Guerre froide (1945-1989)

  • Explorer la diversité des pratiques guerrières sur tous les continents depuis la préhistoire jusqu'à nos jours, telle est l'ambition des Mondes en guerre. Dès l'Antiquité, objet du premier volume, la formation d'empires alimenta un vaste processus de confrontations et d'échanges militaires, avant que l'ère des Grandes Découvertes, au départ du second volume, ne déclenche l'intégration de tous les continents dans un espace martial unifié. La séquence des guerres mondiales et impériales, de 1870 à 1945, introduisit finalement la sujétion du globe aux grandes puissances militaires.
    Au terme de cette histoire des Mondes en guerre, l'arme nucléaire change la donne et les défis de sécurité se mondialisent. Nous entrons dans une période de « longue paix », qui ne signifie pourtant pas l'absence de conflits : de la guerre froide et des guerres de décolonisation aux opérations de maintien de la paix sous l'égide de l'ONU, en passant par la lutte contre le terrorisme et la cyberguerre, la guerre reste en effet quotidienne. À travers une diversité d'études - culturelles, politiques, juridiques, stratégiques, techniques -, conjuguée à une diversité des approches - anthropologique, économique, sociologique -, c'est une histoire d'un monde en guerre qui se dessine, dont les frontières semblent abolies.

  • Dans ce dernier tome, c'est peut-être plus à travers l'événement que par le
    dépaysement des lieux, que l'auteur recrée le mystère et les limites d'une
    époque. Broadway 1959, c'est par le biais du théâtre que les signes avant-
    coureurs des affrontements raciaux se manifestent. Et puis, toujours aux États-
    Unis, c'est la société des alcooliques anonymes. Enfin, le procès Eichmann, en
    1961, résurgence d'un passé qui marque le présent. Journaliste, aviateur,
    résistant, romancier (La Passante du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les
    Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979) fut l'un des grands reporters du
    xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les
    guerres civiles irlandaise et espagnole, les premières tensions en Palestine,
    les vols transsahariens de l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • 1948. Le monde vit dans une paix fragile. Et voici qu'au Proche-Orient les
    armes recommencent à faire feu. On pouvait cependant espérer que l'indépendance
    et la reconnaissance de l'État d'Israël allaient enfin mettre un terme
    pacifique aux deux mille ans d'errance et de persécutions d'un peuple qui
    venait, précisément, de connaître le drame le plus sanglant de son histoire.
    Mais cette fois ce sont les pays arabes qui entendent priver Israël de la vie.
    C'est sur cette première guerre palestinienne que s'ouvre le quatrième tome de
    ses Grands reportages. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante
    du Sans-Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel
    (1898-1979) fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de
    Saint-Exupéry, de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et
    espagnole, les premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de
    l'Aéropostale comme la traite négrière en mer Rouge.

  • Mai 1958, c'est le début d'une séquence insurrectionnelle où le sort de la France s'est joué à Alger, c'est la fin de la IVe République et le retour au pouvoir de de Gaulle savamment orchestré par le cercle des fidèles, c'est l'arrivée aux commandes d'une nouvelle équipe qui va construire et faire accepter une Constitution encore en vigueur après un demi-siècle. Bref, mai 1958, c'est un moment fondamental au sens fort du terme.

    D'où vient donc que, s'agissant de commémoration, ce moment est éclipsé par rapport à mai 1968, toujours célébré, toujours commenté y compris par ses adversaires ?

    Les chapitres de ce livre donnent la réponse : si mai 1968 est un moment joyeux et solaire, les quatre années de guerre civile qui s'écoulent entre la prise du gouvernement général à Alger le 13 mai 1958 et la fin de l'OAS au printemps 1962 n'ont rien que l'on aime se rappeler : une haine et une violence extrêmes, l'usage généralisé de la torture, les exactions policières contre les Algériens révoltés et ceux qui les soutiennent, le mensonge officiel qui présente le retrait d'Algérie comme une victoire et le complot initial comme le triomphe de la démocratie...

    Écrit par un universitaire américain, ce livre dévoile les mécanismes du refoulement de cette réalité douloureuse qui a façonné durablement l'État français et ses institutions.

  • Dans ce cinquième tome, entièrement consacré à l'Afghanistan, Joseph Kessel
    nous livre ses impressions de voyage, nous relate ses rencontres insolites,
    nous révèle les rites violents et magnifiques de ce peuple qui lui a inspiré
    l'un des plus célèbres de ses romans, Les Cavaliers. Outre l'attrait fascinant
    de découvrir un monde inconnu dans les pas d'un tel guide, il y a, pour
    quiconque s'intéresse aux cheminements de la création littéraire, un parallèle
    à établir, et une impression d'émerveillement à assister à la naissance d'un
    chef d'oeuvre. Journaliste, aviateur, résistant, romancier (La Passante du Sans-
    Souci, L'Armée des ombres, Les Cavaliers, Le Lion), Joseph Kessel (1898-1979)
    fut l'un des grands reporters du xxe siècle. Ami de Malraux, de Saint-Exupéry,
    de Monfreid, il a couvert les guerres civiles irlandaise et espagnole, les
    premières tensions en Palestine, les vols transsahariens de l'Aéropostale comme
    la traite négrière en mer Rouge.

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.

  • Dans cette analyse globale variant les échelles géographiques et les regards, une jeune historienne, Bibia Pavard, revient sur les événements de mai et juin 1968.
    S'arrêtant d'abord sur les contextes (locaux, nationaux, internationaux) d'émergence d'une contestation multiforme, elle décrit ensuite comment se sont embrasées les villes, mais également les campagnes. Après le temps suspendu de mi-mai à mi-juin, marqué par les grèves, les occupations, les violences et la créativité, vient le temps de la reprise du travail, des tensions politiques et des élections législatives qui, fin juin, sonnent le retour à l'ordre.
    Or, pourquoi, un demi-siècle plus tard, cet événement suscite-t-il encore autant de polémiques ? Quels en sont les enjeux mémoriels ? Si le souvenir de cette période fondatrice, qui a « changé la vie » de toute une génération, perdure sous des formes politiques et culturelles diverses, c'est que Mai 68, plus qu'une date, est aussi et surtout un « esprit ».

  • De 1975 à 1990, le Moyen-Orient est ébranlé par l'un des conflits les plus longs et les plus destructeurs de son histoire contemporaine. Rupture traumatique fondamentale pour les Libanais, ce conflit aux multiples facettes et enjeux est l'une des sources majeures qui éclaire les impasses d'un Liban en crise profonde depuis les événements d'octobre 2019. Il préfigure aussi à bien des égards les violences extrêmes (massacres, crimes de guerre et déplacements de population) à l'oeuvre en ex-Yougoslavie aux lendemains de la guerre froide, et dans les guerres du XXIe siècle en Irak, en Syrie et au Yémen.
    Longtemps réduite à sa dimension de guerre civile ou de conflit à dimension régionale, la guerre du Liban est d'abord un conflit fortement connecté à l'espace-monde, aux fortes implications militaires, politiques, économiques, sociales, mais aussi culturelles. Le renouvellement récent et profond de l'historiographie sur le sujet invite plus que jamais à proposer une nouvelle lecture de ce conflit global.

  • Au début des années 1950, Nanterre, communiste depuis 1935 et tardivement industrialisée, comporte encore d'immenses friches, futurs bidonvilles où s'installeront de nombreux immigrés venus d'Algérie, du Maroc et du Portugal.
    La forte politisation ouvrière, la guerre d'Algérie, la construction de l'université où éclateront les révoltes de Mai 68, l'éloignement du communisme municipal d'avec la toute jeune cause des étrangers, en feront un laboratoire social de l'immigration au coeur du bouillonnement politique et intellectuel des années 1960 et 1970.
    Aujourd'hui, si le pouvoir municipal a réagencé son discours et ses pratiques auprès d'un électorat largement composé d'enfants de cette immigration, enchaînant commémorations et hommages à leurs pères, de nouveaux bidonvilles se construisent à quelques mètres de là où s'entassaient ceux des années 1950. Et les luttes, grèves, occupations reprennent.
    Chercheur en science politique, Victor Collet travaille sur les histoires oubliées de l'immigration, de la mémoire des vaincus d'hier au présent des classes populaires, des jeunes des cités, des nouveaux arrivants et de leurs soutiens.
    Ses engagements politiques l'ont conduit à se pencher particulièrement sur les histoires croisées et les ruptures entre intellectuels, universitaires et militants.

  • Comment des Algériens colonisés sont-ils devenus révolutionnaires dès les années 1930 ? Et comment ont-ils mené leur révolution encore après 1962 ? L'histoire du messalisme, expérience politique en faveur de la démocratie en Algérie, lève le voile sur une autre histoire de l'indépendance algérienne. En éclairant le parcours des animateurs d'un courant réprimé par les autorités françaises et marginalisé par un Front de libération nationale devenu hégémonique, cet ouvrage redonne vie au mouvement fondé par Messali Hadj, le pionnier malheureux du nationalisme algérien qui a émergé dans l'émigration ouvrière. Il interroge le legs colonial, la pluralité des engagements et les tensions mémorielles qui les traversent jusqu'à la période contemporaine.
    À l'heure où le regard sur la guerre d'Algérie s'est renouvelé et alors que le destin politique du pays est en jeu, les racines messalistes de la démocratie algérienne apparaissent d'une grande actualité.

  • Préfet de police de Paris de fin 1966 au printemps 1971, Maurice Grimaud a été l'un des acteurs clés de Mai 68 puisqu'il était le principal responsable du maintien de l'ordre dans la capitale. Conjuguant tolérance et fermeté, il est unanimement salué pour sa parfaite gestion de la crise. Au fil des pages, il décrit avec talent « la révolution au quotidien » mais aussi le fonctionnement de ses services au cours d'un mois inouï l qui a révolutionné la société sans renverser l'Etat. Tout en confessant la griserie ressentie dans le tumulte de l'action, il dévoile aussi sa perception d'un mouvement dont cet humaniste a d'emblée deviné l'ampleur : la fracture béante entre les élites et la jeunesse avait à ses yeux trahi la belle espérance de la Libération. Un témoignage capital et captivant, devenu introuvable depuis plusieurs années.

    Incarnation du grand serviteur de l'Etat, Maurice Grimaud (1913-2009) a été notamment et successivement conseiller technique au cabinet de François Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur (1954) ; préfet ; directeur général de la Sûreté nationale lors de l'affaire Ben Barka ; préfet de police de Paris ; directeur de cabinet de Gaston Defferre (entre 1981 et 1984), et à ce titre l'un des pères des lois de décentralisation.

  • Du massacre des garnisons françaises par les japonais à la lente reconquête du pays après la capitulation nippone, des négociations avec hô chi minh à la guerre sans pitié avec le viêt-minh, des opérations coup de poing détruisant les armées rebelles jusqu'à l'holocauste final à diên biên phu, georges fleury raconte la guerre en indochine, cette fresque hors du commun consacrée à un conflit de neuf ans, qui coûta à la france 2 000 officiers, 30 800 sous-officiers et soldats, où périt l'élite du corps expéditionnaire français.
    Georges fleury est historien : il a eu accès aux documents les plus secrets et interrogé des centaines de combattants. il a reconstitué avec une rare puissance toutes les fureurs d'une guerre dont la violence ne se compare qu'avec les plus spectaculaires batailles de la seconde guerre mondiale. un ouvrage essentiel.

  • Les Pieds-Noirs vivaient entre eux - Les Pieds-Noirs étaient tous des colons richissimes - Les Pieds-Noirs étaient tous pour l'Algérie française - La France a abandonné les Pieds-Noirs à leur sort à leur retour - Leur dynamisme leur a permis de réussir - Ils sont des caricatures d'eux-mêmes.

  • Dans l'histoire de l'Occident, la guerre froide marque une nouvelle ère. Avènement de la télévision, triomphe de l'American Way of Life, soulèvements de la jeunesse et des minorités...
    Jamais les pratiques culturelles n'avaient connu un tel bouleversement. Aiguillonnés par les modèles socialistes et par la peur nucléaire, les États-Unis et l'Europe de l'Ouest composent un monde nouveau où se redéfinissent les relations entre culture, médias et pouvoirs économiques et politiques, et où éclatent les frontières entre les arts, les genres et les acteurs. Un panorama renouvelé et synthétique.

  • L'ensemble des ouvrages parus sur mai 68 s'accordent pour souligner l'importance de ce qui s'est passé à l'université de Nanterre au cours des mois et des années qui ont précédé les événements à proprement dits. L'occupation du bâtiment des filles à la cité-U pour la libre circulation ; l'altercation entre Cohn-Bendit et le ministre de la jeunesse et des sports, François Missoffe ; L'occupation de la tour administrative le soir du 22 mars 1968.

  • Voici un point de vue inédit sur les événements de Mai 68 grâce à un accès sans précédent aux archives de la préfecture de police de Paris : plan des barricades, témoignages, notes de services, fiches des RG... Charles Diaz , auteur de la fameuse «Histoire du 36 quai des Orfèves» commente ici plus de 200 documents encore jamais reproduits. L'occasion de revivre un événement historique majeur, de l'autre côté des barricades.

  • Ce livre sur l'histoire du service de formation des jeunes en Algérie (SFJA) est le fruit d'une recherche collaborative menée avec l'Association nationale-SJFA. Le SFJA a été conçu en 1958 à la suite de la crise du 13 mai. Si à l'origine son objectif était d'encadrer les adolescents non scolarisés dans le cadre de la contre- insurrection, à la suite du discours de Constantine ses missions furent élargies pour en faire un des acteurs de la généralisation de la scolarisation en Algérie, le SFJA intervenant là où l'Education nationale n'était pas présente. Organisme hybride, civil et militaire, son rôle était de prendre en charge l'instruction générale et préprofessionnelle des jeunes non alphabétisés. Le SFJA a été une expérience inédite d'une politique menée au titre de la jeunesse dans un contexte de contre-insurrection, la volonté des pouvoirs publics étant de lui faire porter un discours en faveur de "l'Algérie nouvelle" puis de "l'association". Pour ce faire des équipes mixtes de monitrices ("européennes" et "musulmanes" selon les termes de l'époque) furent organisées pour travailler avec les filles et les femmes afin de les instruire et de faire passer ce message d'intégration. Les monitrices du SFJA sont parmi les premières femmes envoyées par l'armée en zone opérationnelle pour travailler au contact entre civils et militaires, à l'image des "unités de mission féminine" créées en 2009 par les Etats-Unis pour intervenir en Irak et en Afghanistan. En effet, cette histoire méconnue inspire aujourd'hui les stratèges. Pour réaliser cette recherche, les archives civiles et militaires ont été confrontées à l'expérience des témoins. Le livre propose ainsi une écriture originale articulant l'histoire du SFJA à une biographie collective des ex-monitrices sous la forme d'un récit choral, permettant de connaître au plus près les formes prises par cette politique de la jeunesse, pour les filles et les garçons, dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie.

  • A l'écart des commémorations du cinquantenaire de Mai 1968 et, en oxymore, en son centre, l'ouvrage rouvre un dossier entamé dix ans plus tôt. La démarche, à l'intersection du témoignage et du storytelling, offrait alors, un rendu des travaux d'une équipe de recherche, dirigée par Agnès Callu et soutenue par l'Institut d'histoire du temps présent (IHTP/CNRS) travaillant, pendant trois ans, sur la perception autant que l'analyse d'une génération d'historiens - ceux nés entre 1923 et 1940, soit la classe d'âge précédant celle des Baby Boomers - de "leur Mai". Privilégiant le dialogue "d'entre soi" car les entretiens étaient ceux d'historiens majeurs fabriqués par de jeunes historiens, l'objectif consistait à faire surgir le "retour d'expériences" d'experts, témoins oculaires ou auriculaires, d'un évènement basculant les habitus sociaux sur le temps court, réinventant à l'échelle du temps moyen, les pratiques et les usages de l'histoire. La nouvelle convocation, celle de 2018, entreprend une réactualisation critique de l'ouvrage livré à l'issue du colloque-bilan tenu au Collège de France en 2008 en même temps qu'il se demande s'il faut commémorer 68 et si oui, de quelles manières et dans quelles perspectives.

    Contributions de :

    Patrick Boucheron.
    Agnès Callu.
    Valérie Carpentier.
    Myriam Chermette.
    Benoît Corvez.
    Alain Dubois.
    Cécile Formaglio.
    Anne-Sophie Lechevallier.
    Jean-François Moufflet.
    Julie Pagis.
    Damien Richard.
    Jacques Revel.
    Daniel Roche.
    Violette Rouchy-Lévy.
    Gabriel Séjournant.
    Michel Zink.
    Témoignages sonores du "moment 68" de :

    Jean Delumeau.
    Claude Nicolet.
    Michel Pastoureau.
    René Rémond.
    Des extraits de ces témoignages sont téléchargeables sur le site des Presses universitaires du Septentrion sur la fiche du livre.


  • c'est d'une manière totalement ahurissante que ce manuscrit a connu le jour! en effet, il a été découvert dans un faitout, au fond d'un carton qui a été remis, par erreur, à madame m.
    depuis ce jour elle est, avec les editions jean-michel bordessoules, à la recherche de l'auteur. mais un tel récit aussi précis, et d'une telle authenticité sur les réalités de la guerre d'indochine, méconnue et souvent oubliée, méritait d'être publié. en lisant ce journal du sous-officier bessière, on découvre l'intensité des batailles et la manière dont les troupes les vivaient au quotidien dans leur intimité.
    leurs doutes, leurs peurs et leurs espoirs, mais aussi une très belle et émouvante histoire d'amitié entre deux soldats que les combats ont rapprochés. etre frères d'armes au tonkin, sur la fameuse "zone frontière", nous donne à mieux comprendre ce qu'il y a d'humanité et de sensible au sein même de l'extraordinaire violence de la guerre.

  • Dans une Europe détruite par cinq ans de guerre, le plan Marshall a pour ambition d'apporter un soutien militaire, économique et financier à la reconstruction. Mais cette aide matérielle s'accompagne également d'un volet spirituel. Alors que l'Union Soviétique jouit d'un prestige inégalé à la fin de la Seconde Guerre mondiale et que les tensions avec les États-Unis croissent de jour en jour, le Président américain Harry S. Truman voit en la religion le seul barrage possible contre le marxisme. La France, pierre angulaire de cette politique, est déclarée terre de mission. Évangéliques, mormons, adventistes, témoins de Jéhovah y affluent afin de lutter contre la déchristiannisation massive et le péril rouge, dans ce qui s'impose rapidement comme une véritable croisade idéologique.
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  • Le cri des étendards

    Thierry Verdier

    • Persee
    • 5 Octobre 2015

    Combien sont-ils ces héros polonais anonymes que l'histoire a voulu effacer, car ils étaient porteurs de ce que l'humanité a de plus lumineux ?

    Au rythme de dialogues animés avec un vieux prêtre jésuite, exhumant les souvenirs douloureux d'une amitié tragique entre deux étudiants polonais, l'un juif et l'autre chrétien, en pleine bourrasque de la seconde guerre mondiale, l'auteur revisite, avec un regard attendri et dans un langage soutenu et bien illustré, l'histoire de la Pologne au cours de la deuxième moitié du XXe siècle.

    En parcourant les rues de Varsovie, de Cracovie et de Wroclaw, où il croise les itinéraires des personnages de ce roman poignant, le lecteur va, de surprise en surprise, se trouver confronté aux interrogations existentielles des « héritiers de Copernic », originaires de ce pays slave largement méconnu.

  • Fruit de plusieurs années de recherche, l'ouvrage Aux origines du Musée de Montmartre, de Rosimond à Utrillo de Rodolphe Trouilleux, permet de traverser le temps. Des origines à nos jours, voici l'histoire des deux maisons - ou plutôt trois - qui composent aujourd'hui le Musée et le siège historique de la Société Le Vieux Montmartre.

    On y découvre que Claude Delarose dit Rosimond, illustre comédien - successeur de Molière dans tous ses rôles - et auteur mystérieux d'un ouvrage de piété, séjourna dans un bâtiment inclus aujourd'hui dans l'hôtel Demarne, et non pas à côté.

    Le livre évoque aussi les nombreux propriétaires des deux sites et les modifications, multiples, apportées aux deux propriétés. Au tournant du XIXe siècle, la maison, délabrée, abrite des colonies d'artistes, de peintres, de poètes, sous la surveillance d'une concierge de choc, Madame Hourdequin.

  • De 1945 à 1963, les relations franco-allemandes vivent une mutation fondamentale.
    En 1945, l'Allemagne, vaincue, occupée, bientôt divisée, doit regagner la confiance internationale ; le 22 janvier 1963, de Gaulle et Adenauer signent le traité de l'Élysée. Ce traité d'amitié et de coopération rapproche deux pays voisins, longtemps désunis en raison des guerres et de la construction concomitante de l'autre comme "ennemi héréditaire". Comment le rapprochement et la "réconciliation" ont-ils été possibles en un laps de temps si bref ? Les auteurs analysent les interactions entre la guerre froide naissante, le processus de construction européenne et les relations bilatérales.
    Dans l'optique d'une histoire franco-allemande intégrée, l'étude prend en compte les relations de la France avec la RFA et la RDA, bien que celles-ci aient alors été profondément asymétriques. Par-delà l'histoire "relationnelle", dans ses aspects diplomatiques et militaires, économiques et socioculturels, l'ouvrage propose une lecture comparée des évolutions des sociétés. Car le rapprochement des cultures politiques, des économies et des modes de vie de ces deux voisins dans l'Europe de l'après-guerre a été aussi un puissant facteur de "réconciliation" bilatérale et d'intégration européenne.

  • «Et après ?» Cinquante ans plus tard, les refrains des évènements fondateurs de mai 68 résonnent, intemporels. Ce petit florilège de slogans s'attache aux mots et à leur portée. Extraits de leur support contestataire, ils s'affirment en tant que matière textuelle concise et incisive. Réécriture contemporaine d'un patrimoine culturel ancré dans les mémoires, ce jeu typographique (re)donne à voir les expressions de la révolte estudiantine. Les pages offrent une remontée dans le temps, quand, sous les pavés il y avait encore la plage.

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