Pu De Vincennes

  • Réflexions d'historiens et d'archéologues sur une question largement ignorée de l'historiographie habituelle : celle des latrines, lieux d'aisances et autres commodités.

    Rarement abordée par les chercheurs, parce que jugée trop scabreuse ou relevant d'une trop grande intimité, la question des latrines et de l'élimination des déchets physiologiques est pourtant au centre du quotidien. Son impact sur l'organisation sociale, en particulier en milieu urbain, est loin d'être négligeable. Dans le monde islamique, elle fait partie des préoccupations relevant de la pratique religieuse. L'intensification actuelle du problème, sous l'effet de l'augmentation rapide de la population mondiale impose de comprendre comment celui-ci était posé et résolu dans le passé.

  • L'histoire économique est en déshérence. Médiévales la revisite sous l'angle du travail. Paris s'y prête très bien, car les statuts de ses corporations ont longtemps servi de modèle pour penser l'économie urbaine médiévale.

  • On a beaucoup traduit au Moyen Âge, et l'originalité de ce numéro est de réunir des historiens et des littéraires autour d'un problème qui se pose à eux avec la même force :
    Comment traduisait-on au Moyen Âge ? et comment traduire le Moyen Âge aujourd'hui ?
    Histoire et littérature sont parfois pensées comme deux domaines étanches. Or deux occupations leur sont aussi communes qu'essentielles, à savoir l'édition et la traduction, puisque sans texte scientifiquement établi il n'est ni reconstitution du passé ni herméneutique solide possible, et que sans traduction, il n'est pas non plus de compréhension assurée des témoignages venus des mondes anciens. L'originalité de ce numéro coordonné par une chercheuse ayant reçu une double formation en Lettres et en Histoire est donc de faire dialoguer des spécialistes de littérature et d'histoire du Moyen Âge autour d'un même objet : la traduction.

  • Ce livre témoigne de l'intérêt renouvelé des historiens pour un champ d'investigation longtemps laissé aux seuls historiens de l'art.
    Médiévistes et modernistes proposent une réflexion sur le statut de l'image, de la relation au texte, tout en s'intéressant aux processus de fabrication et à la réception des images, dans un parcours qui nous mène de l'image du pouvoir au pouvoir de l'image, du Moyen Âge au siècle des Lumières.

  • L'intersection entre science et technique est-elle, pour le Moyen Âge, scientifiquement pertinente ? La question mérite d'être posée. En effet, quels rapports établir entre pensée technique et pensée scientifique, qui sont souvent étudiées indépendamment l'une de l'autre ou, au mieux, selon un modèle historiographique hérité du XIXe siècle faisant de la technique une simple application de la science ? Ce volume, réunissant les recherches d'historiens des techniques et des historiens des sciences, propose un examen attentif des modalités de ce croisement, au travers du contexte et des démarches spécifiques de chaque cas considéré. Ensemble, les études réunies ici jettent un éclairage nouveau sur des liens beaucoup plus profonds qu'il n'a souvent été imaginé.

  • Louis XIV utilisa massivement l'art à des fins de propagande politique, suscitant à cet égard, tant en France qu'à l'étranger, des critiques et des attaques aussi véhémentes que tenaces.

    Louis XIV est le roi-soleil. Le succès de ce logo ne s'est jamais démenti, et de nos jours moins que jamais. Du vivant du roi cependant, il fut l'objet de contreverses par ses ennemis au point de produire un contre-effet, et connut même une certaine défaveur.
    L'ouvrage d'Hendrik Ziegler, richement illustré (médailles, monuments parisiens de la place des victoires, et de la place Vendôme), s'attache à mettre en évidence le jeu des influences réciproques entre la production des images du roi et leur réception par les contemporains, en l'occurence ses ennemis. Ainsi, les productions artistiques ne sont pas seulement l'illustration de processus historiques, elles sont des instruments et des acteurs des phénomènes sociopolitiques.

  • Les meilleurs spécialistes français et étrangers abordent les rapports complexes, entre les idéaux réformateurs à l'oeuvre dans l'église médiévale, et l'écriture hagiographique, entre le VIe et le XIIIe siècle.

  • Ce travail collectif regroupant historiens, géographes et informaticiens, témoigne des profonds renouvellements de l'histoire médiévale et moderne de Paris grâce à l'analyse spatiale. Le plus ancien plan parcellaire de Paris (plans Vasserot 1810-1836) a été reconstitué dans un système d'information géographique, permettant ainsi d'analyser la morphologie urbaine et de la croiser avec diverses emprises sociales : localisation des enceintes, densités socio-économiques, spatialités du pouvoir seigneurial et royal, présence de la noblesse à Paris sont autant de dimensions de la fabrique de la ville bénéficiant d'un Éclairage nouveau.
    Ouvrage unique en son genre, richement illustré, Paris de parcelles en pixels est la synthèse d'une expérience unique et inédite jusqu'à aujourd'hui.

  • « Dans l'Angleterre du XIVe-XVe sie`cle, les interactions multilingues entre anglais, anglo- normand, latin et diverses langues hybrides sont la norme pluto^t que l'exception : cela est vrai pour les marchands e´changeant leurs biens, pour les diplomates transportant des informations, pour les pre´dicateurs, pour les travailleurs et les intendants des domaines ruraux, pour les agents et les allie´s de Richard II ou d'Henri IV, pour les poe`tes de cour ou les compilateurs de collections de recettes me´dicales. Bien souvent, les gens parlaient, entendaient, e´crivaient, lisaient a` travers les langues : cela vaut pour la communication et pour la parodie, pour l'expression et pour la re´sistance. L'anglais, l'anglo-normand et le latin e´taient alors des langues vivantes... » Mark Amsler (Université d'Auckland)
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  • De nombreux processus d'innovations documentaires sont à l'oeuvre aux XIVe et XVe siècles dans les sociétés occidentales. Après avoir mis en lumière un moment charnière aux XIIe-XIIIe siècles (le « tournant pragmatique »), les historiens s'attardent désormais aux évolutions des formes l'écrit qui ont facilité l'essor de l'imprimerie et la construction des États modernes.

    Dans les derniers siècles du Moyen Âge, de nouvelles pratiques administratives se développent pour accompagner le changement de mentalité d'une société de l'oral à une société de l'écrit. Du pays de Galles au Bordelais, en passant par les villes du Nord de la France, tous les secteurs de la société sont touchés : institutions urbaines, princières, monastiques, ou simples particuliers produisent de nouveaux types d'outils documentaires nés de la combinaison de techniques d'enregistrement et de compilation, nourris d'emprunts et d'expériences passées. L'étude des mécanismes de ces transformations, qui font suite à la « révolution documentaire », révèle l'institutionnalisation progressive de l'administration et la rationalisation pragmatique de l'ordinaire.

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