Armand Colin

  • La religion des romains

    John Scheid

    L'étude de la religion romaine soulève nombre de problèmes. Au-delà de la similitude des termes religieux, encore en vigueur de nos jours, il existe des différences fondamentales de sens et d'interprétation. Par ailleurs, le terme «  Romains  » lui-même recouvre des réalités très diverses selon l'époque, le lieu et le statut de chaque individu. On ne peut donc parler globalement d'une religion romaine et le choix a été fait ici d'entendre par Romains tous les citoyens romains et leurs dépendants vivant à Rome ou dans les cités romaines.
    Des textes et des images illustrent cette étude revue et augmentée, que l'auteur a voulue structurelle plutôt que chronologique. Un tableau des événements marquants de la République puis de l'Empire romain, une bibliographie et un index donnent au lecteur les instruments de travail et de compréhension.

  • L' histoire du monde musulman entre le XIe et le XVe siècle est féconde et contrastée dans un monde immense qui s'étend du Gange au Tage. L'étude des principaux événements souligne la profonde mutation des sociétés et des États. Dans cette ère troublée, marquée par de nouvelles invasions, les signes d'une crise durable ne manquent pas tant sur le plan économique qu'intellectuel. Mais réduire cette période de l'histoire de l'Islam à un lent déclin serait méconnaître le dynamisme persistant des sociétés islamisées ainsi que l'expansion musulmane dans les Balkans et en Afrique de l'Est, et la diffusion de la religion d'Allâh autour de l'océan Indien.
    Des textes et des illustrations commentés, la chronologie ainsi que le glossaire permettent aux étudiants de trouver des précisions sur les événements et sur la civilisation islamique et de se familiariser avec une période mal connue de l'histoire médiévale.

  • Histoire et politique éditorialeLaRevue de l'histoire des religions (RHR), publication trimestrielle fondée en 1880, dont la rédaction est établie au Collège de France, est ouverte à la plus large collaboration, française et étrangère. Son champ d'étude couvre toutes les formes du donné religieux, discours et vécu, des origines à nos jours, sous toutes les latitudes.La Revue ne publie que des textes originaux, scientifiquement fondés. Elle peut accueillir, dans ses numéros thématiques, des actes de colloque. Tous les textes proposés sont soumis au Comité de lecture; ils doivent être présentés prêts pour l'impression (voir les «Instructions aux auteurs» sur le site de la Revue).Elle est publiée avec le concours du Centre national du livre (CNL) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

  • La croyance en l'Enfer est antérieure aux dogmes sur les lieux de félicité qui seraient réservés aux justes dans l'Au-delà. L'Enfer est au sens étymologique ce qui est dessous, un lieu crépusculaire où descendent tous les morts, privés à jamais de la lumière du ciel. Il est devenu au fil du temps le séjour des damnés qui ont résolument tourné le dos aux dieux ou à Dieu sans espoir de retour.  Le bonheur inspire moins que les tourments infligés aux pêcheurs impénitents. Et si les philosophes et les théologiens n'ont guère décrit la vie quotidienne des damnés, les plus grands poètes, sculpteurs et peintres ont suivi ces derniers à la trace pour dresser par la plume, le ciseau et le pinceau le catalogue baroque de tous leurs châtiments.  Nous pourrons ainsi apprécier, au fil de ces pages, comment à travers les temps et les peuples, du royaume d'Hadès à la Géhenne, nous conjurons nos peurs en convoquant de vieux démons.  Le lecteur avisé consultera également avec profit, pour préparer son ultime voyage, le Petit Guide du Paradis de Michel Legrain, chez Armand Colin. 

  • Hier et demain... d'un côté, paradis perdu, celui des origines, éden mythique, jardin clos peuplé d'animaux sauvages, de l'autre Au-delà céleste en récompense d'une vie selon les dogmes. Entre les deux, des siècles durant, les hommes n'ont cessé de chercher le paradis perdu en espérant mériter celui des Cieux. Le judaïsme, le christianisme et l'islam enseignent que le travail et la mort sont le prix à payer pour y accéder.  Les prophètes et les prédicateurs, les poètes et les artistes ont enjolivé à l'envi le paradis perdu et le paradis promis, comme ils ont brandi, pour tenir leurs ouailles, la menace de l'enfer. Les peintres ont ainsi donné des couleurs aux dogmes et aux mythes : la promenade que propose ce guide autour de quelques chefs-d'oeuvre émerveillera le visiteur et le portera à rêver, et qui sait même à espérer, puisqu'il est, lui aussi, concerné par l'Au-delà.  Rêver du paradis ne doit pas dispenser le lecteur prudent de lire le Petit Guide de l'Enfer de Michel Legrain chez Armand Colin. 

  • La religion grecque est un ensemble de pratiques et de croyances qui se structurent alors que naît, vers la fin du VIIe siècle av. J.-C., l'organisation politique typique du monde grec : la cité (polis). Elle repose sur des habitudes de pensée et des schémas intellectuels fort différents des nôtres.
    Pour les comprendre, on examine d'abord comment les croyances et les rites s'exprimaient dans la pratique du citoyen. Quels étaient le personnel religieux et la place de la religion dans la vie individuelle, sociale et politique ?
    Au-delà de l'individualité de chaque cité, l'étude des sanctuaires les plus prestigieux montre l'importance des cultes communs à tous les Grecs.
    Enfin, l'analyse des mythes fondamentaux, des grandes figures divines et de leurs relations permet de saisir ce qu'est une mythologie pour les Grecs.

  • "Voici un livre d'un intérêt exceptionnel pour qui s'intéresse à l'histoire comparée des religions. L'ambition de son auteur était immense : essayer d'expliquer l'évolution des religions depuis les peuples chasseurs-cueilleurs jusqu'à l'époque moderne en la mettant en relation avec les principaux tournants de l'histoire. " Rien de moins. Frédéric Lenoir, dans sa préface, situe toute la démesure apparente d'une ambition intellectuelle comme notre époque n'en ose plus guère. Il est vrai que la tâche était gigantesque, le savoir à maîtriser, propre à nourrir plusieurs siècles de querelles d'érudits, le risque, constant et " fou " pour le chercheur confirmé qu'était Yves Lambert. Il fallait ne pas avoir peur pour tenter cette gageure, ou être de taille à surmonter les pires peurs. Ce qui fut le cas. Ce livre sans équivalent possible nous plonge au coeur de l'histoire et des préoccupations religieuses de l'humanité. Même inachevé, hélas, il témoigne d'une cohérence et d'une acuité de vision qui donnent à penser que son auteur avait totalement
    raison, et que seule une ambition aussi exagérée que la sienne pouvait, sur ce sujet, atteindre la simplicité et l'évidence des vérités fondamentales.

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