Belin

  • Quand a commencé l'histoire de Rome ? Les auteurs antiques, comme Tite-Live ou Denys d'Halicarnasse, affirmaient que Rome avait été fondée le 21 avril 753 av. J.-C. par Romulus, qui aurait tracé ce jour-là sur la colline du Palatin le sillon fondateur. Cet ouvrage raconte ainsi comment une modeste cité du Latium s'est imposée aux cités voisines puis à l'Italie et enfin au monde méditerranéen. Des guerres contre les Etrusques aux affrontements avec Carthage, des premières heures de la royauté à l'institution de la République, Catherine Virlouvet et Stéphane Bourdin détaillent les principales étapes de la mise en place de l'entitée politique la plus vaste et la plus durable de l'histoire, qui reste, encore aujourd'hui, une référence incontournable dans la pensée politique moderne.

  • Le Proche-Orient occupe de façon presque permanente le devant de la scène médiatique mais la méconnaissance du passé de cette région demeure. Le mot même de « Proche-Orient » est ambigu et les contours de l'espace géographique qu'il désigne sont vagues. Consacrer un volume de la collection « Mondes anciens » à cet ensemble fournit l'occasion d'étudier en elle-même et pour elle-même une région trop souvent considérée comme périphérique par les spécialistes de l'Antiquité classique.
    Depuis la conquête d'Alexandre, les régions et les peuples du Proche-Orient ont toujours été intégrés, selon des modalités variables, à de vastes empires. L'objectif est de déplacer le regard du centre vers la périphérie ou plus exactement de faire de cette périphérie le centre de l'enquête, en écartant toute idée préconçue de domination, de résistance ou d'acculturation. Notre ouvrage présente ainsi une histoire du Proche-Orient sur la longue durée, du I siècle av. J.-C. au VII siècle apr. J.-C. Une première partie propose une perspective géohistorique de l'évolution politique, culturelle et économique de l'ensemble de l'aire, ses rapports avec les autres régions du monde antique, et la place du Proche-Orient romain au sein de cet ensemble et au sein de l'empire romain. Une seconde partie entend saisir au plus près les modes de vie, les pratiques et les acteurs de l'histoire du Levant romain. Cette approche met en lumière des continuités ou des ruptures, et propose une chronologie renouvelée de l'histoire de la région ainsi qu'une réflexion sur les rapports entre ethnicité, langue, religion et politique.

  • En 212, l'empereur Caracalla confère par édit la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'Empire. Cette mesure couronne une évolution séculaire vers un empire à la fois politiquement unifié et culturellement universel. En 527, les élites romaines prennent conscience que les royaumes gothiques ont achevé de tuer l'Empire d'Occident. Le passage de témoin à l'Empire byzantin se réalise dans un V siècle qui se termine lorsque l'empereur Justinien tente de reconstituer une unité impériale universelle, sur des bases devenues profondément différentes de celles qui avaient fondé l'Empire romain.
    La longue période qui va de 212 à 527 a ainsi vu se produire des transformations impressionnantes : la fin d'une société d'ordres, la fusion des populations barbares et des populations provinciales, la déconstruction politique de l'Empire romain, la diffusion du christianisme. L'Antiquité tardive est aujourd'hui le sujet de vifs débats entre les historiens qui veulent réactiver la notion de déclin de la civilisation.

  • De Homère à Solon, des récits légendaires à celui qui fut l'un des plus grands legislateurs de la Grèce ancienne, ce volume retrace l'histoire des premiers mondes égéens connus. Il s'agit d'une très longue histoire déployée sur plus de deux millénaires, riche en inventions et en bouleversements : le passage d'une écriture syllabique à une écriture alphabétique, la naissance de la cité-Etat (polis), l'apparition des premiers codes législatifs et l'extension considérable du monde grec tout autour de la Méditerranée.
    À l'aide de l'ensemble des sources disponibles, à la lumière des recherches les plus récentes, avec pour guides Julien Zurbach et Cécilia d'Ercole, les meilleurs connaisseurs français du monde mycénien (du XV au XII siècle) et de l'époque archaïque (du VIII au VI siècle), le lecteur est invité à Cnossos, le premier palais crétois à être fouillé, à Troie, à Mycènes, à Tirynthe, à Delphes, à Délos, à Tarente... Il découvrira des cultures matérielles, des sociétés et des formations politiques aussi mystérieuses qu'originales ; il rencontrera Athéna, Zeus et Poséidon, déjà présents sur les tablettes en linéaire B de l'Âge du bronze...
    Plus de 200 documents, cartes et reproductions, illustrent cet ouvrage.

  • Depuis une trentaine d'années, les découvertes archéologiques mais aussi le réexamen des données anciennes ont profondément renouvelé notre connaissance de l'Egypte ancienne. Ces avancées permettent aujourd'hui de proposer un récit neuf, dégagé de la routine de l'histoire cyclique où, entre les « empires » forcément fastueux, viennent s'intercaler de sombres « périodes intermédiaires » marquées du sceau de la décadence.

    Les seize chapitres qui composent ce volume évoquent autant de moments de cette longue histoire qui commence à la fin du IVe millénaire av. J.-C. et s'achève avec la conversion des empereurs romains au christianisme. Malgré les transformations écologiques, géostratégiques, sociales et économiques que connut l'Égypte durant ces trois millénaires, ses rois, même ceux qui venaient de Perse, de Macédoine ou de la lointaine Rome, se glissèrent dans un costume politique taillé à la fin du IVe millénaire av. J.-C.

    Le pouvoir pharaonique en fut-il, pour autant, immuable ? Il faut, pour répondre, ne pas se laisser aveugler par les textes et les monuments suscités par les pharaons eux-mêmes : pyramides écrasantes, temples gigantesques, somptueux masques d'or donnent en effet une image pour le moins erronée d'omnipotence. Illusion qui vole en éclats si l'on abandonne le mythe de l'exception égyptienne et que l'on envisage l'histoire politique des monarchies comme participant à celle, plus générale, des mondes anciens.

    Près de trois cents documents iconographiques, une trentaine de cartes illustrent cette histoire de l'Égypte des Pharaons.

  • L'histoire de Rome que dépeint ce volume est celle de l'apogée d'un empire « mondial ».
    Comment une petite cité est-elle parvenue à dominer un ensemble de terres s'étendant de l'Écosse et du Danube au désert africain, de l'Atlantique au Proche-Orient, et à établir cette domination de manière assez durable pour marquer profondément l'histoire de tous ces territoires ?
    Le succès de la domination romaine tient pour une bonne part à une conception ouverte de la citoyenneté. Le recensement de 70 av. J.-C. régla un conflit qui avait opposé Rome aux Italiens, une vingtaine d'années auparavant. Tous les hommes libres de la péninsule formèrent désormais le populus Romanus. Près de trois siècles plus tard, en 212 apr. J.-C., Caracalla attribua le bénéfice de la civitas Romana à tous les habitants libres de l'empire. Or, durant la période délimitée par ces deux mesures, les possessions romaines s'étaient étendues bien au-delà des rivages de la Méditerranée.
    Cette expansion fut l'oeuvre collective des soldats romains et de leurs chefs.
    Garants d'une domination qui se prétendait universelle, et qui avait pour siège la plus grande ville de l'Antiquité, les princes adaptèrent la Cité au gouvernement du monde.
    L'ouvrage retrace cette histoire et restitue la cohérence d'une construction impériale singulière, qui servit - plus tard - de modèle à bien d'autres empires.

  • Entre désert aride et riches vallées fluviales, se sont développés des civilisations brillantes et ouvertes. Au tout début du IIIe millénaire avant notre ère, les Sumériens y ont inventé l'écriture cunéiforme, l'agriculture céréalière irriguée, la civilisation urbaine autour de vastes palais ainsi que les premières formes de l'État. Par la suite, alors que les caravanes des marchands allant de l'Anatolie jusqu'à la vallée de l'Indus dessinent les routes commerciales et transportent métaux et produits précieux, les rois font mettre par écrit la législation, établir les règles de la comptabilité publique et de la diplomatie... Au tournant du Ier millénaire, la Mésopotamie est le centre de gravité de grands empires : assyrien, babylonien, puis perse achéménide. Leurs capitales ont laissé des vestiges impressionnants et l'activité de leurs scribes nous a transmis l'essentiel de leur tradition écrite, associant les Annales royales assyriennes, l'Épopée de Gilgamesh ou l'astrologie mésopotamienne...
    Depuis la redécouverte, au milieu du XIXe siècle, des restes architecturaux de cette civilisation et le déchiffrement de milliers de textes cunéiformes, les historiens ont pu reconstituer l'essentiel des événements qui ont scandé 3 000 ans de l'histoire du Proche-Orient mésopotamien. Cet ouvrage a pour ambition de présenter, sur la longue durée, une vision des lieux et des acteurs de cette histoire, de mettre en évidence l'inventivité de leurs réalisations et l'importance de l'héritage matériel et culturel qu'ils nous ont laissé.

  • Qui sont véritablement les Celtes ?

    Durant deux millénaires, les Celtes ont été oubliés mais, depuis quelques décennies, ils occupent le devant de la scène historique, effaçant du même coup Gaulois et Germains. Qui étaient-ils en réalité?? Et ont-ils même existé??

    Pour répondre à ces questions, l'auteur se livre à une vaste enquête, l'obligeant à remonter aux sources écrites les plus anciennes. Il apparaît ainsi que, depuis leur rencontre avec les voyageurs grecs, les Celtes n'ont cessé d'être l'objet des mythes les plus divers, des plus poétiques aux plus idéologiques, voire raciaux. Parce qu'ils ont toujours paru indéfinissables, généalogie, histoire, linguistique, archéologie et comparatisme se sont emparé d'eux comme des exemples ou des modèles malléables à merci. Chacun peut s'imaginer ces hommes à sa manière et les utiliser dans des théories qui souvent ont peu à voir avec l'histoire objective.

    Il est temps aujourd'hui de rendre les Celtes à leur réalité et, dans les récits qui ont été donnés de leur histoire, de faire la part de l'invention.

  • 52 avant notre ère. En Gaule, Alésia est le terrain d'une bataille décisive qui oppose deux figures héroïques : Jules César et Vercingétorix. Là, César aurait connu une forme d'apothéose qui lui aurait donné légitimité pour régner sur Rome et conquérir le reste de l'univers ; en 52 avant notre ère, la Gaule, après une existence de cinq siècles, se serait comme évanouie. Pourtant, on sait peu qu'avant de se jeter dans une bataille sans merci, le conquérant romain et le jeune chef gaulois ont été alliés, voire amis. En neuf mois d'actions de guérilla contre l'envahisseur romain, Vercingétorix a marqué le cours de l'Histoire. C'est lui qui, finalement, gagnera la bataille de la mémoire, transformant sa défaite militaire en victoire morale.
    Laurent Olivier mène ici une véritable enquête policière, reprenant les écrits de César, les témoignages des historiens romains et faisant appel aux dernières découvertes de l'archéologie.

  • Les mythes grecs

    Ariane Eissen

    On peut voir au musée du Louvre une foule d'Apollons et de Dianes chasseresses.
    Les parcs, les jardins publics sont peuplés d'Hercules et on ne compte plus les tragédies, les opéras, les sonnets, les romans qui racontent les histoires de Phèdre ou d'Andromaque, d'Hippolyte ou d'Iphigénie, d'Électre ou d'Amphitryon. Et s'il nous prend l'envie de contempler un ciel étoilé, c'est pour y épeler les noms de Cassiopée ou d'Andromède, d'Orion ou du Centaure. Du reste, il n'est pas nécessaire d'aller si loin, ni si haut : le fil d'Ariane, les écuries d'Augias, le cheval de Troie, le talon d'Achille ou un président jupiterien, sont présents jusque dans nos locutions les plus courantes.
    La mythologie grecque est omniprésente, mais la connaissance que nous pouvons en avoir est le plus souvent fragmentaire et peu précise. Bref, nous aurions bien besoin d'être guidés dans ce labyrinthe.
    Pour éclairer cet héritage, les mythes grecs sont ici regroupés par grands cycles, expliqués et analysés. Chaque mythe nous est simplement raconté, puis sont présentés les textes qui nous l'ont transmis. Enfin - et c'est là sans doute une des parties les plus originales de son livre - Ariane Eissen explore la postérité du mythe, les diverses lectures qui en ont été faites et leur utilisation dans les époques modernes, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine.

  • « Alea jacta est ». L'expression est désormais entrée dans le langage courant pour évoquer une décision irrévocable : celle que César prit en 49 av. J. C. lorsque, bravant un ultimatum du sénat, il franchit en armes le Rubicon. César et Pompée briguaient l'un et l'autre la charge de consul. César aurait dû se présenter dans l'Urbs, en tant que citoyen privé, après avoir congédié ses légions. Mais, César prononçant la phrase fatidique (alea jacta est - les dés sont jetés), il décida de marcher sur Rome. Comment en est-il arrivé à ce coup de force ? Que se passa-t-il pour que finalement Rome capitule ? Quel sens, quel tournant le passage du Rubicon représente-t-il dans l'histoire de Rome ?
    Luca Fezzi reconstitue les événements et nous les expose avec souffle et intelligence. Il découvre pour nous les incertitudes de César, ses craintes, ses inquiétudes personnelles, mêlant sans cesse « privé » et « public ». L'auteur offre ainsi une enquête historique inédite et moderne qui constitue aussi regard inattendu sur l'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de l'Antiquité.

  • Étudier la sexualité des anciens Grecs et Grecques reviendrait à projeter sur le monde antique des catégories contemporaines. Il faut plutôt suivre la force mystérieuse et bien connue que les Anciens avait divinisée sous le nom d'Eros, un enfant espiègle qui assistait Aphrodite, déesse de l'amour.
    Désir, séduction, pratiques érotiques sont ici étudiés comme autant de manifestations d'Eros. L'auteur interroge les poèmes et les images qui représentent l'Eros, les institutions et les relations sociales auxquelles préside sa puissance, ainsi que sa récupération par les philosophes et les sectes orphiques.

  • La Grèce antique a longtemps été réputée « blanche », car l'usure du temps avait fait disparaître les couleurs ornant les sculptures et reliefs pour ne laisser que le marbre blanc.
    Dès la Renaissance, on célèbre la blancheur des statues exhumées et on en fait des copies, blanches elles aussi. Cet impérialisme esthétique du blanc trouve une expression radicale dans le développement des discours racistes exaltant la figure de l'homme occidental blanc, dont la filiation remonte à l'Antiquité classique. Les couleurs sont dès lors la marque dégradante de l'autre, du « métèque ».
    Mais les dernières technologies donnent les preuves matérielles de la présence sur les oeuvres grecques de polychromie et d'or. Pourtant, il y a encore des réactions incrédules, voire dégoûtées (trop « kitsch »). Et certains archéologues continuent de passer au kärcher les derniers témoignages du goût des anciens pour les couleurs.
    Le livre raconte ce refus délibéré de nature esthétique, mais aussi politique et idéologique, des couleurs et vise à en comprendre les raisons.

  • Le titre porte en lui la nouveauté du projet : non plus la guerre des héros, mais celle des défaites et leur cortège de malheurs - l'envers de la guerre en quelque sorte. Notre vision de l'Antiquité veut que les cités grecques aient été organisées pour la guerre, structurées par elle. Pascal Payen s'inscrit en faux contre cette idée. Il a choisi, de manière originale, d'explorer dans la guerre son " envers " de souffrances (dont de nombreuses tragédies rendent compte, jusqu'à notre théâtre classique) et la réflexion que les Grecs ont portée sur elle. Cet angle inédit d'analyse révèle un rapport bien plus complexe que celui traditionnellement transmis par l'historiographie moderne. Il montre combien la guerre fut en fait, pour les Grecs, un objet d'incessante réflexion, parce que sa nature mettait en danger l'existence même de la cité. Le conflit armé était ressenti comme un échec qu'il fallait à tout prix conjurer en privilégiant certains projets politiques et des stratégies défensives.
    Pascal Payen renouvelle notre vision de l'Antiquité grecque et de ses conflits. Les travaux des trois dernières décennies sur les grands conflits qui ont embrasé le XXe siècle ont contribué à constituer la trame de fond des hypothèses proposées dans ce livre.

  • Les mythes grecs

    Ariane Eissen

    • Belin
    • 23 Mars 2010

    Ce livre (précédemment paru dans la collection "Sujets") envisage tous les mythes grecs, ordonnés par grands cycles, aussi bien par leur présence dans la littérature antique que dans notre héritage littéraire et culturel.

  • En 73 av. J.-C., Spartacus, captif de guerre thrace devenu esclave des Romains, s'évade de sa caserne de gladiateurs à Capoue et met sur pied une véritable armée d'esclaves qui tiendra en échec l'armée romaine jusqu'en 71, où Spartacus, vaincu, meurt au combat.
    L'auteur retrace cette aventure qui a profondément marqué l'histoire romaine, en associant la narration à l'analyse politique et économique de la société romaine.
    Le livre se divise en trois chapitres chronologiques : I. Le fugitif - II. Le condottiere - III. Le vaincu

  • Les deux archéologues Anne et Jean-Pierre Joncheray ont consacré leur vie aux épaves, à leur recherche et leur fouille, et aux récits historiques que ces désastres contaient en filigrane. Fruit de cette quête, ce livre détaille 25 épaves emblématiques s'échelonnant des temps préhistoriques à la Seconde Guerre mondiale, de la grotte Cosquer au mythique Lightning de Saint Exupéry.
    Plusieurs histoires s'entrecroisent ici, en premier lieu l'Histoire, la grande, et elle est tonitruante : du commerce grec puis romain en Méditerranée jusqu'à la guerre sous-marine à outrance de 1917, en passant par l'occupation de la Provence par les Sarrasins au XXe siècle ou la prise de Toulon par la flotte anglaise en 1793 ! L'enquête menée par les auteurs, plongée après plongée, de bibliothèques en archives, révèle aussi de précieuses tranches de vie, l'histoire silencieuse des hommes embarqués sur ces engins au destin funeste.
    Enfin, cet ouvrage est également l'histoire d'une passion folle : celle d'un couple dévoré par ces secrets d'épave, dépositaire d'un savoir phénoménal sur notre passé englouti, au quotidien émaillé de découvertes époustouflantes - du premier navire étrusque, à la coque cousue, à ce prototype des sous-marins modernes, planté verticalement par 50 m de fond - mais aussi d'explorations déçues dans des eaux troubles et glacées, à des profondeurs inavouables...

  • 1804, au muséum d'histoire naturelle de Paris. Un homme est content : entre ses mains, il a une molaire, une grosse molaire. Cet homme, c'est Georges Cuvier, monument de l'histoire naturelle en France, l'un des premiers qui a su faire parler les fossiles. La molaire, c'est celle d'un mastodonte... spectaculaire ancêtre de l'éléphant qui vécu il y a plusieurs millions d'années, dans un endroit qui est aujourd hui le Gers, où la dent a été trouvée.
    Il faudra cent ans d enquête pour que la reconstitution de l'animal à qui appartenait la dent soit menée à bien, peu après l'exposition universelle de 1889 à Paris. Et à cette époque où les dinosaures n'ont pas encore été exhumés, le mastodonte reconstitué est une star... Cent ans seront encore nécessaires pour déterminer qui est vraiment le mastodonte. C'est cette enquête de près de deux siècles que l'ouvrage propose de découvrir...

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