Pu De Rennes

  • Ce livre étudie l'alimentation au pays de Rabelais, de Vatel et d'Antonin Carême au moment où la cuisine française se sépare nettement des autres cuisines européennes et acquiert une flatteuse et durable réputation d'excellence. Du Moyen Âge finissant au commencement de l'époque contemporaine, Florent Quellier dresse le panorama des discours et des pratiques du boire et du manger des Français d'hier, ses contraintes techniques, diététiques et religieuses et le détournement hédoniste de l'alimentation dans les deux derniers siècles de l'Ancien Régime.

  • L'archéologie nous intrigue et nous fascine tous. 135 archéologues vous emmènent sur "leurs terrains" et vous dévoilent leurs plus belles découvertes faites depuis une trentaine d'années dans la France de l'Ouest ; pas forcément les plus spectaculaires, mais celles qui ont apporté du nouveau ou qui ont bouleversé des données considérées comme acquises.

    Avec eux, prenez la mesure du temps, depuis la conquête du feu par des Homo erectus il y a 465 000 ans sur une falaise du Finistère, jusqu'aux bombardement de 1944 dans le Calvados.

    Regardez d'un oeil nouveau vos territoires, découvrez les ultimes traces de campement des premiers hommes, parcourez les premiers villages du Néolithique vers 4 500 ans av. J.-C., les premières agglomérations gauloises installées derrière leurs remparts monumentaux, les capitales romaines à l'origine de nos métropoles, les chantiers urbains du Moyen Âge. Approchez les organisations sociales de jadis à travers leurs diverses expressions : les mégalithes et les habitats collectifs du Néolithique, les chefferies de l'âge du Bronze, la noblesse gauloise, les grands propriétaires romains, l'aristocratie médiévale.

    Voyez enfin les hommes habiter, produire, commercer, naviguer, se battre ou prier, bref vivre et mourir. Observez la variété des modes de sépulture et contemplez enfin d'un oeil neuf les premières manifestations artistiques : les grottes ornées en Mayenne il y a 25 000 ans, les décors des mégalithes, les bâtiments publics de l'Antiquité ou la simple beauté des objets du quotidien.

  • Les pêcheries correspondent à une étape primordiale de la pêche permettant une exploitation des eaux peu profondes. Le paysage littoral du département de la Manche en porte les traces d'une intense exploitation. Un programme de recherche original a permis d'étudier un premier corpus qui se répartit en deux grandes périodes : la Préhistoire récente d'une part, et la période médiévale et moderne d'autre part.
    L'étude de trois sites préhistoriques de la baie du Mont-Saint-Michel fournit des informations techniques importantes aussi bien sur la construction des pêcheries que sur les stratégies de pêche. Vers 2200-2000 avant J.-C., cette activité a été pratiquée à large échelle, avec l'exploitation simultanée d'un ensemble de barrages.
    Au Moyen Age, les sources historiques se multiplient lors de la refondation des grandes abbayes normandes au cours des XIe-XIIe siècles. A partir du XVIe siècle, le Roi cherche à contrôler l'estran, mais le littoral est encore densément exploité par l'aristocratie seigneuriale et religieuse.
    Plusieurs sites de grande emprise, fonctionnant depuis le VIe siècle jusqu'au XVIe siècle, apportent une première documentation technique inédite en France. Elle permet d'établir les premières hypothèses quant à l'évolution morphologique de ces pêcheries médiévales en s'appuyant sur les nombreuses références disponibles pour les îles Britanniques et l'Irlande.
    La documentation historique apporte dans ce cadre un précieux complément. Les archives de la pêcherie Grignard, à Donville-les-Bains, témoignent d'une riche histoire socio-économique et juridique. Les sources médiévales montrent l'existence d'autres types de pêcheries plus spécialisées ou précisent l'approvisionnement en poissons à l'arrière de la bande côtière.
    Ces études apportent un nouveau regard sur l'estran, paysage aménagé et constituant le prolongement des espaces ruraux de la bande côtière.

  • La mer et le désert, l'île et l'oasis, des objets qui entrent a priori assez rarement en relation mutuelle. Pourtant, depuis Hérodote, qui décrit les oasis du désert Libyque comme des « îles des Bienheureux », une connivence a souvent été entrevue entre ces deux entités, et le parallèle s'est prolongé jusqu'aux époques contemporaines. Ce volume rassemble les contributions de spécialistes de toutes les périodes historiques et de disciplines diverses, autour d'un rapprochement à la fois stimulant et porteur d'interrogations.

    Avec le soutien de l'université de Poitiers.

  • Longtemps réputées impropres à la détection aérienne, les contrées armoricaines s'inscrivent aujourd'hui parmi les plus prolifiques d'Europe, grâce à la quête photographique d'un trio de chercheurs, se soldant par la découverte de milliers de sites oubliés. Un certain usage de l'avion, à ses heures formidable pourvoyeur de sites archéologiques pour ceux qui ont appris à lire les paysages agraires et interpréter leurs mutations, livre dans ces pages une vision fantastique du passé.

    Grâce à des techniques simples, non destructrices des sites archéologiques mais validées par des fouilles, histoire et géographie se rejoignent ici pour décrypter le palimpseste des cicatrices laissées à la surface des champs par les générations qui nous ont précédés sur ce coin de la planète.

    /> Saison après saison, les prospecteurs aériens, tels des butineurs de l'histoire, reprennent leur envol dans l'espoir toujours renouvelé d'effectuer de prolifiques récoltes, s'inscrivant à leur manière dans le cycle en apparence immuable des moissons.

  • Naguère parée de toutes les vertus, la viande est aujourd'hui l'objet d'une "stigmatisation diffuse". Une série de scandales retentissants alarme les populations, soulevant des vagues d'inquiétudes, de résistances et de stigmatisations. Sont placées au coeur du débat les normes de la production carnée (alimentation, médication et stabulation des troupeaux, impact environnemental, éthique des abattages...], les modes de transformation (viandes falsifiées...), ou encore les pratiques de consommation (prescriptions religieuses, modes de cuisson potentiellement cancérigènes...).

    Pour comprendre le présent et explorer le futur, il faut recourir à l'Histoire qui éclaire, au travers des sociétés passées, des phénomènes économiques, techniques, sociaux ou culturels aussi fondamentaux que l'acquisition et la découpe des aliments, la constitution de la profession de boucher, les représentations symboliques, les normes sanitaires et les prescriptions religieuses entourant la chair des animaux.

    Ce livre invite au voyage dans les cultures carnivores, depuis les sociétés anciennes où la viande pouvait nourrir les dieux autant que les hommes, jusqu'à un monde de contradiction, où la "bidochemania" côtoie le véganisme, et où l'on recherche des viandes issues de l'agriculture biologique, produites dans des terroirs de qualité, tout en imaginant une alimentation de demain totalement déconnectée de l'animalité.

  • De l'Antiquité gréco-latine à nos jours, ce livre analyse comment le corps du gourmand se construit au sein de relations sociales et d'enjeux politiques, religieux, médicaux ou moraux. Écrit par des littéraires, des historiens et des historiens de l'art, il interprète les incarnations de la gourmandise en s'appuyant sur une histoire de l'alimentation et une histoire du corps en plein essor dans l'historiographie actuelle.

  • Outil politique, les banquets des mondes proche-orientaux, grecs, celtes, étrusques et romains assoient les légitimités et fédèrent les sujets, les amis et les alliés. Ce livre en étudie des aspects particuliers tels que la réalité d'une commissatio romaine spécifique, le jugement porté sur l'ivresse ou encore l'imaginaire du banquet romain. Manières de table et figures de la commensalité, choix des mets et cadre des festins, tryphè royale et circulation des surplus sont présentés dans un dialogue entre les espaces culturels, en soulignant les héritages et les ruptures.

  • La monarchie perse, la tyrannie grecque, les monarchies hellénistiques sont toujours présentées par Athénée dans le contexte des banquets. Mais les thèmes qui se dégagent de ces récits - luxe ostentatoire, pratiques du don, relations entre convives, respect ou non respect des normes et des traditions - permettent d'aborder de manière bien plus large l'institution royale et ses représentations à travers l'histoire grecque. S'inviter à la table des rois avec Athénée devient ainsi le moyen d'esquisser une histoire des conceptions grecques sur la monarchie, tout comme d'éclairer des moments précis de l'histoire des monarchies.

  • Cet ouvrage présente l'étude des vestiges botaniques (ou carpologie) de quatre sites alpins (la Grande-Rivoire dans le Vercors, l'abri-sous-bloc ALP 1 dans la Chartreuse et en Savoie le site du Chenet des Pierres en Tarentaise et la grotte des Balmes en Haute-Maurienne). Il montre comment les communautés humaines, il y a plus de 6 000 ans, tiraient profit de leurs ressources végétales, cultivées ou sauvages, pour subvenir à leurs besoins.

  • Les crises sanitaires ont contribué de façon autonome à modeler l'évolution des sociétés. La maladie dévoile le corps tout autant que le corps, par les marques qu'il porte ou par sa position dans l'espace, révèle la crise sanitaire. Or ce corps disparu demeure paradoxalement quelque chose de vivant à cause de la maladie, fût-il réduit à des ossements ou à une citation dans un texte. Le présent ouvrage constitue le deuxième volume d'Histoire et Nature paru aux PUR en 2011.

    Avec le soutien de l'université de Nantes.

  • Les textes réunis ici aident à mieux saisir la figure de l'« autre » à travers le Moyen Âge. Ils s'attachent, en développant des perspectives temporelles, thématiques, géographiques et culturelles variées, à interroger ce qui distingue et ce qui unit, ce qui fait que le « nous », parfois, est un « autre » - aujourd'hui comme hier - et que l'« autre » résonne en « nous », participant de nos appartenances et servant de façon décisive à les forger.

    Publié avec le soutien de l'université de Nantes.

  • Depuis un demi-siècle, la sociologie politique a mis l'accent sur la notion de "minorité" qu'ignoraient aussi bien l'Antiquité grecque que la France des Bourbons. Si les minorités religieuses sont donc une construction des sciences sociales, elles constituent cependant depuis des siècles des communautés dont on retrouve des caractéristiques à différentes époques.

    Le présent ouvrage envisage la place que tient la religion dans l'identité des minorités, à partir de trois axes : la spécificité de l'identité religieuse des minorités, puisque celles-ci se définissent selon d'autres critères (linguistiques, sociaux, politiques, etc.) que la religion ; la manière dont les minorités religieuses ont été observées et jugées par des personnes qui leur étaient extérieures (juristes, théologiens, voyageurs ou diplomates) ; les stratégies adoptées pour vivre sa différence.

    L'espace retenu est l'Europe et la Méditerranée, du Ve siècle avant J.-C. à la fin du XVIIIe siècle. Cette zone, marquée par le développement des trois religions monothéistes, offre un cadre d'étude cohérent. Les historiens disposent de sources variées, qu'ils peuvent croiser, pour suivre l'évolution des relations entre des communautés qui s'y côtoient depuis des siècles.

  • Textes réunis par Stéphane Blond, édition coordonnée par Nicolas Hatzfeld ;

    Préface de Denis Woronoff et Gérard Emptoz - Postface de Liliane Hilaire-Pérez et François Jarrige ;

    Réunissant quelques grands textes inédits, l'ouvrage invite à un réexamen de la trajectoire suivie par la France dans son industrialisation depuis le XVIIIe siècle, à travers une approche pionnière en histoire des énergies. Corrigeant l'image d'une transformation linéaire calquée peu ou prou sur le modèle anglais, il montre la longue vitalité de l'énergie hydraulique ou du charbon de bois à côté des techniques venues d'outre-Manche, ainsi que la pluralité des voies de la première industrialisation. La démonstration s'appuie sur la connaissance exceptionnellement fine des sites, des installations et des procédés à l'oeuvre dans plusieurs régions telles que la Bourgogne, la Normandie, le nord-est de la France ou l'Amiénois. Cette connaissance intime des processus industriels locaux permet de refier le temps court des innovations techniques, des marchés et des productions au temps long de la coexistence entre les énergies renouvelables et fossiles, encore actuelle. Les analyses présentées sont celles d'un praticien de l'enquête collective, alliant les approches de l'histoire, de l'archéologie et du patrimoine industriel dans des recherches donnant parfois lieu à des textes écrits à plusieurs mains. Novateurs sur le fond et originaux dans la méthode, ces travaux s'inscrivent dans une histoire des techniques profondément renouvelée, ancrée dans la connaissance concrète, pratiquant la généralisation avec une audace patiente et ouverte aux réflexions actuelles en matière environnementale.

  • L'itinéraire professionnel d'un explorateur apparaît riche et varié, ce que cet ouvrage invite à découvrir. La carrière d'Alfred Grandidier offre une voie d'entrée originale et emblématique dans l'univers de l'exploration scientifique au XIXe siècle, de l'Amérique du Sud à Madagascar en passant par l'Inde. Héritier de la science des Lumières et précurseur de la science coloniale, son parcours incarne cette période charnière dans toute sa complexité, de la brousse aux institutions scientifiques parisiennes.

    Avec le soutien du Centre de recherches sur les sociétés de l'océan Indien.

  • Cette étude sur la culture chansonnière des mouvements de compagnonnages est une vaste enquête inédite, de nature à la fois historique, musicologique et ethnologique. Elle examine ce que chanter signifie pour des collectifs de travailleurs manuels, constitués d'individus autodidactes de la musique : ce qui compte avant tout, c'est la participation de cet art au « commun idéal » compagnon.

  • Cet ouvrage mène l'enquête sur toutes les formes d'irrationnel qui se manifestent en période de guerre, des signes surnaturels aux pathologies mentales. Miracles et prodiges émaillent les conflits humains depuis la nuit des temps et les chroniques ne manquent jamais de les rapporter. Aujourd'hui, dans notre appréciation de la guerre, ces questions tendent à être occultées ou considérées comme anecdotiques.

    Avec le soutien du CHSSC, du conseil scientifique de l'université Picardie Jules-Verne, de l'université Paris-Sorbonne et de l'IUF.

  • L'alimentation s'avère une clé essentielle pour comprendre la communauté, les hiérarchies sociales, la division du travail, les genres, l'échange, la spiritualité et la communication. Provenant de l'anthropologie, de l'archéologie, de l'histoire et de la sociologie, les contributions à cet ouvrage étudient les réponses qu'on apporté différentes sociétés au problème de l'approvisionnement alimentaire.

  • Une équipe internationale d'historiens, de littéraires, d'historiens de l'art et d'archéologues étudient dans cet ouvrage la res publica restituta. Dans le domaine des institutions, dans la mise en forme du discours officiel ou dans le regard porté sur le nouveau régime par ses contemporains (poètes et historiens), leurs contributions permettent de se représenter les fondements du principat augustéen.

  • L'exploration de l'Essart sur la commune de Poitiers (Vienne) a dévoilé un vaste habitat du Mésolithique et dans une moindre mesure du Néolithique récent. Les auteurs proposent ici un panorama novateur des peuples mésolithiques entre Seine et Garonne et ils évoquent finalement des espaces immenses, zébrés de voies de communication et de réseaux d'échange. Au bord du Clain, les hommes de la Préhistoire sont revenus régulièrement, abandonnant foyers empierrés et silex taillés. Les premières communautés d'agriculteurs néolithiques ne sont pas éloignées de ces campements et des échanges semblent avoir eu lieu.

  • Par son ancrage terrien, son capital économique et son rôle social, le clergé a longtemps tenu un poste clef pour intervenir dans les choses de la terre.
    De la Renaissance à la veille de 1914, vingt-cinq historiens tentent ici d'évaluer le poids et les résultats concrets de l'investissement humain, pédagogique et économique des Églises chrétiennes - catholique et protestantes - dans le secteur agricole. Multiples, les champs d'observation s'étendent du Levant espagnol à la montagne libanaise, du nord de l'Italie aux confins de l'Angleterre, de la France au Québec.
    Dans l'introduction de nouvelles techniques agraires, l'acclimatation de nouvelles plantes, la fondation de comices ou de fermes-modèles etc., le clergé fut-il un agent de diffusion actif ? A contrario, les grandes propriétés ecclésiastiques, les biens de mainmorte, la perception de la dîme ont-ils été des freins au dynamisme agricole ? À l'heure des Réformes et d'une certaine notabilisation du clergé, puis à l'épreuve du XIXe siècle, quels liens le monde ecclésiastique a-t-il gardés avec l'agriculture : agronomie de cabinet, implication concrète ou éloignement progressif ? Du Ciel à la terre, la rencontre entre spécialistes du monde rural et spécialistes du fait religieux livre un bilan nuancé.

  • La dévoration de l'homme par l'homme est un thème souvent repris mais peu abordé sous l'angle historique. Comment comprendre que l'un des plus puissants tabous de la culture occidentale soit si méconnu ? Ce livre comble en partie cette lacune en proposant un panorama cohérent des visages multiples - et souvent inattendus - du cannibalisme dans l'Occident antique et médiéval.

  • Le développement du réseau d'égouts de Paris fut à la fois un triomphe de la technique et une réussite politique. Les égouts eux-mêmes constituaient un phénomène culturel significatif, et les hommes qui y travaillaient suscitaient la fascination du public. Donald Reid montre en quoi l'observation des comportements des vidangeurs de fosses d'aisances et des égoutiers, et l'étude des représentations que les autres se font de ces travailleurs, permettent de réfléchir aux fondements matériels et culturels de la vie quotidienne.

    Dexter Prize 1992 de la Society for the History of Technology.

  • Cet ouvrage montre la mondialisation comme la maritimisation du monde, avec « l'histoire des siècles asiatiques » que connut l'Europe entre 1600 et 1800. Il réexamine le concept de « rencontre » entre Européens et Asiatiques, et montre comment les petites communautés européennes doivent faire leurs apprentissages de l'Asie et de l'océan Indien.

    Avec le soutien de l'UBS.

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