Futuropolis

  • Par un beau temps d'hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L'un a le geste et la parole assurés. L'autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne » et s'étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Qu'ont-ils donc en commun ? Pendant un an, Étienne Davodeau va goûter aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s'interroger sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, va découvrir des livres de bande dessinée choisis par Étienne, rencontrer des auteurs comme Emmanuel Guibert et Jean-Pierre Gibrat, participer à des salons de bande dessinée, ou encore visiter la maison d'édition Futuropolis. Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun. Au bout du compte, l'un et l'autre répondent à ces questions : comment, pourquoi et pour qui faire des livres ou du vin?

    Meilleur Livre du Vin de l'Année, Gourmand Awards 2012.
    Prix de la Réciprocité 2012.
    Sélection officielle 2012 du Festival international de bande dessinée d'Angoulême.
    Prix de la librairie Univers Bd de Caen "Meilleur album de l'année" CoinBD d'Argent 2012 (vote des internautes).
    Sélection pour le prix Bédéis Causa 2012, Festival de la bande dessinée francophone de Québec.
    Sélection pour le Prix des libraires de bande dessinée 2012.
    Prix régional de la bande dessinée des Comités d'entreprise 2012 (Cezam Bretagne).
    Prix du Clos-de-Vougeot, salon Livres en Vignes 2012.

  • Le tout nouveau directeur de l'IPEV, l'institut polaire français.
    Ils s'étaient rencontrés un an auparavant sur le navire ravitailleur des Terres australes françaises, le Marion Dufresne.
    Ils avaient sympathisé. Et Yves fait à Emmanuel une proposition impensable : participer, en tant que chauffeur du convoi, au raid de ravitaillement de la base Concordia, située au coeur du continent antarctique ! Pendant douze jours, dix chauffeurs vont parcourir les 1 200 km qui séparent la base Dumont d'Urville de Concordia, et monter jusqu'à 3 200 m d'altitude où la température est en moyenne, au coeur de l'été, de moins trente degrés Celsius. Le Raid, comme on l'appelle, c'est LA grande aventure polaire ! Mieux : François, le frère d'Emmanuel, reporter-photographe, sera lui aussi de la partie. Ils en rêvaient tous les deux : signer à quatre mains un livre mêlant photos et bande dessinée, fruit de leur expérience commune. Chauffeur sur le Raid, ce n'est pas seulement être observateur et témoin, c'est être acteur d'une mission polaire. Les deux frères sont excités au plus haut point par cette perspective. Ils vont vivre « en vrai » leurs rêves d'explorateurs, comme si leurs aventures et leurs jeux de gamins leur faisaient signe du fond de l'enfance. Ce sera l'aventure de leur vie.

  • Période glaciaire

    Nicolas de Crécy

    Dans un futur très lointain et indéterminé, notre continent a été enseveli sous les glaces. Dans l'espoir de retrouver des traces de notre civilisation, une équipe de scientifiques s'aventure dans les contrées gelées. Elle est composée d'humains et de chiens-cochons parlant notre langage, portant lunettes noires et sachant skier ; ils sont utilisés pour leur remarquable flair " historiologique ".
    Émergeant des étendues glacées, tel un grand iceberg à la dérive, un immense bâtiment richement décoré s'offre à la curiosité des membres de l'expédition. En entrant dans ce lieu, ils découvrent alors l'impensable : les richesses incroyables de cette civilisation préglaciaire. Ils viennent sans le savoir de pénétrer dans le Louvre, dont les collections sont miraculeusement intactes. Chaque membre de l'expédition tente alors, grâce à ces oeuvres, d'expliquer la civilisation disparue et ils élaborent les plus folles extrapolations. Ainsi, la découverte d'une pièce de deux euro leur donne à penser qu'Euro était le nom de notre continent...
    Des tableaux de Delacroix ou de Le Brun, en passant par les figurines d'exécration ou des poteries cyrénaïques, Nicolas de Crécy se fait le guide époustouflant d'une improbable visite au Louvre. En forme de fable, cette stupéfiante réflexion sur la culture donne envie de se précipiter dans ce musée pour y découvrir ou re-découvrir, avec un regard nouveau, ses innombrables chefs-d'oeuvre.


  • Au terme d'un voyage collectif en Europe, un dessinateur japonais fait étape en solitaire à Paris, dans l'idée de visiter les musées de la capitale. Mais, cloué au lit de sa chambre d'hôtel par une fièvre insidieuse, il se trouve confronté avant tout à une forme de solitude absolue, celle des souffrants en terre étrangère, privés de tout recours immédiat au coeur de l'inconnu. Alors que le mal lui laisse quelque répit, il met son projet à exécution, et se perd dans les allées bondées du Louvre. Très vite, il va découvrir bien des facettes insoupçonnées de ce musée-monde, à la rencontre d'oeuvres et d'artistes de diverses époques, au cours d'un périple oscillant entre rêve et réalité, qui le mènera pour finir à la croisée des chemins entre tragédie collective et histoire personnelle.

  • Le chien qui louche

    Etienne Davodeau

    Fabien, surveillant au Louvre, aime son métier. Depuis quelques semaines, il aime aussi Mathilde. Celle-ci vient présenter son ami à sa famille dans la vaste maison de campagne près d'Angers. Non sans appréhension : le clan Benion est « un peu particulier ». Après le dîner, on veut « montrer un truc » à Fabien. Au grenier, à l'occasion de travaux, on a trouvé récemment un coffre dans lequel un aïeul avait laissé une affreuse toile représentant un pauvre clébard, qui louche. Que vaut le tableau de l'ancêtre, demandent les Benion, est-ce une croûte ou un chef d'oeuvre ? On veut l'avis de l'expert sur l'oeuvre peinte. Fabien est emmerdé, il n'est que surveillant, et botte vaguement en touche. Mais pour les Benion, la cause est entendue, tant que l'inverse n'est pas prouvé, le tableau de l'aïeul a droit au Louvre. On s'en amuse. Fabien espère que tout ça n'est qu'une lubie de pochetrons. La suite lui prouva que non.

  • Peu de livres ont une aussi grande puissance de vision que Voyage au bout de la nuit. Vision intense : celle de la révélation de la misère, de la guerre, de la maladie sans fin, de la mort. La phrase se concentre, repère tout, ne pardonne rien. Vision itinérante et prodigieusement variée ensuite : on part de la place de Clichy, on se retrouve dans divers massacres à cheval, puis dans une Afrique écrasante, puis noyé à New York, à Détroit, puis de nouveau dans la banlieue de Paris (la banlieue de Céline, cercle minutieux de l'enfer !), puis dans les environs de Toulouse, et enfin dans un asile psychiatrique pas comme les autres. La mort au épart et à l'arrivée. La symphonie agitée de la nuit infinie pour rien. Le héros métaphysique de Céline est ce petit homme toujours en route, entre Chaplin et Kafka, mais plus coriace qu'eux, vous le redécouvrez ici, perplexe, rusé, perdu, ahuri, agressé de partout, bien réveillé quand même, vérifiant sans cesse l'absurdité, la bêtise, la méchanceté universelles dans un monde de cauchemar terrible et drôle. Céline lui-même a comparé son style aux bandes dessinées, aux " comics ". C'était pour dire qu'il allait toujours au vif du sujet, au nerf de la moindre aventure. Ce Tardi-Céline l'aurait ravi. L'oeil traverse le récit comme une plume hallucinée, on voit le déplacement sans espoir mais plus fort, dans son rythme de mots et d'images, que tout désespoir. Il faut relire Céline en le voyant. Tardi lui rouvre l'espace. Le grouillement et la simplicité des épisodes et du jugement qu'il porte se redéploient. Céline a dit la vérité du siècle : ce qui est là est là, irréfutable, débile, monstrueux, rarement dansant ou vivable. Le Voyage recommence. Les éclairs dans la nuit aussi.

  • L'île Louvre

    Florent Chavouet

    Le musée du Louvre est devenu île, sous les crayons de couleurs de Florent Chavouet. Muni d'un pass délivré par les autorités du musée, il se rend sur ce territoire insulaire à la rencontre de ses habitants (ceux qui travaillent dans cette institution), de ses visiteurs (les touristes du monde entier) et de ses paysages (l'ensemble des salles et des oeuvres exposées). Carnet de voyage en main, l'auteur s'attache à nous décrire cette île-musée et ses traditions. Au fur et à mesure de ses déambulations, il nous plonge ainsi dans la vie quotidienne du Louvre, restituant avec un sens du détail digne des plus grands enlumineurs !

  • Les fantômes du Louvre

    Enki Bilal

    Ils hantent les couloirs du musée du Louvre. Ils sont morts depuis longtemps, souvent de manière violente... Ils sont légionnaire romain, muse, peintre, officier allemand... Ils ont croisé un jour un peintre, un sculpteur, leur modèle... Enki Bilal les a croisés, errants dans les couloirs du Louvre, à proximité de l'oeuvre qui a fait basculer leur vie : La Joconde, La Victoire de Samothrace, un Christ couché, un masque égyptien... Il nous raconte leurs vies, nous livre une bibliographie complète, précise. Car c'est à travers ces 22 dessins, qu'Enki Bilal nous décrit dans quelles circonstances toutes ces oeuvres furent créées. Il nous fait ainsi revivre 5000 ans d'Histoire, 5000 ans de création.

  • David Prudhomme déambule dans les galeries du musée du Louvre. Son regard embrasse les oeuvres exposées, autant de chefs-d'oeuvre proposés dans un espace ordonné et pensé avec soin. 35 000 oeuvres côtoient ainsi les quelque dizaines de milliers de visiteurs journaliers.
    Car le regard de David ne se pose pas uniquement sur les tableaux, sculptures ou objets du musée. mais aussi sur leurs spectateurs. Le voilà qui observe l'étrange ballet muet qui se tisse entre les oeuvres et leurs visiteurs.
    Couple enlacé devant Le radeau de la Méduse, homme solitaire happé dans la contemplation du scribe accroupi ou groupes agglutinés devant la Joconde, rien n'échappe au pinceau alerte de David Prudhomme, qui saisit sur le vif les attitudes des uns et des autres devant l'Art.
    Car combien de musées, comme le Louvre, permettent à autant de gens d'horizons si différents de se retrouver dans le même désir de se cultiver ?
    Même si, comme le regrette Prudhomme, le lieu invite plus au recueillement qu'au partage et au dialogue autour de l'art....
    Et si, au milieu d'une galerie, il poussait un grand cri....

  • « Nous sommes en 490 avant J.C. Poséidon est mal luné.
    Il le fait savoir à quelques visiteurs indésirables. Un petit groupe de Perses. Une centaine d'hommes, pas plus. Venus sonder nos défenses... Ou peut-être assassiner notre chef. » Ainsi débute la célèbre bataille de Marathon, première victoire des grecs sur l'armée Perse. Et première pierre du nouveau récit de Frank Miller, qui revient sur cette période historique après son ouvrage 300, en reprenant les moments marquants des guerres menées par le Roi des rois, Darius, dont l'empire s'étendait, durant plus de deux siècles, de l'Asie Centrale au golfe persique et à la mer Égée, et ses successeurs, Xerxès en particulier, face à la Grèce.
    Avec Xerxès, Frank Miller s'éloigne ponctuellement de la narration comics pour rejoindre la puissance évocatrice digne de Philippe Druillet.

  • Monsieur Marcel, le vieux gardien, a révélé à Cécile et Patrick son secret, qui le hante depuis plus de cinquante ans. Alors qu'il était enfant, sa soeur aînée, Arrietta, a mystérieusement disparu. Quant à lui, il en est convaincu, même si cela semble impossible : elle s'en est allée dans un tableau du Louvre. Malheureusement il ne se souvient que partiellement de ce qu'il représente et il ne l'a jamais revu.
    Cécile, au départ par jeu, va essayer de trouver ce tableau avec les quelques éléments qu'il lui a donné. Cette quête va devenir pour elle une obsession.
    Jusqu'au jour où elle va le retrouver : Les Funérailles de l'Amour d'Antoine Caron.
    Las, le tableau est parti en restauration...
    Tandis que les chats du Louvre doivent faire face à la perte de l'un des leurs, le destin de Flocon, le chaton blanc capable lui aussi de pénétrer à l'intérieur des toiles, va se jouer entre deux mondes, révélant un à un les secrets du musée et de ceux qui y vivent.

  • Janvier 1915, en Champagne pouilleuse. Cela fait six mois que l'Europe est à feu et à sang. Six mois que la guerre charrie ses milliers de morts quotidiens. Mais sur ce lieu hors de raison qu'on appelle le front, ce sont les corps de trois femmes qui font l'objet de l'attention de l'état-major. Trois femmes froidement assassinées. Et sur elles, à chaque fois, une lettre mise en évidence. Une lettre d'adieu. Une lettre écrite par leur meurtrier. Une lettre cachetée à la boue de tranchée, sépulture impensable pour celles qui sont le symbole de la sécurité et du réconfort, celles qui sont l'ultime rempart de l'humanité. Roland Vialatte, lieutenant de gendarmerie, militant catholique, humaniste et progressiste, mène l'enquête. Une étrange enquête. Impensable, même. Car enfin des femmes... c'est impossible. Inimaginable. Tout s'écroulerait. Ou alors, c'est la guerre elle-même qu'on assassine...

  • La bataille de la Somme désigne une confrontation opposant les Britanniques et les Français aux Allemands durant la Première Guerre mondiale, dont ce fut l'une des batailles les plus sanglantes. La première journée de cette bataille, le 1er juillet 1916, détient le triste record de la journée la plus sanglante pour l'armée britannique, avec 58 000 victimes dont 19 240 morts. La bataille prit fin le 18 novembre 1916, avec parmi les belligérants environ 1 060 000 victimes, dont environ 442 000 morts ou disparus. Joe Sacco a voulu raconter cette terrible journée dans une fresque de plus de 7 mètres de long. Ce livre panorama est accompagné d'un livret écrit par l'historien américain Adam Hochschild qui explique heure par heure le déroulement de cette journée historique. Il est rédigé en Français et en Allemand.

  • Dans son lit de douleur, le lieutenant Vialatte poursuit son récit à l'attention du prêtre qui le veille : non, les assassinats de femmes ne se sont pas arrêtés.
    Après Joséphine, la serveuse, Mariette, l'infirmière, et Irene, la journaliste, une quatrième victime est découverte :
    Mathilde Doorne, prostituée que fréquentait assidûment le capitaine Janvier.
    Quatre assassinats, un gendarme qui essaie de faire le lien entre eux, et un étrange comportement, celui de Janvier.

  • En septembre 1917, remis de ses blessures, le lieutenant Vialatte apprend deux nouvelles d'importance : Eva, l'amour de sa vie, travaille comme interprète à la Croix-Rouge. Par ses fonctions, elle est en contact avec les camps de prisonniers français en Allemagne. Et c'est par elle que Vialatte découvre que Peyrac, porté disparu en 1915, a été fait prisonnier et qu'il est bien vivant. Vialatte, avec l'aide de Janvier, reprend donc son enquête, pour découvrir enfin le nom du ou des coupables de l'assassinat des trois jeunes femmes sur le front. Où l'on apprendra comment Peyrac fut mis à la tête d'une unité de gamins, de fortes têtes repris de justice, puis après la mort de ces derniers, comment il se retrouva prisonnier en Allemagne. Vivant donc, mais mal en point, en proie à des délires cauchemardesques....

  • Dans le Paris des années cinquante, où règnent Sartre et l'existentialisme, nous faisons la connaissance de Daniel Brodin. Daniel aime les livres, au point de les voler. C'est un poète.
    Du moins le prétend-il. Au café Serbier, fréquenté par la fine fleur de la littérature parisienne, il est prié de déclamer un poème de sa composition.
    Il choisit un poème italien, pensant qu'il est inconnu de tous. C'est un plagiat, mais c'est un triomphe.
    Acclamations du public subjugué. C'est tout soudain la gloire pour Brodin !
    Et cette imposture, considérée comme une véritable oeuvre d'art, va le faire accepter d'une bande de « débauchés », artistes libertaires, volontairement désoeuvrés, délinquants, voleurs, alcooliques, d'où émergent Gilles, la tête pensante, Jean-Michel, la tête de brute, Ed, la tête en l'air, et d'autres encore, tous plus singuliers les uns que les autres. Et puis il y a Colette, jolie tête bien pleine, dont Daniel tombe amoureux.
    La gloire de Daniel durera le temps des roses, jusqu'à ce que Jean-Michel le détrône, devenant à son tour la coqueluche du Tout-Paris littéraire.
    Et quand l'étoile de celui-ci ne brillera plus, il faudra bien se résoudre à vivre d'expédients, et les choses iront en se gâtant.

  • À la fin du deuxième volume, les « gosses » de la section Peyrac sont suspectés par Vialatte et surtout le capitaine Janvier d'être les assassins des quatre jeunes femmes. Mais Raton, Surin, Jolicoeur, Jojo, Planchard et Le Goan succombent à une attaque des Allemands. Le caporal Peyrac, lui aussi, est porté disparu.
    Quand débute le troisième tome, nous sommes en mai 1917, vingt-sept mois plus tard. Le lieutenant Vialatte est versé dans les chars, en première ligne. Gravement blessé, il sera soigné à l'hôpital militaire du camp de Marlyle- Roi. À sa surprise, le désormais commandant Janvier vient lui rendre visite. « Vous vouliez rendre justice à ces malheureuses femmes et à ces gamins perdus ? Je vous en redonne le pouvoir », lui dit-il en substance.
    Vialatte, tout juste remis de ses blessures, reprend donc son enquête à zéro...

  • La dame à la licorne Tissées aux alentours de 1500, ces six tapisseries, qui arborent les armoiries de la famille Le Viste, représentent les cinq sens que sont le Toucher, le Goût, l'Odorat, l'Ouïe et la Vue. Reste le sixième sens, commenté par l'inscription « À mon seul désir », qui a inspiré de nombreuses hypothèses. Sans exclure une signification dans le registre de l'amour courtois, il pourrait désigner le libre-arbitre : la Dame à la beauté diaphane renonce aux plaisirs temporels. Ces tapisseries « millefleurs » à la flore abondante, peuplées d'animaux paisibles dans cette sorte d'Éden où la licorne est tantôt actrice tantôt simple spectatrice et porteuse d'armoiries, invitent par ailleurs à la contemplation. L'ensemble est considéré, à juste titre, comme l'un des grands chefs-d'oeuvre de l'art occidental. 16 étudiants de la section DMA illustration de l'école Estienne des promotions 2012, 2013 et 2014 ont ainsi proposé leur hypothèse de ce que cet ensemble des 6 tapisseries qui composent La dame à la licorne et particulièrement la dernière, « À mon seul désir », pouvait signifier. À plus de 500 ans de distance, un véritable dialogue, drôle et décalé, s'est établi entre ces jeunes artistes et les artisans du Moyen-âge.

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