Points

  • « Dans ce livre j'ai tenté de livrer directement de bouche à oreille un peu de cet univers grec auquel je suis attaché et dont la survie en chacun de nous me semble, dans le monde d'aujourd'hui, plus que jamais nécessaire. Il me plaisait aussi que cet héritage parvienne au lecteur sur le monde de ce que Platon nomme des fables de nourrice, à la façon de ce qui passe d'une génération à la suivante en dehors de tout enseignement officiel.
    J'ai essayé de raconter comme si la tradition de ces mythes pouvait se perpétuer encore. La voix qui autrefois, pendant des siècles, s'adressait directement aux auditeurs grecs, et qui s'est tue, je voulais qu'elle se fasse entendre de nouveau aux lecteurs d'aujourd'hui, et que, dans certaines pages de ce livre, si j'y suis parvenu, ce soit elle, en écho, qui continue à résonner. »

  • Est-on en droit de parler de "religion" pour les Grecs, au sens où nous entendons ce terme ?
    Non, répond l'auteur, dans la mesure où le polythéisme des Grecs ne doit pas être confondu avec les religions monothéistes révélées. Alors que ces dernières visent à assurer le salut personnel de l'individu, au sein d'une Église, avec une ouverture sur l'au-delà, la religion polythéiste des Grecs s'exerce dans le cadre politique de la cité antique.
    Engagé dans les institutions de la cité, le religieux apparaît dès lors orienté vers la vie terrestre : il vise à ménager aux citoyens une existence pleinement humaine ici-bas, non à assurer leur salut dans l'autre monde.
    Ce que la religion laisse en dehors de son champ et que des courants sectaires et marginaux prennent en charge, la philosophie se l'appropriera.

  • Comment lire un mythe ? Quel rapport la philosophie entretint-elle avec la tradition ? Comment s'est formée la pensée positive en Grèce ?
    La tâche de l'historien n'est pas d'opposer mythe et raison, mais d'explorer, puis de confronter le discours théologique des poètes et les écrits postérieurs des philosophes et des historiens, de repérer les divergences dans les modes de composition, le vocabulaire, l'outillage conceptuel, les logiques de la narration.
    En relisant ainsi les grands textes mythiques et philosophiques, Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet ont éclairé de façon décisive l'univers mental des anciens Grecs.

  • Sexe et pouvoir à Rome

    Paul Veyne

    • Points
    • 6 Septembre 2007

    Si l'on en croit Ovide, les Romains auraient célébré et magnifié l'amour et la sexualité. Étaient-ils vraiment aussi libres dans leurs moeurs et dans leurs pensées que le laissent imaginer leurs élégies, leurs poèmes érotiques, leurs statuesoe On imagine l'Empire romain décadent d'après le Satiricon et l'ouvre de Fellini. Paul Veyne nous donne de Rome une tout autre image, celle d'une société pleine de tabous, et qui semble avoir inventé le mariage chrétien avant les chrétiens! Une société qui fait coexister raffinement aristocratique et brutalité, vertu républicaine et violence érigée en spectacle, justice et loi du Talion.

  • Des druides, nous avons l'image confuse - et fausse - de magiciens aux pouvoirs surnaturels, de prêtres en toge blanche sacrifiant au coeur de profondes forêts. Plus de deux mille ans de commentaires antiques, de rêveries romantiques puis d'idéologies nationalistes ont façonné cette image qui ne peut aujourd'hui satisfaire l'historien.
    À ces fantasmagories, il faut opposer l'image - plus réelle - de druides philosophes. Les Grecs font en effet des druides gaulois les maîtres de Pythagore. Nous sommes loin de l'image de Panoramix, et plus proches de Platon.
    L'ouvrage de Jean-Louis Brunaux vise à déconstruire les idéologies successives qui, de l'Antiquité à nos jours, ont brouillé la figure des druides et leur enseignement, et à resituer leur place dans la société celtique et dans les courants de pensée qui se développent sur les bords de la Méditerranée, pendant les derniers siècles qui précèdent notre ère.

  • La société romaine

    Paul Veyne

    À travers une série d'études précises, qui prennent leur départ aussi bien dans la législation que dans la lecture de Virgile ou de Pétrone, et qui s'attachent aux « carrières » des esclaves, à l'idéal de l'autarcie, au statut de l'économie ainsi qu'à la symbolisation du pouvoir, Paul Veyne remet en chantier l'image que nous nous faisons de la société romaine et, singulièrement, de la ville de Rome, principe organisateur de l'empire.

  • L'époque archaïque grecque fut longtemps l'équivalent de notre Moyen Âge, considérée comme des siècles obscurs, rigides et figés. Or, grâce aux progrès de l'archéologie, à une lecture très fine des textes, Claude Mossé a rendu toute sa place à cette période qui, du coup, s'anime sous nos yeux : on assiste au passage du combat singulier à la bataille rangée, de la dépendance à la démocratie au sein de la cité, de la piraterie à l'établissement des colonies lointaines, de l'univers des héros et des dieux au monde des hommes - paysans, sages législateurs et tyrans qui menèrent la Grèce des temps héroïques à l'âge classique. Un voyage en Grèce où Mycènes, Sparte, Athènes et les îles grecques revivent un lointain passé dont les traces nous sont désormais intelligibles et familières.

  • Les Chamanes de la préhistoire est un livre qui a fait date : il interprète l'art des cavernes en termes de pratiques chamaniques. Accueilli avec passion en France et à l'étranger, il a aussi trouvé des détracteurs et fait naître des polémiques. À ces critiques, les auteurs répondent avec précision et posent une question : comment faire que la science permette d'approcher au plus près les motivations de ces artistes et le sens de leur art exceptionnel ?

  • Le 25 août 79, l'éruption du Vésuve détruisit la cité romaine de Pompéi, ensevelissant sous une pluie de cendres les fugitifs dont les corps, saisis sur le vif à l'instant de leur mort, ont été conservés jusqu'à nous. Qui étaient ces personnes emportant avec elles leurs biens les plus précieux et ces habitants recroquevillés dans leur maison n'ayant pas eu le temps, la possibilité de s'enfuir ? Comment vivaient-ils ?
    S'appuyant sur les enseignements de l'archéologie d'un site étudié de longue date et sur les références aux historiens, aux philosophes, aux romanciers et aux poètes latins, Mary Beard retrace la vie de la cité antique au moment de la catastrophe.

    Mary Beard est professeur d'Histoire antique à l'université de Cambridge. Elle collabore régulièrement au Times Literary Supplement. Elle a publié plusieurs ouvrages, notamment : The Parthenon (2002), The Colosseum (2005) et The Roman Triumph (2007).

  • Les premières villes, entendues comme espaces regroupant plusieurs centaines, voire milliers, d'habitants, ne sont pas nées en Europe. Toutefois c'est dans ce cadre géographique que naît et se développe un nouveau type d'organisation à qui l'on attribue de façon générique le nom de « cité ». C'est plus particulièrement dans le monde grec et dans le monde italique que s'élabore ce modèle présentant des modalités urbanistiques progressivement élaborées, un mode de gouvernement généralement autonome, le tout conduisant à un genre de vie et de culture spécifiques à ces sociétés urbaines.

    Ce premier volume tente de définir les conditions de cette naissance et de la diffusion du concept tout autour de la Méditerranée, dans le cadre géographique qui devient celui de l'Empire romain, avant les transformations à mettre en relation avec la diffusion du christianisme et la création d'un nouveau modèle urbain. La cité antique ne constitue pas une catégorie immuable mais les fondements matériels mais surtout intellectuels ainsi établis continueront de peser sur les développements ultérieurs des villes européennes.

  • Dans les derniers siècles de l'Empire romain d'Occident, Rome fut à plusieurs reprises saccagée par les Barbares. Le plus célèbre de ces sacs reste celui de 410 par les Goths d'Alaric mais il y en eut d'autres : par des Vandales venus de Carthage, par les Barbares du général Ricimer et du chef ostrogoth Totila qui faillit bien raser la Ville.

    Fondé sur une relecture serrée des sources et sur les dernières trouvailles de l'archéologie, ce livre retrace cette succession d'assauts et les moyens mis en oeuvre par les Romains pour y faire face et en réparer les blessures.

    Se démarquant du cliché de la « décadence » romaine et des lectures qui gomment la violence des événements, Umberto Roberto brosse ici un vivant tableau des dernières décennies de la Rome impériale et signe un ouvrage captivant.

  • Sur plus de 1 000 ans et en 43 chapitres, l'auteur propose une histoire de la civilisation grecque à travers ses inventions : la colonisation, la philosophie, les canons esthétiques, la monnaie, l'esclavage.

    À partir de textes originaux ou de gravures, l'auteur construit ainsi une synthèse magistrale, sous la forme de « petites » histoires donnant à comprendre la culture grecque, ses fondements, ses interdits et ses inventions.

  • Nouvelle histoire de l'Antiquité.

    1. Jean-Claude Poursat, La Grèce préclassique, des origines à la fin du VIe siècle.

    2. Edmond Lévy, La Grèce au ve siècle, de Clisthène à Socrate.

    3. Pierre Carlier, Le ive Siècle grec, jusqu'à la mort d'Alexandre.

    4. Pierre Cabanes, Le Monde hellénistique, de la mort d'Alexandre à la paix d'Apamée (323-188 av. J.-C.).

    5. Claude Vial, Les Grecs, de la paix d'Apamée à la bataille d'Actium (188-31 av J.-C.).

    7. Jean-Michel David, La République romaine, de la deuxième guerre punique à la bataille d'Actium (218-31 av. J-C.).

    8. Patrick Le Roux, Le Haut-Empire romain en Occident, d'Auguste aux Sévères (31 av. J.-C.-235 apr. J.-C.).

    9. Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères.

    10. Jean-Michel Carrié, Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation, des Sévères à Constantin (192-337 apr. J.-C.).

  • Ancien élève de l'ecole normale supérieure et ancien membre de l'ecole française d'athènes. il et actuellement professeur d'histoire grecque et doyen de la faculté des sciences historiques de strasbourg.

  • D'Australopithèque en Homo erectus, de Cro-Magnon en âge de fer, et de gravures rupestres en pierres taillées, la préhistoire rassemble de nombreux champs de recherche distincts parmi lesquels le profane a souvent l'impression d'avancer comme vers le fond d'une grotte obscure.
    C'est un précieux fil d'Ariane que lui donne ce petit guide accessible et clair. Ses multiples illustrations et son déroulement chronologique lui permettront de replacer dans leur contexte ses propres connaissances ainsi que les découvertes les plus récentes sur l'origine et l'évolution de l'homme.
    Un guide indispensable pour comprendre le long et fascinant cheminement de nos ancêtres préhistoriques.

  • En 1799, un officier de Bonaparte en Égypte fait une découverte bouleversante. La stèle de granit qu'il vient de mettre au jour près de la ville de Rosette porte un même texte gravé en trois écritures différentes : en grec, en démotique et en hiéroglyphes. Une fantastique aventure intellectuelle commence. En Europe, quelques-uns des plus grands esprits de l'époque interrogent la pierre de Rosette qui a été saisie par l'armée anglaise et transportée à Londres, au British Museum. Johann David Akerblad et Thomas Young réussissent à lui arracher quelques réponses. Mais c'est un Français, Jean-François Champollion, fort de sa connaissance des langues orientales, qui parvient à la solution. Alors, brusquement, l'Égypte ancienne, muette depuis longtemps, se met à parler...

  • Qui sont les druides ? depuis l'antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques.
    S'ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux mille ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. prêtres, magiciens, devins, maîtres à penser ésotériques : les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires. la recherche qui est menée ici prend clone l'allure d'une enquête presque policière où toutes les pistes sont ouvertes et tous les indices mis à contribution.
    L'auteur doit remonter aux plus anciennes mentions des druides, quand ils étaient considérés par les grecs anciens comme des philosophes, pour découvrir leur origine au début du 1er millénaire précédant notre ère. de là, il peut reconstituer leur histoire et celle des représentations dont ils ont fait l'objet jusqu'à nos jours. avec eux, c'est aussi une nouvelle image de la gaule qui se dessine, loin des préjugés et des images d'epinal.

  • L'ouvrage présente des relevés originaux des peintures préhistoriques du Tassili-n- Ajjer (massif montagneux du sud-est de l'Algérie) réalisés lors des différentes missions d'Henri Lhote de 1956 à 1970, et actuellement conservés au Museum national d'histoire naturelle.
    C'est l'occasion de montrer ce matériel d'étude sous un nouveau jour. En effet si la photographie est incontournable, les relevés graphiques permettent certaines investigations et une approche particulière de la matière, à la fois du support, de la surface picturale et des sujets traités. Aujourd'hui, dans un souci de conservation les méthodes de relevés ont heureusement beaucoup évolué et le calque direct sur la paroi n'est plus utilisé, ni l'humidification des surfaces picturales. Néanmoins, par la richesse des données recueillies à l'époque, ces dessins n'ont pas fini de livrer des informations et restent utiles pour de futures recherches.

  • Pourquoi le lotus symbolise-t-il la renaissance et le papyrus le monde des disparus ? Comment le Nil a-t-il façonné les mentalités ? Pour comprendre l'esprit de l'ancienne Égypte, étudions l'environnement de ce peuple si attentif à la nature et qui en tira un enseignement profond. À l'aide d'illustrations, un parcours passionnant au coeur du système de pensée des Égyptiens et de leurs nombreux mythes.

  • De la fin de l'âge du bronze jusqu'au ier siècle avant J.-C., la Grèce a connu un destin mouvementé et paraît avoir réuni tous les talents comme tous les extrêmes. Les affrontements militaires, les innovations politiques, les inventions culturelles et intellectuelles comme les personnalités d'exception ont marqué cette presqu'île comme l'ensemble du monde occidental.

    D'Homère ou Socrate à Alexandre le Grand, des guerres médiques à la victoire de Rome, cette chronologie restitue mille ans d'une civilisation dont rien ou presque n'a été oublié.

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