Perrin

  • « C'est l'enfer [...]. Il faut y être passé pour comprendre », écrit le soldat Clerfeuille après le début de la terrible offensive d'avril 1917. Le conflit dure alors depuis plus de deux ans et le plan grandiose du général Nivelle ne vise rien moins qu'à terminer la guerre en perçant le front sur le plateau du Chemin des Dames. Près d'un million d'hommes sont rassemblés pour cette immense opération qui se solde par un échec sanglant : en quinze jours, plus de cent mille d'entre eux sont hors de combat.
    Pour saisir toute la portée de cet événement, une équipe d'historiens, entre archives et témoignages, a mené une enquête de grande ampleur abordant toutes les facettes du Chemin des Dames : histoires, combats, traces, mémoires... Ils proposent, sous la direction de Nicolas Offenstadt, la somme attendue sur l'un des affrontements clés de la Première Guerre mondiale.

    Nicolas Offenstadt est maître de conférences à l'université Paris-1-Panthéon-Sorbonne. Il a, entre autres, publié 14-18 aujourd'hui. La Grande Guerre dans la France contemporaine.
    Les autres auteurs sont historiens, spécialistes de la Grande Guerre et de l'histoire du XXe siècle. Didier Daeninckx a également collaboré à ce livre.

  • « Coup de revolver contre M. Clemenceau. Le président du Conseil serait légèrement blessé » (Le Populaire) ; « Un attentat contre la France victorieuse. Dix balles contre Clemenceau » (L'Action française) ; « Le criminel serait un anarchiste » (La Croix) ; « Vive Clemenceau ! » (Le Petit Parisien) : la une des journaux, le 20 février 1919, dit assez l'émoi suscité par la tentative d'assassinat dont fut victime le « Père la Victoire » le jour précédent.
    La veille, en effet, à 8 h 40, Clemenceau prend place à l'intérieur de la Rolls-Royce conduite par son chauffeur Coujat pour se rendre au ministère de la Guerre. À l'angle de la rue Franklin et du boulevard Delessert, un jeune anarchiste, Émile Cottin, surgit et fait feu à sept reprises sur la voiture, blessant le président du Conseil. Moins d'un mois plus tard, Cottin est condamné à mort, mais le « Tigre », fidèle à ses principes, obtient que sa peine soit commuée en dix ans de réclusion.
    Jean-Yves Le Naour, fort de sa connaissance de la période, dont il est l'un des meilleurs spécialistes, enquête avec son talent coutumier pour raconter les ressorts de cet assassinat manqué dont Clemenceau portera les stigmates jusqu'à la fin de ses jours. Un récit qui se lit comme un roman policier.

  • La marne est à la france ce que la bataille d'angleterre sera pour les anglais en 1940 : une bataille d'arrêt où s'engagent toutes les forces d'une nation contre l'invasion.
    C'est pourquoi on parle du miracle de la marne. fin août 1914, la france est envahie, les soldats de joffre font retraite depuis quinze jours, le gouvernement est parti à bordeaux, trois armées allemandes marchent sur paris. la guerre est perdue. et c'est le miracle. sur 245 kilomètres, de meaux à verdun, la résistance s'organise. les civils aident les soldats, les soignent, les enterrent, renseignent, nourrissent, cachent.
    Cinq journées atroces, durant lesquelles les pantalons rouges prennent leur revanche, et gagnent. le miracle, c'est leur courage et celui des populations. les poilus de la marne ont sauvé le pays. ils ne savent pas qu'ils en ont encore pour quatre ans.

  • La bataille de Verdun par son plus clbre acteur, Philippe Ptain. Publi en 1929, La Bataille de Verdun est un livre de circonstance ; pour entrer l'Acadmie franaise, le marchal Ptain doit avoir au moins un livre son actif. Le sujet s'impose : Philippe Ptain a pris le commandement des troupes de Verdun le 26 fvrier 1916. Il a t dsign et considr par l'opinion comme le " vainqueur " de la bataille mythique de la Grande Guerre, l'incarnation du sacrifice des combattants. Si l'on trouve naturellement dans ce rcit le tableau chronologique de la bataille, les faits, leur droulement et leurs consquences, Philippe Ptain y exprime aussi ses conceptions tactiques et stratgiques. Les lecteurs d'aujourd'hui, s'ils ne peuvent rester insensibles la somme des souffrances voque avec force, y reconnatront la trace essentielle de la communion nationale personnifie en un homme. Edition prsente par Bndicte Vergez-Chaignon

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