Payot

  • Après «24 Heures dans l'Égypte ancienne», de Donald P. Ryan (Payot, oct. 2019), voici de nouveau 24 chapitres et un personnage par chapitre, cette fois pour raconter chacune des 24 heures d'une journée à Athènes en 416 av. J.-C., lors d'une pause dans la guerre du Péloponnèse. En ce temps-là se trouvaient réunies dans la cité plusieurs grandes figures du monde grec, dont Alcibiade, Aristophane, Sophocle, Euripide, Hippocrate, Platon et bien sûr Socrate. Mais l'historien britannique Philip Matyszak n'oublie pas les Athéniens ordinaires, qui ont contribué eux aussi à forger une civilisation dont nous sommes les héritiers. Mieux, c'est à travers le regard et le quotidien de ces petites gens qu'il fait revivre les célébrités de l'époque.

  • Un portrait très vivant de l'Egypte d'Amenhotep II (vers 1442 av. J.-C.) sur 24 heures, avec un personnage par heure, du pharaon au simple potier, de l'embaumeur au voleur de tombes, en passant par la sage-femme et la pleureuse - ou comment un archéologue de renom nous aide à comprendre une civilisation complexe au moyen d'un docufiction sur papier, dans l'esprit des livres d'Alberto Angela sur l'Antiquité romaine.

  • Tout à la fois archéologue et homme de télévision, l'Italien Alberto Angela reprend la formule du "docufiction sur papier", qui a fait le succès d'«Empire» (Payot, 2016), pour nous offrir un reportage au coeur du quotidien de Pompéi durant les deux jours ayant précédé le réveil du Vésuve, en 79 de notre ère, puis pour nous décrire la colère destructrice du volcan dans un film catastrophe qui durera l'équivalent d"une troisième journée. Un livre d'histoire qui brise bien des idées reçues à partir des dernières découvertes scientifiques (la catastrophe aurait eu lieu à l'automne et non en août), mais qui possède aussi un tel souffle romanesque qu'on se croirait embarqués à bord d'un «Titanic» de l'Antiquité.

  • En suivant l'itinéraire d'une pièce de monnaie à l'effigie de l'empereur Trajan, nous sillonnons tout l'Empire romain à l'époque de son extension maximale et découvrons toutes les couches de la société au travers de ses propriétaires successifs : un véritable docufiction sur papier qui rend l'Histoire plus passionnante qu'un roman et s'est vendu à 200 000 exemplaires en Italie.

  • Une journée dans la Rome antique sous le règne de Trajan, quart d'heure par quart d'heure, par l'auteur d'«Empire» et des «Trois Jours de Pompéi; »après ces deux succès et avec un même talent de conteur, Alberto Angela immerge si bien ses lecteurs dans l'Antiquité romaine qu'il fait presque d'eux des Romains afin qu'ils la comprennent mieux. Un livre qui s'est vendu à plus de 500 000 ex. en Italie.

  • 404 avant J.-C. : Athènes fait l'épreuve de la guerre civile. Un an plus tard, en 403, la démocratie est restaurée. Les démocrates font alors le serment que personne ne devra revenir sur le passé, rappeler les morts, les violences de la guerre. Bref, il est demandé à tous les citoyens d'oublier la division de la cité. Faudrait-il donc oublier pour se réconcilier et former une nation unie ? Quel est le bon usage de la mémoire ? Que voulaient réellement oublier les Athéniens ? En quoi le conflit est-il central à la démocratie ?

  • « Quand on aura suivi Paul Diel dans les associations de mythes, on comprendra que le mythe couvre toute l'étendue du psychisme mis à jour par la psychologie moderne. Tout l'humain est engagé dans le mythe. » (Gaston Bachelard)

  • Un voyage au coeur de l'imaginaire fantasmatique et des pratiques sexuelles des hommes et femmes de l'Antiquité avec pour guides douze statues antiques de dieux et déesses qui nous mèneront aux sources de notre érotisme, de la Mésopotamie des prêtresses de l'amour à la Rome des orgies et des nymphomanes, en passant par l'Égypte des déesses maternelles et sensuelles, la Crète des déesses serpents et la Grèce des héros virils et des Amazones.

  • « Cinna, ta femme t'a rendu père à sept reprises, mais aucun n'est de toi. Ils ont tous été conçus sur des grabats lors des amours clandestines de leur mère ».

    Voici l'envers du décor, la face cachée de l'Antiquité gréco-romaine : tripots et lupanars, filles à matelots et petits voyous, médiocres arnaqueurs et assassins au petit pied, grands seigneurs débauchés qui titubent au matin après une nuit d'ivresse et que leurs serviteurs ? presque des enfants encore ? doivent ramener chez eux... Ici, pas de héros, mais un monde parfois stupé-fiant où règnent les proxénètes, les courtisanes misé-rables et les enfants que l'on vend pour les plaisirs des grands.

  • La grande aventure de la première mondialisation, celle de l'Empire romain, qui, par-delà les clivages et différences politiques, culturelles et économiques, réussit à construire une identité romaine forte dans l'ensemble des territoires alors sous sa domination. Une thèse singulière qui bat en brèche la perception communément acquise d'un Empire fondamentalement biculturel, à la fois grec et romain.

  • Cet ouvrage, qui englobe vingt-cinq siècles d'histoire, dévoile le secret même de l'évolution de l'asie, la loi qui a présidé à la renaissance ou à la mort des empires immémoriaux.
    Cette loi, c'est la lutte du nomade et du sédentaire, de l'homme de la steppe et de l'homme des cultures. l'histoire de l'asie étudiée sous cet angle devient comme une immense leçon de géographie humaine.
    Attila, gengis-khan, tamerlan. leur nom est dans toutes les mémoires. les récits des chroniqueurs occidentaux, des annalistes chinois ou persans ont popularisé leurs figures. ils surgissent, les grands barbares, en pleine histoire civilisée et brusquement, en quelques années, font du monde romain, du monde iranien ou du monde chinois un monceau de ruines.
    Leur arrivée, leurs mobiles, leur disparition semblent inexplicables, si bien que l'histoire positive n'est pas loin de faire sien le jugement des anciens auteurs qui voyaient en eux les fléaux de dieu envoyés pour le châtiment des vieilles civilisations.

  • Considéré comme le premier historien moderne, Edward Gibbon (1737-1794) utilisait systématiquement les sources originales quand elles étaient disponibles. Il est l'auteur d'une monumentale Histoire du déclin et de la chute de l'empire romain, dont est extrait ce livre.
    Avec Gibbon, écrivait Conan Doyle, qui était l'un de ses grands fans, " à vos pieds s'agitent les nations en armes, les guerres des races, la grandeur et la chute des dynasties, les conflits de croyances ; vous flottez sereinement au-dessus de la mêlée, et, tandis que ce vaste panorama se déploie sous vos yeux, une voix grave, mesurée, vous chuchote à l'oreille le véritable sens de la scène ".

  • Personnage de légende, Romulus ne nous est connu que grâce à des écrits bien postérieurs au VIIe siècle avant J.-C. où il vécut. Objet de fascination, il reste pour les historiens une véritable énigme et une sorte de tabou scientifique. Or, des découvertes archéologiques récentes prétendant avoir retrouvé le palais royal de Romulus ou la grotte du Lupercal, dans laquelle la louve allaita les jumeaux, permettent d'éclairer d'un jour nouveau la figure du fondateur de Rome. C'est sur l'apport essentiel de ces découvertes, enfin mises à la portée du grand public, que se fonde cette première biographie de Romulus depuis. Plutarque !
    En réalité, Romulus condense plusieurs époques, et donc plusieurs personnages. Quatre, pour être exact : l'homme des bois, enfant sauvage abandonné par sa mère, la vestale violée par le dieu Mars, qui tente de reconquérir son trône perdu ; le fondateur, chef de clan qui s'approprie la colline du Palatin en traçant le fameux sillon délimitant l'Urbs, tue son frère Rémus et enlève ses voisines, les Sabines, pour en faire des épouses ; le roi-guerrier, qui organise la cité unifiée, étend sa domination et finit démembré ; et le héros mythique, descendant d'Énée aux origines troyennes. Cette enquête captivante et érudite nous ouvre les portes d'un monde méconnu, celui de la civilisation des premiers Latins, pâtres belliqueux, de leur métropole mythique au plus profond des bois, Albe-la-Longue, de leur fête sanglante des Lupercales et de leurs terribles batailles contre leurs adversaires étrusques. Au-delà du " portrait en creux " d'un homme, elle nous offre une peinture saisissante de l'Italie primitive, berceau de la civilisation romaine classique. En cela, l'action du roi Romulus, qui se lance dans le Latium à la conquête des voies commerciales, porte en germe un destin impérialiste insoupçonnable alors.
    Aux frontières du mythe, de l'histoire, de l'archéologie, de l'ethnologie et de l'anthropologie, un essai fascinant sur les origines à la fois tragiques et grandioses de Rome.

  • L'histoire de l'afrique du nord est habituellement réduite à quelques " volets " : afrique punique, afrique romaine, afrique vandale, afrique byzantine.
    Avant d'en arriver au maghreb arabe.
    Du coup, l'histoire des africains se trouve en grande partie éliminée au bénéfice de quelques fresques décrivant les vagues étrangères dévalant sur cette terre pour la marquer plus ou moins durablement. or il s'agit surtout de rendre aux africains la place qu'ils ont tenue dans ces événements : la première.
    L'objectif des auteurs est double : d'abord présenter un tableau aussi précis que possible de l'état de nos connaissances, jusqu'à la documentation la plus récente, dans les domaines touchant à l'afrique du nord ancienne, des origines aux premiers raids arabes contre l'ifriqiya.
    Puis ils ont tenté de souligner combien, dès les origines de la berbérie comme au temps privilégié de carthage et du monde punique - si profondément intégré à la société africaine - et tout au long des cinq siècles oú rome étendit son empire sur ces provinces, du littoral méditerranéen aux marches du sahara, ce peuple est demeuré attaché à son génie propre, qui trouva longtemps sa meilleure expression dans ses rites et ses cultes religieux.
    Car même au moment oú la romanisation imposait son poids, cette civilisation a su, malgré de superficielles adaptations, préserver son originalité. ce vieux fonds ethnique berbère, solidement établi sur son système tribal, n'a cessé d'animer de sa vitalité puissante les multiples manifestations sociales et culturelles qui se sont épanouies sous ce ciel.

  • On a tant écrit sur les celtes que la question de leur identité se pose : hordes incapables de toute création, barbares grossiers que rome a heureusement convertis, par le glaive d'abord, par la persuasion ensuite, à la " civilisation " ? ou bien une aristocratie militaire brillante, conduite par des chefs spirituels, les druides, détenteurs de la plus haute initiation, et que rome a délibérément détruite ?
    Les celtes apparaissent enfin ici pour ce qu'ils sont réellement, de l'antiquité au moyen âge : non pas des barbares ou des primitifs, mais des peuples différents, ayant sur la religion, la société, l'etat, des conceptions traditionnelles, inconciliables avec celles de la rome antique sur lesquelles s'est fondée l'europe médiévale et moderne.
    Mieux encore : ce sont les celtes d'irlande qui, profondément et sincèrement christianisés, ont sauvé la culture classique du néant des temps mérovingiens.

  • Les indo-européens

    Bernard Sergent

    • Payot
    • 13 Octobre 1995

    On en sait aujourd'hui beaucoup plus sur les anciens Indo-Européens. Leur localisation géographique et chronologique a reçu un éclairage décisif par la prise en compte des découvertes archéologiques faites en Europe orientale et dans la Russie méridionale. L'étude de leur religion, de leurs rites, de leur culture a bénéficié du travail des nombreux continuateurs de l'oeuvre de Dumézil. Enfin, la linguistique porte une attention toujours plus précise à l'étude de langues mal connues (mycénien, vénète, etc.) ou en cours d'exploration (langues anatoliennes, etc.) et formule de nouvelles hypothèses sur l'évolution interne de l'indo-européen, sur son phonétisme, sa grammaire, sa poétique. Ce livre retrace les différents acquis dans ces divers domaines et, pour mieux les situer, pour en évaluer les enjeux, présente un historique du dossier indo-européen, des origines aux derniers développements.

  • Personnalité flamboyante, protéiforme et donc difficilement et saisissable, l'empereur Hadrien (117-138 ap. J.-C) a toujours intimidé les historiens, au point que rares sont ceux qui ont osé affronter sa démesure. Il est vrai que l'homme a de quoi impressionner : bâtisseur génial, astrologue convaincu, mathématicien exceptionnel, Hadrien a la curiosité insatiable du surdoué. Par touches, à la manière des impressionnistes, l'auteur parvient pourtant à trouver la clef de ce personnage hors du commun. Derrière son goût pour les voyages et la chasse, ses talents bien connus d'architecte (Panthéon, villa Adriana) et son obsession pour l'astrologie, transparaît surtout une quête désespérée pour prolonger son existence, à travers des rites magiques qui l'amenèrent peut-être à accepter le sacrifice de son amant Antinoüs. Est-ce pour cette raison qu'Hadrien, par ailleurs arrogant et autoritaire, fut souvent mal compris, voire haï de ses contemporains ? Son oeuvre au service de l'Empire est pourtant immense : elle passe par un rêve, accompli, de voir Rome étendre sa domination sur le monde, dans un réel rapprochement entre culture hellénistique et tradition romaine. Un monde qu'il parcourut en tous sens sa vie entière, de la Maurétanie à l'Asie Mineure, de l'Hispanie à la Gaule, de la Grèce à l'Egypte, pour mieux l'unifier et en borner les contours. Abandonnant la politique expansionniste de son père adoptif Trajan, le prince des Romains préféra en effet maîtriser son empire, qu'il dota partout de frontières fortifiées, à l'instar du fameux mur de Bretagne qui porte son nom, et de monuments admirables comme autant de sentinelles. Une biographie ambitieuse et stimulante qui constitue le pendant historique des Mémoires d'Hadrien inventés avec brio par Marguerite Yourcenar.

  • Genèse de l'inde

    Bernard Sergent

    • Payot
    • 14 Octobre 1997

    Ce livre étudie l'origine des populations de l'Inde actuelle (Indo-Arya, Dravidiens, Mundâ, Tibéto-Birmans) à partir des documentations anthropologique, génétique, linguistique, archéologique, mythologique.
    Il examine la première grande civilisation de l'Inde, la civilisation de l'Indus, son origine et ce qu'elle a laissé à la civilisation indienne ultérieure. La partie la plus innovante concerne l'apport des découvertes archéologiques récentes en Asie centrale, qui a permis une approche récente en Asie centrale, qui a permis une approche nouvelle et décisive quant à l'origine des Indo-Arya : issus de Bactriane (en Afghanistan du Nord), si ceux-ci ont échoué à l'est (au Proche-Orient) au IIe millénaire avant notre ère, ils ont formidablement réussi à l'est, donnant naissance, en quelques siècles, à l'Inde historique.
    L'apport de ces Indo-Arya, lointainement venus d'Europe, à la civilisation de l'Inde, est évalué sous les points de vue de la mythologie, des fêtes et rituels, de l'astronomie, de la médecine, des noms propres. Mais on scrute également l'apport d'une mythologie et de traits culturels d'origine est-asiatique, et la synthèse qui s'est faite progressivement pour aboutir à l'hindouisme moderne.

  • Voici l'envers du décor, la face cachée de l'antiquité gréco-romaine : tripots et lupanars, filles à matelots et petits voyous, médiocres arnaqueurs et assassins au petit pied, grands seigneurs débauchés qui titubent au matin après une nuit d'ivresse et que leurs serviteurs - presque des enfants encore - doivent ramener chez eux.
    Ici, pas de héros, mais un monde parfois stupéfiant oú règnent les proxénètes, les courtisanes misérables et les enfants que l'on vend pour les plaisirs des grands.

empty