Gallimard

  • Ce livre nous dévoile un Dali quotidien. Pour Dali, son propre génie ne fait pas de doute. Il ne le répète pas pour s'en convaincre, mais pour convaincre ses contemporains.
    Dans le Journal d'un génie Dali se contemple, mais va en même temps plus loin et, au-delà de son image, retrouve les ambitions métaphysiques de la peinture.
    Au-delà de cette publicité dont il s'inonde, Dali nous révèle aussi son caractère : celui d'un peintre qui pousse la conscience de son art jusqu'à la minutie exaspérante qui le conduit au bord de la folie.

    Introduction et notes de Michel Déon.

  • SOIT LES GENS ADORENT CE LIVRE, SOIT ILS LE DÉTESTENT, SOIT ILS N'EN ONT JAMAIS ENTENDU PARLER.

    Banksy et Che Guevara, même combat? Presque. Sauf que Banksy, lui, n'a jamais laissé tomber ses études de médecine, ni tué quiconque, ni fomenté une révolution au Congo - enfin ... il paraît.
    Ce livre renferme la seule collection de photos des oeuvres de rue de Banksy jamais rassemblée. La meilleure. Et concoctée avec amour. Avec, en bonus, un peu de texte.
    Au grand dam des écoles d'art du monde entier, il y a de fortes chances que Banksy soit l'artiste le plus mémorable de la Grande-Bretagne post-crise financière du second millénaire. Sa capacité à attirer l'attention et à délivrer un message souvent bien senti et à double niveau lui aurait certainement valu un super boulot dans une agence de pub. Mais tant pis pour Madison Avenue et tant mieux pour nous! Que vous ayez ou non entendu parler de Banksy, c'est cet ouvrage - et pas un autre - qu'il vous faut pour nourrir vos discussions de comptoir sur l'homme et sa légende.
    Quand Banksy a commencé à peindre, le paysage politique était morne. Heureusement, il l'est dix fois plus aujourd'hui. Voilà pourquoi, au moment où ses oeuvres politiques joyeusement mordantes sont plus pertinentes que jamais, on a fait au mieux pour présenter son travail dans le contexte de l'époque, et en souligner les enjeux.
    Comme ça, le jour où, avec un peu de chance, la Palestine sera un État libre et où les écoliers de demain se demanderont ce que Banksy était allé faire à Bethléem, tout sera parfaitement clair.
    Que Banksy parte initier une guérilla en Bolivie et qu'il se fasse descendre au passage? Il se pourrait bien que ça arrive...
    Comme il pourrait également arriver que vous découvriez, grâce à ce livre, qui est réellement Banksy.
    Et si c'est votre cas, allez en parler à quelqu'un que ça intéressera.

  • Revendiquée par les impressionnistes au nom de la sincérité et de la spontanéité, la pratique de la peinture en plein air est l'aboutissement d'un long processus au cours duquel le paysage s'affirme comme un genre à part entière. En France mais aussi en Angleterre et en Italie, les peintres s'attachent dès le XVIIIe siècle à l'observer et à saisir avec objectivité les effets de la lumière. En 1708, le traité Du paysage de Roger de Piles (1635-1709) conseille aux peintres de travailler en plein air. Mais peindre hors des murs de l'atelier pose de sérieux problèmes d'organisation. L'artiste doit en effet transporter sur le site élu un attirail encombrant : ombrelle, pliant, feuilles de papier et boîte à couleurs. Il doit aussi être rapide, car le spectacle de la nature évolue en permanence et le passage d'un nuage suffit à transformer le motif au fil des heures. Malgré ces contraintes, les impressionnistes et leur approche singulière du paysage révolutionneront la peinture de plein air.

  • Depuis plus de trente ans, Francis Latreille sillonne l'Arctique à la rencontre des ethnies du Grand Nord. Dolganes, Nénètses, Tchouktches, Yakoutes, Samis, Koriaks et Inuits continuent de vivre de manière traditionnelle alors que leurs territoires sont hautement menacés par le changement climatique. Au fil de ses années de voyage, le photographe les a accompagnés au cours de leurs transhumances dans la toundra, à la pêche, à la chasse, a partagé leur quotidien. C'est au travers de ces relations privilégiées que s'est dessiné cet hommage aux ethnies du froid.
    Ce magnifique album dresse le portrait de ces peuples qui continuent de résister aux éléments et à la modernité. Erik Orsenna, ami de Francis Latreille et grand connaisseur de ces régions, livre en ouverture une véritable déclaration d'amour au Grand Nord et à ces derniers nomades des glaces.

  • Près de cinquante ans après « Les Maîtres de l'art naïf », organisé par Dina Vierny, le musée Maillol va réunir à nouveau, des oeuvres qui ne sont quasiment plus visibles depuis plusieurs décennies.
    Cette exposition présente le monde passionnant, insolite et inépuisable des artistes qu'on dit naïfs ou, pour reprendre le terme de l'un de leurs inventeurs, « primitifs modernes ». Tout en s'appuyant sur les ?gures d'Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l'exposition vise à sortir de l'oubli une constellation de peintres tels que Louis Vivin, André Bauchant, Camille Bombois, René Rimbert, Jean Ève, Dominique Peyronnet et Ferdinand Desnos. Organisée par sections thématiques, elle pointera aussi la singularité de chaque artiste. Le catalogue donnera l'opportunité aux historiens, auteurs et artistes d'aujourd'hui de porter un regard actuel sur les primitifs modernes, les sortant en?n du silence critique dans lequel ils ont longtemps été tenus.

  • « Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit : "Vous nous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils, n'est-ce pas une illusion ?".
    Et Marpa répondit : "Certes, mais la mort de mon fils est une super-illusion." » Pratique de la voie tibétaine.

  • Moscou-Paris en side-car : une folle épopée de 4 000 km sur les traces de Napoléon...

    Octobre 1812, Napoléon entre dans Moscou. Les Russes ont mis le feu à la ville, bientôt elle sera réduite à un tas de cendres. L'Empereur tergiverse, se décide à rebrousser chemin. Il donne le coup d'envoi de la Retraite de Russie, une page d'Histoire passée à la légende pour la somme de ses souffrances et de ses actes héroïques.
    Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson, accompagné de quatre amis, décide de répéter l'itinéraire de la Retraite. Juchés sur des side-cars russes de marque Oural, ils rallieront Paris depuis Moscou, guidés par les récits des spectres de 1812. Quatre mille kilomètres à la mémoire des soldats de la Grande Armée. Une équipée sauvage pour saluer les fantômes de l'Histoire, à travers les plaines blanches.

    Cette édition du récit de Sylvain Tesson est illustrée de près de 100 photographies inédites rapportées par Thomas Goisque et immortalisant les moments-dés du périple.

  • « Je suis persuadé que l'art est l'expression d'une organisation sociale, de la société dans son ensemble, de ses croyances, de l'image qu'elle se fait d'elle-même et du monde », écrit Georges Duby.
    L'art et la société en fait la magistrale démonstration, en réunissant les textes majeurs de l'historien du Moyen Âge et ceux de l'amateur d'art du XXe siècle qu'il fut. Partout il déchiffre en profondeur le système esthétique dans lequel naît l'oeuvre d'art.

  • Première rétrospective en France consacrée à Araki, l'un des plus grands maîtres de la photographie contemporaine japonaise, l'exposition retrace quelque cinquante années de travail d'Araki, de la série «Théâtre de l'amour» (1965) à des oeuvres inédites, dont l'installation «Tokyo-Tombeau» (2015), spécialement réalisée par l'artiste pour cette présentation au MNAAG. Nobuyoshi Araki, né à Tokyo en 1940, a publié au cours de sa carrière plus de cinq cents livres de photographies, ce qui fait de cet artiste le plus prolifique des photographes. Sa notoriété mondiale a souvent reposé sur l'érotisme de son art, et notamment sur les séries sulfureuses consacrées à l'art du kinbaku (bondage japonais né de l'art martial traditionnel du ligotage, le hojojutsu). La photographie d'Araki est cependant plus riche et plus complexe que ce seul chapitre, et l'exposition veut montrer la profondeur, l'ampleur et la poésie de son oeuvre. Ainsi, à travers un parcours en chapitres thématiques, nous sont présentées les séries consacrées aux fleurs, à Tokyo, à l'histoire d'amour passionnelle d'Araki avec son épouse Yoko ; des ciels de Tokyo, motif qu'Araki photographie chaque jour depuis plus de vingt-cinq ans ; et des extraits de son «journal intime photographié».

  • Sur un fond de végétation fantastique, des fauves guettent leur victime, un lion placide flaire une bohémienne endormie, une charmeuse noire joue de la flûte, une femme dort, et rêve, sur un divan. Henri Rousseau, dit « Le Douanier », ne connaît du monde que la France, et de la France que Laval, Angers et Paris.
    Il est employé de l'Octroi, par nécessité, et peintre, par vocation. Son trait « naïf » fait rire ? Peu lui chaut. Pissarro, Signac, Jarry, Apollinaire et Picasso le comprennent.
    Gilles Plazy parcourt les paysages et les voies secrètes de ce « primitif » dont l'inspiration, en ce début du xxe siècle, ouvre le chemin à toutes les libertés.

  • Art et technique

    Pierre Francastel

    Depuis un siècle, les arts plastiques ont accompli leur révolution.
    Durant la même période, les progrès des sciences et des techniques ont abouti à une transformation complète de notre connaissance de l'homme et de l'univers.
    Comprendre cette période, en décrire les différentes phases et en dénombrer les forces créatrices, telle est l'ambition profonde d'art et technique.
    Qu'il s'agisse d'esthétique industrielle ou d'architecture, de sculpture, de peinture abstraite, l'ouvrage de pierre francastel est irremplaçable.

    Il constitue à ce jour la seule analyse conséquente de la fonction artistique moderne et de son insertion dans notre société.

  • Catalogue de l'exposition à l'Institut du Monde Arabe du 7 octobre 2019 au 19 janvier 2020.

    Dans le nord-ouest de l'Arabie Saoudite se niche une bourgade étonnante : al-'Ulâ.
    Elle s'étend dans un corridor naturel d'environ trente kilomètres de long, sur les rives d'un wadi encaissé entre deux imposants massifs de grès de plusieurs centaines de mètres de haut. Située à sept cents mètres d'altitude, al-'Ulâ bénéficie de conditions climatiques et hydrologiques qui ont permis le développement, depuis l'Antiquité, d'une agriculture associant le palmier dattier aux arbres fruitiers ainsi qu'aux cultures de légumineuses et de plantes fourragères. Ces ressources lui ont assuré la prospérité.
    La présence humaine est attestée à al-'Ulâ depuis la Préhistoire et perdure toujours.
    C'est aussi dans cette région qu'on trouve les premières inscriptions en langue puis en écriture nabatéo-arabe puis arabe à partir de la fin du Ve siècle.
    Les formations rocheuses d'al-'Ulâ, comparables à celles du Grand Canyon aux États-Unis, et les nombreux tombeaux rupestres de sa voisine, Madâin Sâlih, l'ancienne Hégra des Nabatéens et des Romains, en font une région exceptionnelle.
    Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le premier site saoudien à avoir été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, il y a plus de dix ans, est Madâin Sâlih, considérée comme la petite soeur de Pétra en Jordanie.

  • Ce catalogue de l'exposition «Guernica» présente l'histoire de l'un des chefs-d'oeuvre majeurs de Pablo Picasso à travers les liens qui unirent le tableau et l'artiste tout au long de sa vie, et la manière dont l'oeuvre a infusé la culture jusqu'à devenir une icône populaire.
    Créé en 1937, Guernica synthétise les recherches plastiques menées par Picasso depuis plus de 40 ans. Grâce à la reproduction de plus de 130 oeuvres de l'artiste, cet ouvrage propose une nouvelle lecture des chefs-d'oeuvre qui jalonnent la route de Guernica. Exposée, reproduite partout dans le monde, l'oeuvre fut à la fois un symbole antifranquiste, antifasciste et pacifiste.
    Si Guernica est encore aujourd'hui considérée comme une oeuvre d'une rare puissance, c'est aussi grâce aux contextes visuels, politiques et littéraires dans lesquels elle a été exposée : le Pavillon de l'Exposition internationale des Arts et Techniques de 1937 et l'importance d'hommes relais tels Michel Leiris ou Paul Éluard. Enfin, le catalogue présentera une dizaine d'oeuvres et témoignages d'artistes contemporains directement inspirés par Guernica.

  • Considéré le plus souvent comme un peuple originaire d'Orient, enveloppé dans le mystère d'une langue hermétique, le peuple étrusque eut, avant Rome, un rôle de tout premier plan parmi les grandes civilisations méditerranéennes. Peuple de marins et de marchands, les Étrusques ont évolué dans un contexte riche de son commerce international et de ses échanges, notamment avec les Grecs, dont ils furent à la fois les émules et les rivaux.
    Cependant, l'histoire des Étrusques est trop souvent exclusivement évoquée à travers des témoignages liés au monde funéraire. Ainsi a-t-on eu tendance, à tort, à les détacher du monde des vivants. Ce sont justement les différents aspects de la vie quotidienne de cette civilisation, gaie et pacifique, qui seront évoqués dans l'exposition, à travers l'exploration des grandes cités de cette confédération : Véies, Cerveteri, Tarquinia et Orvieto.
    La religion, l'écriture, l'armement, le sport, la peinture et la sculpture, l'artisanat avec l'orfèvrerie, les bronzes et les céramiques seront représentés. L'évolution de la connaissance de leur habitat, témoignage fondamental, sera également développée. On verra une architecture très caractéristique, éloignée des canons classiques, agrémentée d'importantes décorations en terre cuite rehaussées de couleurs extrêmement vives.
    Deux cent cinquante oeuvres provenant des plus prestigieuses institutions italiennes et étrangères seront présentées dans cette exposition placée sous le Haut patronage du Ministero per i Beni e le Attività Culturali.

  • Catalogue de l'exposition qui se tiendra à l'IMA puis au MUba de Tourcoing, cet ouvrage constitue une plongée dans l'histoire des communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient, sur les territoires actuels de la Syrie, du Liban, de l'Égypte, des territoires palestiniens et d'Israël, de la Jordanie et de l'Irak, voire de la péninsule Arabique.
    L'architecture, les liturgies, l'hymnologie, l'importance du monachisme et des pèlerinages qui trouvent leurs premières expressions dans cet espace, le culte des saints, la place centrale qu'occupe la vierge et l'image sont autant de portes d'entrée pour comprendre les convergences et spécificités de chacune des communautés présentes.
    Cet espace au coeur des vicissitudes de l'histoire, tour à tour romain, byzantin, musulman, ottoman, au centre des convoitises occidentales, avant de connaître les mouvements nationalistes arabes, est aujourd'hui au centre des préoccupations. Au-delà de la préservation du patrimoine matériel et immatériel, c'est la question de la diversité du monde arabe et de sa riche histoire qui est posée en interrogeant la place et la présence des chrétiens au Moyen et Proche-Orient.
    De la naissance du christianisme en Palestine et en Jordanie et du développement des premières communautés après l'évangélisation vers la Syrie, l'Irak, l'Égypte et la péninsule Arabique, jusqu'à la diaspora chrétienne orientale dans le monde : transmission d'une iconographie, formation d'Églises après des dissensions théologiques, spécificités liturgiques, diversité des langues et des chants sacrés, art de l'icône, ponts culturels avec intellectuels et artisans musulmans, ottomans et européens, implication dans les nationalismes arabes, reconstructions après des traumatismes sanglants... C'est l'ancrage historique des chrétiens dans le monde arabe qui est ici mis en exergue.
    L'exposition s'organisera autour d'une sélection méticuleuse d'objets liturgiques antiques, d'icônes médiévales et contemporaines toujours vénérées, et d'oeuvres d'art allant de la période antique à la période contemporaine, de documents d'archives familiales, diplomatiques, mis en perspective par des films, des extraits sonores et des documentaires permettant de traduire l'aspect vivant du christianisme oriental.

  • A l'occasion du 500e anniversaire de la naissance du Tintoret (1519-1594), le Musée du Luxembourg célèbre l'un des plus fascinants peintres de la Renaissance vénitienne et met à l'honneur ses « oeuvres de jeunesse ».
    La plus ancienne que l'on conserve de sa main, L'Adoration des mages, est réalisée alors qu'il n'a pas vingt ans. Les commandes importantes du début des années 1550 contribuent à le propulser sur le devant de la scène : Le Péché originel pour une confrérie ou La Princesse, saint Georges et saint Louis pour le siège d'une administration vénitienne, près du Rialto.
    C'est une période déterminante pour comprendre comment ce jeune homme ambitieux, pétri de tradition vénitienne mais ouvert aux multiples nouveautés venues du reste de l'Italie, est décidé à renouveler la peinture dans une Venise cosmopolite.
    Peinture religieuse ou profane, décor de plafond ou petit tableau rapidement exécuté, portrait de personnalité en vue ou d'ami proche, dessin ou esquisse... les oeuvres rendent compte de la diversité du travail de Tintoret et de sa volonté de frapper l'oeil et l'esprit par son audace.

  • La parution de l'ouvrage Les Phéniciens dans « L'Univers des Formes » a marqué un tournant dans la reconnaissance d'un art phénicien. Jusque-là, on doutait même qu'il en existât un. Les Phéniciens, marins habiles, marchands retors, pouvaient être considérés comme des artisans, mais pas comme des artistes. L'ouvrage a donc été un révélateur en son temps.
    L'art phénicien est un art de l'objet, en céramique, métal ou ivoire, dont l'iconographie puise aux répertoires de l'Égypte ou de la Mésopotamie, mais les réinterprète et se les approprie. Il est axé sur des formes, des images et un programme iconographique que les Phéniciens, depuis la Méditerrannée, ont répandu de la Mésopotamie à l'Atlantique et de l'Anatolie à l'Égypte.
    Le texte d'origine d'André Parrot, Maurice H. Chéhab et Sabatino Moscati, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'une bibliographie mise à jour dues à Françoise Briquel-Chatonnet, directrice de recherche au CNRS.

  • Réalisés à l'occasion de l'exposition consacrée aux Borgia au musée Maillol, cet ouvrage présente les trois personnalités les plus importantes de la famille : le pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia), qui eut pour compagne Vannozza Cattanei dont il eut plusieurs enfants ; César Borgia, fils de Rodrigo, condottiere et homme politique ambitieux, inspira Nicolas Machiavel pour son ouvrage célèbre Le Prince, premier traité de politique moderne. Lucrèce Borgia, soeur de César, une des femmes les plus extraordinaires de la Renaissance, à la renommée sulfureuse, est connue à la fois pour être une empoisonneuse redoutable et pour sa culture raffinée et sa sensibilité.
    De nombreuses personnalités importantes ayant marqué l'art et l'histoire gravitent autour de ces trois grands personnages, telles que Giulia Farnèse et Isabelle d'Este, qui est sans doute la figure féminine cultivée la plus connue de son époque. Chacun d'elles permettra d'aborder le contexte historique, politique et artistique dans lequel vécurent les Borgia.

  • Le style moghol est la création délibérée d'une lignée de souverains qui, dans l'Inde du XVIe au XIXe siècle, encouragèrent, employèrent et financèrent des générations d'architectes, de calligraphes, de peintres, de tisserands et d'artisans du métal. Puisant au coeur des arts du monde islamique plus vaste, notamment la Perse et l'Asie centrale, mais solidement enraciné dans les traditions indiennes, ce style imprégna le moindre aspect de la vie des empereurs moghols - de Babur à Aurangzeb -, de leur aristocratie et des membres de leur famille. Il influença leurs manières et l'étiquette de la Cour, les plats et les coupes à vin qu'ils utilisaient, leurs riches vêtements et leurs somptueux bijoux, les opulents intérieurs de leurs palais ornés de magnifiques tapis et de brocarts, et les majestueux monuments - tels le Taj Mahal ou les Forts rouges d'Agra et de Delhi - qui proclamaient leur richesse et leur puissance.

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