Comite Des Travaux Historiques Et Scientifiques

  • Les campagnes archéologiques de 2006-2013 à Cluny avaient pour objectif de comprendre plus précisément la constitution du sanctuaire et du chevet de Cluny II, d'en assurer une meilleure datation par les méthodes archéologiques, de déceler d'éventuelles occupations antérieures. Il en était de même pour l'amorce des bâtiments claustraux et l'église Sainte- Marie. La découverte des vestiges de la demeure aristocratique de la villa carolingienne, renouvelle aujourd'hui considérablement les connaissances sur les origines de Cluny.
    L'ouvrage présente les résultats de ces travaux, dans le prolongement de ceux du grand archéologue K. J. Conant qui avait à plusieurs reprises proposé des schémas d'évolution avant et après la fondation du monastère en 910. Nous avons aujourd'hui la chance de bénéficier d'avancées considérables des connaissances sur ces périodes en Europe, qui nous aident à regarder autrement les maçonneries retrouvées.
    À l'échelle des grandes élévations du transept de la Maior ecclesia encore conservé, ces vestiges découverts peuvent paraître modestes et peu spectaculaires, cependant ils sont les plus anciens témoignages de la présence des hommes en ce lieu, et de leur communauté qui sera à l'origine de la plus grande abbaye d'Europe.

  • Découvrez Les anciennes mesures du Centre historique de la France d'après les tables de conversion, le livre de Pierre Charbonnier

  • L'histoire de la cartographie ne peut être réduite à la seule histoire des techniques comme le montrent les phases successives qui ont conduit à la réalisation de deux cartes de base de la France : la carte des triangles de 1744 et les 181 feuilles de la carte de Cassini, éditées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
    Pour ces deux entreprises, c'est l'Etat français qui donne l'impulsion initiale. Louis XIV et Colbert créent l'Académie des sciences en 1666, invitent le grand Cassini (Cassini I) en 1669, acceptent le projet de Picard en 1681, la réalisation d'un châssis général (carte des triangles) du royaume pour servir de base à la cartographie de la France. Convaincu de l'utilité de l'entreprise pour une bonne administration du royaume et pour le développement de l'économie, Louis XV décide, en 1747, de confier à Cassini III l'élaboration d'une carte détaillée de toute la France.
    Mais neuf ans plus tard, le roi laisse Cassini à ses seules ressources, l'aidant toutefois à trouver cinquante associés. C'est ainsi que l'engagement des provinces devient indispensable à la survie de la carte de Cassini. Leur intérêt pour la cartographie ne peut être dissocié de celui qu'elles manifestent pour l'histoire. Des contrats sont conclus avec la société de la carte de France, et des cartes spéciales sortent des mains des graveurs de Cassini, attentifs aux désirs et aux critiques d'une clientèle exigeante, soucieuse d'affirmer, par de belles cartes, sa personnalité et ses spécificités.
    Mais la Révolution va ruiner cette branche de la cartographie et c'est la carte de Cassini qui va servir à la création des départements.

  • Lorsque, dans la seconde moitié du XIIe siècle, les villes d'Europe septentrionale acquièrent un statut juridique, elles se dotent d'un sceau et doivent choisir une image pour définir leur identité. Parmi les nombreuses représentations auxquelles les villes ont recours, l'architecture tient une place majeure. Le vocabulaire formel utilisé remonte parfois à l'Antiquité, mais dans certains cas les graveurs sont capables de mettre au point des portraits urbains singuliers répondant efficacement à un programme.
    Ce dernier met en images des concepts comme l'identité collective, les rapports d'autorité ou même la liberté communale. L'auteur entreprend ici de replacer le sceau de ville dans le contexte de sa création, qu'il soit politique, artistique ou sociologique.

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