Belles Lettres

  • Rome et le monde romain comme on ne vous les a pas racontés, et comme les manuels ne peuvent pas les raconter.
    Depuis Romulus jusqu'à la chute de l'empire, ce livre secoue nos certitudes et tend parfois un miroir à nos préoccupations contemporaines, parlant de fake news et de politique-spectacle, d'accès à la citoyenneté entre asile généralisé et fermeture, d'images paradoxales de l'Urbs, de génocides étalés avec complaisance à côté de quelques discours humanitaires, d'une hostilité prétendue au progrès scientifique, de représentations du limes construites en fait au XIXe siècle, d'une extraordinaire et bien réelle capacité à gérer de terribles défaites (parlera-t-on de résilience ?), de l'escamotage des langues de l'empire autres que le latin et le grec, du moins jusqu'aux prêcheurs chrétiens, de l'importance des prodiges et de la multiplicité des cultes locaux, ou encore des « invasions barbares » et du foisonnement des hypothèses sur la chute de l'empire... L'érudition et la familiarité s'associent en un récit passionnant et décapant.

  • Les gaulois

    Jean-Louis Brunaux

    Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.

  • 428 est une année sans autre événement mémorable que la chute du royaume d'Arménie, perdu aux confins d'un Empire romain déclinant.
    Pourtant, cette année ordinaire est loin d'être une année sans histoire : rien n'est fait, rien n'est joué, tout est en train de se faire. Le paganisme s'étiole avec panache, les nouveaux gouvernants ont des noms qui quelques années auparavant auraient semblé barbares. Les temps changent, imperceptiblement : le crépuscule de l'Antiquité devient l'aube du Moyen Âge. Renouant avec deux traditions bien antiques, à la fois celle des chroniqueurs et celle des itinéraires circulaires qu'affectionnaient les compilateurs, Giusto Traîna propose un tour du monde romain en 365 jours, où le lecteur découvre villes, palais, déserts, monastères et surtout, à côté des grands noms comme Saint Augustin, les figures peu banales et hautes en couleur du chef barbare Genséric, du Sarrasin al-Mundhir, du Copte Chenouté ou encore de l'extraordinaire impératrice Galla Placidia.

  • Les catastrophes naturelles ne sont pas, dans l'Antiquité, très différentes de ce qu'elles sont de nos jours. Le temps géologique est un temps long.
    Ce qui change, c'est l'environnement humain, le rapport de l'homme à la nature, les façons, différentes, d'habiter celleci et de l'exploiter. Toutes choses qui entraînent que les mêmes catastrophes, de nos jours, peuvent être parfois beaucoup plus meurtrières, beaucoup plus dangereuses que dans l'Antiquité.

  • La conquête romaine est un fait majeur de l'Antiquité. Pourtant, la dimension fiscale de cette histoire, bien que tout à fait essentielle, n'a jamais donné lieu à une étude particulière et approfondie. C'est chose faite avec ce livre, appelé à devenir un ouvrage de référence. Comment la cité de Rome a-t-elle utilisé l'arme fiscale pour mobiliser des capacités militaires et financières sans équivalent pour l'époque ? Peut-on mesurer ce que la conquête a rapporté et quel a été son coût ? Les Romains n'ont-ils fait que mener une entreprise de pillage à grande échelle, ou bien se sont-ils efforcés de construire un empire dans lequel le consentement fiscal a eu sa place, dans le droit fil de leur expérience civique ? Par quels moyens, enfin, ont-ils réussi à concilier l'adhésion des populations sujettes avec le maintien de leur rente fiscale ? Ce sont autant de questions, parmi bien d'autres, auxquelles Tribut apporte une réponse.
    C'est donc dans une enquête captivante que le lecteur est conduit, revenant sur nombre d'idées reçues et débouchant sur une vision inédite de l'Empire romain. Plus largement, ce livre s'adresse aussi à tous ceux qui, à travers l'ensemble des périodes historiques, s'intéressent à l'analyse des grands régimes de domination.

  • Dans La Ruine de la civilisation antique, publiée pour la première fois en France en 1921, le grand historien et intellectuel italien Guglielmo Ferrero se livre à son exercice favori :
    Amener son lecteur à prendre du recul sur l'histoire contemporaine par une relecture en profondeur de la Rome antique (en l'occurrence, celle du Troisième siècle de l'Empire, au moment de sa chute).
    Par ce détour, Ferrero souhaite interroger son lecteur, à une époque ébranlée par l'après Première Guerre mondiale et les débuts de la révolution russe, sur les mécanismes politiques et culturels à l'oeuvre dans le temps long d'une histoire politique occidentale qui est avant tout celle de la civilisation européenne.
    Cet usage de l'histoire comme d'une lanterne éclairant le temps présent n'a rien perdu de son actualité et de sa finesse. Dans la description des luttes que se livrent des modèles institutionnels aussi différents que la dictature, la monarchie et la démocratie, Ferrero cherche à isoler les grands principes et mécanismes qui les sous-tendent. Ces mécanismes, il saisit quelques années plus tard l'occasion d'y revenir de façon plus détaillée dans sa grande oeuvre, Pouvoirs. Les génies invisibles de la cité (1943).
    Dans son cheminement théorique, La Ruine de la civilisation antique apparaît comme le carrefour majeur entre les écrits de l'historien spécialisé dans le décryptage de la Rome antique et ceux du théoricien des limites mais surtout des principes de légitimité dont il a donné une lecture qui reste indépassée. Relire Guglielmo Ferrero c'est rendre hommage, dans la crise que nous traversons, à un européen convaincu, qui écrivait déjà que l'Europe se sauverait ou périrait tout entière et que, dans la bascule entre ces deux avenirs, la question de la forme des régimes politiques et de leur sincérité au regard de ses principes fondateurs n'est pas anecdotique, elle est centrale.

  • En Grèce, dès l'époque hellénistique, la rhétorique a constitué un élément central dans l'éducation des adolescents. En se livrant à des exercices préparatoires de rhétorique (les progymnasmata), les jeunes Grecs se confrontaient progressivement à un large spectre de formes d'expression, de la fable à la défense d'un projet de loi ; ils enrichissaient leurs connaissances, amélioraient leur pratique de la langue, apprenaient à exprimer des affects et à maîtriser l'argumentation.
    Ces exercices ont été transmis et pratiqués à Rome, à Byzance, en Occident à la Renaissance - en tout sur près de deux millénaires - avant de disparaître des écoles européennes vers la fin du XIXe siècle, en même temps que la rhétorique.
    Pourtant accessibles à tous, les exercices rhétoriques d'hier s'avèrent une mine d'or pour les citoyens d'aujourd'hui et de demain. Des petites aux grandes écoles, on redécouvre actuellement leur potentiel. On constate que cette formation, à la fois culturelle et politique, est corroborée par la neuropédagogie et aisément adaptable aux nouveaux moyens d'information et de communication contemporains.
    Avec ce petit livre synthétique, surprenant et ludique, Pierre Chiron, nous livre les secrets d'une éducation réussie, à tous les âges.

  • Les mots de la poésie exercent un pouvoir hors du commun sur l'auditeur. Introduits dans la prose par l'intermédiaire de la tragédie, les procédés poétiques ont joué un rôle de premier plan dans la naissance et le développement de la rhétorique. Plus que tous ses contemporains, le sophiste Gorgias a utilisé les rythmes et les styles poétiques pour conférer à ses discours en prose le pouvoir de captiver le public et de l'émouvoir, mais aussi celui de le charmer à la manière des sortilèges d'un magicien.
    Cet usage du discours pour charmer les auditeurs fut au coeur des critiques de Platon contre les sophistes et les orateurs. Pour Platon, la rhétorique est un art de l'illusion qu'il convient de classer parmi les faux arts.
    Remettant en cause la vision de Platon, Isocrate et Aristote tentèrent de séparer le discours non-poétique de l'inspiration et de la magie, mais ce faisant ils transformèrent l'art du discours en science.

  • L'ouvrage conjugue certaines traductions CUF modernisées et remaniées (collection Chambry, Avianus) avec des traductions nouvelles (Phèdre) ou inédites (Babrius).
    Chaque chapitre est précédé d'une introduction nouvelle et accompagné de notes discrètes permettant non seulement de rendre ces textes accessibles au plus grand nombre mais aussi d'en déployer toute la portée. En effet derrière l'histoire racontée se cache un sens second. Les fables tiennent de l'énigme. Elles se disent volontiers en prose, ou bien en vers iambiques, voués à la moquerie. Elles ne s'adressent pas aux enfants en priorité (certaines seraient plutôt déplacées dans les écoles...) mais ont beaucoup pour leur plaire, parce qu'elles savent amuser en instruisant.
    Entre réalisme et fantaisie, ces fables parlent autant aux petits qu'aux grands, en âge, mais aussi en condition, l'adresse aux grands de ce monde en est même une des caractéristiques. D'où l'importance pour le lecteur d'avoir à sa disposition des notes succinctes fournissant les explications indispensables dans les domaines du mythe, de la religion, de l'histoire politique et sociale, de la culture matérielle, de la vie animale etc. Ce type de notes était absent des traductions publiées précédemment.
    Dans une traduction précise et vivante, ce volume a aussi pour originalité de rassembler « les fables en contexte », c'est-à-dire les fables qui ne se trouvent pas dans les recueils de fables, mais chez les plus grands écrivains grecs et latins comme Hésiode, Sophocle, Platon, Aristote, Tite- Live, Horace, Plutarque.

  • L'art culinaire

    Apicius

    Gavius Apicius, ami de Tibère est entré dans la légende impériale pour avoir porté la gloutonnerie à des extrêmes inouïs. L'auteur de L'Art Culinaire, s'est fait connaître par ses extravagances culinaires en inventant des plats tels que le talon de chameau ou les langues de flamants, mais aussi par les dépenses somptuaires que nécessitaient ses festins.
    On raconte même que, dans l'obligation de restreindre son train de vie, il se serait empoisonné.
    Même si la version que nous possédons est sans doute largement postérieure à Apicius et daterait probablement des années 400, L'Art Culinaire, n'en constitue pas moins pour nous un précieux témoignage historique, tant sur les goûts de l'époque que sur les techniques de conservation des aliments.

  • Que peut-on savoir des premières guerres de Rome ? Quelle a été la portée des défaites romaines au sein de ces conflits militaires, qui ont tous été réécrits postérieurement comme des victoires indubitables de Rome ?
    Assurément, l'histoire des plus anciennes guerres romaines n'est connue qu'à travers des récits écrits plusieurs siècles après les faits. Confrontés à d'importantes lacunes documentaires, leurs auteurs n'ont pourtant pas renoncé à reconstruire l'histoire des guerres qui ont permis aux Romains de s'affirmer progressivement comme une puissance hégémonique en Italie. Ces historiens ont même composé des récits très détaillés et souvent cohérents de ces conflits militaires, en s'appuyant sur des archives familiales et publiques, des inscriptions, ainsi que sur des récits oraux. À en croire les Anciens, ces sources divergeaient fréquemment, à tel point que les récits conservés présentent des versions différentes des mêmes événements. De plus, chaque oeuvre reflète les choix de leurs auteurs ainsi que leur réinterprétation singulière du passé romain, qui évolue selon l'orientation de leurs ouvrages et l'époque à laquelle ils écrivent (de celle d'Auguste jusqu'aux premiers temps chrétiens). Dans un processus de mise en intrigue de l'histoire archaïque, ces historiens ont parfois exagéré le nombre et la portée des victoires romaines, nié l'existence de défaites que d'autres auteurs admettaient pourtant, réécrit des épisodes entiers en s'inspirant de l'histoire grecque et envisagé, plus largement, les premières guerres de Rome comme l'amorce d'un processus de conquête qui prédestinait la cité à gouverner le monde connu.
    En s'appuyant sur un catalogue exhaustif des affrontements rapportés par les textes entre 753 et 290 av. J.-C. (747 entrées), cette étude propose d'analyser les logiques de réécriture des premières guerres romaines, et tout particulièrement les enjeux complexes que présentent la mise en récit des défaites et des victoires, leur alternance ainsi que l'intrigue construite autour de ces péripéties.

  • Les peuples précolombiens nous semblent étranges et originaux parce qu'ils se sont développés indépendamment des influences de l'Ancien Monde. Les Mayas sont l'un des plus brillants. La diversité des témoignages archéologiques enchante le voyageur, sollicite la curiosité de l'historien et passionne les amateurs d'art. Certes, nombre d'aspects de ce monde complexe demeurent obscurs, mais ce guide se propose d'aider à éclairer les multiples facettes de cette civilisations fascinante.

  • Flavius Josèphe est un Juif, né en Judée dans la première moitié du Ier siècle après J.-C, où il y reçoit une formation traditionnelle. Lors du déclenchement de la guerre contre Rome, il est choisi pour conduire les opérations militaires en Galilée. Assiégé, il trouve un moyen pour échapper à la mort et décide de passer dans le camp des Romains. Il vit la suite de la guerre avec les empereurs flaviens, témoin des combats du côté romain.
    Sa Guerre des Juifs, qui comporte sept livres, commence là où s'achève son autre ouvrage majeur, les Antiquités bibliques, réécriture de la Bible, depuis l'origine jusqu'au déclenchement du conflit avec Rome. Le livre V est consacré au siège de Jérusalem et à la prise de la Ville (la prise du Temple et leur destruction étant narrées au livre VI).
    Le livre V présente un puissant intérêt : longue description centrale de la Ville, du Sanctuaire et du Temple de Jérusalem, constituant, avec le traité Middot du Talmud de Babylone, notre principale source documentaire ; grand discours aux insurgés où, Josèphe, émissaire de Titus, mêle réflexions sur l'histoire et sur l'histoire sainte. Avant ce bloc central, le livre décrit les disputes entre des factions juives, maîtresses de Jérusalem, que l'auteur assimile à des « brigands ». Après la digression centrale, Josèphe raconte la prise des trois murs d'enceinte, la résistance des combattants juifs, réconciliés, face au péril extérieur. Enfin, en un tableau pathétique, il évoque les souffrances de la population et la progression du principal ennemi des Juifs, la famine.
    L'écho de ce texte dans l'Antiquité chrétienne - réécriture suivie chez Eusèbe de Césarée au livre III de son Histoire ecclésiastique et moderne (reprises chez Agrippa d'Aubigné comme paradigme de ses Tragiques) - sera détaillée.
    L'écriture de Josèphe, particulièrement soignée, mobilise des réminiscences nombreuses : littérature grecque, textes apocryphes, nombreux emprunts au judaïsme lettré de langue grecque (Philon d'Alexandrie) mais aussi traditions et procédés de l'exégèse rabbinique.

  • Premier d'une série de quatre ouvrages consacrés à l'histoire de la guerre du Péloponnèse (431-404 avant J.-C.), ce livre étudie les causes du conflit et prend le contrepied de la thèse de Thucydide.
    Dans les cinq parties qui composent l'ouvrage, Donald Kagan examine le fonctionnement institutionnel et informel des systèmes d'alliance en place et retrace l'histoire de la constitution de l'alliance spartiate et de la ligue de Délos ; puis, il restitue le contexte troublé du milieu du ve siècle en rappelant les événements de ce qu'on a appelé la « première guerre du Péloponnèse » (vers 460-445) et de la paix de Trente ans, jusqu'aux trois crises de l'année 433 (l'affrontement entre Corcyre et Corinthe autour d'Épidamne, le siège de Potidée, le « décret de Mégare ») qui allaient précipiter les deux blocs dans la guerre. Une série de conclusions examinent et critiquent les différentes thèses sur les causes du conflit et notamment celles de Thucydide sur « la cause la plus vraie », sur la responsabilité de Périclès et sur l'inéluctabilité de la guerre.

  • Les incas

    César Itier


    aujourd'hui encore, l'or des incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs.
    aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'amérique du sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand état jamais connu dans l'amérique précolombienne. l'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale.
    leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons : soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise.
    les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.

  • Les Guides Belles Lettres des Civilisations propose un voyage dans le temps et l'espace (Egypte, Grèce, Rome, Inde, Chine, Japon.
    ) et s'adressent aux étudiants, aux curieux d'histoire et de civilisations, aux voyageurs. Ouvrages pratiques et raisonnés de culture générale sur les principales civilisations anciennes qui nous ont laissé une trace écrite, ils proposent au lecteur les clés nécessaires pour comprendre un texte ancien ou un livre d'histoire, ils l'aident à en déchiffrer les allusions, à en élucider les difficultés. Pétra, la cité rose de Jordanie, fait rêver de caravanes d'encens et d'architecture fabuleuse.
    Mais qu'en est-il réellement de la capitale d'un royaume des sables et de ses habitants, entreprenants caravaniers arabes qui ont résisté aux Grecs, puis aux Romains ? La civilisation nabatéenne, tombée dans l'oubli jusqu'au début du XIXe siècle, retrouve la lumière grâce au développement intensif de la recherche archéologique et épigraphique. Dans ce guide, le lecteur découvrira combien les Nabatéens, courageux et aventureux, étaient aussi amoureux de la vie.
    Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons : soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise.
    Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie. Les Guides Belles Lettres des Civilisations ne sont pas des dictionnaires. Toute information recherchée s'y trouve replacée dans le contexte des mentalités de chacune des civilisations étudiées. Car il n'est pas possible de comprendre un événement, une loi morale ou le caractère d'un personnage si rien n'est restitué des valeurs qui les justifient.

  • Rome

    Jean-Noël Robert

    Rome.
    On croit savoir beaucoup de la civilisation romaine. c'est sans doute vrai. on pense la connaître parce qu'elle est la source vive de la nôtre. là réside l'erreur. il faudrait pouvoir restituer, sur les hommes et sur les choses, le regard des romains. l'objectif de ce guide est d'initier cette démarche.
    Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons : soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise.
    Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.

  • Moyen Âge, la richesse se révèle un fil conducteur hautement significatif. L'ouvrage dresse un panorama fouillé et contrasté des attitudes des païens et des chrétiens à l'égard de la richesse pour en préciser l'impact sur la position sociale des églises chrétiennes dans l'Occident latin à l'époque du déclin de Rome et de la montée du christianisme (entre 350 et 550). Peter Brown aborde la question par périodes successives en croisant les sources les plus diverses (littéraires, juridiques, théologiques, archéologiques, épigraphiques...) Le christianisme, avec son exigeant idéal de pauvreté, apparut dans une société païenne qui connaissait une très forte compétition entre les riches pour manifester ostentatoirement leur générosité envers leur cité et leurs concitoyens (notamment en cas de crise céréalière), mais pas spécialement envers les pauvres. La largesse et la noblesse des riches justifiaient leur richesse. Le christianisme bouleversa profondément cette conception. Les privilèges que Constantin octroya aux églises chrétiennes, après sa conversion, ne leur permirent pas de s'enrichir. Longtemps, les lieux de culte et le souci des pauvres continuèrent à dépendre de la générosité des couches assez basses de la société. Dans le dernier quart du IVe siècle, des riches accédèrent à de hautes positions en tant qu'évêques ou écrivains influents, ce qui constitua un tournant décisif dans le christianisme de l'Europe et permit ainsi à cette nouvelle religion d'envisager la possibilité de son universalité. Les formes chrétiennes du don eurent pour effet de briser les frontières traditionnelles de la cité antique. Tous les croyants, quelle que fût leur condition, furent encouragés à contribuer à l'entretien de l'Église et de son clergé ainsi qu'au soin des pauvres, dont la notion s'étendit désormais à tous les démunis. Renoncer à sa richesse sur terre, c'était participer à l'instauration d'une société de « frères » et permettait de se constituer un trésor dans le ciel. À la fin du IVe siècle, l'entrée dans les communautés chrétiennes habituées à un style modeste de charité, d'une nouvelle classe d'hommes enrichis au service de l'empire ne se fit pas en douceur.
    Les écrits et les actions d'hommes tels qu'Ambroise, Jérôme, Augustin, Paulin de Nole ou les partisans de Pélage (favorables à un ascétisme rigoureux) sont les preuves des fortes controverses qui traversèrent les Églises chrétiennes au sujet du bon ou du mauvais usage des richesses. Lorsque les aristocraties au service de l'empire s'effondrèrent avec lui, elles laissèrent place aux évêques administrateurs de la fin du Ve et du VIe siècles avec une Église disposant d'abondantes richesses dans un monde appauvri et fragmenté. Dans ce paysage, les moines apparurent comme des pauvres professionnels intercédant pour que les riches dont ils attirèrent les richesses pussent passer à travers le trou de l'aiguille.
    Cette nouvelle forme de l'échange de la richesse contre le salut ouvre déjà vers la chrétienté médiévale.

  • Les Perses. Ils furent à l'origine du premier empire-monde de l'histoire entre Nil et Indus. Leur culture fascinante a rayonné sur trois continents et leur civilisation compte parmi les plus grandes de l'Antiquité. Souvent mécompris, ils sont en outre toujours restés dans l'ombre de leurs rivaux et partenaires en Grèce, à Rome ou à Byzance. Ce guide s'efforce d'éradiquer le préjugé tenace qui fait des Perses des barbares sauvages et décadents.

  • Les premiers empires chinois, les dynasties Qin (221-207 av. J. -C. ) et Han (206 av. -220 ap. J. -C. ), forgèrent un système politique, des structures sociales, une organisation économique et des assises culturelles qui allaient rester la référence pour les dynasties à venir. L'unification que ces dynasties imposèrent, l'expansion territoriale et les brassages de populations qui en découlèrent font de ces quatre siècles une époque charnière.
    Le présent ouvrage est une synthèse sur l'histoire et la civilisation de cette période fondamentale dans l'histoire de la Chine et dont l'étude a été profondément nourrie et renouvelée par les nombreuses découvertes archéologiques de ces cinquante dernières années. L'ouvrage commence par une série de chapitres chronologiques, qui exposent les grands jalons de l'histoire politique et les évolutions institutionnelles des empires Qin et Han.
    Ils sont suivis par des sections thématiques portant quant à elles sur le système administratif, la vie quotidienne, les marches de l'empire, la religion, la littérature et la pensée.

  • La mesopotamie

    Glassner J-J.

    Les guides belles lettres des civilisations proposent un voyage dans le temps et l'espace (egypte, grèce, rome, inde, chine, japon.
    ) et s'adressent aux étudiants, aux curieux d'histoire et de civilisations, aux voyageurs. ouvrages pratiques et raisonnés de culture générale sur les principales civilisations anciennes qui nous ont laissé une trace écrite, ils proposent au lecteur les clés nécessaires pour comprendre un texte ancien ou un livre d'histoire, ils l'aident à en déchiffrer les allusions, à en élucider les difficultés.
    Oubliée pendant de longs millénaires, l'histoire de la mésopotamie est reconstituée progressivement par les chercheurs depuis le milieu du xixe siècle.
    Loin du despotisme oriental et des fastes exotiques, trois civilisations, sumer, assur et babylone, revoient le jour grâce aux efforts conjugués des historiens et des archéologues. ce livre propose une rencontre avec des hommes d'un autre temps.
    Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons : soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise.
    Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.
    Les guides belles lettres des civilisations ne sont pas des dictionnaires. toute information recherchée s'y trouve replacée dans le contexte des mentalités de chacune des civilisations étudiées. car il n'est pas possible de comprendre un événement, une loi morale ou le caractère d'un personnage si rien n'est restitué des valeurs qui les justifient.
    J. -n. r.

  • Depuis leur naissance jusqu'à l'âge de sept ans, avant d'entrer à l'école, les enfants grecs et romains avaient, tout comme leurs petits descendants d'aujourd'hui, des vies bien remplies, entre les soins qu'ils recevaient des adultes - leurs mères principalement ou d'autres femmes de la maisonnée, à qui incombait la charge de les nourrir, de les changer, de les consoler -, des jeux infinis, et tant de choses à apprendre, sous le regard souvent attendri de leurs parents. Ces différents aspects de leur jeune existence étaient l'objet de toutes les attentions des médecins, philosophes, moralistes, rhéteurs et poètes du temps, opposant leurs recommandations sur l'opportunité de l'allaitement maternel, les jeux les plus adaptés à chaque âge, voire la meilleure façon de donner le bain... Le bonheur familial était pourtant fragile. L'abandon à la naissance des enfants jugés inaptes ou non désirés était alors une possibilité légale. Les tout petits étaient aussi à la merci de toutes sortes de maladies, que les médecins du temps n'étaient pas en mesure de guérir ; de nombreux textes évoquent la douleur immense de leur disparition, et les différentes réponses que les hommes et les femmes de ce temps s'efforcèrent de lui apporter.
    Composé de plus de cent soixante textes issus des traductions des Belles Lettres, ce livre nous invite à repenser notre approche de la petite enfance et, s'agissant d'une réalité familière à tous les lecteurs, offre un point de vue exceptionnel sur les sociétés antiques, qui nous les rend, par certains aspects, si proches.

  • Byzance

    Michel Kaplan

    Continuateur de l'Empire romain depuis la fondation de Constantinople en 330 jusqu'à sa chute en 1453, l'Empire byzantin fut la première puissance de la chrétienté dont la religion orthodoxe est l'héritière directe. Établi en Asie comme en Europe, il a tissé un lien fort entre ces deux continents. Son héritage artistique fabuleux et son rôle décisif dans la transmission des textes de l'Antiquité grecque ont assuré la gloire d'une civilisation qui a su enrichir son respect des traditions d'une fascinante audace créatrice.

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