Flammarion

  • Saint Louis, Dante, Marco Polo, Mélusine... Qui étaient-ils ? Que sait-on d'eux ? Quel contexte, quels événements ont façonné leur destin ? Figures fascinantes de notre imaginaire ou héros de l'histoire, ils éclairent d'une lumière originale notre compréhension du Moyen Age. Réunis à l'initiative de Jacques Le Goff, les médiévistes les plus renommés ont participé à l'écriture de cet ouvrage riche et documenté, qui offre une introduction au Moyen Age par ceux qui l'ont vécu et lui ont donné vie.
    Cent portraits d'hommes et de femmes incarnent ainsi dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes. Ce sont là davantage que des biographies aux couleurs chatoyantes : révélateurs de leur temps et mémoire d'une époque, ces personnages dessinent un Moyen Age créatif et riche en contrastes, bien loin de sa réputation obscurantiste.

  • Sombre repoussoir des Lumières et de la modernité, le Moyen Âge peine à se défaire de sa mauvaise réputation. Pourtant, au coeur de ce millénaire se loge une singulière période d'essor et d'élan créateur, déterminante pour la destinée du monde européen.
    Réputé anarchique, le système féodal repose en fait sur une organisation sociale efficace. L'Église, colonne vertébrale de la société, assure la cohésion des entités locales tout en conférant à la chrétienté une prétention à l'universalité. Les manières de percevoir et de vivre le temps, l'espace, l'au-delà, l'âme et le corps révèlent les paradoxes d'une civilisation exceptionnellement féconde.
    Ainsi, le féodalisme, traditionnellement considéré comme l'âge de la stagnation et de l'obscurantisme, pourrait bien être l'un des ressorts oubliés de la dynamique par laquelle l'Occident a imposé sa domination à l'Amérique d'abord, puis à l'ensemble de la planète. Porté par une thèse originale, La Civilisation féodale s'est imposé dès sa première parution comme une somme incontournable sur l'histoire médiévale.

    Nouvelle édition augmentée d'une postface de l'auteur.

  • Véritable immersion dans l'une des périodes de l'histoire les plus créatives, cet ouvrage dirigé par Jacques Le Goff explore le Moyen Âge de l'intérieur, à travers 112 portraits d'hommes et de femmes qui ont vécu et donné vie à dix siècles de questionnements, d'échanges et de découvertes.
    Les personnages de ce volume ne se limitent pas à offrir une image résumée de leurs vies et de leur réputation au Moyen Âge. Ils sont ici en tant que témoins et mémoire historique. Ces héros de l'histoire (Attila, Clovis, Charlemagne, Saladin, Marco Polo, Jeanne d'Arc...), ou ces personnages imaginaires (Arthur, Satan, Mélusine, Robin des bois...) révèlent une période qui s'éloigne de l'image d'un Moyen Âge obscurantiste.
    Jacques Le Goff a demandé aux historiens les plus renommés de participer à l'écriture de cet ouvrage, qui offre une introduction passionnante et actualisée de cette période essentielle de notre histoire.
    Le livre est accompagné de cartes, d'une chronologie et d'une bibliographie de référence.

  • L'histoire a toujours sévèrement jugé les rois mérovingiens et l'âge obscur qui prolonge la romanité tardive jusqu'à la renaissance carolingienne. Patrick J. Geary fait justice de cette image négative : Charlemagne et les siens avaient tout intérêt, pour légitimer l'usurpation, à inventer le concept de « roi fainéant ».
    Le Monde mérovingien fait revivre, en ses diverses dimensions, une époque multiple et féconde, mettant l'accent sur le rôle éminent des gens d'Église dans le jeu du pouvoir politique : pouvoir épiscopal, privilège de l'ancienne aristocratie sénatoriale, qui prolonge les idéaux de la romanitas et les frontières des civitates romaines ; pouvoir des moines qui, par vagues successives (monachisme martinien, provençal, irlandais, puis anglo-saxon), introduisent des formes de religion et d'organisation géo-politique nouvelles. Passionnante fusion de deux mondes, romain et barbare, l'âge mérovingien voit le sol se couvrir d'abbayes, et se modeler en même temps le paysage politique et culturel de ce qui sera un jour la France.

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés,

  • Si seulement nos professeurs d'histoire nous avaient raconté le Moyen Âge avec la faconde, l'allant et la jovialité d'Alessandro Barbero ! Nous en aurions aujourd'hui une connaissance certainement plus vivante et plus intime. C'est le pari réussi de ce petit ouvrage qui, en six coups de pinceaux nerveux et précis, nous plonge dans la France et l'Italie des XIIIe, XIVe et XVe siècles : trois portraits d'hommes et trois de femmes qui font revivre la société médiévale, donnent chair à leurs façons de penser, à leurs idéaux, à leurs combats, bref à ce quotidien médiéval si difficile à appréhender.
    1) Le voyage commence à Parme. Barbero retrace le parcours de Salimbene de Adam (1221-1288), un jeune noble qui, contre l'avis de son père, décide de devenir moine et de ne plus se nourrir que de choux et de pain rassis. C'est l'Italie de François d'Assise et des prêcheurs qui haranguent les foules.
    2) Vient ensuite l'Italie de Dante, celle du marchand florentin Dino Compagni (1225- 1334), figure emblématique des premiers gouvernements populaires, celle des chevaliers bannis, des palais fortifiés et des vengeances sanguinaires.
    3) Le troisième représentant de la gent masculine est le Français Jean de Joinville (1224-1317), qu'on suit de près au côté de Saint Louis dans la croisade qui le mena à Jérusalem.
    4) Ultime retour en Italie avec Catherine de Sienne (1347-1380), grande figure de la mystique du Moyen Âge italien, et, en arrière-fond, la fameuse querelle papale entre Rome et Avignon.
    5) Christine de Pisan (1364-1430), seule femme laïque de l'ouvrage, nous ramène en France et nous montre le destin d'une mère et d'une épouse qui fut aussi la première « féministe » de l'histoire et la première auteure de « best-seller ».
    6) Barbero termine son tour d'horizon avec la figure mythique de Jeanne d'Arc (1412- 1431) et revient sur les aberrations de son procès, avec une attention toute particulière aux détails, aux hésitations, aux vanités humaines de l'époque.
    Six figures universelles qui offrent une porte d'entrée remarquablement efficace sur le Moyen Âge.

  • Le 7 octobre 1571, au large des côtes grecques, dans le golfe de Lépante, l'aube se lève sur une mer couverte de bateaux : d'un côté la flotte de l'Empire ottoman, de l'autre les galères de Venise, de l'Espagne de Philippe II et du Saint-Siège, unies sous la bannière de la Chrétienté. Ces deux immenses armées s'apprêtent à livrer la plus importante bataille navale de l'histoire moderne. Quel formidable jeu d'alliances politiques et militaires, d'intérêts économiques, d'ambitions personnelles, de hasards géographiques et d'aléas climatiques a conduit à cet affrontement ? Comment les visées de l'ambitieux Sélim II, de l'obstiné Pic V et du prudent Philippe II se sont-elles mêlées pour faire converger les destins de milliers de marins et de soldats vers Lépante en cet automne 1571 ? C'est ce que raconte cette fresque magistrale.
    Multipliant les points de vue, faisant dialoguer avec brio les sources turques et occidentales, Alessandro Barbero tisse le récit de la fascinante montée vers la guerre qui mobilisa, deux années durant, toutes les rives de la Méditerranée. Délaissant le mythe qui a voulu voir en Lépante un "choc des civilisations" avant l'heure, il met en scène à part égale pachas ottomans et marins vénitiens, ambassadeurs espagnols et espions romains en une grandiose épopée, qui compose un tableau extraordinairement vivant de l'Europe de la Renaissance.

  • Brutalité, avidité, sens de l'honneur : guerriers en armure contre valeureux archers ; sabres et cottes de mailles, sabots qui claquent tandis que retentit l'appel du muezzin : dans cette fresque magistrale.
    Jonathan Phillips restitue les multiples épisodes de l'affrontement séculaire entre chrétiens et musulmans. Tout y est : les violences atroces qui accompagnèrent la prise de Jérusalem en 1099, les heures de gloire de la troisième croisade qui mit aux prises Saladin et Richard Coeur de Lion, le détournement de la quatrième qui vit les croisés s'en retourner en Europe sans avoir jamais foulé la Terre sainte - mais après avoir dûment saccagé Constantinople...
    Parmi les acteurs de cette épopée, on croisera les figures bien connues des Templiers, de Bernard de Clairvaux, de Saint Louis ; la reine Mélisende qui, faisant preuve d'intelligence et d'autorité, gouverna d'une main de fer le royaume de Jérusalem ; ou encore l'empereur Frédéric II, érudit et arabophone, qui, bien qu'excommunié. réalisa l'exploit de reprendre Jérusalem, en 1229, sans coup férir ! Jonathan Phillips explore toutes les facettes de la guerre sainte, y compris les plus surprenantes.
    On verra ainsi que. contrairement aux idées reçues, la diplomatie l'emporta souvent sur l'épée ; que la croisade n'empêcha pas chrétiens et musulmans de nouer amitiés et alliances : et qu'il y eut, comble du paradoxe, des appels à la croisade contre des chrétiens, et au jihad contre des musulmans...

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