Tourisme & Voyages

  • Ce «Petit Guide de vie quotidienne» propose un regard différent sur Arles et offre en partage l'amour d'une Arlésienne pour sa ville. Présenté sous forme de reportages photographiques au fil des quatre saisons, il nous fait découvrir une ville dans son intimité : adresses, architectures, détails, personnages insolites.... Tradition et contemporanéité se mêlent afin de donner la possibilité aux lecteurs, mais aussi aux Arlésiens, de (re)découvrir cette ville de caractère sous un jour nouveau.

  • Pendant des siècles, les Vénitiens ont considéré l'Adriatique comme leur golfe et revendiqué la souveraineté sur les eaux de cette mer que le doge épousait rituellement chaque année.
    Ils n'en ont pourtant jamais dominé la totalité des rives. L'autorité de la République de Saint-Marc s'est exercée par intervalles sur les flots et, de manière plus stable, sur différents points de la côte orientale : en Istrie, sur les îles du Quarner, puis sur celles de Dalmatie qui masquent des ports tels que Zara et Spalato. Cet ensemble discontinu était disposé entre la mer et d'abruptes montagnes.
    Interrompu par le territoire de Raguse, il se prolongeait encore par quelques places dans les Bouches de Kotor, tandis que la forteresse de Corfou montait la garde au-delà du canal d'Otrante. L'Adriatique des Vénitiens, c'est d'abord une route maritime que parcourent galères et bâtiments de commerce, le long d'une côte dont le dédale d'îles et de presqu'îles est propice à la piraterie. C'est ensuite un chapelet de places fortes dressant leurs bastions entre les flots et les murailles rocheuses qui barrent très vite l'horizon.
    C'est enfin des départs de route qui montent vers un arrière-pays invisible et sauvage, terre étrangère dont surgissent l'invasion et la peste mais dont proviennent aussi marchandises et transhumances. Le monde italo-slave et catholique de ces confins entre terre et mer avait trouvé en Venise sa protectrice face aux Turcs. Longtemps après la disparition de la Sérénissime, sa marque est demeurée : bastions, campaniles, palais, décors d'églises et de maisons témoignent encore de cette domination, d'abord imposée mais finalement regrettée, qui - comme à Raguse - fit des eaux de l'Adriatique mieux qu'une frontière : une aire de civilisation vénitienne.

  • Le promeneur de Paris

    Collectif

    Une petite anthologie pour découvrir l'histoire des jardins parisiens et méditer, sans regret, sur les métamorphoses du paysage urbain. Du "jardin royal des plantes médicinales" à la révolution du jardin public, des parcs paysagers du Second Empire aux promenades plantées du XXIe siècle, à l'audace des friches contemporaines... Dispersés dans le corps minéral de la ville, les jardins publics ouvrent des perspectives magistrales, des respirations secrètes, mais tous distillent un "charme d'attardement". Chacune de ces promenades est une invitation à la flânerie. Tenu par la main dans le méandre des rues et des allées, le long des massifs, à la découverte des essences rares ou des plantes "sauvages", le promeneur peut tour à tour s'imaginer botaniste, paysagiste, historien... Ou simplement se laisser gagner par un flot d'impressions et d'images, dans les odeurs de terre, de montées en graine soulevées par l'été. Entre nature et artifice, le jardin est toujours la germination d'un songe.

  • La présente encyclopédie est une aventure.
    Pour parler du rivage, le Conservatoire du littoral et les éditions Actes Sud ont fait appel pendant près de quinze ans à des journalistes, des écrivains, des géographes, des paysagistes, des historiens, des philosophes, des militants associatifs, des randonneurs, des navigateurs habitués des fortes houles, des mordus de sable et de vent... Ils ont sollicité de très nombreux illustrateurs, dont on ne cesse d'admirer le talent.
    Chacun a raconté son rivage. De ces récits, de ces itinéraires, de ces regards multiples sur un littoral pluriel il ressort, comme évidence, que le rivage est un patrimoine commun qu'il nous appartient collectivement de protéger. Le Conservatoire du littoral, en 2010, c'est 135 000 hectares acquis depuis 1975, plus de 600 sites ouverts au public, réhabilités, entretenus et désormais inaliénables, 12 % du linéaire côtier protégé pour le seul rivage métropolitain, des milliers d'actes notariés, d'innombrables négociations, mais aussi d'exceptionnelles rencontres et, à travers elles, d'inoubliables histoires de complicité et d'amitié partagées.

  • des promenades écologiques et littéraires, chargées de sel et de vent, en compagnie de journalistes, d'écrivains, de plaisanciers ou de navigateurs chevronnées, à la découverte des sites du conservatoire du littoral sur la côte d'opale : les dunes de flandre, les caps gris-nez et blanc-nez, le platier d'oye, la pointe de la crèche, le mont saint-frieux, les garennes de lornel, la baie de somme, le parc du marquenterre, le hâble d'ault...



  • " c'est une hérésie de penser que l'esprit est mobile et l'essence des choses statique ; que l'essence est pure comme le cristal et l'apparence turbide ".
    citant dôgen, le grand mystique zen du xiiie siècle, salah stétié commente : " je crois voir là une clé de l'être-au-monde japonais et de l'esthétique nippone dans son ensemble, dont kyôto porte à la fois le sens et le non-sens ". a touches discrètes, entrelaçant description, narration, interprétation, l'auteur parcourt les lieux sacrés, héritage de mille ans d'histoire, sans que le chemin et le legs ne soient ni touristiques, ni platement patrimoniaux: c'est " toute l'âme résumée " du japon qu'il fait pressentir et rend presque palpable, ces " images du monde flottant " dont parle le dit du genji, que chacun des ensembles de temples et de jardins module et recompose, faisant de la " ville de la sérénité et de la paix ", heian-kyô, le centre du monde, microcosme de l'univers, depuis l'époque de heian, au début du ixe siècle, jusqu'à celle du meiji quand, en 1868, la capitale est transférée à tokyo.
    plus encore que le contexte historique, l'évocation des mythes fondateurs est ici primordiale : celui du couple divin izanagi/izanami d'oú naît la déesse du soleil, amatérasu, ancêtre du premier empereur ; ou celle du dieu-renard inari et des autres kamis. ils éclairent les rites du shintô, la " voie des dieux ", cadre omniprésent de la civilisation japonaise, auquel s'agrègent les apports de la chine - confucianisme et taoïsme - et du bouddhisme mahâyanâ, venu de corée dès le vie siècle: zen et paradis d'amida, " vie et lumière sans limites ", dont tant de temples et de jardins portent la marque, au premier rang desquels le pavillon d'or, le byôdô-in et le sanzen-in.
    le jardin est parcours, jardin-promenade-source-lac, selon sa dénomination classique. le livre secret des jardins (xxiie siècle), s'inspirant de la peinture chinoise " montagne/eau ", shan sui, en prescrit les jalons : fusion dans la topographie, restitution de paysages célèbres, disposition rituelle des pierres, des cours d'eau et des lacs, îles, ponts et arbres. le " paysage emprunté ", shakkei, intègre les éléments extérieurs de la nature à la composition du jardin et du temple, tel le mont hiei pour la villa impériale, shûgaku-in.
    le jeu incessant de l'intérieur et de l'extérieur, ne livrant de l'ensemble que vues mouvantes et aperçus fugaces, depuis les engawas, vérandas latérales, à travers les cloisons translucides (shoji) ou peints en trompe-l'oeil sur les fusumas, est le contrepoint essentiel à la fixité, à la répétition obsessionnelle des formes. jusqu'aux " jardins secs ", kare-sansui, du saihô-ji, du daisen-in et du ryôan-ji, le chef-d'oeuvre absolu, configuration la plus réduite de l'univers, rectangle plat de 200 mâ²de sable blanc, jonché de quinze pierres éparses l'ensemble n'en peut jamais être saisi d'un seul regard, la fixité du sable figure son contraire, le mouvement de l'océan, la vacuité du tout (il est mutei, " jardin du néant ") s'ouvre à tous les symboles de la cosmogonie.
    c'est ce rythme que les photographies et la mise en pages du livre reproduisent, les jeux de miroirs de l'un et du multiple, de l'infinie variation sur le même thème, oú l'effet de surprise renforce, loin de la dissoudre, la pure sensation de l'être. tout est donc résonance et correspondances, dialogues en rêve, comme l'écrit le grand maître des jardins, musô soseki. et d'abord, avec les autres " voies " du raccourci tendu et tremblé : le haikai, le sabre, le tir à l'arc, le langage des fleurs, ikebana, le cha noyu, cérémonie du thé, les notes cristallines du shamisen, la guitare à trois cordes, le théâtre de poupées, bunraku, le travail du bois, ce tracé décisif de l'écriture, enfin, que l'auteur, dans une page magnifique, oppose à l'entrelacs mystique de la calligraphie arabe.
    dialogue aussi avec notre sensibilité. sans jamais réduire à nos catégories occidentales, par de superficielles analogies, l'univers mental du japon dont kyôto est l'émanation suprême, l'auteur tisse un réseau d'échos et d'harmoniques oú se rejoignent les intuitions d'héraclite et d'ibn arabi, de stéphane mallarmé et de paul claudel, de roland barthes, henri michaux, yves bonnefoy, scrutateurs de cette " harmonie latente plus forte que l'évidente ", source de toute peinture, de toute musique, de toute poésie.


  • Les caps gris-nez et blanc-nez sont les deux vigies françaises du détroit le plus fréquenté du monde, à trente kilomètres des côtes anglaises.
    Formidable carrefour des oiseaux migrateurs, sanctuaire de nombreuses espèces végétales, ce site naturel est aussi un territoire chargé d'histoire, paradis des randonneurs épris de grand.

  • Des promenades écologiques et littéraires, chargées de sel et de vent, en compagnie de journalistes, d'écrivains, d'écologistes chevronnés, de géographes et d'historiens à la découverte des sites du Conservatoire du littoral sur les rivages atlantiques : la baie de l'Aiguillon, l'île de Ré, l'île d'Aix, les marais de Brouage, l'estuaire de la Gironde, le bassin d'Arcachon, la corniche Basque

  • Des promenades écologiques et littéraires, chargées de sel et de vent, en compagnie de journalistes, d'écrivains, de naturalistes, à la découverte des sites du Conservatoire du littoral sur les rivages du Languedoc-Roussillon : la pointe de l'Espiguette, l'étang de l'Or, les Orpellières, Le Doul-La Saline, l'île Sainte-Lucie, Paulilles

  • Qui n'a rêvé de survoler la Camargue dans le sillage d'un flamant ? de s'affranchir des routes, des haies et de la ligne d'horizon ? Le point de vue aérien offre cette liberté.
    Il livre le delta du Rhône dans son immensité et son intimité. Il en déploie la beauté sauvage et bien souvent étrange. S'élever révèle aussi l'activité des hommes, leurs façons d'aménager l'espace et d'exploiter les richesses naturelles. En une centaine d'images, l'ouvrage se propose de balayer la diversité des ressources, des contraintes, des enjeux. Chacune des vues, groupées ici par types de paysage, vient porter un message.
    Un commentaire en explicite le sens, convoquant histoire, économie, environnement et société, s'interrogeant sur l'aménagement du fleuve, la difficulté d'habiter, la fragilité de la riziculture, l'avenir des salins, la gestion du littoral, la protection de la nature. Autant de lectures que chacun pourra compléter de sa propre expérience. Car cette exploration, réalisée pour le plaisir des yeux, est aussi une invitation à faire travailler le regard, à lire entre les lignes par-delà l'évidence.
    Plus qu'une découverte, survoler la Camargue est un véritable questionnement sur les rapports de l'homme à son environnement.

  • En 2007, les travaux de la Carte archéologique du Rhône du DRASSM (Département des recherches subaquatiques et sous-marines, ministère de la Culture) ont effectué des découvertes exceptionnelles dans le fleuve à Arles. Outre l'épave d'un chaland romain du Ier siècle avant J.-C., de 30 m de long, ces recherches par 10 m de fond, au niveau du quartier de Trinquetaille, ont fait surgir de l'eau un véritable trésor d'objets en marbre et en bronze.
    Parmi ces découvertes remarquables, on distingue un buste de César unique au monde, vraisemblablement sculpté du vivant du dictateur, au moment où il fonda la colonie romaine d'Arles. On discerne également une statue de Neptune en marbre, haute de 1,80 m, dédicacée à l'empereur Septime Sévère et à ses deux fils, une victoire et un «Marsyas» (ou guerrier captif) d'inspiration grecque, tous deux en bronze et d'une incomparable beauté, une tiare de l'Artémis d'Ephèse, une tête de Junon ainsi qu'une série importante de sculptures et d'éléments architectoniques (bustes, bases de statues et portraits en marbre, chapiteaux corinthiens, fragments d'entablements et de corniches, fûts et bases de colonnes, placages de marbre et monnaies.).
    L'ensemble de ces objets s'apparente sans aucun doute aux vestiges d'un riche quartier qui comprenait des édifices publics, religieux et funéraires. Ces éléments, abandonnés dans le fleuve ou arrachés par une crue, témoignent des remaniements ou des destructions de ce quartier entre l'époque césarienne et le IVe siècle après J.-C. Ces découvertes apportent incontestablement du nouveau sur Arles et confirment la description faite par le poète romain Ausone au IVe siècle, qui évoquait une ville double, duplex Arelate, établie sur les deux rives du fleuve. Tous ces objets confèrent en effet au quartier suburbain de Trinquetaille un caractère monumental et richement décoré.

  • Des promenades écologiques et littéraires, chargées de sel et de vent, en compagnie de journalistes, d'écrivains, de plaisanciers ou de navigateurs chevronnés, à la découverte des sites du Conservatoire du littoral sur les rivages de Bretagne : la Côte d'Émeraude, l'abbaye de Beauport à Paimpol, le sillon du Talbert, l'archipel des Sept-Iles, le jardin exotique Georges-Delaselle sur l'île de Batz, la pointe du Raz et la baie d'Audierne, le pays de Lorient et l'île de Groix, le golfe du Morbihan...

  • Oeuvre de l'esprit et du hasard, des aléas de l'histoire, la ville est aussi architecture du rêve.
    Ni la volonté politique, ni la science des architectes ne suffisent à l'expliquer entièrement. les attentes, les pensées, les désirs de ceux qui ont vécu dans ses murs, marché dans les rues, déambulé sur les places, l'ont également façonnée. et l'écho de toute cette mémoire transmuée dans la pierre, de tant de présences lointaines ou proches, retentit sous le pas du promeneur, parfois de manière inattendue.
    Rien de plus favorable à la découverte que l'humeur vagabonde : la ville ne se livre que si l'on prend le temps de flâner, d'échapper à la cécité de l'habitude.
    Ni guide, ni inventaire, ni description en règle, chacune de ces dix promenades incite donc le promeneur de paris à prêter une oreille attentive à " la voix des choses ", à relire les façades les plus ordinaires ou les plus glorieuses d'un autre oeil, à parcourir la ville comme les pages du temps retrouvé.

    Chaque texte est accompagné de photographies contemporaines mais aussi de clichés de marville ou d'atget, d'aquarelles, de gravures ou de toiles - héritage précieux désormais conservé au musée carnavalet, musée de l'histoire de paris. autant d'images et de mots pour inviter le promeneur à recomposer le visage éternel et changeant de la capitale. " tu crois rêver et tu te souviens ".

  • Le Maroc saharien

    Mohamed El Faiz

    Ce livre explore le Grand Sud marocain, son désert et l'oasis, selon un cheminement à la fois historique, patrimonial et esthétique. Considérées comme des établissements humains spécifiques, les oasis sont fondées sur l'organisation des irrigations, l'homme y est contraint de déployer de grands efforts et des trésors d'ingéniosité pour arracher au désert une culture jardinée, soignée et productive. L'ensemble du pays a été parcouru par Jean-Baptiste Leroux, et ses images témoignent de la richesse de ce territoire saharien et atlantique.

  • L'estuaire de la Gironde, le plus vaste d'Europe, abrite de nombreuses îles. Certaines ont accueilli des fortifications pour protéger Bordeaux des attaques navales. D'autres ont eu une vocation viticole, à l'abri du phylloxera. Aujourd'hui, pour la plupart désertées, elles sont exploitées par l'agriculture intensive. Le Conservatoire y préserve des espaces naturels ou «renature» les terrains agricoles. Leur inaccessibilité leur confère une quiétude très appréciée par l'avifaune.
    Parce que chez ces gens-là (ribeirou, ilous ou gabay), monsieur, on ne cause pas beaucoup, sinon à la veillée des longues nuits d'hiver, leur rivière - comme ils disent - n'a pas la renommée qu'on reconnaît à d'autres estuaires. Et pourtant, l'estuaire de la Gironde est bel et bien le plus grand d'Europe, s'étirant sur 80 kilomètres depuis le bec d'Ambès, où fusionnent les eaux de la Dordogne et de la Garonne, jusqu'à son embouchure où le phare de Cordouan se pose en vigie depuis 1584. Mais cette part de mystère qui l'enveloppe sied bien au caractère d'un pays où rien ne vaudrait que d'écouter le friselis du clapotis contre ses deux rives où se mirent sur l'un versant les vignobles
    du Médoc, et sur l'autre les côtes de Blaye ou de Bourg ; sinon d'intercepter les piaillements d'une rémiz penduline ou d'une panure à moustaches, petits oiseaux du cru nichés dans une biosphère protégée que leur envient les canards et les oies sauvages en ligne de mire des «tonnes» postées dans les marais. Si les oiseaux survivent encore à la fièvre cynégétique de l'automne, quand vont remplir les cuviers de Beychevelle ou de Bellevue les graines de ce raisin dont le vin, le sang de la terre de Gironde, transitait naguère par l'estuaire, les poissons lentement se meurent. L'alose, l'anguille et la lamproie se disputent toujours l'ingéniosité culinaire de très secrètes recettes, mais la civelle, l'esturgeon et le saumon ont migré en des eaux plus apaisées. Pourtant, les nombreux ports et cabanes qui balisent les rives de la Gironde
    témoignent à l'envi d'une tradition ancestrale. Les moulins, aujourd'hui, ne brassent plus que du vent. La maïsiculture a rendu les armes devant la viticulture. Jusque sur les îles de l'estuaire qui, n'en déplaise aux châteaux
    environnants, drainent vers elles une nouvelle génération de touristes plus
    enclins à l'écologie dont le Conservatoire du Littoral a semé les graines au couchant du XXe siècle.
    L'occasion de revisiter «l'île verte», comme six autres îles de l'estuaire de la Gironde dont l'histoire sert de caisse de résonance pour tous ceux à qui un trait virtuel tiré de Braudet-Saint-Louis (centrale nucléaire) au Verdon (port méthanier) dessine déjà la diagonale du fou.
    L'estuaire de la Gironde
    Christian Grené
    Illustrations de Michel Vignau
    B. P.

  • Ancien fortin construit à flanc de colline, le château de Cayx, situé au coeur du vignoble de Cahors, a été édifié au xve siècle, puis largement remanié au xviiie par le marquis Lefranc de Pompignan, poète, auteur dramatique et académicien, qui y composa sa Didon et y traduisit des classiques grecs comme Eschyle. Ornée de quatre tours en poivrière à chaque extrémité et, au centre, d'une tour carrée, l'imposante demeure rectangulaire surplombe une vaste terrasse qui se déploie face aux vignes.
    Propriété depuis 1974 de Sa Majesté la reine de Danemark et du prince consort, né Henri de Laborde de Monpezat et originaire du Quercy - et l'une des résidences du couple royal -, le château a été entièrement restauré et son vignoble a retrouvé toute sa splendeur. Planté sur 24 hectares, principalement en cépage malbec, celui-ci produit des vins réputés aux noms évocateurs : «Le Château de Cayx», «La Royale», «Gobelins» ou «Le Malbec de Cayx»...
    L'ouvrage chante ce lieu empreint d'histoire, la région qui l'entoure, sa beauté, qui a inspiré de nombreux peintres et poètes, ou sa culture, qu'il s'agisse d'art ou de gastronomie.
    L'histoire du prince consort, poète, sculpteur, collectionneur et amateur d'art, et de sa famille y est également brièvement retracée. Les photographies de Jean- Baptiste Leroux, tout en délicatesse et poésie, constituent la matière vive et artistique de ce livre hommage.

  • " toute cette architecture s'élance avec une ardeur d'escalade que les siècles n'ont pas refroidie et semble vouloir prendre d'assaut la montagne qu'elle couvre.
    Le génie grec cherchait la ligne horizontale, et le génie gothique la ligne perpendiculaire, comme s'il eût essayé d'atteindre et de percer le ciel. l'un exprimait le calme, l'autre l'inquiétude. " théophile gautier.

  • Des promenades écologiques et littéraires, chargées de sel et de vent, en compagnie de journalistes, d'écrivains, de chercheurs, d'historiens, de paysagistes, à la découverte des sites du Conservatoire du littoral sur les rivages de Provence et de Côte d'Azur : le domaine de la Palissade et les marais du Vigueirat en Camargue, les rives de l'étang de Berre, le massif de la Côte Bleue et le massif des Calanques et de part et d'autre de Marseille, les salins des Pesquiers et les Vieux-Salins à Hyères, le domaine du Rayol, les caps Lardier, Taillat, Camarat sur la presqu'île de Saint-Tropez, le jardin Serre de la Madone à Menton.

  • Ces caps sont les deux vigies françaises du détroit le plus fréquenté au monde.
    Formidable carrefour pour les oiseaux migrateurs, sanctuaire de nombreuses espèces végétales, ce site est aussi un terroir chargé d'histoire.
    Cap Gris-Nez et cap Blanc-Nez, les deux vigies naturelles du boulevard maritime le plus fréquenté du monde, ont conservé leur authentique cachet. Sans doute habitués à affronter la dureté des éléments déchaînés, ils ont réussi à résister à la pression souvent hégémonique de l'homme qui a réalisé, sur ce site, son plus grand chantier du XXe siècle : le tunnel sous la Manche. Au début du troisième millénaire, il est heureux que la récente sensibilisation à l'écologie et la création d'outils appropriés épargnent aux "Deux Caps" de nouveaux outrages.
    Situés à 30 kilomètres des côtes anglaises et de la frontière belge, les "Deux Caps" sont un carrefour pour les oiseaux migrateurs, et pour les populations de l'Europe du Nord-Ouest. Avec l'ouverture du tunnel en 1994, la fréquentation s'est fortement intensifiée : ce sont aujourd'hui plus de deux millions de visiteurs qui foulent chaque année le sol d'un des deux caps, principales destinations touristiques du Nord-Pas-de-Calais. Il a fallu se préparer à accueillir cet accroissement de la fréquentation, et répondre à l'exigence de qualité du public du Nord : les falaises du Pas-de-Calais ne sont-elles pas, pour les Européens des plats pays, les premières du littoral depuis le Danemark ?
    Aussi, l'Opération Grand Site, lancée en juin 2007, a-t-elle pour but de rendre aux caps leur véritable dimension géographique et leur splendeur originelle. Comme vingt-cinq autres sites en France - Mont-Saint-Michel, pointe du Raz, pont du Gard ou presqu'île de Quiberon -, les "Deux Caps" font l'objet, au cours de la décennie, d'un projet d'aménagement durable. Sentiers de randonnée, belvédères naturels, mise en valeur des villages du littoral, modes de circulation doux et alternatifs... En réhabilitant ce site naturel d'exception, premier produit d'appel pour les clientèles du Bénélux et de Grande-Bretagne, le département du Pas-de-Calais tente un pari à la fois écologique et économique.
    Cap Gris-Nez et Cap Blanc-Nez Benoît Lobez Illustrations d'Alan Johnston B. P.

  • Au sud de Terracina, à mi-chemin de Rome et de Naples, commence un autre monde.
    L'univers napolitain, immuable à travers les siècles. La napolitude. L'antique royaume des Deux-Siciles, préservé de toute contamination, parce qu'il est fait de la contamination d'éléments hétéroclites, de l'amalgame de pays et de continents disparates. Où sommes-nous ? En Italie ? En Europe ? Nous touchons à la Grèce, par la sagesse malicieuse des habitants, à l'Espagne, par l'arrogante splendeur des palais, à l'Orient, par la magie des crépuscules, à l'Afrique, par le grouillement des marchés ; et, par le chaos de la circulation, le gigantisme des escaliers, la profusion et l'extravagance des ornements superflus, nous sommes dans l'excès, la démesure, le délire, le gâchis.
    Première chose à retenir : Naples forme une nation à part, un État dans l'État ; une tribu qui a ses coutumes et ses lois, et qui ne changera jamais. Naples n'a pas changé. En cinquante ans, je ne l'ai pas vue changer. À l'heure où la mondialisation transforme Venise, Florence, Rome en réserves du tourisme international et banalise les plus beaux décors urbains, Naples résiste, Naples garde son caractère intact, Naples reste elle-même, avec ses défauts et ses qualités [. ].
    Tout le mal qu'on dit de Naples est vrai, tout le mal qu'on en dit est cliché, lieu commun, banalité, fausseté : tel est le paradoxe qui rend cette ville entre toutes mystérieuse.
    Dominique Fernandez.


  • acquis en 1989 par le conservatoire du littoral, après quinze années d'abandon, le domaine du rayol, fragment de nature préservée de la corniche des maures, devient un jardin des climats méditerranéens du monde dont les paysages ont pour point commun une biologie liée aux rythmes heurtés de la pluviométrie locale, au feu, au vent et à la mer.


  • Un regard d'ethnologue, de peintre et d'historien sur la vie quotidienne au Brésil entre 1815 et 1831. Première réédition intégrale en France, depuis 1839, d'un ouvrage exceptionnel devenu pour le Brésil la source iconographique et littéraire fondatrice puisque contemporaine de la naissance de la Nation brésilienne.

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