Pu De Dijon

  • Que savons-nous des communautés qui vivaient au bord de la Charente entre le VIe et le Xe siècle, à 40 km de l'Océan Atlantique ? Les archéologues sont allés observer au fond du fleuve les vestiges de ces occupations particulièrement bien conservés par leur long séjour en milieu humide : pirogues, digues en bois et en pierre, pêcherie, armes, céramiques, outils et plombs de pêche livrent des informations totalement inédites sur l'exploitation du milieu fluvial aux époques mérovingienne et carolingienne.
    La présence, parmi tous ces objets, d'éléments d'origine nordique, permet également de reposer la question du passage des Vikings en Saintonge au IXe siècle. Les études de cartes et de plans anciens, de graffiti de bateaux, les analyses de matériaux (bois et plomb), ainsi que des prospections menées sur les berges complètent cette étude d'un espace fluvial particulièrement riche en témoignages d'un passé encore méconnu.

  • Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations.
    Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication.
    Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés.
    L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.

  • Dans l'univers celtique, le monde des vivants, le monde des morts et la sphère du sacré ne sont pas hermétiquement clos par des frontières infranchissables. La multiplication récente des données archéologiques met en lumière des pratiques récurrentes et codifiées, qui transforment certains défunts, des deux sexes et de tous âges, sacrifiés ou non, en offrandes dédiées à des divinités souterraines. Grâce à l'intercession des silos, structure de stockage des grains sur lesquelles repose la survie alimentaire de ces communautés agricoles, ces cadavres en décomposition, entiers ou fragmentés, frais ou secs, offerts et parfois associés à des animaux et des objets de prestige, semblent invoquer les forces de fertilité et de fécondité de la terre nourricière.
    Ces pratiques, lisibles au sein même de la sphère domestique bien avant la mise en place des sanctuaires collectifs, témoignent d'une gestion consentie et sans tabou du cadavre, des chairs et de la putréfaction, en étoffant l'inventaire complexe des rites gaulois qui ne font pas de la mort le terme de toutes les vies.»

  • Cet ouvrage traite de la question des groupes culturels des 14e-12e siècles avant notre ère sur une vaste zone au nord des Alpes (France, Suisse, Allemagne). Le travail repose sur l'étude du mo- bilier et des pratiques funéraires, qui sont d'importants vecteurs d'identités individuelles et collectives.
    Un important volet est consacré à la mise en place d'une chronologie relative fine, appuyée par des méthodes statistiques.
    Cet outil permet de suivre l'évolution des gestes et pratiques dans le temps, à l'échelle de l'en- semble de la zone d'étude, pour caractériser de façon renouvelée le passage des cultures du Bronze moyen (« Culture des Tumulus ») au Bronze final (« Champs d'Urnes »).

empty