Silvana

  • Plus de quinze siècles d'échanges culturels et spirituels entre l'Afrique subsaharienne et le monde arabo-musulman ont donné naissance à une production foisonnante.
    L'exposition de l'Institut du monde arabe fait dialoguer l'archéologie, l'art contemporain, l'architecture et le patrimoine immatériel afin de rendre compte de la richesse et de la multiplicité des contacts entre ces cultures.
    Dès le VIIIe siècle, le Sahara devint un espace de circulation où voient le jour de grands centres de savoir. La ville de Tombouctou fut le théâtre de cette effervescence intellectuelle au XVIe siècle. A l'est, la culture swahilie s'est nourrie du commerce avec les grands ports de l'océan Indien.
    La coexistence des pratiques spirituelles est au coeur de ces échanges. Elle se lit dans la pluralité des formes architecturales qui, d'est en ouest offrent des lieux de culte sans pareil dans le monde arabo-musulman. Les pratiques cérémonielles, la magie, racontent également l'histoire des rencontres entre les traditions. Enfin, l'exposition et son catalogue rendent hommage à l'artisanat en présentant les savoir-faire des artisans musulmans africains dont la créativité rayonne à travers le continent. En mettant en perspective l'ensemble de ces productions artistiques, les arts de l'Islam s'ouvrent à un nouveau territoire.


    Exposition : Paris, Institut du monde arabe, du 3 avril au 30 juillet 2017.

  • Célébré dès le XVIe siècle comme un « excellent peintre, compatriote et parent d'Erasme de Rotterdam », Grégoire Guérard compte parmi les premiers « romanistes hollandais », aux côtés de Jan Gossaert et de Jan van Scorel. Il est attesté seulement par trois documents : en 1518, il demeure à Tournus après avoir accompli un séjour à Rome ; en 1522, il réalise un retable pour les Carmes de Chalon-sur-Saône ; en 1530, il est rémunéré pour un vitrail au château de Brancion (près de Tournus). Sur la base du document de 1522, il a pu être identifié, en 2005, au Maître du triptyque d'Autun. Ce peintre et verrier est considéré aujourd'hui comme l'auteur de plus d'une quarantaine d'oeuvres qui permettent d'en retracer le parcours : d'abord Troyes (1512) et Autun (1515) ; ensuite, l'Italie (1516-1517) et Tournus (1518-1530) ; enfin, de nouveau Troyes (1531-1538).
    L'ouvrage s'articule sur le programme Peindre en France à la Renaissance, développé à l'Université de Genève depuis 2010. Il inaugure une série de monographies consacrées à des peintres injustement oubliés et ressuscités par l'oeil du connaisseur.
    Il se donne deux objectifs : d'une part, redonner vie à une personnalité majeure de la Renaissance européenne ; d'autre part, souligner le rôle du connoisseurship comme fondement et moteur de l'histoire de l'art.

  • La Normandie se distingue parmi l'un des plus riches territoires du nord de la France dotés de vestiges d'époque romaine. Au coeur de la forêt d'Eu, des fouilles entamées en 2006 par le Service régional d'archéologie de Normandie révèlent au rythme des investigations les secrets d'une agglomération.
    Depuis leur redécouverte à la fin du XVIIIe siècle, les vestiges situés au lieu-dit du Bois-l'Abbé (Eu, Seine-Maritime) n'ont cessé de passionner curieux, érudits et chercheurs. Ceux-ci y ont d'ailleurs entrepris des fouilles ponctuelles jusqu'au début du XXIe siècle, principalement sur deux monuments interprétés jusqu'alors comme ceux d'un grand lieu de culte.
    Les recherches très actives poursuivies depuis une quinzaine d'années documentent désormais la naissance et le développement d'une ville antique aux origines gauloises, située au nord-ouest de l'Empire romain. Cette ville, longtemps oubliée sous le couvert forestier, s'appelait... Briga.

  • Mélusine ; secrets d'une fée

    Collectif

    • Silvana
    • 4 Décembre 2019

    La fée Mélusine garde toujours une part de mystère, qui fascine les petits et les grands ! L'histoire et les secrets de cet être légendaire trouvent leur origine dans l'imaginaire médiéval. Le catalogue de l'exposition présentée à l'Historial de la Vendée du 22 novembre 2019 au 1 er mars 2020 se propose d'en révéler des aspects.
    De ses origines poitevines à ses réinterprétations contemporaines, la fée serpente et ses métamorphoses ne cessent d'intriguer et d'inspirer auteurs et artistes. Le catalogue comprendra une vingtaine d'articles illustrés d'oeuvres phares de l'exposition et d'illustrations issues notamment des plus beaux manuscrits médiévaux.
    Richement documenté et scientifiquement exigeant, l'ouvrage reste cependant accessible et attrayant pour séduire aussi bien les lecteurs avertis que les amateurs d'histoires féériques qui pourront ainsi retrouver la légende de Mélusine illustrée dans un cahier central.

  • L'expansion de Rome n'aurait jamais pu être aussi forte, sur un temps aussi long et pour un territoire aussi vaste, sans la puissance et le professionnalisme de son armée.
    C'est un sujet qui semble familier et dont pourtant de nombreux aspects restent encore aujourd'hui peu connus du grand public. Ce catalogue accompagnant l'exposition aura ainsi pour but de présenter l'organisation, la technicité et la puissance de celle qui constitue l'un des piliers fondamentaux de la civilisation romaine.
    L'exposition présentera l'empereur dans sa fonction de chef des armées, l'équipement collectif ou individuel du soldat, la bataille et la victoire, la marine, si méconnue, mais aussi la vie au camp et l'approvisionnement.

    Grâce à un partenariat exceptionnel avec le musée de Mougins, spécialisé dans la présentation d'objets militaires romains, grâce aussi aux prêts consentis par des collectionneurs privés et par des institutions prestigieuses comme le Musée du Louvre, le Musée des Antiquités Nationales, le Musée de la Marine, le DRASSM, le Centre des Monuments Nationaux, le Musée d'Eauze, le Musée du Mur d'Hadrien en Ecosse, la Fondation Gandur pour l'Art de Genève, ce projet devrait permettre d'illustrer des dossiers essentiels à la connaissance de cet incomparable instrument du pouvoir romain.

  • Le Conseil départemental de l'Aube, largement investi dans la sauvegarde du patrimoine, a ouvert en 2013 l'espace de préfiguration de la Cité du vitrail afin de témoigner de la richesse exceptionnelle des vitraux de l'Aube et a pour objectif de devenir un lieu de référence dans le domaine du vitrail. En témoigne l'accueil des premières rencontres internationales du vitrail contemporain qui ont eu lieu le 20 et 21 novembre 2015.

    Ces journées ont eu pour ambition de sensibiliser un large public au vitrail contemporain en mettant particulièrement l'accent sur l'art du dernier quart du XX e et du XXI e siècle. Faire aimer ce patrimoine en donnant des clés pour sa compréhension, montrer comment son expression est au coeur de l'actualité artistique internationale, attirer l'attention sur la nécessité de le préserver dans sa matérialité mais aussi dans sa mémoire, susciter une curiosité qui donnera envie de voir les oeuvres in situ dans leur cadre architectural.
    Cet ouvrage se fait le témoin des recherches mais aussi des questionnements liés au vitrail contemporain et plusieurs spécialistes apporteront dans cet ouvrage leurs visions en donnant, dans un premier temps, leurs points de vue sur la création contemporaine en France, puis en l'étendant à l'international pour enfin prendre l'exemple du projet audacieux de David Tremlett pour l'église Saint- Pierre- et-Saint- Paul de Villenauxe-la- Grande (Aube).
    Pour étayer le propos, une large place est accordée aux illustrations afin de mettre en lumière la beauté de la création contemporaine.

  • Tina Modotti

    Collectif

    • Silvana
    • 1 Juillet 2014

    Tina Modotti (Udine, 1896 - Mexico, 1942) - actrice, photographe, muse d'artistes tels qu'Edward Weston et Diego Rivera, activiste politique, pamphlétaire - a vécu en protagoniste les événements les plus signifi catifs de la première moitié du XXe siècle : à savoir la vivacité culturelle de la Renaissance mexicaine, la révolution cubaine, la période héroïque de l'Internationale communiste, au cours de laquelle son crédo politique se traduisit par des actions audacieuses, voire périlleuses et hors-normes.
    Cet ouvrage dresse un portrait vivant et articulé d'une femme extraordinaire, à travers près de cent photographies où la recherche d'une absolue perfection formelle se conjugue à la capacité d'adhérer avec ténacité et passion aux pulsations de la vie.

  • Le rêve est un sujet de réflexion pour les artistes depuis l'antiquité. Cette "magique suspension du temps" telle que l'a décrite Isabelle Monod-Fontaine est devenue au fil des siècle un sujet pictural et littéraire qui a tant fasciné qu'il a donné naissance à d'innombrabls variations du même artiste. Le modèle endormi, par sa dimension éminemment érotique, a inspiré les plus grands de Bonnard à Balthus, Vuillard, Valloton, Matisse, Picasso, Brancusi, Dali, Masson et tant d'autres.

    L'exposition et le catalogue qui l'accompagne permettent de montrer, à travers une cinquantaine d'oeuvres majeures, le parcours de ce sujet de la fin du XIXème siècle, d'abord avec Puvis de Chavannes, puis avec les symbolistes et nabis jusqu'aus années 1950. De l'aspect poétique et secret du rêve à sa dimension érotique, les artistes ont su livrer leur part intérieure de ce sujet devenu un standard de la peinture comme de la sculpture.

  • Exposition reconnue d'intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France.

    À l'occasion du 1700ème anniversaire de la naissance de Martin de Tours (316 - 397) célébré en 2016, un catalogue consacré au fondateur de la ville sera edité afin d'accompagner l'exposition homonyme.
    Dans le cadre de cette publication, de nombreux chefs d'oeuvre du IVème au XXème siècle provenant de prestigieuses collections nationales et internationales seront exceptionnellement présentées: manuscrits, peintures, objets d'art, reliquaires, vitraux, tapisseries, dessins, estampes, sculptures, mobilier archéologique...
    Le but du projet est ainsi de rendre hommage à ce personnage dont le rayonnement a largement dépassé les frontières de l'Europe et qui a profondément marqué l'histoire de Tours ainsi que sa culture, ses traditions et son développement urbain notamment autour des grandes constructions qui se sont succédées en son nom depuis le IVe siècle.

    Exposition : Tours, Musée des Beaux-Arts, du 8 octobre 2016 au 8 janvier 2017.

  • Ce volume d'actes s'inscrit dans la collection éditoriale créée en 2016 par le musée, « Mémoires des Réserves », publiant les collections remarquables et souvent méconnues du Musée. L'oeuvre à laquelle était consacré le colloque, propriété du Musée de La Cour d'Or - Metz Métropole, est d'une importance capitale au plan scientifique et patrimonial : cet ensemble, composé de plus de 30 blocs sculptés en pierre du Haut Moyen Âge, est l'un des rares chancels conservés et exposés au public. En outre, le chancel fait l'objet de demandes d'informations régulières et nombreuses de la part de chercheurs et de public averti.
    Cet ouvrage comporte les contributions écrites de 21 chercheurs internationaux, sous la forme d'articles accompagnés d'illustrations (photographies, cartes, dessins, plans) en couleur ou en noir et blanc. Plusieurs cahiers d'illustrations sont insérés.

  • Le Musée national des arts asiatiques - Guimet interroge ses collections sous un jour nouveau : celui de l'or. L'exposition pose le cadre des échanges du précieux métal et des raisons de sa rareté, qu'il soit poudre d'or au Japon, ou émissions monétaires de cuivre, ligatures de sapèques en Chine.

    Dans tout le continent asiatique l'or tient un rôle central, dans la symbolique bouddhique, le bouddhisme tantrique et, pour une moindre part, l'hindouisme et le jainisme. La statuaire offre l'occasion de saisir de façon particulièrement frappante ces facteurs d'unité à l'échelle du continent.
    Stimulé par la mention fréquente de l'or dans les sutras, les vêtements rapiécés des compagnons du bouddha historique deviennent le prétexte à la création de luxueux patchworks à bandes d'or. Vecteur d'éternité, l'or tient dans la parure funéraire comme dans la conservation de la mémoire une fonction de premier ordre. L'écriture d'or est omniprésente en Asie pour la notation de textes religieux.

    Matière à la symbolique malléable, l'or est également investit en Asie comme ailleurs du symbole du pouvoir. Ces fastes sont évoqués en Asie à travers le matériel archéologique mais aussi la production d'objets de luxe dans l'Inde moghole.
    Au Japon, l'or se répand, dans ce pays abondant pourvoyeur de poudre d'or pour l'Asie sur tous les objets destinées à une haute bourgeoisie qui fleurit à l'époque d'Edo.
    Il y sert paradoxalement à un éloge de l'impermanent et du « monde flottant » qui se développe alors.

    113 pièces présentées raconteront ainsi la fabuleuse séduction du métal précieux en Asie

  • Les parisiens de Daumier

    Collectif

    • Silvana
    • 20 Novembre 2013

    Pour sa cinquième exposition, le Crédit Municipal de Paris, ancien Mont-de-Piété, souhaite proposer un ensemble d'oeuvres d'Honoré Daumier (1808-1879) dans le but de présenter à travers son regard de caricaturiste les différents délassements, attractions et activités des Parisiens au XIXe siècle.
    L'exposition, et le catalogue qui l'accompagne, présenteront les célèbres lithographies de l'artiste autour de l'espace de la rue (intégrant la Seine) présenté comme un lieu de promenade, de flânerie, un lieu qui propose les attractions, nous amenant ainsi à découvrir différents lieux de loisirs : le théâtre, les cafés / cafés-concerts, les Salons et Expositions Universelles, la fête du Carnaval et la détente hors de l'espace de la ville, à la campagne.
    Pour accompagner les lithographies de Daumier seront également présentés des éléments évoquant la réalité de ces divertissements et distractions du Paris du XIXe siècle, comme une enseigne de cabaret, des affiches de spectacles, des photos anciennes, des costumes et des accessoires.

  • Bâtie à partir des riches collections graphiques de la Fundación Picasso (musée-maison natale) de Malaga, l'exposition présentée à Quimper puis à Pau décline l'importance du modèle féminin dans l'oeuvre de Pablo Picasso.
    Au travers d'une sélection de près de 70 estampes réalisées entre les années 1920 et 1970 et de plusieurs oeuvres prêtées par des musées français, le public est invité à découvrir les multiples variations que l'artiste a créées autour de « l'éternel féminin ».
    L'ensemble des gravures exposées, une première en France, permet de voir combien les femmes de la vie de Picasso mais aussi les femmes imaginées, rêvées et fantasmées ont compté dans sa production artistique.
    Fernande, Marie-Thérèse, Dora, Françoise et Jacqueline ont marqué son oeuvre qui brouille les frontières entre l'art et la vie. Leurs portraits nous font entrer dans leur intimité.
    La gravure occupe une place privilégiée dans la pensée picturale de Picasso. Véritable journal intime de sa création, elle est le lieu où s'expriment tous ses thèmes de prédilection : l'éros, la famille, la référence aux grands maîtres, le peintre et son modèle dans l'atelier, l'illustration d'ouvrages poétiques...

  • Le Musée de La Cour d'Or - Metz Métropole souhaite créer une série d'ouvrages afin de mettre en valeur les collections conservées en réserves après leur étude scientifique. Cette série intitulée « Trésors des réserves » doit favoriser la connaissance de ces fonds remarquables auprès d'un public éclairé grâce à une approche qui s'inspire des problématiques traitées en Histoire de l'art tout en privilégiant une iconographie plus soignée propre aux livres d'art.

  • Le Musée Lapidaire, galerie des Antiques du musée Calvet, abrite dans ses collections une rarissime statue de « guerrier » celtique, exhumée fortuitement à Mondragon (Vaucluse) en 1834, l'année de l'installation des collections dans l'ancien hôtel de Villeneuve- Martignan, fleuron de l'architecture du XVIIIè siècle.
    La statue de Mondragon suscite de nombreuses questions tant du point de vue de sa datation que de sa signification. En 2013 et en 2014, deux journées d'étude, organisées avec le soutien de la Fondation Calvet , à l'occasion de la restauration de la sculpture, ont permis de progresser de manière notable dans la connaissance de cette oeuvre fascinante qui porte la marque d'influences stylistiques contrastées, celtiques et hellénistiques.

    L'étude, publiée aujourd'hui par la Ville d'Avignon, rassemble les contributions de plusieurs spécialistes français et étrangers.

    L'ouvrage est enrichi de plus de 210 photos, documents d'archive et de dessins originaux de Marie- Noëlle Baudrand.

  • Ce volume fait partie d'une série d'ouvrages conçus par le Musée de La Cour d'Or - Metz Métropole afin de mettre en valeur les collections conservées en réserves après leur étude scientifique. Cette série intitulée « Trésors des réserves » doit favoriser la connaissance de ces fonds remarquables auprès d'un public éclairé grâce à une approche qui s'inspire des problématiques traitées en Histoire de l'art tout en privilégiant une iconographie plus soignée propre aux livres d'art.

  • Fondé sur le connoisseurship et amorcé à l'Université de Genève dès 2010, le programme Peindre en France à la Renaissance cherche à reconstruire la dynamique de la peinture produite dans le royaume de France aux XV e et XVI e siècles, en tenant compte de toutes les techniques impliquées par le métier du peintre. Il a déjà généré six volumes publiés aux éditions Silvana et qui forment collection. Les deux premiers (2011-2012) ont fixé le cadre méthodologique.
    Les suivants se focalisent, chacun, sur un important foyer artistique : Lyon (2014) ; Troyes (2015) ; Dijon (2016) ; Rouen (2017).

    Le septième volume de la série vise à reconstituer la peinture produite dans une ville qui, fréquentée régulièrement par la cour de France, sert de relais entre la plaque-tournante lyonnaise et l'axe ligérien : Bourges. Il couvre une période étendue du règne de Charles VI à celui de Henri IV, en abordant des personnalités telles que les frères Limbourg, Jean Colombe, Jacquelin de Montluçon, Jean Lécuyer ou encore Jean Boucher.

  • Autour du fonds - jamais montré au public - conservé aux Archives départementales de Loir-et-Cher, constitué de plusieurs centaines de dessins représentant le château de Menars, ses jardins, les fabriques et les terrasses commandées par le marquis de Marigny, le Conseil général de Loiret- Cher souhaite rendre un hommage au marquis qui porta le mécénat culturel à son plus haut niveau et dont l'action reste peu connue du grand public. Abel-François Poisson de Vandières (1727-1781), frère de la marquise de Pompadour, fut nommé directeur des Bâtiments du roi en 1751 et occupa cette charge jusqu'en 1773.
    Cette longévité, alliée à sa grande connaissance des arts et des artistes de son temps, permit à des projets architecturaux et artistiques majeurs de voir le jour. On lui doit, entre autres, à Paris, le théâtre de l'Odéon, la place de la Concorde, l'église Sainte-Geneviève, l'École militaire.
    Ce catalogue, rédigé par des spécialistes du sujet, développera les différents et principaux aspects de la personnalité du ministre.

  • Le musée des beaux-arts et la bibliothèque de Besançon conservent un fonds exceptionnel de dessins d'Hubert Robert (1733-1808), riche de 180 feuilles, qui proviennent des collections prestigieuses de l'architecte Pierre-Adrien Pâris et de Jean Gigoux. Ce fond constitue ainsi un des ensembles les plus importants de l'artiste par son ampleur, avec celui du musée du Louvre, du musée des beaux-arts de Valence et de la Pierpont Morgan Library de New York.
    La spécificité du fonds bisontin tient au nombre majoritaire de contre-épreuves de sanguine, autrefois méprisées par les historiens d'art, mais considérées aujourd'hui comme capitales à la compréhension des méthodes de travail d'Hubert Robert puisqu'elles couvrent la totalité de sa carrière.
    Réunissant pour la première fois une cinquantaine de dessins du musée et de la bibliothèque de Besançon, mis en relation avec des recueils de gravures et quelques peintures, l'exposition permet de retracer l'usage privilégié qu'Hubert Robert faisait des contre-épreuves - dont la majorité des dessins originaux sont inconnus ou actuellement conservés dans des collections privées - et de restituer ainsi une pratique essentielle à son art.
    Ces oeuvres, abondamment collectionnées du vivant du peintre, opèrent sur le spectateur contemporain la même séduction et le même charme : la grandeur des architectures du passé, qu'elles soient antiques ou baroques, en ruines, envahies par la végétation, investies par des bergers et des lavandières, invitent à la rêverie et la méditation.

  • En 1896, Ambroise Vollard le célèbre marchand parisien de Cézanne, des impressionnistes et des nabis lance l'exposition « Les peintres graveurs » pour laquelle Bonnard conçoit l'affiche. Elle réunira l'ensemble des peintres nabis autour de leur passion de l'estampe.
    Aujourd'hui l'occasion est donnée, grâce à cette exceptionnelle collection privée choisi par le musée Bonnard, de dévoiler combien l'estampe fait partie intégrante du « programme » de chacun de ces artistes.
    Si l'on retrouve dans cette exposition Redon, si important pour les nabis, Bonnard, Vuillard et Vallotton sont aussi largement représentés. Au total, une centaine d'estampes comprenant des séries complètes telles qu'Aspects de la vie de Paris de Bonnard ou les Instruments de musique de Vallotton ainsi que des lithographies célèbres, La petite blanchisseuse ou L'enfant à la lampe de Bonnard.
    Quelques peintures et gouaches préparatoires accompagneront ces lithographies.

  • Tour à tour danseuse antique, nymphe cambrée ou ménade fatale, la bacchante ne cesse d'apparaître dans les créations des artistes du XIXe siècle.
    Forte du soutien exceptionnel du musée d'Orsay, l'exposition se propose de réunir plus de 130 oeuvres issues pour l'essentiel de collections publiques françaises (musée du Louvre, musée Rodin, Petit Palais, Bibliothèque nationale de France, musées des Beaux-Arts de Lille, Rouen, Strasbourg, Nantes, Toulouse..).
    Ce catalogue accompagnant l'exposition permet de mettre à l'honneur la figure fascinante et polymorphe de la bacchante et de s'interroger plus généralement sur la représentation de la femme dans les arts du XIXe siècle.
    De Pradier à Rodin, de Berlioz aux Ballets russes, les artistes les plus divers exploitent ce motif qui fait de l'ivresse la compagne d'Éros et de Thanatos.
    Abordant toutes les techniques et toutes les disciplines des arts visuels (peinture, sculpture, arts graphiques) mais aussi la danse, le théâtre, l'opéra, le cinéma, cet ouvrage souhaite porter un nouveau regard sur les arts du XIXe siècle et du début du XXe siècle en plongeant le lecteur dans l'univers visuel mais aussi musical de cette époque foisonnante.

    Exposition itinérante :
    Première étape à Bordeaux, Galerie des beaux-arts, du 11 février au 23 mai 2016;
    Deuxième étape à Ajaccio, Palais Fesch, du 30 juin au 26 septembre 2016.

  • Céramique d'artistes

    Collectif

    • Silvana
    • 12 Septembre 2012

    Le développement artistique de la céramique du XXe siècle doit une part de sa singularité à l'exemple de Paul Gauguin et à l'initiative du marchand Ambroise Vollard. Tandis que Gauguin ouvre la curiosité des jeunes artistes au registre expressif de la « sculpture céramique », Vollard entreprend de promouvoir l'association du peintre et du potier en faveur de la création de pièces uniques.
    Suivront ensuite, tout au long du siècle, des rencontres attestant l'existence de véritables stratégies d'échanges disciplinaires et autres phénomènes d'acculturation technique qui ont permis de stimuler quelques uns des créateurs les plus emblématiques du XXe siècle : Louis Anquetin, Pierre Bonnard, Mary Cassatt, Maurice Denis, André Derain, Othon Friesz, Ker Xavier Roussel, Pierre Laprade, Aristide Maillol, Henri Matisse, Jean Puy, Georges Rouault, Kees Van Dongen, Louis Valtat, Maurice de Vlaminck, Pierre Alechinsky, Karel Appel, Victor Brauner, Wilfredo Lam, Pierre Soulages, Hans Hartung, Eduardo Chillida, Chu Teh-Chun, Olivier Debré, Lucio Fontana, Robert Combas, François Boisrond, etc.
    La production de céramiques d'artistes contribue à requalifier certaines pratiques artisanales en les dédouanant de leur simple fonction utilitaire. Elle n'a jamais manqué d'éveiller l'attention des collectionneurs privés mais sans retenir suffisamment celle des musées.
    À travers une sélection de quelques 270 pièces originales offrant un large panorama de la production artistique du XXe siècle, ce catalogue qui accompagne l'exposition organisée par le Musée d'art moderne de Troyes, révèle une page méconnue, voire mésestimée, de l'importance revendiquée par un art considéré comme mineur dans l'histoire de l'art du XXe siècle.

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