ou décriée, la mode vestimentaire marque les esprits, transforme les corps, suscite le désir, dicte les choix économiques et culturels. Outil de séduction et marqueur social, la parure est le lieu des consommations les moins raisonnées. Du port de la ceinture à Athènes aux accessoires de luxe, de la sandale antique à la chaussure médiévale, de la garde robe de Catherine d'Aragon à l'utopie esthétique nazie, Audrey Millet propose une histoire globale de la mode, entre enjeux économiques, esthétiques sociaux ou culturels.
    Loin de la seule description, cette histoire de la mode et du luxe explique pour quelles raisons l'habillement, adulé ou décrié, neuf ou de seconde main, occupe une place aussi importante dans les imaginaires.

  • L'année 2017 est celle du 70e anniversaire de la création de la maison Dior. C'est en 1947 que Christian Dior présente son premier défilé, marquant la naissance d'une nouvelle silhouette féminine : après l'austérité des années de guerre, la taille cintrée, les jupes amples et les épaules douces dessinent des femmes-fleurs qui incarnent alors l'image même du luxe parisien. Le « New Look » replace Paris comme la capitale de la mode et établit le nom de Dior comme synonyme de haute couture.

    Le musée des Arts décoratifs, qui possède un exemplaire du fameux Tailleur Bar de 1947 et avait déjà présenté, en 1987, une exposition « Hommage à Christian Dior », célèbre cet anniversaire en organisant une exposition phare dont ce livre est le catalogue.

    Il montre en détails une sélection de 70 silhouettes créées par Christian Dior et ses successeurs - Yves Saint Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri. Spécialement photographiés pour cet ouvrage, ces vêtements sont accompagnés de textes les situant dans leur contexte, de croquis, de photographies de défilés et de réalisations des plus grands photographes de mode, Irving Penn, Richard Avedon, Cecil Beaton, William Klein, Helmut Newton, Patrick Demarchelier, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, Mario Testino, Nick Knight...

    Les textes abordent les thèmes qui ont marqué l'histoire de la maison : la notion de ligne et d'architecture du vêtement, le rapport à l'histoire et à l'art (Versailles et le Petit Trianon, le Second Empire, l'impressionnisme, la Belle Époque, les Ballets russes, Picasso, Dalì, Pollock...), le déploiement des couleurs, les jardins et l'ailleurs comme sources d'inspiration, et bien sûr les égéries et clientes célèbres de la marque (la duchesse de Windsor, Marlene Dietrich, Grace de Monaco, Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor, Isabelle Adjani, Lady Diana, Marion Cotillard, Charlize Theron, Natalie Portman, Jennifer Lawrence...).

    Un livre qui offre une magnifique synthèse sur la plus emblématique des maisons de couture françaises et dont la richesse iconographique satisfera les lecteurs les plus avertis.

  • « La rue courbe est le chemin des ânes, la rue droite le chemin des Hommes ».
    Sait-on que cette phrase célèbre de Le Corbusier est tirée de son livre Urbanisme (1925)? Publié entre Vers une architecture (1923) et L'Art décoratif d'aujourd'hui (1925), cet ouvrage précède encore La Ville radieuse (1935).
    Le Corbusier y expose ses principes de la ville moderne qu'il suivra tout au long de son oeuvre écrite et bâtie :
    Décongestionnement du centre des villes, accroissement de la densité de population et des moyens de circulation, augmentation des surfaces plantées.
    Ces principes ont été repris lors la rédaction des conclusions du IVe CIAM, groupement des modernes, La Charte d'Athènes (1943).
    Cet ouvrage, sujet de polémiques au cours du débat urbanistique de l'entredeux- guerres, est devenu depuis un classique.

  • Un panaroma exceptionnel et incontournable des mosaïques d'Odorico dans tout le Grand-Ouest : de véritables trésors patrimoniaux à découvrir...

  • De 1949 à 1952, Robert Doisneau photographie la vie artistique parisienne et l'actualité mondaine en exclusivité pour le magazine Vogue, et continue à le faire jusque dans les années 1960 pour son amie et ancienne collègue Edmonde Charles-Roux, devenue rédactrice en chef du magazine : bals mondains, débuts de Brigitte Bardot, Picasso entre autres.

  • Les carrés Hermès se déploient comme jamais. Jeux de perspectives, illusion d'optique, monde fantastique... Toutes ces dimensions s'entremêlent pour offrir un ouvrage unique. Les douze pop-up, réalisés par Bernard Duisit, l'un des plus grands créateurs de pop-ups français, sont accompagnés d'un texte de Stéphane Foenkinos qui explore l'inépuisable richesse narrative de ces dessins et nous y plonge comme dans un rêve.

  • L'histoire d'un des plus anciens arts de la Chine, à travers trois thématiques : les outils et matériaux de la calligraphie, l'histoire de ses styles et de ses grandes figures ainsi que sa philosophie et son sens.

  • Le vêtement distingue en même temps qu'il signe une appartenance. Il est donc à la fois l'expression d'une personnalité et celle des codes partagés par un groupe social, culturel ou générationnel. De groupes sociaux et d'engagements, Paris n'en a pas manqué au cours de son histoire. Les classes se sont ainsi reconnues à leur vestiaire et les révolutions ont souvent suscité leurs propres modes. Quand tout doit changer... on commence par changer de tenue !
    La roue de l'histoire du vêtement ne cesse donc de tourner mais pas toujours sur le même axe si on considère la fréquence des transferts.
    D'abord entre les vestiaires des deux sexes. Souvent pour des raisons techniques, militaires, professionnelles ou sportives, l'homme mène la danse : son vêtement évolue en obéissant à des contraintes pratiques, lesquelles deviennent rapidement des codes sociaux puis esthétiques, jusqu'à être adoptés et déclinés au féminin. Qu'il s'agisse de corsetage, de hauts talons ou de culotte, c'est bien la virilité que ces éléments ont exprimée en premier lieu, avant de devenir des symboles de féminité.
    Au petit jeu des emprunts et des échanges, nombreux sont les habits détournés de leur fonction première. Au xive siècle, les structures vestimentaires nécessaires au port de l'armure deviennent ainsi des tenues à part entière, très en vogue à la cour. Plus près de nous, le manteau des tranchées conçu pour les militaires par Thomas Burberry est féminisé et urbanisé par Yves Saint Laurent. Et la salopette de l'ouvrier est revue et corrigée par Jean Paul Gaultier.

  • Kenzo takada

    Kazuko Masui

    • Chene
    • 14 Novembre 2018

    En 1969, le jeune japonais Kenzo Takada crée la marque Jungle Jap et révolutionne le milieu de la mode en proposant des collections innovantes qui se moquent des conventions de la haute couture. Empruntant tout autant à la mode parisienne qu'aux kimonos traditionnels japonais, mêlant avec audace couleurs et imprimés, coupes et matières, il développe un style unique, le style Kenzo, et le succès est immédiat, confirmant que la mode peut être créative tout en s'adressant au plus grand nombre.

    Avec des documents d'époque dont des inédits  (photographies, lettres manuscrites, photos de défilés) et plus de 300 dessins de mode issus de la collection privée du créateur, le livre retrace plus de 40 ans de création. Au fil des pages, superbement illustrées, l'auteure, amie intime de longue date, dévoile toute la carrière du célèbre styliste, soulignant l'évolution d'une griffe devenue culte (colorée, ethnique, nomade) et l'extravagance des défilés. Dans un reportage photographique jamais publié à ce jour, consacré à la création d'une robe de mariée, elle révèle également des moments plus intimes, quand l'homme, élégant, courtois, festif mais pas mondain , se retrouve dans l'atelier face à une toile, un tissu, un ruban, un cahier de croquis, un geste, un mannequin à revêtir...
     

  • Cet ouvrage vous invite à découvrir l'histoire haute en couleur qui s'écrit sur les murs des intérieurs bourgeois à la fin du XVIIIe siècle, à l'heure où le papier peint s'impose comme un objet de décoration à la mode, grâce à la grande variété de ses motifs qui constituent, encore aujourd'hui, une source inépuisable d'inspiration.

    L' introduction revient sur les raisons de ce succès, lié à la naissance de la société de consommation et à l'évolution des conditions d'habitat : facile d'utilisation, porté par un milieu manufacturier en pleine expansion qui n'hésite pas à recourir à la publicité, le papier peint a su capter les envies de confort et de nouveauté de la société d'alors et séduire tant par son univers visuel et coloré que par l'imagination des dessinateurs et l'habileté des imprimeurs. Aujourd'hui encore, il continue d'inspirer les créateurs et décorateurs contemporains.

    L'ouvrage se présente sous la forme d'un répertoire de motifs dans le but de révéler pleinement cette créativité qui joue sur différents registres : les papiers en arabesque ; les « ornements d'architecture » ; le monde végétal ; les animaux et les fruits ; l'imitation des matériaux ; les motifs géométriques ; le modèle antique ; les scènes de genre ; l'imitation du textile. Le lecteur se trouve ainsi plongé dans un univers de formes et d'associations de couleurs parfois surprenantes, voire tout à fait inattendues.
    Tous les échantillons présentés proviennent de la collection de la Bibliothèque nationale de France, constituée à la faveur de la législation révolutionnaire de 1793, qui invitait les manufacturiers à y déposer leurs créations pour se protéger de la contrefaçon.

    Des focus viendront éclairer de manière plus précise certains aspects comme la fabrication des papiers peints, le monde de la boutique, la question épineuse de la propriété intellectuelle, ou encore le contexte révolutionnaire.

  • Deuxième volume de la collection « Savoir & Faire », cette encyclopédie embrasse à travers six grands chapitres toute la diversité que recouvre le mot terre. Céramistes, plasticiens, designers, sculpteurs... introduisent cet ouvrage et montrent l'extraordinaire profusion formelle permise par la plasticité d'un matériau que l'homme commença à transformer il y a plus de 25 000 ans. Les deux chapitres suivants déploient les principales étapes de l'évolution historique, technique et esthétique des céramiques (histoire de la céramique, de la faïence, de la porcelaine, des émaux et de leur composition). Le quatrième volet est consacré aux architectures de terre à travers le monde. Lui succède un panorama des céramiques techniques et de leurs usages grandissants dans une gamme toujours plus importante de secteurs d'activité. Le chapitre final est dédié aux grandes thématiques qui lient l'avenir des soles à celui de notre planète : microbiologie des sols, concurrence foncière et étalement urbain, dépollution, évolution des pratiques culturales...
    Miquel Barceló, Maria Botta, Claude et Lydia Bourguignon, Pierre Charpin, Anna Heringer, Jean Girel, Andy Goldsworthy, Kristin McKirdy, Gilles A. Tiberghien... Plus de trente contributions ont été réunies pour aboutir à cette somme alternant articles de fond et entretiens avec les grands acteurs de notre temps. Abondamment illustrée, elle explore ainsi l'usage de la terre sur l'ensemble des continents d'un point de vue artistique, technique, environnemental et historique, afin de mieux donner à comprendre la beauté et la richesse tant d'un matériau que de notre planète.

  • Quand on voyage dans l'ABCdaire, le plaisir d'apprendre fait ricochet

  • Ce catalogue d'exposition (Musée du quai Branly, du 19 novembre 2019 au 29 mars 2020) explore les multiples manières dont cet élément a été fondu et forgé par les Africains, maîtres du feu et de la transformation. L'âge du fer a révolutionné l'Afrique et transformé à jamais la civilisation, du point de vue pratique, symbolique et cosmologique. Depuis plus de deux millénaires, le travail du fer façonne en profondeur les cultures africaines, qui proposent un ensemble particulièrement diversifié et sophistiqué d'outils et de formes en fer forgé. Cet ouvrage constitue ainsi la présentation de l'art des forgerons africains et de leur rôle dans la vie des communautés la plus complète jamais réalisée dans le monde.

  • Ce nouvel ouvrage consacré au métal est le troisième de la collection "Savoir & faire" en coédition avec la Fondation d'entreprise Hermès, dans le cadre de l'Académie des savoir-faire créée en 2014. Célébrer «l'homo faber» dans une société dominée par une industrie hautement mécanisée, préparant l'intégration de l'intelligence artificielle, pourrait paraître, à première vue, aller à contre-courant de notre époque. Il s'agit au contraire par ce truchement d'affirmer l'apport des savoir-faire artisanaux dans l'évolution générale du devenir des hommes et de leur environnement.

  • Créateur prolifique, autant intéressé par la production industrielle que par l?artisanat, Gio Ponti (1891-1979) a été un acteur majeur de l?architecture d?après-guerre et a ouvert les perspectives d?un nouvel art de vivre.
    Ce livre couvre l?ensemble de sa longue carrière, des années 1920 à la fin des années 1970. Architecture priv ée, publique et religieuse, mobilier, luminaire, verre, céramique, orfèvrerie, textiles? : tous les domaines où il a exercé son talent sont abordés. S?il a mené l?essentiel de sa carrière à Milan, où il a construit l?emblématique tour Pirelli, Gio Ponti a également été sollicité par des commanditaires new-yorkais, sud-américains ou pakistanais, entre autres, pour la réalisation de somptueuses villas ou de bâtiments officiels.
    Parmi ses réalisations les plus connues, citons la chaise Superleggera et la machine à café La Cornuta, toutes deux devenues des classiques du design.
    En créant la célèbre revue Domus, mensuel phare du monde de l?architecture et du design, et en étant rédacteur en chef de la revue Lo Stile, il a aussi été un remarquable promoteur de la modernité. C?est également Gio Ponti qui a permis à la Triennale de Milan de devenir un incontournable rendez-vous de l?innovation dans le domaine du design.
    Si Gio Ponti est aujourd?hui admiré par un public éclairé d?amateurs de design et d?architecture, et est très convoit é par les collectionneurs, son ?uvre reste peu connue en France.
    Cet ouvrage est à la fois le catalogue de l?exposition pré- sentée au musée des Arts décoratifs et le premier livre de référence sur Gio Ponti en français. Il rend hommage à l?univers créatif de cette personnalité mythique de la scène italienne, dont la générosité et l?enthousiasme ont stimulé ses contemporains et inspirent toujours les nouvelles générations de designers et d?architectes.

  • Un panorama des enjeux de la création en design industriel depuis la fin du XIXe siècle : styles, mouvements, relations avec l'architecture, pratiques inédites, impact des nouvelles technologies sur la conception, design écologique, dates importantes, designers célèbres, etc

  • Le musée des Arts décoratifs à Paris conserve une collection de 130 tapisseries européennes datant de 1400 à 1600. Ce livre les publie dans leur intégralité, aussi bien les pièces maîtresses que les fragments, accompagnés de photographies et de textes détaillés.
    Cet ensemble constitue une collection de référence que même les spécialistes mondiaux de ce domaine ne connaissent pas dans leur intégralité. Ces tapisseries sont très variées, de qualité inégale, plus ou moins restaurées, mais la variété des ateliers (France, Pays-Bas du Sud, Italie, Allemagne) la rendent incontournable et d'un très grand intérêt.
    La diversité des thèmes entraîne le lecteur à se plonger dans l'histoire des croyances, chrétiennes, romaines et mythologiques ; chaque tapisserie décrit un évènement dont le récit, le plus souvent mêlé de symbolisme et de figures allégoriques, est analysé. Lorsque c'est possible, le modèle gravé ayant servi de source à la tapisserie est reproduit en regard. Une campagne photographique a été réalisée spécialement pour cet ouvrage, permettant de (re)découvrir ces pièces souvent superbes. La maquette privilégie pleines pages et détails, invitant le lecteur à entrer dans cet univers fascinant.
    Ce catalogue, « raisonné » dans le sens où la totalité de la collection y figure, s'inscrit dans la continuité de ceux publiés à Glasgow (Burrell Collection, 2017), au Rijksmuseum (Amsterdam, 2004) et au Metropolitan Museum of Art (New York, 1993), collections prestigieuses avec lesquelles le musée des Arts décoratifs partage des pièces de même tenture ou des panneaux très proches, sortis des mêmes ateliers.

  • Ce deuxième volume de l'oeuvre complète de Charlotte Perriand retrace des périodes particulièrement importantes de son oeuvre: ses deux séjours au Japon en 1940-1941 et 1953-1955, et ses réalisations pour la Reconstruction, marquées par sa collaboration avec les Ateliers Jean Prouvé et de grands architectes de l'époque : Le Corbusier, Pierre Jeanneret, Paul Nelson, Jean de Mally, Kenzo Tangé etc.
    Bien au-delà de son rôle de conseiller pour le gouvernement japonais, Charlotte Perriand récolte en 1941 une riche documentation photographique sur tous les aspects du Japon traditionnel pour les publier dans des journaux après la guerre. On retrouve dans cet ouvrage plus d'une centaine de ces photographies sur l'histoire de l'art du Japon, publiées pour la première fois.
    Autre étape capitale dans son oeuvre : la convention de collaboration que Charlotte Perriand signe avec les Ateliers Jean Prouvé en 1952. Cette collaboration (1952-1955), est marquée par un ensemble de réalisations emblématiques et de chefs-d'oeuvre du design, comme les bibliothèques Mexique et Tunisie créées par Charlotte Perriand.
    L'ouvrage relate également ses réalisations en Indochine où elle tente d'orienter l'artisanat et la petite industrie en 1943-1944, et détaille la collaboration de Charlotte Perriand et de Pierre Jeanneret après la guerre, notamment avec l'éditeur américain Knoll, et tous les chantiers pour l'Afrique, les cités universitaires (Antony, Maisons du Mexique et de la Tunisie, Maison de l'étudiant en Médecine), l'unité d'habitation de Marseille de Le Corbusier, ainsi que l'aménagement de nombreux appartements. Le livre montre également la naissance du mouvement Formes Utiles en 1949, dont Charlotte Perriand est co-fondatrice, qui marque profondément l'histoire du design en France, placée sous le signe de la synthèse des arts : objets utiles, peinture, sculpture, architecture.
    Sont reproduites in-extenso les 60 pages de son fameux article L'art d'habiter pour la revue Technique et Architecture en 1950, qui explicitent sa pensée et sa démarche d'architecte d'intérieur et de designer.
    Les auteurs Jacques Barsac est réalisateur d'une quarantaine de documentaires sur l'art et sur l'histoire, dont Charlotte Perriand et Le Corbusier pour lequel il a reçu le trophée de la promotion de l'architecture du ministère de l'Équipement.
    Depuis 2002, il consacre son activité autour de l'oeuvre de Charlotte Perriand. Auteur de quatre ouvrages de référence : Charlotte Perriand, un art d'habiter, Éditions Norma, 2005, Charlotte Perriand et le Japon, Éditions Norma, 2008, Charlotte Perriand et la photographie, Édition 5 Continents, 2011.
    Conseiller scientifique des expositions Charlotte Perriand depuis 2005, il a assuré le commissariat des expositions : Charlotte Perriand et la photographie,Petit-Palais, Paris, 2011 et Charlotte Perriand et le Japon , Musée d'Art moderne, Saint-Étienne, 2013.
    Paul Thomson est le recteur du Royal College of Art, Londres. Il a été directeur, de 2001 à 2009, du Smithsonian's CooperHewitt, National Design Museum à New York. Il a également été le commissaire de l'exposition Charlotte Perriand: Modernist Pioneer and Modern Britain 1929-1939 au Design Museum de Londres.

  • Cet immense répertoire recense dans ses deux volumes tous les aspects du meuble : appellations, fonctions et formes. L'ouvrage, par sa présentation méthodique et son illustration très riche, met en évidence les évolutions historiques ou stylistiques du mobilier domestique ainsi que son rôle dans la vie quotidienne. Avec le vocabulaire consacré aux objets civils domestiques, il constitue une véritable encyclopédie des objets mobiliers français.

  • Ce troisième volume de l'oeuvre complète (1956-1968) présente le travail de Charlotte Perriand au coeur des Trente Glorieuses, période pendant laquelle son statut de créatrice internationale va se confirmer.
    Dès 1956, Charlotte Perriand développe une collaboration soutenue avec la galerie Steph Simon, éditeur notamment de ses bibliothèques Nuages. Elle renforce ses liens avec Air France, aménage des agences en Europe, au Japon et au Brésil et conçoit les premiers espaces de travail en open space.
    À Genève, elle consacre plus de dix ans à la rénovation de l'immense palais des Nations, siège de l'ONU en Europe, pour en faire un outil moderne au service de milliers de diplomates et d'ONG.
    L'ouvrage illustre également son « art d'habiter » à travers des réalisations comme la résidence de l'ambassadeur du Japon à Paris, la maison du Sahara, son chalet à Méribel, son appartement à Rio de Janeiro, ou encore l'équipement intérieur du pavillon du Brésil à la cité universitaire, à Paris, avec Le Corbusier.
    Autre pays d'élection de Charlotte Perriand après le Japon, le Brésil, où elle se rend régulièrement de 1959 à 1970, occupe une place importante dans son univers. Elle y noue des liens d'amitié avec Lúcio Costa, Oscar Niemeyer et les grandes figures du milieu culturel progressiste. En 1963, elle commence une mission sur le développement de l'artisanat dans le Nordeste, interrompue par le coup d'État militaire.
    Près de 800 documents, pour la plupart inédits, retracent une douzaine d'années de création dans les domaines du mobilier, de l'aménagement et de l'architecture de cette pionnière du design, et préfigurent son travail pour la station des Arcs en Savoie dans les années 70 et 80.

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