Aquitania

  • Cet ouvrage, qui fait suite au troisième supplément de la revue Travaux d'Archéologie Limousine, publié en 1995, présente l'essentiel des recherches sur les voies romaines en Limousin depuis le XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, et fait eppel à de nombreuses comparaisons entra-régionales, en Gaule et en Europe occidentale.
    Dès les premières lignes, l'auteur combat un préjugé tenace : les voies romaines étaient pavées ou dallées et charriaient un important trafic commercial. Or en Gaule, sauf en Narbonnaise, la surface des voies étaient habituellement revêtue de petites pierres ou de galets ; elles avaient surtout une vocation "politique", acheminant de ville en ville le courrier de l'administration impériale. Jalonnées de bornes et de relais d'étape, les voies romaines étaient aussi de véritables monuments édifiés à grands frais, avec leurs structures stratifiées, leurs chaussées bornées de fossés, et leurs cavées décaissées dans les pentes fortes.
    Les recherches conduites par l'auteur attestent cependant que le réseau routier gallo-romain en usage après le Conquête combinait quelques rares voies romaines à chausssée épaisse et de très nombreux chemin déjà empruntés par les populations autochtones avant la Guerre des Gaules : tracés à fleur de sol et guidés par des lignes de partage des eaux, la plupart de ces chemins indigènes ont été peu à peu romanisés.
    Ainsi que le souligne dans sa préface Pierre Sillières, professeur émérite à l'université de Bordeaux-III et savant spécialiste du réseau routier antique dans le monde romain, cet ouvrage est "un corpus, sans doute unique à ce jour, des diverses formes et structures des routes et chemins d'une cité de Gaule... Jean-Michel Desbordes offre aux archéologues et aux historiens l'instruments fondamental pour toute étude du Limousin, non seulement à l'époque antique, mais aussi pendant le Moyen Âge et une partie de l'époque moderne".

  • Le colloque qui a servi de point de départ à cette publication consacrée au passé antique et médiéval d'Oloron-Sainte-Marie a été conçu dès le départ comme une rencontre ouverte (diachronique, impliquant des chercheurs qui sollicitent des sources encore insuffisamment associées dans la même démarché : données de fouille, mobiliers, inscriptions; archives...
    Le propos, résolument monographique, visait tout d'abord à lancer une réflexion renouvelée, fondée sur la matière inédite issue des opérations archéologiques qui se sont déroulées dans cette ville et aux alentours ces dernières années. Ces dossiers ont été complétées et mis en perspective par l'étude de sources écrites extrêmement variées, depuis certains graffiti récemment découverts jusqu'au fameux Fort d'Oloro, relu avec profit.
    Les rythmes et la nature de l'urbanisation d'Oloron ont ainsi été mieux définis et replacés dans un ensemble géographique particulier à la jonction du piémont et de la montagne, animé à la fois par la présence d'une importante voie transpyréenne et par les cycles des activités agro-pastorales. Les intéractions existant entre les dynamiques locales et les enjeux globaux qui ont marqué ce territoire charnière, inscrits dans la pensée et la pratique des acteurs locaux, apparaissent aujourd'hui avec davantage de clarté dans un paysage contraint, mais loin d'être immuable.
    C'est donc une approche originale et mieux documentée de l'histoire des Pyrénées occidentales et de leurs piémonts que nous offrent les auteurs de cet ouvrage. Et au-delà, leurs travaux constituent une contribution précieuse aux débats en cours sur la question du phénomène urbain dans les régions montagneuses et leurs abords.

  • Des lettres classiques à l'archéologie, de Rome aux Pyrénées, Robert Sablayrolles a arpenté les chemins qui mènent à la connaissance de l'empire romain. Archéologue et épigraphiste, esprit curieux et éminent pédagogue, il a formé des générations de chercheurs et leur a transmis sa passion et sa rigueur. Villes et agglomérations, terroirs et territoires sont ses centres d'intérêts majeurs parmi lesquels dominent Rome et Lugdunum des Convènes, Saint-Bertrand-de-Comminges, auxquels il a consacré une partie notable de sa carrière.
    Quarante-sept collègues et amis rendent ici hommage à l'infatigable homme de science autour des thèmes qui lui sont chers.


    De las Letras Clásicas a la Arqueología, de Roma a los Pirineos, Robert Sablayrolles ha recorrido los caminos que llevan al conocimento del Imperio romano. Arqueólogo y epigrafista, espíritu curioso y eminente pedágogo, formó generaciones de investigadores científicos a quienes infundió su pasión y su rigor. Ciudades y pueblos, terruños y territorios constituyen sus mayores centros de interés; entre ellos destacan Roma, Lugdunum des Convènes y Saint-Bertrand-de-Comminges a las cuales dedicó parte notable de su carrera.
    Cuarenta y siete colegas y amigos rinden aquí homenaje al incansable hombre de ciencia en torno a sus temas más entrañables.


    From classics to archaeology, from Rome to the Pyrenees, Robert Sablayrolles has surveyed the roads that lead to knowledge of the Roman empire. Archaeologist and epigrapher, enquiring mind and outstanding teacher, he has trained generations of researchers and instilled in them his passion and his rigour. Towns large and small, terrain and territory are his major areas of interest; dominant among them Rome and Lugdunum of the Convenae, Saint-Bertrand-de-Comminges, to both of which he has devoted a significant part of his career.
    Forty-seven of his colleagues and friends here pay homage to this indefatigable man of the intellect through themes dear to him.

  • Que reste t-il du patrimoine archéologique aquitain? Ce guide vous invite à le découvrir. Pours vous, les musées dévoilent leurs collections, les historiens ouvrent leurs dossiers, les archéologues découvrent leurs fouilles. Les meilleurs spécialistes de l'histoire de l'Aquitaine antique vous invitent à les suivrent dans leur quête du passé, ...sur les routes et chemins d'Aquitaine, à travers champs et même dans les airs. Plus de soixante sites sont minutieusement explorés, onze itinéraires terrestres et huit promenades aériennes vous permettent d'explorer les départements de votre région à la recherche de ce monde disparu, si loin dans le temps mais si présent dans notre mémoire. Partez sans tarder avec les auteurs des Racines de l'Aquitaine à la redécouverte de votre histoire.

  • Le 35e colloque international de l'AFEAF, Association Française pour l'Étude de l'Âge du Fer (Bordeaux, 2 - 5 juin 2011) a permis de présenter l'actualité des recherches dans le Sud-Ouest de la France et sur le versant espagnol des Pyrénées, dont certaines d'importance exceptionnelle pour l'âge du Fer, dans un volet intitulé «L'âge du Fer en Aquitaine et sur ses marges». Un volet plus thématique intitulé «Mobilité des personnes, migration des idées, circulation des biens dans l'espace européen à l'âge du Fer», a abordé la question des méthodes et des données permettant d'éclairer la nature des contacts entre communautés ou les déplacements de biens et de personnes. Au total, plus d'une centaine d'auteurs français et européens ont contribué à la rédaction des actes de ce colloque.

  • Le Temple du "Moulin-du-Fâ" figure sur les cartes depuis le début du XVIIIè s. et fait l'objet de fouilles depuis celui du XXè. Grâce aux photos aériennes de J. Dassié de 1976, on sait qu'il est installé en bordure d'une vaste agglomération. Mais la fouilles de P. Aupert, relayé par K. Robin, a provoqué une surprise : l'occupation du site remonte au moins au Ve s. avant notre ère, ce qui en fait l'un des plus anciens de la région, et le sanctuaire a conservé son aspect celtique, avec sa vaste cour entourée d'un fossé ses constructions en bois, beaucoup plus longtemps sous l'Empire romain que les autres lieux sacrés d'avant la conquête césarienne. Ce n'est en effet que sous Hadrien, dans les années 130, qu'on le remblais et que l'on y édifie l'imposant temple à celle et péristyle circulaires que l'on y voit aujourd'hui, très probablement en l'honneur d'un Mars considéré plus comme protecteur de la communauté locale que comme dieu de la guerre romain. Ce conservatisme religieux a laissé des traces dans les rites, avec la poursuite de la tenue de banquets. Il en a laissé surtout dans l'architecture, que quelques éléments nous permettant de reconstituer à quelques détails prés ; ce sont les fosses qui s'ouvrent dans le sol de la cella et la surélévation de celle-ci par rapport à la colonnade périphérique. En revanche, les architectures grecques et romaine ont inspiré tout le reste : c'est une tholos grecque, avec des colonnes corinthiennes que l'on a installée sur un podium romain et pourvue d'un porche monumental, comparable à celui du Panthéon de Rome. Une recherche attentive montre aussi que le concepteur de l'ouvrage a été formé aux meilleures écoles, qu'il connaissait la mathématique grecque autant que les audaces des architectes romains. Plus grand que la Tour de Vasone, son parallèle le plus proche, le temple santon de Barzan illustre sans doute la rivalité de la capitale régionale, Saintes, avec la Périgueux des Pétrucores, voire avec Bordeaux. Il témoigne surtout de l'ambition d'un riche notable saintais, soucieux de s'illustrer, comme de justifier et d'affermir sa position dans les hautes sphères politiques de l'Empire.

  • L'ouvrage est le résultat d'une quête qui vise à rassembler les données essentielles sur les grandes demeures d'Aquitaine et du Midi toulousain dans l'Antiquité tardive et à les situer dans leur environnement historique, social et économique. L'essor spectaculaire de l'architecture domestique des notables à cette époque est en effet un trait particulièrement remarquable de ces régions sans parallèle dans le reste de la Gaule.
    Cette synthèse, la première sur le sujet, s'appuie à la fois sur les sources littéraires et sur les vestiges archéologiques. Toutes les données nouvelles apportées par l'étude ou le réexamen du matériel lié à ces demeures ont été prises en considération. Grâce à une illustration abondante et de qualité, l'ouvrage permet entre autres de mesurer le caractère original des décors réalisés part les ateliers de mosaïstes du Sud-Ouest aux IV-Ve siècles.L'existence d'une Ecole de mosaïstes qui fut, à cette époque, sans doute parmi les plus dynamiques et les plus prestigieuses de la Gaule apparaît ainsi en pleine lumière.

  • Sous le titre De la Lagune à l'Airial. Le peuplement de la Grande-Lande, le colloque de Sabres a marqué l'aboutissement de deux PCR dont les recherches se sont étalées entre 2004 et 2007. Le premier : Lagunes des Landes de Gascogne. Anthropisation des milieux humides de la Grande-Lande s'est attaché aux lagunes, dans une perspective à la fois paléo-environnementale et archéologico-historique. On y retrouvera des avancées majeures sur des thèmes aussi divers et discutés que l'origine de ces étangs particuliers ou l'occupation humaine des milieux humides qui marque la fin du paradigme du désert landais, puisque 200 sites nouveaux ont été découverts toutes périodes confondues. Le second PCR : Airiaux de la Grande Lande, avait pour objet la difficile question de l'histoire de l'airial landais. L'exception que représente celui de Guiraute à Sabres, parce qu'un important fonds d'archives a été conservé, a permis de croiser l'information historique avec celle que fournissent l'archéologie, l'architecture et las analyses. Si toutes les incertitudes de la chronologie n'ont pas été levées, du moins a-t-on progressé sur l'histoire de la constitution de l'habitat en quartiers et sur l'évolution de la maison landaise à pans de bois.

  • De 5500 a.C. à l'an mille, plusieurs types de moulins se succèdent dans les sociétés anciennes : les moulins va-et-vient, les meules et trémie et enfin les moulins rotatifs manuels, hydrauliques ou à sang. L'analyse fine de la morphologie des pièces permet d'établir une typologie, une chronologie et un inventaire de leurs utilisations pour les céréales, le minerai, ou d'autres produits. La localisation des meules dans les habitations, dans les boulanderies, ou dans les zones de stockage des céréales, reflète les modalités de cette activité dans le groupe social. Enfin, l'identification du matériau nous informe sur les circuits d'échanges entre les régions.
    Le groupe meule compte 20 archéologues et géologues, universitaires, membres de l'archéologie préventive, des services du patrimoine ou bénévoles, réunis dans un Projet Collectif de Recherche, qui a fonctionné en 2008 et 2009 en Midi-Pyrénées et actuellement en Champagne-Ardenne. Un site web présentant des activités du groupe et un extrait de la base de données en cours d'élaboration est actuellement hébergé sur les pages web de l'Ecole Normale Supérieure (http//xxx.archéo.ens.fr/groupe-meule/). Les IIIe Rencontres de l'Archéosite Gaulois ont permis d'élargir le cercle des membres et des correspondants particulièrement dans le Sud-Ouest. Elle a posé clairement plusieurs problèmes techniques : l'entraînement du moulin, la liaison des deux pièces, les techniques de taille, etc... La réunion sur une base de données d'un large corpus autorise une validation statistique des observations. La base déjà constituée en pdf est consultable sur le Web, et peut être citée comme une publication classique : pour accéder aux versions File Maker @ et Adobe Illiustrator @, il faut contribuer à son alimentation en participant aux activités du groupe.

  • L'eau est une des composantes essentielles de la civilisation romaine qui en a développé les usages. L'historiographie sur ce thème est abondante, mais ce sont les approches qui ont été diversifiées et renouvelées ces dernières années. A cela, viennent s'ajouter de nombreuses découvertes, tant en milieu rural qu'un milieu urbain. Le colloque qui s'est tenu à Dax en 2009 a permis de faire la synthèse de ces nouvelles données, tant en Espagne du Nord qu'un Aquitaine, au travers de cinq axes : eau et milieu naturel ; l'eau et la ville. Cet ouvrage est le fruit de la réflexion d'une cinquantaine de chercheurs.

  • Un colloque international tenu à Toulouse en octobre 2008 a été consacré aux décors dans l'espace architectural en Gaule, entre l'Antiquité et la haut Moyen-Âge. Les actes proposent un bilan synthétique des travaux menés sur le sujet au cours des dernières décennies, mais surtout ils ouvrent de nouvelles perspectives sur les revêtements de murs et de sols dans leur contexte, car le décor fait partie intégrante de l'Architecture et chacun ne prend pleinement sens que par rapport à l'autre.
    A ce jour, aucune synthèse n'avait encore été tentée pour la Gaule où la disparité dans l'état de conservation des vestiges a favorisé une approche spécialisée et analytique des décors. Ici pour la première fois, sont examinées l'interaction entre mosaïque, peinture, stuc et placages, et leur articulation avec le décor architectonique. Diverses questions surgissent : comment le décor souligne-t-il l'espace architectural, s'y adapte, et induit une expérience spatiale ? En quoi les choix iconographiques sont-ils révélateurs de la fonction des espaces et de leurs usages ? Dans quelle mesure les choix techniques et leur mise en oeuvre dépendent-ils du lieu, du moment, de la tradition ?

  • La recherche sur l'archéologie maritime et les espaces portuaires dans l'Antiquité en est encore à ses débuts sur la façade maritime de l'Arc atlantique, alors que, autour de la Méditerranée, des années d'expérience ont nourri sur ce sujet une recherche dynamique qui a elle-même produit des résultats de grande importance. Des études de cas, conduites en contexte fluvial ou estuarien dans le sud de l'Espagne, du bas Guadalquivir au détroit de Gibraltar, le long de la côte portugaise et, en France, à Bordeaux (au bord de la Garonne), à Rezé et Aizier (respectivement associés aux estuaires de la Loire et de la Seine), près de l'estuaire de la Gironde et sur la côte picto-santonne, montrent toute l'originalité des programmes engagés. On y met en avant les spécifités du contexte atlantique et les questions méthodologiques qui se rapportent à l'étude des relations homme-milieu à l'époque antique, autour des estuaires de l'Ouest de l'Europe.

  • En 2007, s'est tenu à Rodez et Millau un colloque d'histoire et d'archéologie consacré aux Rutènes, peuple de Gaule celtique situé au contact de la Transalpine et intégré à la province d'Aquitaine sous l'empereur Auguste. Le Cadre chronologique retenu - de 150 a.C. à 100 p.C. - était volontairement large pour permettre d'aborder un moment charnière de l'histoire des Rutènes sur le point de passer d' l'indépendance gauloise à l'intégration dans l'empire de Rome.
    Depuis la synthèse d'Alexandre Albenque en 1948 sur les Rutènes de l'Aveyron, beaucoup de données nouvelles se sont accumulées grâce aux recherches épigraphiques et aux fouilles programmées et préventives en milieu urbain et rural, ainsi qu'aux travaux dans le domaine minier. Elles nécessitaient une mise au point prenant en considération l'ensemble du territoire rutène qui s'étend aux actuels départements de l'Aveyron, du Tarn, ainsi qu'à une petite partie de l'Hérault et du Tarn-et-Garonne. Les Rutènes ont su tirer profit de ce cadre géographique d'une extrême diversité et richesse en exploitant ses matières premières (or, argent, plomb, cuivre, étain, fer ; argiles ; résineux...) et en développant un commerce particulièrement bien structuré (métaux, poix, céramiques sigillées) entre la côte languedocienne, les Arvernes et les peuples de l'Ouest de la Gaule.
    Les contributions rassemblées dans ce volume tentent de répondre à la problématique rutène par une approche pluridisciplinaire et des angles de vue diversifiés et complémentaires prenant en compte les sources textuelles, linguistiques, géographiques, les données de l'archéologie et de l'histoire.De l'âge du Fer (Rutènes indépendants, "Rutènes provinciaux") au cadre de la cité gallo-romaine (continuité, discontinuité, survivances), les questions du territoire, des productions et des échanges, la place des sanctuaires fédérateurs, du chef-lieu de cité, la vraie nature des agglomérations secondaires, y occupent une place prépondérante.

  • Les fouilles qui se sont déroulées entre 2001 et 2008 sur le site de Barzan (Charente-Maritime) ont permis de mettre au jour un secteur d'habitat situé dans le quartier du sanctuaire du Moulin du Fâ. A proximité des thermes publics et du sanctuaire qui ont déjà fait l'objet de publications monographiques parues pour leur part en 2003 et 2010. Dès les années 50-30 a.C. l'occupation de ce secteur se densifie ; les multiples aménagements et transformations témoignent d'une grande vitalité de l'habitat. A partir des années 70 p.C., des monuments plus importants, publics ou à vocation publique, se développent en bordure de la voie qui sépare le secteur de la zone du temple alors que l'arrière de la parcelle se désertifie progressivement.
    Au travers des études architecturales et des mobiliers archéologiques, des vestiges paléoenvironnementaux, plus de trente chercheurs font ressurgir une part du quotidien d'une agglomération prestigieuse du territoire des Santon, port de Saintes, capitale de l'Aquitaine romaine : son dynamisme, sa population modeste, son environnement, son déclin.

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