Tallandier

  • L'Angleterre n'est pas une île. Elle occupe la partie méridionale d'un archipel, dont elle a lentement, méthodiquement, effectué l'exploration et la conquête. Poursuivant sa quête impériale pour s'étendre jusqu'aux confins du globe, l'Angleterre, « voisine d'aucun par la terre » est devenue au cours des âges « la voisine de tous par la mer ».
    Ainsi Bernard Cottret résume cette longue mutation commencée il y a près de mille ans avec Guillaume le Conquérant. Dans une approche originale, s'arrêtant sur des épisodes et des personnages à ses yeux significatifs,il offre la synthèsebrillante et limpideque l'on attendait.

    Bernard Cottret retrace, de Guillaume le Conquérant à nos jours, en passant par la révolution industrielle et l'ère des impérialismes de 1848 à 1914, près de mille ans de règnes successifs, de guerres, de révolutions et de crises économiques auxquels la France a été étroitement mêlée.

  • Longue et complexe, l'histoire de l'Écosse est « un conte plein de bruit et de fureur ». Qu'elle appartienne au Royaume-Uni depuis le XVIIIe siècle n'en a jamais fait une province anglaise, car cette nation a toujours conservé sa personnalité propre.
    Épargnée par l'occupation romaine, son peuplement, sa langue, son organisation sociale, ses dynasties princières, ses alliances et même les aspects qu'y a revêtus le protestantisme la différencient fortement de sa voisine. Le long passé de l'Écosse et des Écossais ainsi que leur culture méritaient amplement une synthèse à part entière. C'est chose faite, de la manière la plus savante et la plus vivante qui soit, sous la plume de Michel Duchein, l'un des meilleurs spécialistes de l'histoire d'outre-Manche.

  • « Un livre merveilleux : horrible, impressionnant, sanglant, parfois très drôle et toujours divertissant. » Robert Harris Dans un récit vivant et passionnant, Mary Beard et Keith Hopkins invitent le lecteur à un périple fait de légendes et d'histoires, au coeur du plus mythique des monuments : le Colisée de Rome.

    Le Colisée était le monument le plus imposant de la Rome impériale, dominant la cité. À l'origine, il pouvait accueillir plus de 50 000 spectateurs, friands de ses jeux meurtriers. Il reçoit aujourd'hui la visite de plus de 4 millions de visiteurs par an et il a attiré les touristes au fil des siècles, de Lord Byron à Mark Twain, et même Adolf Hitler.
    Mary Beard et Keith Hopkins nous content aujourd'hui l'histoire de la plus vaste arène de Rome : sa construction, les entraînements et les combats des gladiateurs et autres jeux du cirque qui s'y déroulaient, les foules d'amateurs qui se plaisaient à suivre ces jeux, les empereurs qui les mirent en scène et leurs détracteurs. Les auteurs racontent également ce que fut l'étrange seconde vie de ce monument : en effet, le Colisée fut aussi, tour à tour, un fort, une église, un jardin botanique et une fabrique de colle.

    Plein d'anecdotes et d'illustrations, ce livre est érudit et divertissant à la fois. Il n'existe pas de meilleure biographie du Colisée !

  • Berceau de l'Europe, les Pays-Bas ont une grande et inspirante Histoire. Depuis la République des Provinces-Unies au XVIIe siècle, terre d'accueil pour savants et hommes de lettres, les Néerlandais ont fait preuve d'un esprit d'ouverture et d'indépendance. Autant que leurs renommés marchands d'épices et d'étoffes, les maîtres de la peinture du Siècle d'Or ont contribué à la prospérité de cette nation ingénieuse.
    Ce delta sans cesse menacé par la mer et les fleuves est devenu un pays conquérant, longtemps détenteur d'un vaste empire colonial de l'Amérique du Sud à l'Asie.
    Des origines germaniques de ce peuple appelé autrefois les Bataves, en passant par la rivalité entre les « cabillauds » et les « hameçons » ou la guerre des Boers, sans oublier les nombreuses femmes néerlandaises emblématiques, sans qui la société n'aurait pas connu un tel degré de fortune et de bien-être, cette synthèse nous invite à saisir les spécificités d'une nation unique. Un peuple libéral, pionnier dans le domaine des moeurs, pilier de la construction européenne, qui n'a pu s'élever qu'en restant fidèle au traditionnel polder model, idéal de consensus et de solidarité, né de la nécessaire maîtrise de l'eau.
    Aujourd'hui, face à une indéniable montée populiste, cette société dynamique et multiculturelle se trouve déchirée entre son idéal de tolérance et la crainte de la perte de son identité.

  • Baptisé « terre de glace » par les Vikings qui le colonisèrent en 874, ce bout de terre isolée au nord de l'océan Atlantique, aussi splendide qu'imprévisible, intrigue. Dès le Xe siècle, les Islandais affirment leur originalité en inventant l'un des parlements les plus anciens du monde.
    « L'Alþingi » incarne l'esprit de ce peuple qui se pense d'abord comme une communauté et préfère, à l'autorité d'un roi, élaborer ses lois au sein d'une assemblée en plein air et en assurer lui-même l'exécution. Mais cet âge d'or, celui des Sagas - chefs-d'oeuvre de la littérature médiévale et socle culturel -, prend _ n au XIIIe siècle lorsque les clans dominants se déchirent et signent un pacte avec le roi norvégien. Elle n'aurait pu rester qu'une colonie mais c'était sans compter sur la détermination tenace de ses habitants qui obtiendront de haute lutte leur indépendance de la Couronne danoise, en 1944.
    De la colonisation à l'adhésion forcée au protestantisme, en passant par les « guerres de la morue », la « révolution des casseroles » ou la question de l'intégration dans l'Union européenne, voici l'étonnante destinée d'un peuple ingénieux, souvent menacé de disparition et fascinant par sa capacité à s'adapter. Les Islandais, 330 000 aujourd'hui, ont montré au cours des siècles une volonté hors norme à faire valoir leur identité et la démocratie pour devenir une nation moderne et prospère qui tient désormais son rang.

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