Architecture / Urbanisme

  • « Je suis persuadé que l'art est l'expression d'une organisation sociale, de la société dans son ensemble, de ses croyances, de l'image qu'elle se fait d'elle-même et du monde », écrit Georges Duby.
    L'art et la société en fait la magistrale démonstration, en réunissant les textes majeurs de l'historien du Moyen Âge et ceux de l'amateur d'art du XXe siècle qu'il fut. Partout il déchiffre en profondeur le système esthétique dans lequel naît l'oeuvre d'art.

  • La tradition voulait que le Sac de Rome marque le passage , en Italie, de la Haute Renaissance au Baroque. En décortiquant l'événement avec plus de précision, André Chastel montre au contraire que ce que le sac a brisé, c'est la première naissance du Maniérisme et que, dans la réparation et le recommencement, débute, après le sac, l'art de la Contre-Réforme.

  • À l'automne 2018 aura lieu à Paris, au Petit-Palais, une grande exposition consacrée à Jean- Jacques Lequeu (1757-1826), architecte visionnaire et « révolutionnaire », qui n'a en fait jamais construit.
    Il a laissé de nombreux projets de bâtiments et d'innombrables dessins extrêmement étranges qui font aujourd'hui sa célébrité. En 1825, il a donné l'ensemble de son oeuvre à la Bibliothèque royale, aujourd'hui Bibliothèque nationale de France.
    Philippe Duboÿ a consacré sa thèse à Lequeu, en partie publiée en 1987 chez Hazan et aux États-Unis. C'est donc lui qui a apporté toute la connaissance actuelle de ce personnage extraordinaire, et c'est son texte amendé et augmenté qui compose cet ouvrage, incluant en annexes tous les textes écrits par Lequeu et restés inédits.

  • Texte révisé et mis à jour par Paul Gendrop

  • Après les Monuments de l'Antiquité, ce deuxième volume, consacré aux Citadelles et aux forteresses, offre un tour du monde des différentes innovations, de la Préhistoire au XXe siècle, en matière de défense militaire et de fortifications : l'Irlande celtique avec le fort de Dùn Aengus, la Chine avec la Grande Muraille, le Moyen-Orient avec la citadelle d'Alep, l'Europe médiévale avec le château fort de Caerphilly ou la cité de Carcassonne, le monde inca avec les bastions de Sacsahuamán, l'Inde des maharajas avec les majestueux palais fortifiés d'Amber, les places fortes de Vauban avec Blaye, les fortifications contemporaines avec le fort-prison d'Alcatraz et les bunkers du Mur de l'Atlantique au Cap-Ferret.


  • longtemps l'image du monde vue du haut des cieux - la vue aérienne - est restée inaccessible au commun des mortels, et donc mythique.
    seuls les dieux avaient le pouvoir d'englober du regard les constructions des hommes. de mesurer l'ampleur des paysages dans lesquels elles s'insèrent. d'apprécier les prouesses techniques mises en oeuvre. d'en comprendre le pian, l'organisation et fa fonction. de contempler enfin la beauté de ces monuments. le simple mortel, lui, se contentait d'une vision terrestre. aujourd'hui, à son tour, il peut enfin profiter de ce privilège des dieux.
    grâce à la photo aérienne. et grâce à la formule exceptionnelle d'une mise en scène époustouflante oui multiplie les points de vue et démultiplie le format. avec notre histoire lue du ciel, le lecteur accède au plus spectaculaire des voyages que l'on puisse faire dans un livre. ce cinquième volume, consacré aux prouesses architecturales min xxe siècle, est un tour du monde des plus étonnantes réalisations de l'architecture moderne: des tours et des gratte-ciel la tour eiffel, le chrysler building de new york ou la swiss re de londres - des musées - le guggenheim de bilbao ou le getty center de los angeles -, des spectaculaires salles de concerts comme l'opéra de sydney ou le centre des arts orientaux de shanghai, des ponts monumentaux tels le golden gate de san francisco ou le viaduc de millau, des sanctuaires même avec la sagrada ramifia de barcelone ou le temple du lotus de delhi.


  • Sebastiano Serlio (Bologne, vers 1480 - Fontainebleau, vers 1554) est l'auteur de l'un des traités d'architecture les plus diffusés de notre temps.
    Cette monographie étudie plus particulièrement son rôle d'architecte praticien. Serlio fut initié à l'architecture d'abord à Bologne et ensuite à Rome dès 1522 par Baldassare Peruzzi. En 1528, il exerça à Venise en tant que professor di architettura et publia des planches gravées sur les ordres d'architecture. Sa première oeuvre architecturale, la restructuration du Palazzo Zen à Venise, reflète l'influence de la haute Renaissance à Rome et témoigne de sa capacité à associer ce langage à la tradition locale.
    À la suite de la publication de son Quarto Libro sur les ordres vitruviens, François Ier l'appela en tant que " paintre et architecteur du Roy " à la cour de Fontainebleau, grand laboratoire d'expressions artistiques, où il fut actif dès l'automne 1541. Aucun de ses projets pour le domaine bellifontain ou pour le Louvre ne convint au roi, mais avec l'hôtel du Grand Ferrare, résidence du cardinal Ippolito d'Este à Fontainebleau, et le château d'Ancy-le-Franc (tous les deux commencés vers 1542), il contribua à jeter les bases d'une profonde mutation du langage traditionnel en France.
    Dans ses oeuvres tardives (la chapelle Saint-Éloi-des-Orfevres à Paris, le pavillon de l'Officialité à Auxerre, le portail du jardin à Fontaine-Chaalis, les bâtiments pour le cardinal de Tournon), et surtout dans son Libro Straordinario, recueil de 50 portails, paru en 1551, il contribue avec succès au goût plus capricieux de la seconde moitié du XVIe siècle. Les édifices de Serlio, ainsi que ses livres rédigés en France, sont autant de témoignages de l'heureuse rencontre entre la tradition française et la tradition ultramontaine ; ils constituent un apport fondamental à l'épanouissement de l'architecture française des années 1540 et 1550, tout en révélant les différences entre les deux cultures.

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