Le Passage

  • Au sein de l'histoire longue du métier d'architecte, la période moderne occupe une place cruciale en Europe. Succédant aux « maîtres des oeuvres » du Moyen Âge et précédant les professionnels diplômés de l'époque contemporaine, l'architecte sort alors de la seule sphère de la construction et des arts pour s'imposer comme une figure de premier plan dans la société.Dans le prolongement du catalogue de l'exposition Dessiner pour bâtir, le métier d'architecte au XVIIe siècle (Archives nationales-Le Passage, Paris, 2017), huit historiens et historiens de l'art explorent ici différentes facettes de cette évolution : distinction croissante des responsabilités sur le chantier, passage de l'atelier à l'agence, nouvelles formes de production et de diffusion du dessin d'architecture, développement de la théorie et apparition de l'enseignement, enfin affirmation de l'image sociale de l'architecte.


    Sous la direction d'Alexandre Cojannot et d'Alexandre Gady.
    Auteurs : Basile Baudez (Princeton University), Robert Carvais (cnrs-université Paris-Nanterre), Alexandre Cojannot (Archives nationales), Étienne Faisant (labex ehne), Guillaume Fonkenell (musée national de la Renaissance), Alexandre Gady (Sorbonne Université), Claude Mignot (Sorbonne Université) et Martin Olin (Nationalmuseum, Stockholm).

  • Lemercier, Le Vau, Mansart... ces quelques grands noms incarnent la gloire des architectes français du XVIIe siècle. Leur célébrité individuelle, liée à des édifices et à des commanditaires particulièrement prestigieux, cache en réalité une autre histoire : derrière leurs figures emblématiques, c'est en fait tout un groupe professionnel qui émerge alors des anciens métiers du bâtiment, pour transformer en profondeur la pratique des arts et de la construction en France.

    Qui se dit architecte et comment le devient-on ? Comment le projet d'un édifice est-il conçu ? Quel est, enfin, le rôle de l'architecte sur le chantier de construction ? À travers près de deux cents oeuvres et documents exceptionnels, Dessiner pour bâtir. Le métier d'architecte au XVII e siècle explore les enjeux sociaux, culturels et artistiques de l'affirmation de l'architecte moderne en France, depuis le temps de Henri IV jusqu'à celui de Louis XIV, et dresse, à petites touches, un portrait collectif des architectes du Grand Siècle.

    Cet ouvrage est le catalogue de l'exposition Dessiner pour bâtir. Le métier d'architecte au XVII e siècle, qui se tiendra aux Archives nationales (site de Paris - hôtel de Soubise), du 13 décembre 2017 au 12 mars 2018.

  • Les plans de Paris sont à la fois bien connus des historiens, et encore peu accessibles aux amateurs de Paris, hormis évidemment le fameux plan dit « de Turgot », familier des touristes même. L'historien, l'urbaniste, le simple curieux n'a pas à sa disposition un atlas rassemblant simplement les principaux plans de Paris, des origines de la cartographie urbaine à nos jours, reproduits à une échelle suffisante pour être réellement lisibles et utilisables.
    La plupart des plans généraux ou plans d'ensemble présentés dans le présent atlas sont des plans gravés, pour la raison bien simple que les plans restés manuscrits sont rares. Exceptionnellement, nous avons retenu des plans manuscrits importants pour l'histoire de Paris, ou qui n'ont pas connu la gravure pour des raisons particulières, tels que des usages privés ou limités. Cet atlas présente donc essentiellement des plans généraux, mais sont présents aussi quelques rares plans partiels, car les seuls quelquefois à entrer dans le détail du tissu urbain.
    Nous avons privilégié une histoire de la cartographie qui exprime l'image de la ville, de sa formation, de ses transformations, des origines à nos jours.
    L'histoire des plans de Paris est bien incapable à elle seule de raconter l'histoire de la capitale, ne serait-ce que parce que la cartographie a pris en marche le train de l'histoire urbaine. Quand les plans apparaissent, dans la première moitié du XVIe siècle, Paris existe depuis plus de 15 siècles. Les premiers plans de Paris ne font donc qu'enregistrer l'état de développement de la ville à la fin du Moyen âge. Certes, certains d'entre eux montrent encore l'enceinte de Philippe Auguste (fin du XIIe siècle), mais la ville antique, par exemple, est oblitérée par la ville médiévale, et ne se voit pas en tant que telle sinon par la permanence de certains tracés viaires. C'est pourquoi nous ferons figurer des plans restitués aux XIXe et XXe siècle, des états de Paris avant le XVIe siècle, des plans historiques dans leur contenu et non par leur ancienneté.

    Ce livre est publié en coédition avec Paris bibliothèques, L'Atelier parisien d'urbanisme et la Bibliothèque nationale de France.

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