Sciences humaines & sociales

  • Enfants terribles de l'Antiquité, les Gaulois vaincus par Rome, peu à peu privés de leur langue et de leur histoire, victimes de la caricature antique et moderne, restent plutôt méconnus. Pourtant leur mémoire est demeurée dans les objets, les inscriptions retrouvées, et les milliers de noms propres de notre toponymie.
    Couvrant la période s'étendant du Ve siècle avant J.-C. au Ve siècle après J.-C., s'appuyant non seulement sur les découvertes archéologiques, sur les auteurs grecs et latins, mais aussi sur les textes mythologiques irlandais et gallois, Jean-Paul Savignac, spécialiste de cette civilisation, prend le parti de ressusciter joies et rires des Gaulois à travers l'étude de leurs moeurs, coutumes et croyances.
    Pour commencer, voici les plaisirs du boire et du manger, puis viennent ceux de la convivialité et de l'amour. À cela s'ajoutent les enchantements qu'offrent la possession d'objets précieux, la pratique de l'art ornemental et de la musique, l'engouement pour la science, la passion de la gloire... sans oublier le culte de la parole. Enrichissant son propos par de nombreuses illustrations, Jean-Paul Savignac nous présente ainsi une vision originale, hors des clichés, de ces lointains ancêtres.

  • Peu de souverains ont laissé une trace aussi profonde dans les légendes et dans les contes que le roi Salomon. Personnage historique ayant régné de 970 à 930 avant J.-C., bâtisseur du Temple de Jérusalem, fondateur de villes et de forteresses, prophète élu de Dieu ayant empire sur les démons, détenteur d'objets magiques, ce fils de David, grand amoureux de la reine de Saba, réputé pour sa sagesse, auteur de livres de médecine, de lapidaires et d'un herbier, a fait l'objet de mille récits et a trouvé sa place au panthéon des hommes ayant marqué l'Histoire.
    En s'appuyant sur nombre de témoignages (hébraïques, arabes, latins, grecs, russes, indiens...) importants, mais souvent inconnus car dissimulés dans des ouvrages anciens, rassemblant un corpus de récits populaires de quatorze pays, Claude Lecouteux retrace la légende du roi Salomon, légende qui, au fil du temps, a été embellie, développée, enrichie d'apports extérieurs, donnant ainsi naissance au souverain mythique aux multiples facettes.
    43 illustrations issues de manuscrits anciens.
    Notes et index des auteurs et des oeuvres.

  • Histoire sociale et psychiatrie Dans les décennies 1880 1900 au coeur d'un paysage bouleversé par le progrès industriel, un pessimisme qualifié de « fin de siècle » domine les esprits Cette tendance dépressive mêle amertume de la défaite de 1870 abandon des idéaux, impression d'être frappé par la dégénérescence C'est à cette même époque que la psychiatrie avec Charcot et Janet étudie l'hystérie et la neurasthénie, tandis que des ouvrages de vulgarisation et la grande presse offrent ces dérèglements en miroir à un public avide de s'y reconnaître Bref, la névrose est à la mode...
    Des écrivains comme Huysmans, Maupassant, Mallarmé projettent leur propre mal être dans leurs oeuvres D'autres réagissent par la contestation ( Rachilde) ou le saphisme (Nathalie Barney), et d'autres encore par la pratique de l'occultisme (Rémy de Gourmont).
    Les grands de ce monde telles les impératrices d'Autriche et de Russie ne sont pas à l'abri de la fragilité nerveuse, imités en cela par une partie de l'aristocratie française (Robert de Montesquiou), les courtisanes du demi monde (Liane de Pougy et Emilienne d'Alençon), les comédiennes (Sarah Bernhardt) et les chansonniers des cabarets (« Le Chat noir »).
    Dans cet ouvrage, Louis Crocq, portant un regard de psychiatre sur cette mentalité crépusculaire, relie ainsi, de façon inédite, la peinture sociale à l'histoire des névroses, à la veille de la Belle Epoque.

  • Siegfried, Odin, la Lorelei, le Roi des Aulnes, autant de personnages mythiques bien connus. Pourtant, s'étendant de l'Allemagne à l'Islande, la mythologie germanique, et plus précisément germano-scandinave - souvent victime de préjugés en raison de fâcheuses récupérations historiques -, reste dans l'ensemble trop ignorée.
    Du Moyen Âge à nos jours, s'appuyant notamment sur les Eddas, les Sagas, les légendes et les traditions populaires, ce dictionnaire nous invite à arpenter des espaces enchantés où foisonnent dieux, fées, elfes, lutins, revenants, nains et géants. Il nous décrit, par exemple, les cultes rendus aux sources et aux arbres, maints rituels magiques, nous conte l'éternelle errance du Chasseur maudit, l'étrange aventure de Peter Schlemihl et de nombreuses autres histoires fabuleuses.
    Unique en son genre, oeuvre d'un éminent spécialiste, cet ouvrage nous dévoile ainsi toute la richesse et la poésie d'une des plus grandes cultures européennes.

  • Après avoir rappelé les conceptions de l'au-delà dans les mythes et les religions, cet ouvrage considère d'abord les diverses formes que prend le voyage dans l'après-vie, in corpore, in spiritu ou en rêve, dans les récits médiévaux.
    Claude Lecouteux analyse ensuite les trois lieux des visions chrétiennes - enfer, purgatoire et paradis -, puis étudie leur influence sur les romans de chevalerie, notamment dans les littératures scandinaves, très riches pour ce sujet. Il décrit les chemins de l'autre monde ainsi que les nombreuses façons de les emprunter. Il examine, en outre, le dire des contes et des chants populaires dans lesquels se sédimentent concepts chrétiens et païens - le conte de L'Époux disparu en fournit un bon exemple. Sa réflexion débouche sur l'influence des vestiges chamaniques sur les contes.
    Claude Lecouteux compare enfin ces voyages dans l'au-delà aux expériences de mort imminente (Near death experience, NDE) et met ainsi en lumière une pérennité de conceptions qui défient les siècles.

  • Le boiteux et ses prolongements avec les êtres aux pieds fabuleux font partie des figures les plus riches de notre héritage culturel : oedipe, Héphaïstos ou Achille dans la tradition antique, Eve, Jacob ou Lucifer dans l'univers biblique, Mélusine et toute la horde de diables boiteux dans la mémoire populaire et dans la littérature. Pourtant, on a rarement rapproché ces figures les unes des autres.
    Leur parenté fondamentale est très peu étudiée et, par conséquent, le scénario immémorial dans lequel elles jouent un rôle est mal identifié. Mais étudier la mythologie des boiteux et des pieds fabuleux donne un sens insoupçonné à bien des oeuvres et des motifs, et illustre les recoupements constants qui existent entre " grande " et " petite " mythologie. Tous ces êtres blessés ou claudicants sont porteurs d'une ambiguïté essentielle : ils mettent en gage ou sacrifient leur intégrité physique en vue d'un bien, mais en échange parviennent à des sphères jusqu'alors inaccessibles.
    Index nominum et index rerum, quelques illustrations.

  • Le Livre des Rois (Châh-Namé) est le plus précieux monument de l'épopée nationale iranienne. Le poète persan Ferdowsi (930-1020) y chante l'histoire de l'humanité - ou de l'Iran, la distinction n'est pas toujours évidente.
    Dédiée au sultan Mahmoud, cette oeuvre magistrale comprend les règnes de cinquante rois, depuis le premier homme-roi, le légendaire Kiumarss, jusqu'au dernier souverain historique sous le règne duquel la Perse passa sous domination arabe au vIIe siècle de notre ère.
    Depuis près de mille ans, on n'a cessé de copier, de lire, de déclamer cette geste prestigieuse, et des manuscrits calligraphiés pour des princes ont été ornés des enluminures les plus somptueuses. Aujourd'hui encore, dans les cafés populaires, des conteurs récitent ces hauts faits mémorables avec une verve sans égale.
    Iranienne, imprégnée par ce grand poème épique depuis son enfance, Frouzandéh Brélian-Djahanshahi restitue ici pour le public français l'âme de la partie légendaire du Livre des Rois.

  • Au XIXe siècle, à trois reprises - lors des chantiers haussmanniens, des bombardements prussiens de 1870, puis de la Commune - Paris se couvre de ruines. A partir d'archives et de témoignages, Eric Fournier retrace avec précision les violences infligées à la cité, et les bouleversements qu'elles impliquèrent dans la sensibilité de ses habitants. En rapprochant les grands travaux impériaux du sombre projet prêté aux communards - anéantir la capitale -, il met en lumière le lien qui unit le désir de contrôler la ville au besoin de la détruire. Il s'attache à comprendre comment le peuple de Paris, qu'il soit acteur ou spectateur, vécut l'intensité des chocs successifs, la disparition de son cadre de vie ou le remaniement brutal de sa géographie mentale. Il étudie enfin l'apparition, sur les pierres encore fumantes, d'un étonnant tourisme des ruines largement commenté par de véritables Guides. Dans cet ouvrage original, décrivant les ravages que provoquèrent alors la démesure des rénovations, puis l'explosion des obus, les incendies et les combats de rue, Eric Fournier se fait ainsi l'historien des Parisiens traumatisés par le surgissement et l'amoncellement des décombres au coeur de leur cité.

  • À la différence des autres membres de la Confédération canadienne, le Québec englobe une véritable nation, celle des Canadiens français. Cette province, en effet, est peuplée en majorité - plus de 80% - de Canadiens francophones.
    Marc Durand retrace l'histoire du Québec, depuis sa découverte par Jacques Cartier, en 1534, jusqu'à nos jours. Fiers de leur esprit aventurier et entreprenant, mais battus par les Anglais en 1759, les Québécois, mis à l'écart de l'économie par les vainqueurs, vont se replier sur les travaux agricoles.
    L'Église et les intellectuels s'appliqueront alors sans relâche à préserver une langue française « pure » et des traditions ancestrales.
    Mais à partir des années 1950, et surtout avec la Révolution tranquille des années 60, les Québécois rejettent les valeurs rurales dont ils se sentent prisonniers et, qu'ils soient acquis ou non à l'idée de souveraineté, prennent en main leur destinée économique et politique. Aujourd'hui comme hier, cependant, la question du

  • Le Séminaire analyse les visions (texte et images) d'une jeune Américaine. Il montre un Jung simple, spontané et ouvert au dialogue. Le propos est étincelant d'intelligence et d'érudition et porte sur les mythes du monde entier, les cultes antiques, le christianisme, les spiritualités orientales, les sociétés primitives et contemporaines. Jung scrute les images surgies de l'inconscient, et leur applique sa méthode d'amplification et d'imagination active.
    Les quatre-vingt-six chapitres de l'ouvrage peuvent se lire séparément. De nombreux cas cliniques sur les névroses, les délires et les psychoses de patients traités par Jung sont décrits avec précision. Lors de ses séminaires, Jung s'exprime en anglais dans un langage simple ;
    C'est pourquoi le livre constitue une excellente introduction à la richesse de sa pensée ainsi accessible à tous.
    En outre, l'ouvrage apporte un éclairage de première main sur l'état d'esprit de Jung, dans les années 1933-1934, vis-à-vis de l'Europe marquée par le pacifisme alors que l'Allemagne bascule dans le nazisme. Une pièce importante (à décharge) au dossier des polémiques récurrentes visant le grand psychologue.

  • Alors que l'enseignement des langues anciennes recule dramatiquement aujourd'hui, Bernard Sergent se propose, à travers un ensemble lexical choisi dans le français le plus courant, d'exposer la place considérable que le grec occupe non seulement dans la culture savante, ce que personne n'ignore, mais aussi dans les expressions populaires, ce qui est moins connu.
    Certes, le grec se retrouve dans les mots complexes se rapportant aux sciences et aux techniques, et notre vocabulaire ne cesse de s'en enrichir, mais il existe également - parfois sous le masque d'une origine latine - dans la langue la plus usuelle, et même dans l'argot.
    Ce dictionnaire est précédé d'une introduction substantielle retraçant le périple du grec au cours de l'histoire, et les diverses voies par lesquelles il a pu nous atteindre.

  • Arthur, Lancelot, Perceval, la fée Morgane, Escalibor, Brocéliande. nul n'ignore ces noms célèbres, mais qui connaît Guivret le petit, le chevalier Outredouté, Gormon Coeur Fier ou Le Beau Couard ? À vrai dire, il n'est guère facile de s'aventurer seul dans le vaste palais des mythologies arthuriennes.
    En éminent médiéviste, Philippe Walter nous offre le sésame permettant de pénétrer et de découvrir le monde foisonnant de la légende de la Table ronde. Il restitue à la matière celtique - bretonne, mais aussi galloise et irlandaise - la place privilégiée qui lui revient, sans négliger toutefois l'héritage indo-européen ou la greffe biblique si manifeste dans la quête du Graal.
    Avec près de six cents rubriques, ce dictionnaire se veut d'abord un guide de lecture, allant des premiers textes du VIIIe siècle à l'épanouissement courtois du XIIe siècle jusqu'à la christianisation tardive de la fin du Moyen Âge. Novateur dans sa démarche pluridisciplinaire, entrecroisant littérature, histoire, anthropologie, archéologie et philologie, il nous offre une synthèse magistrale jamais réalisée jusqu'alors.

  • Bien au-delà des célèbres Madelon ou Chanson de Craonne, Pascal Wion entreprend ici de raconter, au travers de ces couplets à la mode en leur temps, l´histoire du terrible conflit. Précieux témoins de la mémoire collective d´alors, ces refrains oubliés nous font revivre ces quatre années tragiques durant lesquelles Poilus et civils exprimèrent ainsi leurs espoirs, leurs railleries, leurs désillusions et, surtout, leurs souffrances.

  • Saint Martin sur son âne, saint Christophe à tête de chien, saint Hubert accompagné de son cerf, voilà bien des saints bizarres et fort peu catholique. Et pour cause. Derrière les figures vénérées de notre calendrier se dissimulent d'anciennes divinités païennes que le christianisme médiéval dut assimiler pour s'imposer. Et, dans un subtil compromis religieux, L'Eglise sut inscrire son message dans les grands cycles festifs de l'année celtique qui lui avaient préexisté.
    Eminent spécialiste du Moyen Age et la Légende dorée, Philippe Walter retrace la lente constitution de cette mythologie christianisée - totalement étrangère à la Bible - et redonne toute leur cohérence aux croyances, fêtes et rites souvent incompris, mais toujours présent dans notre culture.

  • En 1658, plusieurs religieuses du couvent des Ursulines d'Auxonne se disent possédées par les démons. Les exorcismes effectués par les aumôniers restent d'abord secrets. Mais, en 1660, l'« épidémie diabolique » s'étend hors les murs et atteint les habitants de la ville.
    Des exorcismes publics ont alors lieu dans l'église paroissiale.
    Soupçonnées de sorcellerie, des femmes laïques sont condamnées au bannissement, tandis que deux d'entre elles sont massacrées par la population.
    Benoît Garnot recherche les causes de ces possessions, en observe les symptômes, décrit leur traitement, puis examine les regards contradictoires portés de l'extérieur sur cet étrange épisode. Il décrypte les véritables raisons des actes et des déclarations des jeunes nonnes, et dégage leur signification réelle. Cet ouvrage se présente ainsi comme une « étude de psychologie historique », réalisée à l'occasion d'un événement exceptionnel qui a fourni des archives exceptionnelles.

  • La pratique et la théorie psychiatriques ont connu au cours de ces dernières décennies de profondes transformations : établissement d'une politique globale de santé mentale, développements théoriques et thérapeutiques nouveaux en lien avec la psychopharmacologie et la biologie, rapprochement avec les neurosciences, expansion des thérapies cognitives et comportementales. Ces transformations ont eu des effets profonds sur la manière d'aborder et de traiter les maladies mentales. Paradoxalement, face à ces mutations profondes, les sciences humaines et sociales semblent, en France notamment, relativement muettes et ces évolutions restent largement " impensées ". C'est ce manque que voudrait en partie combler ce nouveau numéro des Cahiers du Centre Georges Canguilhem, issu d'un séminaire de deux années tenu, au sein de l'Université Paris VII-Denis Diderot, sous la direction de Jean-Noël Missa. Réunissant des chercheurs issus d'horizons très divers - philosophie des sciences, histoire, sociologie, psychologie... - il a pour objectif moins de traduire une position commune qu'à faire émerger des débats enrichissants sur l'évolution de la discipline et d'en restituer la complexité en faisant varier les points de vue.

  • Les morts qui reviennent ont une histoire. A partir des récits anciens, des rites et des coutumes funéraires subsistant parfois de nos jours, Claude Lecouteux tire de l'oubli les fantômes et les revenants d'antan, jusqu'alors négligés par les historiens. Le Moyen Âge de l'Europe du Nord offre, dans notre civilisation occidentale, un champ privilégié pour décrire le retour des défunts et retracer le combat que l'Eglise leur livra. Qui revient ? A quels moments se produisent les hantises ? Pourquoi certains morts amènent-ils fécondité et prospérité tandis que d'autres répandent terreurs et massacres ? Quelle force anime le cadavre jusqu'à le faire sortir de sa tombe et de quelle conception de l'au-delà de tels phénomènes relèvent-ils ? Car s'ils constituaient jadis de redoutables manifestations, fantômes et revenants n'en étaient pas moins intégrés dans la mentalité collective d'alors.

  • Anna, grande Déesse-Mère, Dagda à la massue, difforme et tout-puissant, Lug, maître du Temps, Merlin, barde magicien... Voici rassemblée dans ce dictionnaire unique toute la mythologie celtique - divinités munies de leurs attributs magiques, créatures merveilleuses, druides légendaires, héros aux exploits fabuleux...

    Tout en privilégiant les aspects archaïques et préchrétiens, cet ouvrage révèle combien ces histoires et ces croyances nous restent proches. Ne donnent-elles pas leurs noms à nos villes, à nos fleuves ? Et se perpétuant dans les traditions populaires - celles de la Dame blanche, de la Vouivre ou de la Tarasque -, ne constituent-elles pas pour l'Occident, depuis le XIIe siècle, une inépuisable source littéraire ? Qui ne se souvient du Graal, des amours de la Blonde Yseult, du tonitruant Gargantua ou du cri de Mélusine ?

    S'appuyant sur les textes mais aussi sur les découvertes les plus récentes - notamment, celles de l'archéologie -, Jean-Paul Persigout nous invite à arpenter la mythologie celtique dans sa diversité et sa pleine extension géographique. De l'Irlande à l'Ecosse, du pays de Galles à la Cornouailles, de la Gaule à la Bretagne, il nous guide, à travers cet ouvrage rigoureux mais accessible à tous, au c¦ur d'un imaginaire foisonnant, trop souvent déguisé ou oublié.

  • Galaad, fils de Lancelot, est le seul chevalier qui parviendra à conquérir le Saint Graal. Sur son chemin, une énigme : c'est un arbre d'abord blanc, qui devient vert, puis rouge sang. Quel est cet arbre, celui du Paradis ? Certes, la quête de Galaad associe l'arbre et le Saint Vase. Mais, nouvelle énigme, pourquoi la virginité devient-elle soudain la suprême valeur chevaleresque ? De fait, exclue de la recherche du Graal, la femme subit la réprobation portée sur la sexualité, et au mythe du sang féminin corrupteur s'oppose désormais le dogme du sang christique salvateur. Philippe Walter retrace le parcours de Galaad, chevalier trop parfait, et nous mène au ainsi coeur de l'imaginaire du XIIIe siècle.

  • Peut-on vraiment dire, comme l'a affirmé Barthes, que tout est « mythe » ? Etude des mythes en littérature, la mythocritique connaît aujourd'hui un essor important et une mise au point - terminologique, théorique et méthodologique - s'avérait nécessaire. Réunissant des spécialistes reconnus, ce dictionnaire propose tout à la fois d'explorer le mythe dans de multiples domaines - Antiquité, Bible, biographie, épopée, fantastique, musique, poésie... - et d'en exposer les méthodes d'analyse. Loin de chercher à fixer des bornes, à définir des concepts, en somme, à offrir un bilan clos, les auteurs présentent, au contraire, un bilan dynamique des approches contemporaines sur - et autour de - la mythocritique. Ceci, sans enfermer leur propos dans le carcan d'un traité, ce qui contredirait l'ouverture de cette discipline aux autres champs de la critique.

  • Après Contes, Diableries et autres merveilles du Moyen Âge, Claude etCorinne Lecouteux nous offre ici un ensemble de récits de voyage où lemerveilleux est omniprésent. On y rencontre des créatures fantastiquescomme ces hommes à tête et au cou de grue, des objets magiques divers,des philtres, des arbres qui parlent, des démons hideux infligeant d'horriblessupplices, des métamorphoses temporaires, des fées séductrices... Ensomme, tout un monde fabuleux qui nous transporte dans un ailleursmythique et qui reflète les rêves, les croyances et les traditions des hommesdu Moyen Âge.Claude et Corinne Lecouteux accordent une attention particulière aux illus-trations des manuscrits et des incunables car elles révèlent ce que les clercsjugeaient digne d'être peint ou dessiné. Le présent ouvrage comporte ainsiprès de deux cents illustrations.
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  • Crâne doué de parole, lion bienveillant, pape diabolique, nain magicien, pucelle venimeuse., au Moyen Âge, trouvères et troubadours disposent d'un vaste répertoire de figures surnaturelles issues de la tradition orale.
    Des contes d'animaux aux légendes héroïques, de l'apologue sur l'amour et le mariage à la fable de sagesse, les récits adaptés et transcrits par les poètes et les romanciers nous sont ici présentés dans leur riche diversité, et nous permettent de mieux saisir les mentalités d'autrefois.
    Avec une immense érudition et pour notre plaisir, les deux maîtres d'oeuvre, Claude et Corinne Lecouteux, font ainsi revivre à travers ces merveilles et diableries l'univers médiéval et son fabuleux imaginaire.

  • Les recettes de guérison et de protection possèdent une histoire qui se perd dans la nuit des temps. elles se transmirent d'abord de bouche à oreille, entre initiés, puis trouvèrent le chemin de l'écrit, ce qui nous permet de les connaître aujourd'hui. les vecteurs de la transmission furent les codex de pharmacie et les traités médicaux, les médicinaires et les antidotaires - recueils médiévaux de recettes de médicaments -, les herbiers, les lapidaires.
    Puis ces ouvrages savants ont peu à peu accueilli les pratiques des mages.
    L'Église, bien sûr, n'eut de cesse de combattre ces pratiques héritées du paganisme et fit alors appel à Dieu, au ban et à l'arrière-ban des prophètes, des apôtres et des saints, ces derniers se spécialisant sur certaines guérisons, le plus souvent en rapport avec leur martyre. on brisa les dents de sainte apolline, aussi l'invoque-t-on pour les maux de dents.
    Claude lecouteux a réuni, classé et commenté dans cet ouvrage près de six cents recettes et pratiques de guérison et nous offre ainsi une nouvelle étude exceptionnelle sur la mentalité magique médiévale.

  • Autrefois par les nuits d'hiver, dans le ciel ou sur terre, on entendait passer une troupe effrayante et mystérieuse, un étrange cortège de fantassins et de cavaliers, les uns ensanglantés, les autres portant leur tête sous le bras. C'était la Chasse sauvage, la terrible cohorte des damnés.
    Croyance populaire profondément enracinée dans les mentalités, la Chasse sauvage avait jadis une fonction sociale et correspondait à une véritable conception du monde. Mais soumise à l'usure des mémoires et aux assauts de la " vraie foi " que fut le christianisme, elle se trouva déformée et mêlée à d'autres traditions.
    Cet ouvrage rassemble les multiples facettes du mythe, et ce jusqu'à une époque récente.?Poursuivant ses magistrales recherches sur les légendes et les superstitions liées à la mort et à l'au-delà, Claude Lecouteux nous plonge, une nouvelle fois, au coeur des hantises et des peurs de l'homme médiéval.

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