Armand Colin

  • Période fondatrice d'une « Europe » qui trouve ses racines dans l'action politique et stratégique de Charlemagne, l'ère carolingienne fascine et interroge les Européens modernes que nous sommes. Ce sont les dimensions européennes de l'empire carolingien qui sont ici étudiées et expliquées. Cette synthèse renouvelée d'une époque et d'un espace en pleine mutation, complémentaire de tout cours sur la période, offre autant un rappel des événements, une description des différentes parties de l'empire qu'une réflexion sur les éléments qui font alors l'unité de l'Europe : christianisme, culture des élites et réseaux formés par les familles de l'aristocratie.

    Elle dégage également plusieurs thématiques qui s'imposent aujourd'hui dans la recherche européenne sur le haut Moyen Âge, notamment le rôle des femmes et la gestion de l'espace.

  • Aux 16 e et 17 e siècles, la monarchie espagnole rayonne dans l'Europe entière par la puissance de ses armées. Par l'étendue de ses possessions, de Manille à Barcelone, de Madrid à Mexico, elle atteint une dimension inégalée. Ses métaux précieux inondent le continent alors que ses chefs-d'oeuvre bouleversent la création artistique avec Don Juan, Don Quichotte ou Le Cid.
    De Charles Quint au siècle d'Or, des Lumières au frémissement révolutionnaire, ce livre retrace l'histoire des royaumes espagnols entre 1516 et 1788. Il analyse les permanences et les transformations et examine les pratiques politiques qui préfigurent l'Espagne des 19 e et 20 e siècles.
    Complété par une série de documents, qui proposent des méthodes de réflexions et de commentaires, et par des outils (un glossaire, une chronologie et une bibliographie), ce livre permettra à tout étudiant d'acquérir les connaissances nécessaires pour s'orienter avec précision dans l'histoire de l'Espagne.

  • Le XVI e siècle est un temps de dépassements, d'ouvertures, de questionnements et de ruptures. Ouvertures vers le Nouveau Monde et vers de nouveaux savoirs nourris de la réinterprétation de l'Antiquité par les humanistes et les maîtres de la Renaissance artistique ; interrogations sur les fins dernières de l'Homme et sur le salut de son âme ; ruptures avec l'éclatement de la chrétienté d'Occident et l'étiolement de la notion d'Empire assaillie par les aspirations nationales.

    L'objectif de ce livre est d'analyser la structure et la trame conjoncturelle de ce siècle à travers les faits politiques, sociaux, économiques, culturels et religieux. Un choix de textes commentés, des cartes, une chronologie, une bibliographie et un index offrent au lecteur la possibilité de cheminements personnalisés à travers cette Europe du XVI e siècle.

  • Entre 1905 et 1922, l'Empire russe a connu une série d'épisodes révolutionnaires qui ont abouti à la chute de l'empire tsariste et à la création de l'Union soviétique. L'ouvrage se consacre à cette quinzaine d'années qui ont métamorphosé la Russie de Nicolas II et le monde tout entier en présentant et analysant les différentes phases du processus révolutionnaire.
    Le soulèvement en 1905 contre le régime autocratique des Romanov est le premier de ces événements. Il bouleverse les anciens équilibres et fait entrer le pays dans une profonde crise d'identité politique, entre maintien de l'autocratie et expérience constitutionnelle. L'entrée de l'empire dans la Grande Guerre, les échecs militaires, la crise économique et les grèves aboutissent à la révolution de Février 1917, à l'abdication du tsar et à la formation d'un gouvernement provisoire. Enfin, la révolution d'Octobre 1917 voit la prise du pouvoir par les bolcheviks, l'instauration d'un gouvernement communiste et le début d'une guerre civile qui durera jusqu'en 1922, date de la création de l'Union soviétique.
    Cette analyse politique, institutionnelle et économique propose une vision ample de la période et montre la pérennité d'un domaine impérial russe, non pas dissous, mais reconfiguré par les nouveaux maîtres du pays.

  • À partir de la fin du ixe siècle, les structures carolingiennes, qui avaient donné une certaine unité politique et géographique à l'Europe, laissent la place à une nouvelle organisation sociale  : la société seigneuriale. Si l'Europe seigneuriale apparaît souvent comme une période emblématique du Moyen  Âge, avec la multiplication des châteaux, l'idéologie chevaleresque, la toute-puissance de l'Église ou les relations féodo-vassaliques, les réalités sociales et politiques sont toutefois plus complexes.
    Cet ouvrage propose une synthèse événementielle et une réflexion sur les caractéristiques de l'Europe, de 888 à 1215  : éclatement de l'Empire carolingien en royaumes, réduction progressive de l'échelle du pouvoir, encadrement plus serré des populations par une aristocratie guerrière ou ecclésiastique et prise en charge idéologique de la société par une Église progressivement centralisée sur Rome.

  • Ce manuel propose une synthèse sur l'Angleterre des Tudors aux Stuarts, qui a connu récemment des débats historiographiques d'une très forte intensité et a été mis en lumière avec le succès de séries télévisées comme The Tudors ou Wolf Hall.
    L'époque des Tudors et des derniers Stuarts (fin XVe-début XVIIIe s.) est celle des figures emblématiques d'Henri VIII ou d'Oliver Cromwell et des grands événements tels que la victoire d'Elisabeth Ier, la « reine vierge », sur l'Invincible Armada espagnole en 1588, l'exécution de Charles Ier en 1649 ou encore la Bill of Rights qui instaure la monarchie parlementaire en 1689.
    Ces deux siècles marquent une phase essentielle dans l'émergence de l'Angleterre comme puissance mondiale majeure, forte d'une identité protestante affirmée et d'un développement démographique et économique sans précédent. Attentif à restituer les intenses luttes politiques et religieuses de cette période, l'ouvrage se penche également sur les évolutions sociales et culturelles d'une nation diverse. Il donne ainsi à voir sous un nouveau jour les révoltes et révolutions du XVIIe siècle, replacées dans le contexte des dissidences irlandaises et écossaises. Il interroge également le sort des communautés marginalisées (irlandaises, catholiques, presbytériens, juifs, quakers, levellers) et le poids de la traite atlantique. Enfin, il montre, derrière une identité britannique qui s'élabore et se renforce pendant tout le XVIIe siècle, une image plus fragile et plus incertaine de la construction de l'État anglais de l'époque.
    Plus que jamais, la pertinence du contexte européen s'impose avec la prise en compte des influences françaises et hollandaises dans les débats sur la tolérance religieuse, l'étendue de la prérogative royale ou encore les vertus du libre-échange.

  • Ce manuel, organisé de manière thématique, présente de façon extrêmement originale, une histoire de l'Europe. Il propose les principaux jalons de l'histoire de cette « civilisation européenne », de l'Antiquité à nos jours, et pose la question de la spécificité d'un fonds commun européen qui permettrait de définir une « identité » européenne originale. L'Europe d'aujourd'hui est le produit d'héritages multiples... qui ne sont pas tous européens et qui ne se sont pas tous ajoutés les uns aux autres de manière facile. L'Europe a été, tout au long de son histoire, un espace d'affrontements culturels, politiques et militaires. La prise de conscience d'elle-même a été lente, s'est souvent faite par des contacts difficiles avec l'extérieur, et n'a pas empêché les différences entre Européens de prévaloir sur leurs « valeurs » et intérêts communs.

  • Foyer de création artistique et littéraire, creuset de nouvelles pratiques religieuses, terre de vestiges antiques, l'Italie est à l'époque moderne une source d'inspiration et un objet d'admiration pour l'Europe entière. Elle devient alors à la fois la caisse de résonance de multiples ambitions étrangères et un laboratoire politique et social original, au moment où ses transformations économiques mettent en place un système de production dans lequel se décèlent déjà les contrastes entre le Nord et le Sud.
    Adoptant une perspective chronologique et thématique large, ce manuel entend proposer une grande synthèse sur quatre siècles d'histoire de l'Italie et souligner toute la richesse de cette période en présentant les plus récents renouvellements historiographiques. Il met en lumière la situation originale d'une Italie moderne qui, morcelée en de multiples États et inexistante sur le plan politique, voit pourtant se développer une identité géographique, symbolique et culturelle spécifique dont l'existence précède le projet d'un État unitaire.

  • Scientifiques, philosophes, artistes ont marqué de leur empreinte l'histoire de Paris. C'est tout particulièrement vrai au temps des Lumières quand la France et la culture française régnaient sur l'Europe. Grands savants, inventeurs ou simple curieux, français et étrangers, accompagnent les grandes évolutions de la France pré-révolutionnaire. Cet ouvrage redonne vie à ces hommes, à leurs oeuvres, ainsi qu'aux lieux où ils ont vécu et travaillé ; le lecteur est invité à une promenade captivante dans un Paris vivant et coloré.

  • Que sait-on vraiment de « l'histoire » de France, de cette réinvention en continu du « roman national », des évolutions dans la perception de ce qui rassemble et divise les Français depuis toujours ? Un véritable travail d'historien, une étude magistrale, attendue, qui nous fait redécouvrir l'histoire de notre pays, côté « secrets de fabrication ».

  • Qu'est-ce que la noblesse en France ? Et ne s'agit-il pas plutôt des noblesses ? Comment s'est-elle construite et comment, du XVIe siècle à l'après-Restauration a-t-elle survécu aux assauts de la monarchie et à l'épisode révolutionnaire ? Quels furent ses usages, ses cadres de vie ? Cette synthèse inédite et exhaustive propose le tableau détaillé d'un monde très divers mais aussi de l'histoire de l'Etat, des évolutions économiques et culturelles sur plus de trois siècles. Elle s'inscrit dans une étude renouvelée de l'histoire sociale et aide à mieux comprendre la réalité de la société française.

  • Comprendre la France d'Ancien Régime implique de se distancier de réflexes mentaux trop contemporains. L'État moderne se construit dans une économie préindustrielle, entraînée par le commerce des produits agricoles dans une société où les libertés sont longtemps confondues avec les privilèges des ordres sociaux et dans une culture largement vivifiée par la religion. La formation de l'État-nation est l'oeuvre d'une monarchie sacralisée à perspective absolutiste, où le souverain ne parvient pas à s'adapter à la redéfinition de la nation au siècle des Lumières. Après un lent dégagement des conceptions féodales, la monarchie n'a pas été capable de maîtriser la question du pluralisme religieux, ni d'imposer une réforme progressive de la société pour en tirer une fiscalité à la hauteur de ses ambitions. Le refus politique d'association de la nation à la gestion de l'État, longtemps maîtrisé grâce à l'attachement des élites au partage financier des ressources de l'État fort, fi nit par asphyxier la monarchie lorsque l'enlisement des réformes se paie par la faillite. Pour cerner la vraie nature de l'absolutisme français, de sa naissance à sa crise ultime, huit chapitres thématiques replacent l'État royal dans son environnement géographique, économique, social, religieux et culturel. Trois chapitres dégagent ensuite les caractéristiques essentielles de chaque siècle. Quelques questions fondamentales pour l'histoire de la France moderne sont enfin approfondies.

  • La France d'Ancien Régime est constituée de 80% de paysans. C'est donc à l'étude de leurs mentalités et de leurs comportements que s'attache d'abord cet ouvrage, dans le cadre de la famille, puis à travers plusieurs thèmes : la faim, les maladies, les peurs, les formes de sociabilité aux villages et les rythmes d'existence quotidienne.
    Mais cette culture paysanne est aussi en interaction avec le mouvement intellectuel et artistique qui touche le monde de la cour et des villes. Pourquoi l'absolutisme politique s'y impose-t-il mieux qu'au village ? Comment et pourquoi la civilisation du livre se développe-t-elle ? Comment les bonnes manières créent-elles un fossé entre les élites et les masses populaires ? Comment enfin ces mutations aboutissent-elles à 1789 en préparant une véritable sacralisation de l'Ancien Régime ?

  • « La France fut faite à coups d'épée ». Cette citation de Charles de Gaulle dont s'inspire le titre de l'ouvrage dit bien ce que le paysage de la France doit aux grandes batailles qu'elle a dû livrer pour construire ces frontières que nous connaissons aujourd'hui.
    Depuis le Moyen Âge jusqu'aux guerres de Libération de Provence et d'Alsace, l'auteur nous fait revivre cette grande épopée à travers les moments les plus marquants de son histoire. On y croise le fer en compagnie de Du Guesclin et de Jeanne d'Arc qui donnent aux armées de leurs souverains respectifs des victoires éclatantes, même si d'autres batailles, comme celles de Crécy ou de Poitiers ont laissé un goût plus amer. La plume alerte de Dominique Lormier court de Valmy aux grandes heures des guerres napoléoniennes jusqu'aux batailles acharnées des deux derniers conflits mondiaux.
    Cet ouvrage, abondamment illustré, se lit comme un roman, celui de l'histoire de France.

  • La construction d'un espace politique, économique, social et culturel européen n'est pas une idée neuve. Mais au 19e siècle, l'idée se heurta à la force de la nation comme modèle politique.
    De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie politique du temps : du congrès de Vienne et de la Sainte- Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et allemande, des peuples aspirent à former des nations érigées en États, sous l'oeil bienveillant ou hostile des grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces puissances et des régions particulièrement concernées par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse aux grands mouvements culturels européens - comme le romantisme - et montre l'essor économique parallèle de l'Europe.
    Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871 à 1914, période de tensions politiques, économiques, culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente et de la Triple- Alliance). L'accent est mis sur les mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de courants socialistes pacifistes et internationalistes et de courants nationalistes bellicistes et antisémites.
    L'Europe domine le monde par la colonisation et par la culture, mais cette domination externe s'accompagne de déchirements internes, autour des Balkans ou du Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la « marche à la guerre ».

  • Du milieu du XVe à la fin du XIIIe siècle, l'Europe vit de profondes mutations économiques. Le lent passage des autarcies vivrières à une économie de marché, en voie de généralisation au seuil de la Révolution industrielle, s'accompagne de l'affirmation du capitalisme.
    Malgré des épisodes de crise, l'économie européenne moderne connaît une expansion permanente. L'auteur en présente les spécificités et les facteurs explicatifs, en s'interrogeant notamment sur la place des diverses productions agricoles et manufacturières, leur organisation, leur insertion dans les échanges et leur évolution.
    À la lumière d'une historiographie en plein renouvellement, cet ouvrage propose une synthèse claire et complète des caractéristiques et de l'évolution de l'économie en Europe occidentale.

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