Histoire généralités

  • Cinquante-troisième volume de la collection de l'Atlas historique des villes de France, l'Atlas historique de Périgueux relève d'un programme Région intitulé : « Les villes-têtes de l'Aquitaine : approches historique, cartographique et comparative », et visant à la réalisation des atlas historiques (selon le modèle établi pour celui de Bordeaux en 2009) de cinq villes de rang urbain supérieur à l'échelle régionale (Agen, Bayonne, Mont-de-Marsan, Pau, Périgueux), ainsi que d'un 6 e volume d'analyse spatiale comparative. Quatrième à paraître de la série, l'Atlas historique de Périgueux, élaboré par une équipe scientifique de 27 intervenants, renouvelle profondément les connaissances sur la ville. À partir des données archéologiques et d'une étude des archives, la formation de l'espace urbain des origines protohistoriques à nos jours y est retracée selon trois perspectives complémentaires : le Plan historique, établi à partir des cadastres de 1811- 1817, la restitue cartographiquement, alors que deux tomes de commentaires en donnent les clés de lecture, tant d'un point de vue global et diachronique (t.1 : Notice générale) qu'à l'échelle de chacun des monuments (t. 2 : Sites et monuments). Le passage de la Protohistoire à l'époque gallo-romaine en ressort plus complexe, sans rien ôter de la grandeur de la cité antique et de ses monuments. La grande richesse du Moyen Âge à Périgueux est confirmée par l'étude des nombreux édifices qui structurent l'agglomération, tandis que des tensions se font jour entre les deux pôles constitutifs de la ville, la Cité et le Puy-Saint-Front, jusqu'à un basculement au profit du Puy. Après un moment faste à la Renaissance où s'épanouissent des élites cultivées, la ville subit les guerres de Religion et leurs séquelles. Désignée comme Préfecture, elle ne retrouve véritablement une dynamique de croissance qu'avec le chemin de fer.

  • "Le présent volume est consacré à l'hippodrome romain de Tyr. Cet hippodrome est aujourd'hui considéré comme l'un des monuments de ce type les mieux conservés du monde romain. Par rapport à la ville antique, l'édifice se trouvait hors les murs, dans une zone essentiellement occupée par une large nécropole remontant à l'époque romano-byzantine. Sa façade principale, devancée par un aqueduc, donne sur la route antique qui menait à la cité. Cette route est chevauchée par un arc monumental qui définissait la limite de l'aire urbaine.
    Couvrant une surface totale de 54 000 m2, l'hippodrome a une longueur de 470 m pour une largeur maximale de 125 m. Sa capacité maximale est d'environ 36 500 personnes. Sa cavea présente une longue galerie surmontée par l'étage d'attique et donnant accès à une série de salles voûtées qui supportent les gradins. Ceux-ci sont accessibles à partir des portes placées à des intervalles réguliers dans les murs extérieurs de certaines de ces salles. Cependant, ce schéma fonctionnel s'interrompt au niveau de la moitié sud de l'hippodrome, où, pour des raisons qui semblent être financières, la galerie et l'étage d'attique sont remplacés par un mur continu qui fut ajouté ultérieurement.
    Une présentation générale du site et des divers monuments qui le composent est suivie d'une étude détaillée de tous les aspects de l'hippodrome. Son architecture et ses éléments architectoniques sont particulièrement décrits et analysés. Des notes sur sa métrologie, l'organisation de son chantier ainsi que ses diverses phases chronologiques viennent compléter l'ensemble."

  • Cet ouvrage collectif rassemble des contributions centrées sur le thème des mobilités grecques dans l'espace méditerranéen, de l'époque archaïque au début de l'époque hellénistique. Ce thème des mobilités a été l'objet d'un très fort renouvellement conceptuel au cours des 20 dernières années, notamment par la sollicitation des notions de réseaux et d'ethnicité. Tel qu'il a été conçu, l'ouvrage se présente à la fois comme un nécessaire bilan historiographique et épistémologique et comme l'occasion d'approfondissements de ces notions.
    Le bilan et les perspectives offertes dans ce livre répondent ainsi à une exigence scientifique et à une attente générale puisque la question des mobilités et des diasporas grecques est au coeur du programme des concours du CAPES d'histoire géographie et de l'agrégation d'histoire.

  • « Celui pour qui le voyage est agréable, n'aime pas sa patrie » écrivait Augustin. Ses mots, qui reviennent régulièrement sous la plume de l'évêque d'Hippone dans ses commentaires sur la religion chrétienne, sonnent également comme un constat plus personnel sur sa propre expérience du voyage sur les routes de l'Afrique romaine à la fin de l'Antiquité. Ici, la distance est frappante entre une image très rébarbative du voyage, en raison notamment des divers désagréments et dangers qui sont susceptibles de guetter le voyageur, et la multiplication des voyages personnels mais également officiels depuis le Principat d'Auguste et l'affirmation du contrôle de Rome sur le territoire africain, qui modifie le contexte même dans lequel ils se réalisent désormais. Quelles évolutions ont alors connues les différentes pratiques du voyage, entrepris à titre privé ou bien à titre public ? En quoi sont-elles emblématiques des grands changements qui ont transformé la société et le territoire provincial africains, depuis le règne d'Auguste jusqu'à l'époque de saint Augustin

  • Pendant une vingtaine d'années, une équipe d'universitaires turcs et bordelais constituée autour d'Ender Varinlioglu et Pierre Debord s'est donné comme tâche d'étudier la partie sud-ouest de l'Anatolie, région que l'on désignait dans l'Antiquité sous le nom de Carie, consacrant l'essentiel de ses recherches aux zones qui ne jouxtaient pas la mer dans la mesure où les sites côtiers, qui étaient considérés à juste titre comme appartenant très tôt au monde grec, avaient retenu en priorité l'attention des savants modernes.
    Hyllarima était déjà mentionnée dans plusieurs documents hittites dont l'un relatant la conquête de Tudhaliyas II (Wallarima), mais il serait sans doute vain de rechercher un habitat stable attribuable à cette période. L'existence d'Hyllarima n'est pourtant pour l'instant connue que d'un petit cénacle de chercheurs spécialistes d'épigraphie et il n'existait à ce jour aucun plan, aucun relevé des vestiges.
    L'étude proposée ici offre un dossier complet, fruit d'un examen aussi systématique que possible des vestiges archéologiques, reprend l'essentiel des éditions, traductions et interprétations des textes épigraphiques connus, mais aussi l'ensemble des découvertes épigraphiques révélant de nombreux inédits et redonne vie à une cité de la Carie intérieure.

  • Le monde de l'itinérance en méditerranée de l'antiquité à l'époque moderne Les travaux sur la circulation des personnes ont souvent privilégié l'immigration ; les études réunies dans ce volume concernent son avers, l'émigration, ainsi que l'itinérance qui constitue le mode de vie de populations entières. Il s'agit plus précisément, en suivant le mouvement des hommes, d'examiner les procédures mises en place pour l'encadrer et les logiques qui les sous-tendent, et d'en explorer les représentations dans les sociétés du passé. L'émigration et l'itinérance sont des laboratoires exceptionnels pour analyser les modes de gestion des flux migratoires, parce qu'elles semblent mettre en question les structures sociales et les institutions, construites du point de vue des populations stables. Cet ouvrage montre les complémentarités bien réelles de la sédentarité et du mouvement et invite à réfléchir sur les conditions de possibilité de la liberté de circuler.

  • Deux thèmes de recherche sont particulièrement représentatifs de la carrière universitaire de Raymond Descat : l'économie antique et l'Asie Mineure.
    C'est autour de ces deux thèmes qu'il a si largement contribués à éclairer que trente-cinq collègues, amis et anciens élèves de douze pays se sont réunis pour lui rendre hommage à l'occasion de son départ à la retraite en proposant vingt-neuf études.
    Ce volume couronne un parcours scientifique de renommée internationale dont la variété des approches est reflétée dans ces hommages qui traitent d'histoire ancienne, sociale et économique, d'historiographie, d'archéologie, d'épigraphie, de métrologie et de numismatique.

  • Cette étude porte sur la culture matérielle métallique et sur son artisanat en tant que production socioculturelle des communautés occupant l'Aquitaine à l'âge du Bronze moyen (xviie-xive siècle a.C.). Les objets métalliques ont été étudiés selon diverses méthodes de recherche : typologiques, technologiques et contextuelles. La restitution du cadre environnemental met en évidence les transformations, à l'échelle de la vie humaine, qui se sont opérées dans la zone de l'estuaire, jouant un rôle dans le développement du système technique et économique des sociétés. L'examen fonctionnel puis morpho-typologique des objets métalliques permet d'établir plusieurs classements des objets, et des comparaisons d'ordre morphométriques et pondérales sont envisageables à partir de critères de distinction communs. La détermination et l'interprétation des stigmates, réalisés dans le métal ou en amont (modèle, moule), permettent de restituer les procédés techniques et une partie des chaînes opératoires. Ces dernières, pour une même catégorie d'objets, diffèrent en fonction de la technique de moulage, du matériau, de l'enchaînement des gestes, etc. Les résultats des examens métallographiques permettent de connaître certains procédés techniques employés, sur les haches et les bracelets. Par exemple la séquence déformation plastique à froid/recuit est couramment employée. Le croisement des pratiques techniques et des classements fonctionnels et typologiques, permet de rendre plus visibles les diverses interactions existant dans la production métallique et renouvelle l'interprétation des pratiques d'enfouissement volontaire.

  • Le forum, coeur politique de la civitas romaine, est à l'origine d'une abondante littérature. Les découvertes archéologiques qui se sont multipliées ces dernières années ont permis de faire avancer la connaissance sur un certain nombre de complexes. Cet ouvrage, issu du séminaire d'archéologie romaine de l'Université de Toulouse, a pour ambition de faire le point sur quelques uns de ces ensembles. Le forum est étudié ici sur la longue durée, des premiers ensembles monumentaux de terre et de bois de la Protohistoire qui font l'objet de débats sur la nature de leur fonction jusqu'au devenir du forum à la fin de l'Antiquité. Cet ouvrage fait une large part à la Gaule, mais prend également en compte quelques ensembles des régions voisines.

  • "Cet ouvrage collectif rassemble plusieurs études consacrées aux institutions de marché dans le monde gréco-romain. Il s'attache notamment à étudier les figures de l'agoranome et de l'édile en proposant des analyses sur le statut et les fonctions de ces magistrats. L'ouvrage mêle des études de cas et des approches plus générales, des analyses de documents et des réflexions synthétiques sur l'évolution du rôle des magistrats et sur les stratégies de contrôle des marchés dans la Méditerranée antique. Il s'inscrit ainsi au croisement d'approches relevant à la fois de l'histoire des institutions, de l'histoire économique et de l'histoire du droit en contribuant au renouvellement de la réflexion sur la régulation des échanges dans les cités antiques."

  • L'étude des noms est d'autant plus fondamentale pour l'histoire de l'Empire romain que celui-ci présente un cas unique de mutation onomastique : un système, codifié en fonction du statut juridique des individus libres (pérégrins/citoyens romains), fut imposé, qui finit par remplacer complètement la nomenclature des populations indigènes, tout entières promues à la citoyenneté romaine. Leur personnalité culturelle fut toutefois conservée grâce à la liberté totale de choix des éléments composant la nomenclature obligatoire. L'Empire romain parvint ainsi à associer une emprise étatique forte à une tolérance fondamentale, de sorte que chaque région présente des particularités dues à son histoire, aux modalités de sa conquête, à sa structure onomastique originelle. Après un exposé méthodologique, qui décrit les instruments et les méthodes de travail, ce volume rassemble des études concernant des provinces diverses, péninsule Ibérique, Gaules, Germanies, espace thrace, Épire, Bretagne, Afrique, Grèce : l'équilibre entre l'autorité publique et l'autonomie individuelle, entre l'évolution globale de l'empire et la différenciation régionale est ainsi mis en évidence.

  • Ce travail retrace l'évolution de la notion de "clementia" à Rome, de ses origines à la théorisation dont elle est l'objet dans le "De Clementia" de Sénèque. Une étude de vocabulaire illustre d'abord les idées variées, de la douceur au pardon que peut recouvrir le mot "clementia", tout en précisant les traits caractéristiques qui le distinguent d'autres termes dont le sens est proche. Un examen des origines de la "clementia romana" montre qu'elle est tenue depuis toujours pour une vertu ancestrale à Rome et qu'elle est propre à l'ensemble de la communauté civique : de ce point de vue, l'apport hellénique semble marginal. Relevant, à l'égard des hostes, d'une éthique qui exclut la pure générosité aussi bien que simple calcul, elle est généralement liée à la "deditio in fidem". Elle s'exerce difficilement dans un cadre interne à la cité à cause de la rigidité du cadre institutionnel. La troisième partie est consacrée à l'émergence de la "clementia" comme vertu impériale, favorisée par des facteurs philosophiques et sociaux. César, aprés avoir présenté sa clémence comme une qualité démocratique, s'oriente de plus en plus vers un usage monarchique de celle-ci. Auguste revient au contraire à une clémence qui se veut républicaine et respectueuse des lois, même si les oeuvres littéraires de son temps témoignent que sa "clementia" est perçue de plusieurs façons différentes. Tibère s'inscrit dans la continuité d'Auguste, mais Caligula et Claude suivent des orientations divergentes. Sénèque, dans le "De Clementia", s'efforce de fonder la "clementia" sur des bases nouvelles, mais son élève est incapable de suivre ses leçons -- Issue d'une thèse de doctorat (2006), l'étude insiste sur les métamorphoses que subit la notion de clémence entre César et Auguste en réfléchissant à sa perception dans l'Empire. Après une définition de ce que les Romains entendent par clementia, sont mis en évidence l'importance accordée à la clémence et l'articulation de deux tendances : une clementia individuelle et une clementia collective.

  • "L'archéologie et l'épigraphie nous ont offert; depuis plusieurs décennies, de nombreux indices de mutations importantes dans les sociétés indigènes d'Hispanie septentrionale et centrale ( côte méditerranéenne entre Emporion et Saguntum, bassin de l'Ebre et Haute Vallée du Douro), entre la fin des guerres celtibériques et les guerres civiles. L'objet de ce livre est de distinguer les initiatives indigènes des contraintes liées à la provincialisation à partir d'une analyse qui exploite toute la documentation disponible en intégrant les sources numismatiques et littéraires.
    Après une présentation des sociétés indigènes et des conditions de la domination romain, notamment à partir de 133 a.C., l'analyse porte spécifiquement sur les mutations les plus remarquables, tant urbaines qu'épigraphiques. Suit une étude l'impact des guerres civiles dans le processus d'intégration des Hispaniques.
    Les premiers temps de la romanisation de l'Occident, à l'époque républicaine, n'ont été que trop rarement étudiés et mis en lumière pour eux-mêmes. Ce livre se propose de combler une lacune par l'étude d'un des cas les plus originaux : le nord de la Citérieure. Entre hellénisation et romanisation, les influences culturelles venues d'Italie doivent être valorisées, alors que les principaux acteurs de ce processus rythmé par l'histoire de Rome furent les élites locales."

  • En se fondant sur un corpus varié de plus de quatre-vingts inscriptions (dédicaces aux, dieux, évergétisme, épitaphes...) découvertes dans les provinces occidentales de l'empire romain (péninsule Ibérique, Bretagne, Gaules, Germanies), l'auteur, avec la collaboration de Patrice Faure pour les médecins de statut militaire, a réalisé une étude fouillée des professionnels de santé (médecins, sages-femmes, infirmiers et « pharmaciens ») de l'Occident romain. La première partie est consacrée à l'analyse du statut juridique, de l'origine géographique et sociale, de la dénomination, des croyances, de la participation à la vie publique et de la vie privée de ces six femmes et de ces soixante-neuf hommes, dont la profession était manifestement rentable. Toutefois, en dépit de leur apparente aisance financière, ces hommes et ces femmes n'ont guère joué de rôle dans la vie publique de leur cité. La seconde partie présente la documentation utilisée. C'est un véritable corpus épigraphique : description du support, texte en capitales et en minuscules, apparat critique, traduction, photographie ou dessin, commentaire aussi complet que possible. Une grande place a été accordée à l'étude de la dénomination pour tenter d'apprécier le degré de latinisation des médecins d'Occident.

  • Les fouilles préventives de la place Camille-Jullian se sont déroulées en 1989 et 1990. L'objectif était de libérer, pour y établir un parc de stationnement, un espace de quelque 2000 m2 jusqu'alors inexploré sur la rive droite de la Devèze, actuellement au centre-ville. L'occupation y a été continue de la première décennie du Ier siècle p.C. à nos jours. L'étude est limitée aux huit premiers siècles p.C. Le terrain était situé dans une zone inondable et les premiers occupants ont dû mener une lutte constante pour assainir le milieu. C'est ce qui explique que l'on ait dû attendre la seconde moitié du Ier siècle pour édifier des maisons de bon standing. C'est la proximité du port - aujourd'hui bien localisé - qui a provoqué, depuis les premières décennies du IIe siècle, la construction d'entrepôts dont on suit l'utilisation, avec quelques aménagements, jusqu'à la fin du IVe siècle. La construction des remparts, au tournant des IIIe et IVe siècles, a intégré à la ville ce secteur jusque là marginal, et cependant elle n'en a modifié que très lentement les modes d'occupation. Au Ve siècle, une vaste demeure occupa la partie centrale de l'espace fouillé ; elle était dotée d'un vsystème de chauffage qui constitue sa principale caractéristique architecturale. Des habitats plus modestes lui succédèrent jusqu'au viie siècle. Le quartier fut alors envahi par un dense tissu de fosses dont l'objet, sans doute artisanal, n'a pu être mis en évidence. L'ouvrage étudie l'important matériel dont les phases marquantes s'étendent sur le Ier siècle et le début du IIe, puis du Ve siècle au début du VIIe. Les céramiques y tiennent la plus grande place, ce qui n'est pas une surprise ; c'est elles qui ont livré les principaux repères pour les datations. On a recueilli quelques objets notoires, notamment un beau relief mithriaque. L'Antiquité tardive a livré - c'est une première à Bordeaux - une demi-douzaine de monnaies byzantines.

  • L'Albanie est riche de paysages et de monuments. Son patrimoine archéologique, d'une vaste diversité, reste encore en grande partie méconnu. Sujet du premier volume du Corpus of the mosaics of Albania, le site de Butrint, connu par les récits mythologiques, étonne par l'aspect romantique de sa presqu'île couverte de ruines, perdue au milieu des eaux du lac. Les mosaïques reflètent la fébrile activité culturelle de la côte Adriatique depuis l'époque hellénistique jusqu'à celle de Justinien.
    Leur inventaire très largement illustré en couleurs, de dessins, de restitutions et de photographies, contribue à découvrir le travail d'équipes de mosaïstes successives et à préciser l'évolution historique et religieuse, du sanctuaire d'Asklepios à la cité épiscopale. Le grand baptistère aux 69 médaillons peuplés d'animaux ainsi que quelques thèmes classiques rencontrés sont mis en perspective dans ce contexte méditerranéen de l'Antiquité.

  • La justice médiévale et moderne fait depuis quelques années l'objet d'une lecture voire d'une relecture archéologique en Europe. Encore inédite en France, cette analyse ne se veut pas une démarche annexe de l'histoire de la justice par les textes et les images. Au contraire, elle souligne tous les apports des sciences archéologiques dans la façon d'évaluer et de penser la pratique judiciaire, la matérialité du droit de punir et de la contrainte pénale. Dans une réflexion liant perception de l'espace, signification et représentation sociale des vestiges, les articles que contient ce livre mettent en lumière l'architecture des lieux de jugement, d'exécution et d'emprisonnement, mais aussi les outils du bourreau et le sort des corps manipulés en justice à travers les inhumations qualifiées d'infamantes.

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