Actes Sud

  • Troisième édition totalement revue, corrigée et augmentée. Cet ouvrage constitue le seul dictionnaire de hiéroglyphes en français et reste un outil de travail indispensable pour les étudiants, les amateurs et les passionnés d'épigraphie égyptienne. Pour cette troisième édition, il a été enrichi de nombreuses entrées et de références inédites.

  • Les ouvrages de cette collection «(Lettres égyptiennes)» proposent de découvrir la civilisation égyptienne à travers sa littérature : textes fondateurs, hymnes religieux, écrits officieux, biographies, récits de campagnes ou de batailles... Ils constituent à la fois un outil pour toute personne cherchant à s'initier aux écritures hiéroglyphique et hiératique (puisque chaque texte est donné dans sa version originale, en hiéroglyphes informatiques et en hiératique, en translittération et en traduction) et un guide permettant d'éclairer les différents aspects de la civilisation pharaonique. Dans ce quatrième volet sont traduits et analysés les textes de la fin de la XVIIIe dynastie : princiaplement Amenophis III, Akhenaton,Toutânkhamon et Horemheb.

  • Ce livre monumental - 400 illustrations en couleurs - est le catalogue de l'exposition consacrée aux antiquités du proche et du moyen-orient aux musées royaux d'art et d'histoire de bruxelles, en 2008.
    Il se distingue des livres et des catalogues spécialisés dans une époque ou une aire de civilisation déterminées, par la durée de la période qu'il traite : les objets les plus anciens datent du néolithique et la phase historique s'étend de gilgamesh, roi légendaire d'uruk (2652-2602 av. j.-c.), à la victoire de l'empereur aurélien sur la reine de palmyre, zénobie (272 apr. j.-c.) ; également par l'ampleur du champ qu'il recouvre : mésopotamie, de sumer à l'empire néo-babylonien ; syrie, phénicie, transjordanie ; mais aussi les civilisations périphériques, durablement influencées par celles du proche-orient : arabie du sud, iran, anatolie.
    L'accent est mis, en particulier, sur la naissance et le développement de l'écriture : pictogrammes, cunéiformes, syllabique, alphabet. parmi les pièces majeures analysées dans le livre, tirées des collections royales de bruxelles, figurent la célèbre plaque votive de gilgamesh, des bas-reliefs de nimroud, des ivoires et des statues votives de phénicie, des idoles anatoliennes, des sceaux cylindres et des tablettes mésopotamiennes, de splendides bijoux iraniens et babyloniens ; et surtout, la plus belle collection au monde de bronzes du luristan (iran) dont les formes et la décoration fantastiques sont influencés par les arts de la steppe autant que par les traditions du proche-orient ancien.
    De nombreuses cartes en couleurs, dessinées par le cartographe de l'école pratique des hautes études de la sorbonne, et des chronologies détaillées, viennent étayer cet impressionnant travail d'érudition.

  • Après avoir étudié la pyramide "rhomboïdale" de Snefrou à Dahchour-Sud, père de l'illustre Kheops, les deux auteurs rapportent leurs investigations dans la pyramide de Khephren (vers 2400 av. J.-C.), la deuxième des pyramides de Giza, haute de 136,50 mètres. Accessible aux égyptologues comme aux amateurs, cet ouvrage nous conduit au coeur d'une des aventures les plus controversées de l'égyptologie : la construction des pyramides. Au cours de cette enquête captivante, les auteurs nous font revivre l'aventure de ces travaux archéologiques : avec une clarté exemplaire, ils analysent les problèmes que suppose une telle construction et expliquent les solutions possiblement trouvées par les Égyptiens bâtisseurs pour construire cette pyramide, ce qui nous conduit à la probabilité de l'existence d'une chambre inconnue dont ils fournissent l'emplacement de son accès.

  • Les ouvrages de cette collection (Lettres égyptiennes) proposent de découvrir la civilisation égyptienne à travers sa littérature : textes fondateurs, hymnes religieux, écrits officieux, biographies, récits de campagnes ou de batailles... Ils constituent à la fois un outil pour toute personne cherchant à s'initier aux écritures hiéroglyphique et hiératique (puisque chaque texte est donné dans sa version originale, en hiéroglyphes informatiques et en hiératique, en translittération et en traduction) et un guide permettant d'éclairer les différents aspects de la civilisation pharaonique. Dans ce troisième volet sont traduits et analysés les textes fondateurs de la littérature du Moyen Empire : les romans, les Enseignements, la littérature dite «pessimiste», la littérature religieuse, les textes de propagande royale...

  • Nouvelle édition, totalement revue, corrigée et augmentée de nouveaux textes Cet ouvrage propose de découvrir la civilisation égyptienne à travers sa littérature : textes fondateurs, hymnes religieux, écrits officieux, biographies, récits de campagnes ou de batailles... Il constitue, à la fois, un outil pour toute personne cherchant à s'initier à l'écriture hiéroglyphique (puisque chaque texte est donné dans sa version originale, en hiéroglyphes informatiques, en translittération et en traduction) et un guide permettant d'éclairer les différents aspects de la civilisation pharaonique, en particulier, dans ce deuxième volet, la vie sous les plus grands pharaons de la la XVIIIe dynastie.

  • Nouvelle édition, totalement revue, corrigée et augmentée de nouveaux textes Cet ouvrage propose de découvrir la civilisation égyptienne à travers sa littérature : textes fondateurs, hymnes religieux, écrits officieux, biographies, récits de campagnes ou de batailles... Il constitue, à la fois, un outil pour toute personne cherchant à s'initier à l'écriture hiéroglyphique (puisque chaque texte est donné dans sa version originale, en hiéroglyphes informatiques, en translittération et en traduction) et un guide permettant d'éclairer les différents aspects de la civilisation pharaonique, en particulier, dans ce premier volet, la vie sous la XVIIIe dynastie.

  • La Rome antique : de Romulus et Remus à l'empereur César, et même au-delà, cette civilisation a étendu son influence sur l'Europe toute entière, et installé les bases de la société occidentale.
    Publié en collaboration avec le Musée du Louvre, cet ouvrage évoque l'histoire de Rome jusqu'à la chute de l'Empire. Basé sur trois grandes périodes de l'histoire romaine (la fondation, la République et l'Empire), il aborde les faits historiques principaux mais aussi les aspects sociologiques et culturels de la vie à Rome. Ainsi, le lecteur pourra en apprendre plus sur le statut de citoyen romain, la mode sous l'Empire ou bien les combats de gladiateurs...
    En s'appuyant sur la richesse des oeuvres du département des antiquité romaines du Louvre, ce documentaire invite les jeunes lecteurs (et leurs parents !) à une exploration dans le temps que l'on pourra prolonger dans les salles du Musée, mais aussi sur les sites romains antiques, de Pompéi à Arles.

  • Le Rhône n'est pas un long fleuve tranquille, mais il garde dans sa mémoire une partie de l'histoire d'Arles. Elle est écrite par fragments, de marbre, de navires, d'amphores, et de céramiques.
    Luc Long Cet ouvrage constitue le catalogue de l'exposition qui se tiendra à partir de l'automne 2009 au Musée départemental Arles antique. Celle-ci vise à présenter les extraordinaires découvertes faites ces vingt dernières années par les archéologues dans le fleuve à Arles et au large des Saintes-Maries-de-la-Mer. Avec près de 500 objets, des plus modestes aux plus exceptionnels - dont le fameux portrait de Jules César -, ressurgit du fleuve l'antique Arelate et le port qui a fait sa fortune.
    A l'origine, l'objet des fouilles archéologiques était la connaissance de l'histoire portuaire d'Arles dans l'Antiquité. La zone de prospection correspondait à la rive droite du fleuve près du quartier de Trinquetaille à Arles, située face au centre-ville. Cette zone, maintes fois remblayée, avait été jusque-là très peu fouillée. Plusieurs pièces, remontées entre août et début octobre 2007, présentent un intérêt exceptionnel, parmi lesquelles :
    - Un buste grandeur nature en marbre de César âgé. Il constitue la plus ancienne représentation connue aujourd'hui du fondateur de la cité romaine d'Arles. Typique de la série des portraits réalistes d'époque républicaine (calvitie, traits dus à l'âge.), il date sans doute de la création de l'Arles romaine en 46 av. J.-C.
    - Une statue de Neptune en marbre de près de 1,80 m de hauteur, datée de la première décennie du IIIe siècle apr. J.-C.
    - Une statue en bronze d'un homme barbu aux mains liées (un esclave ? Marsyas ?). Cette pièce est peut-être la copie romaine d'un original hellénistique.
    - Une statue en bronze doré de Victoire, d'environ 70 cm de hauteur. Sculptée en demi-relief, elle était sans doute vouée à décorer un parement de marbre.
    Les résultats ont mis en avant l'ampleur du réseau commercial entre le nord de la Gaule et le bassin méditerranéen et confirmé le rôle prépondérant de la ville d'Arles et de son port de transfert de charge entre la mer et le fleuve. Plusieurs pièces, remontées en 2007 et 2008 (dont le buste de Jules César), présentent un intérêt exceptionnel, fortement médiatisé depuis. Sous la direction de Luc Long, vingt-cinq chercheurs rédigeront les textes d'étude de l'ensemble de ces objets et de ces oeuvres pour la plupart inédits.

    Luc Long, commissaire scientifique de l'exposition, est conservateur en chef au Département des recherches en archéologie subaquatiques et sous-marines.

    «César, le Rhône pour mémoire» est une exposition au Musée départemental Arles antique du 24 octobre 2009 au 19 septembre 2010.

  • Riche de ses trois mille ans d'histoire, l'Égypte pharaonique a vu se succéder quelque trois cent quarante-cinq souverains. Si certains sont passés à la postérité, notamment les rois des périodes prospères - les trois grands Empires -, d'autres ne sont plus que de simples noms pour les archéologues. Les époques troublées - dites Périodes Intermédiaires - compliquent la tâche des scientifiques dans la reconstitution de la chronologie royale. Ce livre, qui représente avant tout un outil didactique, fournit un état des lieux des connaissances actuelles, en regroupant tous les renseignements fondamentaux sur chacun des pharaons attestés. Ceux-ci sont présentés de manière systématique, sous forme de fiche incluant : dates d'intronisation et de mort, famille (parents, épouses et enfants), lieu de sépulture, événements marquants du règne, sites où le pharaon a mené une activité architecturale, titulature complète, contemporains du règne accompagnés de leurs titres, bibliographie. Suivent des tableaux donnant la possibilité de retrouver un roi à partir d'un élément de sa titulature et, pour aller directement à l'information recherchée, des index croisés recoupant les données intégrées dans l'ensemble des fiches. Cette étude ne serait pas complète sans une liste des nomes - les divisions administratives de l'Egypte - avec leur nom en hiéroglyphes, une liste des principales villes classées en fonction de ces nomes, en tenant compte de leur évolution dans le temps, et un ensemble de cartes permettant de situer rapidement les divers éléments utilisés dans le corps de l'ouvrage. Toutes ces données donneront aux amateurs d'égyptologie, aux étudiants ou aux chercheurs, une somme d'informations et de sources épigraphiques permettant d'entamer une étude plus substantielle sur un pharaon donné. Ainsi, dans sa totalité, ce livre regroupe : 345 pharaons ; 1 643 appellations hiéroglyphiques ; 642 personnages royaux ; 127 sépultures ; 245 sites archéologiques ; 1 437 contemporains du roi ; 695 titres civils ou religieux ; 850 références bibliographiques ; 42 nomes ; 120 villes ; 14 cartes.

  • Dans cet ouvrage, facilement accessible malgré son caractère scientifique, les deux auteurs rapportent leurs investigations dans la pyramide de Snefrou (vers 2500 av. J.-C.) à Dahchour-Sud, dite «rhomboïdale» du fait d'une rupture de pente à mi-hauteur. Le lecteur se trouve emporté dans l'aventure de cette découverte archéologique où les chercheurs analysent les problèmes que suppose une telle construction, expliquent de manière très claire les solutions possiblement trouvées par les Égyptiens bâtisseurs et nous conduisent - point d'orgue de la démonstration - à l'existence d'une troisième chambre, jusque-là inconnue.

  • Des débuts de l'Age du Fer jusqu'à la fin du Haut Empire romain, ce livre illustré de photographies et de cartes propose le vaste panorama de dix siècles de Gaule antique. Les articles réunis ici font l'objet de commentaires et de critiques de l'auteur, qui témoignent de son érudition et du plaisir qu'il prend à la transmettre, mais aussi de sa capacité à reconsidérer ses propres certitudes. Publié par les éditions Errance en 1998, cet ouvrage devenu une référence constitue une excellente introduction à la Gaule et aux Gaulois.

  • Vercingetorix

    Christian Goudineau

    Depuis deux siècles, vercingétorix est devenu un personnage important de la vie politique et culturelle de notre pays.
    Héros de romans et de drames, sujet de peintures et de sculptures, invoqué pour la défense de causes souvent contradictoires, mais avant tout symbolique du patriote, de celui qui se sacrifie après avoir lutté les armes à la main pour la liberté de la gaule. dans la galerie des "grands hommes" de notre histoire, les manuels scolaires lui ont accordé la première place. aujourd'hui, si son rang est moindre dans les discours politiques, la bande dessinée continue de lui assurer une popularité.
    Un peu équivoque. qui était-il en réalité, ou plutôt, qu'en savons-nous réellement ? c'est à ces questions que ce livre se propose de répondre. d'abord, en retraçant la constitution du mythe, des débuts du xixe siècle à nos jours. ensuite, en produisant et commentant tous les textes antiques consacrés à vercingétorix, les monnaies qui portent son nom. enfin, en dressant un panorama archéologique et sociologique de son époque.
    Autant de pièces constituant un "dossier" qui invite le lecteur à se forger sa propre opinion. l'auteur donne la sienne, suggérant des théories nouvelles, en particulier sur la " fameuse " reddition du héros gaulois.

  • La chronique des reines d'egypte, qui retrace une histoire de pouvoir politique et religieux, de luttes sanglantes, de beauté éternelle, de divinité et de mort, a pour héroïnes un grand nombre de femmes de différentes conditions : épouses ou mères de rois, concubines vivant dans l'ombre du harem ou reines qui ont su s'imposer pour devenir "femmes pharaons".
    Si le roi, lien vivant entre le commun des mortels et le divin, est considéré comme indispensable à la survie de l'egypte, son épouse, en tant qu'élément féminin de cette monarchie semi-divine, est indispensable à la survie du souverain. aucun pharaon n'a jamais régné sur l'egypte en célibataire. de même que l'empire a besoin d'un dirigeant, celui-ci a toujours besoin d'une épouse à ses côtés, qui doit être capable de soutenir son époux chaque fois que nécessaire.
    L'étude des obligations religieuses et politiques de la reine nous aide à mieux comprendre non seulement la façon dont les egyptiens conçoivent l'exercice du pouvoir royal mais aussi les subtilités et la complexité de l'histoire de la dynastie, de sa religion et de la vie même de cette dynastie. jusqu'ici, aucun ouvrage n'était consacré aux différents aspects du gouvernement des reines d'egypte. celui-ci évoque la destinée d'une série de ces femmes, dynastie après dynastie, et l'évolution de leurs titres, de leurs différentes prérogatives - royales ou funéraires -, de plus en plus complexes au fil du temps.
    Il ne s'agit pas d'une histoire sans rupture car il demeure de nombreuses brèches dans notre connaissance; certaines reines sont largement représentées - comme hatchepsout, néfertiti, nefertary ou cléopâtre -, tandis que d'autres, peut-être tout aussi importantes, ne sont connues que par leur nom. ainsi, cette chronique constitue un remarquable travail de synthèse, qui doit permettre à chacun de comprendre quels statuts occupe une reine égyptienne à l'époque pharaonique.

  • "Quand je regarde cet objet (...). j'ai l'impression d'être en présence de Toutankhamon lui-même". écrit Zahi Hawass à propos d'une énigmatique statue peinte du jeune roi (p. 64). Telle est la magie de ce livre unique et monumental: le lecteur croit pénétrer dans la tombe avec son découvreur. Howard Carter, et admirer, comme pour la première fois, le plus fabuleux trésor de l'Egypte antique: mais un trésor soigneusement restauré, classé, analysé grâce aux technologies les plus récentes et mis en scène avec un luxe inouï de moyens techniques. Les exceptionnelles prises de vues de Sandro Vannini. une très haute qualité d'impression, les inventions de la mise en pages - alternant plans rapprochés et vues panoramiques des vingt-six polyptyques - dévoilent au regard chaque pièce, en font le tour, focalisent l'attention sur des détails qui. souvent, échappent au visiteur. Les commentaires érudits, mais savoureux, de Zahi Hawass. secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes et autorité en la matière, aiguisent. eux aussi, la perception: à petites touches, comme il se doit pour l'interprétation d'un monde de symboles où le moindre détail s'insère dans un réseau de significations aussi étroitement tissé que furent étroitement insérés, dans les bandelettes enveloppant la momie du pharaon, les si nombreux bijoux. armes d'apparat, amulettes protectrices qui assurent au roi la survie dans l'au-delà. Formules hiéroglyphiques et scènes de conquêtes; figures animales - scarabée solaire, panthère de nuit, lion. vautour. cobra, emblèmes de force et de royauté - ou végétales - lotus primordial dont l'éclosion, à l'aube, est signe de renaissance, tige de palmier aux multiples encoches marquant un million d'années -, et jusqu'aux couleurs. l'or des dieux, le vert, signe de la régénérescence, le noir de la terre fertile du Nil: "tout est plein d'âme", car le salut de celle du pharaon. sa survie dans l'au-delà garantissent la pérennité de l'ordre cosmique. Parmi les cinq mille quatre cents objets recensés dans la tombe, le livre en choisit deux cents, les plus beaux, les plus emblématiques. Et parmi eux, Zahi Hawass nous dit ses préférences: la tète de Nefertoum (p. 17). le trône d'or à la scène délicatement voluptueuse (p. 56), le char de guerre recouvert d'or (p. 66); l'imposante déesse lionne Sekmeth (p. 217) et la délicieuse Selkis veillant, avec ses compagnes, Isis, Nout et Nephtys. sur la chapelle aux canopes (p. 164); l'illustre masque dont la beauté "fait trembler son coeur" chaque fois qu'il le contemple; le troisième cercueil, en or massif, incrusté de quartz et de verre bleu. "emblème de l'opulence unique des pharaons de la XVIIIe dynastie", dont "l'exquise beauté", hiératique et mystérieuse, orne la couverture du livre. Cette exploration, dans l'ordre de leur découverte. des chambres de la tombe et de leurs trésors. est aussi un voyage dans le temps - illustré par d'étonnants clichés du photographe de la mission archéologique. Harry Burton - et le récit épique des dix ans de fouilles et de travaux de restauration menés par Howard Carter entre 1922 et 1932. Chroniqueur et conteur oriental à la fois. Zahi Hawass décrit les démêlés de Carter avec l'administration égyptienne et les considérables obstacles techniques que l'archéologue et son équipe durent surmonter. Le récit culmine avec l'opération de dégagement des trois cercueils étroitement emboîtés (p.109) puis le dilemme qui se posa à Carter quand il fallut détacher le masque d'or sans endommager la momie (p. 112). "Qu'aurais-je fait à sa place?" ne cesse de s'interroger l'auteur, qui avoue: "Ce masque me hante..."

  • En partenariat avec le Musée départemental Arles antique, le musée du Louvre présente, dans le cadre d'une grande exposition, les pièces les plus spectaculaires découvertes dans le Rhône lors des prospections et fouilles systématiques qui y ont été conduites depuis près de vingt-cinq ans par l'équipe du département des Recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (drassm), dirigée par Luc Long. Ces découvertes révèlent le riche passé de l'Arles romaine : de l'imposante architecture de la ville «double» qui s'est développée sur les deux rives du fleuve à son intense activité commerciale, en passant par des objets de la vie quotidienne exceptionnels, témoignages émouvants de ses habitants. Des objets rarissimes, en pierre et en bronze notamment, sont présentés après plusieurs années d'études et de restauration : chapiteaux et colonnes, fragments de statues et de reliefs, pièces d'orfèvrerie romaines, amphores, lampes, armes. Cet ensemble exceptionnel, constitué d'une cinquantaine d'oeuvres, est exposé auprès de pièces issues des collections des musées d'Avignon (Calvet), du Louvre, de Vienne et de Turin qui apportent un éclairage différent et donnent des éléments de contexte. En particulier, pour l'occasion, le musée de Turin prête en exclusivité l'unique buste de Jules César identifié de façon certaine jusqu'à la découverte en 2007 du buste d'Arles. La confrontation de ces deux portraits constitue un véritable événement scientifique et permet de prolonger le débat passionnant autour de Jules César.
    Cet album s'organise autour de cinq grandes thématiques richement illustrées : l'importance du port fluvial d'Arles à l'époque romaine ; la fouille du dépotoir ; l'historique des fouilles à la fois dans le Rhône et entre Arles et la mer ; la collection exceptionnelle de bronzes ; le buste de César.

  • Le territoire alsacien est un lieu d'échanges et de circulation des biens, des idées et des hommes depuis la Préhistoire. Diffusant ses savoir-faire ou assimilant les influences extérieures, l'Alsace a de tout temps été un axe de communication majeur à l'échelle européenne. De la Méditerranée au Danube en passant par la France, la Suisse, et l'Allemagne, cet ouvrage vous invite à suivre le parcours de ces hommes du temps passé à travers toute l'Europe.

    L'ouvrage se déroule comme un voyage en huit étapes, présentant de manière chronologique - du Paléolithique au xxe siècle - des sites, des objets et des problématiques qui témoignent de ces mouvements sur des distances plus ou moins longues, à la fois en Europe et dans d'autres continents. Les auteurs de ce catalogue, tous spécialistes, sont issus de diverses institutions : ils interrogent des thèmes - toujours d'actualité - comme la société, l'environnement, l'urbanisme, l'architecture, l'artisanat, l'industrie, le commerce, la langue ou l'alimentation et révèlent partage culturel, phénomènes d'émulation, d'importation, d'approvisionnement.

    L'interprétation des données est illustrée par une série de scènes de la vie quotidienne, de paysages et de gestes techniques, réalisée par l'illustrateur Pierre-Yves Videlier.
    Enfin, chaque période chronologique est l'occasion d'un aparté consacré à l'archéologie, une science humaine qui fait appel à de multiples compétences techniques et scientifiques, de la détection d'un site à la valorisation des résultats.
    Une grande diversité de ressources textuelles et iconographiques (illustrations, photographies, relevés, cartes, plans, etc.), des pistes bibliographiques ainsi qu'un glossaire permettent à cet ouvrage aux multiples clés de lecture d'intéresser un public très large, néophyte comme plus connaisseur.

    Auteurs :
    Franck Abert (pair), Anne-Marie Adam (université de Strasbourg), Alexandre Bolly (pair), Christophe Croutsch (pair), Fabien Delrieu (pair), Jean Detrey (pair), Clément Féliu (Inrap), Pascal Flotté (pair), Thomas Hauck (pair), Jacky Koch (pair), Philippe Kuchler (pair), Michaël Landolt (pair), Thierry Logel (pair), Florence Mischler (pair), Pierre Pétrequin (cnrs, université de Franche-Comté), Muriel Roth-Zehner (antea Archéologie), Maurice Seiler (université de Strasbourg), Luc Vergnaud (antea Archéologie), Maxime Werlé (pair).

  • Grâce à l'archéologie préventive, de nombreux sites archéologiques ont pu être mis au jour en Alsace, en particulier des sites d'habitat antiques. Aujourd'hui, la pluralité des contextes, des types d'implantation et d'architecture auxquels nous sommes confrontés met à mal certaines clés de lecture passées, et nous encourage à avancer de nouvelles interprétations, à brosser un nouveau portrait de cette Alsace romaine que nous ne cessons de redécouvrir. Cet ouvrage, très richement illustré et adapté à un public large, fait le point sur ces habitats ruraux et urbains de l'époque romaine.

  • Cet ouvrage est à mettre en relation avec une actualité : le cinquantenaire de la création du ministère des Affaires Culturelles sous la responsabilité d'André Malraux. En effet, l'histoire de l'archéologie nationale est étroitement liée à celle du ministère de la Culture. C'est au cours de ce demi-siècle que la recherche archéologique se structure, en s'appuyant sur des lois (1941 et 1945) qui réglementent les fouilles archéologiques. Ces lois, qui marquent leur empreinte par un découpage territorial en dix-huit circonscriptions archéologiques, placent au centre de l'organisation administrative et scientifique l'Etat, et plus précisément le ministère de la Culture.

    Cette commémoration est apparue comme une excellente opportunité pour poser un regard sur l'activité de recherche et ses pratiques dans les régions Languedoc-Roussillon, Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et l'archéologie sous-marine aux larges des côtes. L'ambition n'est pas de présenter de manière exhaustive une histoire archéologique de ce vaste espace, ni d'exposer par le détail la grande diversité des apports scientifiques des cinquante dernières années. Le parti pris est tout autre et consiste à proposer à un large public une analyse comprenant deux axes principaux : une synthèse générale sur les grandes étapes de l'évolution de l'archéologie et sur quelques sujets majeurs concernant l'homme, l'habitat, le commerce ou les croyances ; une sélection de cinquante sites de la Préhistoire à l'époque contemporaine, soit cinquante notices consacrées à des sites et à des découvertes parmi les plus exceptionnelles réalisées au cours des cinquante dernières années, donnant un aperçu significatif de l'histoire de l'archéologie dans les régions sud-est de la France et en mer. Cet éventail de sites permet de mettre en exergue les avancées méthodologiques les plus remarquables et de souligner quelques aspects majeurs sur la connaissance de l'histoire humaine, du climat et des paysages. Il met aussi en exergue des sites de réputation scientifique internationale, fleuron d'une archéologie toujours très active et innovante.

    En quelque sorte, il faut considérer le choix effectué comme une vitrine d'excellence de cette archéologie du sud de la France, résultat d'un travail collectif encadré ou impulsé par les services régionaux du ministère de la Culture. Ce riche bilan prend appui sur une accumulation considérable de données, les plus anciennes remontant au XIIe siècle : il souligne par là même combien cette histoire reconstituée bénéficie d'un enregistrement hétérogène des connaissances, de découvertes fortuites et de fouilles plus ou moins conséquentes, dont l'apport a priori insignifiant peut, à échéance plus ou moins brève, retrouver une réelle valeur scientifique et documentaire. Un bilan considérable qui rend d'autant plus condamnable toutes destructions et actes de vandalisme, notamment par l'emploi inconsidéré de détecteurs de métaux et la réalisation de fouilles clandestines à terre et sous les eaux.

    Cet ouvrage, objet d'un colloque organisé au Musée départemental de l'Arles antique à l'occasion du cinquantenaire du ministère de la Culture, les 28, 29 et 30 octobre 2009 paraît en même temps que les différents catalogues consacrés à l'exposition «César, le Rhône pour mémoire» (Musée départemental Arles antique du 24 octobre 2009 au 19 septembre 2010).

  • Le 17 mars 1939, Pierre Montet pénètre dans le tombeau inviolé du pharaon Psousennès Ier à Tanis, dans le delta du Nil, dix-sept ans après la découverte de celui de Toutankhamon par Howard Carter en Haute-Egypte.
    L'année suivante, il ouvre le caveau royal et met au jour les richesses insoupçonnées d'un roi de la troisième période intermédiaire, qui régna de 1039 à 991 av. J.-C. Or, cette formidable aventure archéologique, l'une des plus marquantes de ce genre le long de la vallée du Nil, n'a pas connu le retentissement qu'elle méritait, du moins auprès du grand public ; à l'époque de la Deuxième Guerre mondiale, les préoccupations étaient autres.
    En 1951, Pierre Montet publie un luxueux volume, dans lequel il détaille la construction et le contenu du tombeau de Psousennès Ier. Ce livre, tiré à seulement quatre cents exemplaires et rapidement épuisé, présente diverses imprécisions et omissions. Une mise à jour complète de l'inventaire et une étude approfondie du mobilier funéraire proprement dit étaient nécessaires pour mettre en perspective de cette spectaculaire découverte avec les recherches les plus récentes.
    La publication actuelle retrace donc cet événement extraordinaire. L'étude dévoile les circonstances complexes de la découverte, décrit l'architecture de la tombe, explique le contenu du décor et analyse l'ensemble du matériel funéraire exhumé de la sépulture : bijoux, vaisselle, sarcophages et masque, amulettes, statuettes funéraires.

  • 2013 : la Provence, capitale de la culture. Cela vaut invitation à en revisiter patrimoine et histoire. Surtout pour des périodes méconnues comme l'Antiquité tardive, qui est née voici mille sept cents ans d'une nouvelle donne politique et religieuse. Celle à laquelle procède Constantin en 312, quand il range son armée sous le signe du Christ pour qu'elle lui ouvre les portes de Rome et du pouvoir.
    De cet événement, la Provence tire amplement profit. Dès 314, le prince convoque les évêques à Arles pour un concile, et il fait un temps sa résidence de cette ville. Dernier bastion d'empire épargné par l'irrésistible ascension dans les Gaules de royaumes dits barbares, la Provence est terre d'accueil au ve siècle ; elle se couvre de monuments religieux qui parachèvent la parure monumentale de ses villes et de ses campagnes. La fin de l'empire d'Occident en 476 ne change guère la donne car les nouveaux maîtres établis dès lors dans la région se posent en successeurs de Rome. Pourtant, à la fin du vie siècle, la Provence paraît osciller entre deux univers : celui du monde gréco-romain, dont elle est héritière, et le royaume des Francs, dont elle fait partie.
    Ainsi ces trois siècles, souvent réputés obscurs, ont d'autres couleurs en Provence :
    Celles d'un long automne de la romanité. Ils forment la trame de ce livre, avec pour fil rouge l'histoire du christianisme. L'ouvrage présente également les faits et les hommes qui ont marqué chacun de ces siècles, de même que les témoins archéologiques mis au jour. Car le patrimoine de l'Antiquité tardive n'est pas moins insigne que celui de l'Antiquité classique qui fait l'orgueil de la Provence : baptistères d'Aix, Cimiez, Fréjus et Riez, Alyscamps d'Arles, cryptes de Saint-Victor de Marseille. Sans parler de monuments en cours de fouille, comme l'exceptionnelle cathédrale découverte dans l'enclos Saint-Césaire à Arles, ou d'édifices disparus tel le baptistère de Marseille, tout aussi remarquable.
    Liste non exhaustive, bien entendu. Elle vaut invitation au voyage sur les terres de Provence comme dans son histoire, sous la conduite d'une vingtaine de spécialistes reconnus qui livrent, en soixante courts chapitres à lire comme de petites monographies, le meilleur de leur science.

  • La gladiature est un phénomène économique et social fondamental pour la compréhension de la civilisation romaine. Complexe et diverse, elle est souvent caricaturée pour ne voir dans cette pratique qu'une exaltation des penchants sanguinaires et barbares des Romains. Depuis les premiers auteurs chrétiens, ce phénomène est toujours abordé avec une certaine distance et un a priori moral constant. Pourtant, malgré la condamnation de ces tueries, ce spectacle continue à passionner par le biais de péplums qui s'appuient toujours sur la vision moralisante et voyeuriste du xixe siècle. Pour éviter ce travers, il est nécessaire de poser certaines questions : pourquoi ce qui n'est au départ qu'un rituel funéraire prend-il une telle ampleur, et pourquoi ces gladiateurs esclaves, qui se révoltent avec Spartacus, deviennent-ils ensuite des volontaires idolâtrés par les foules ? Il convient également de percevoir le caractère fondamentalement technique des gladiateurs : le mirmillon, le rétiaire ou le thrace sont le fruit d'une évolution séculaire et ont leur propre signifi cation aux yeux du public. Ce phénomène doit aussi être apprécié sous l'angle économique : quels ressorts financiers et politiques permettent d'entretenir des milliers de gladiateurs pendant trois siècles ?
    Cet ouvrage introduit aussi le lecteur dans le ludus, là où vivent et où s'entraînent les gladiateurs, là où leurs armes sont élaborées. On suit enfi n les gladiateurs dans l'arène, jusqu'à l'instant crucial où le vaincu remet son sort entre les mains du public.
    Ainsi, en s'appuyant sur les textes et l'épigraphie, sur un corpus iconographique de plus de mille cinq cents représentations de gladiateurs et sur les enseignements les plus récents de l'archéologie expérimentale, il est possible de mieux comprendre la réalité de la gladiature. Par son universalité et sa durée, elle constitue une composante forte de la pax romana, et non une marque de décadence.

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