Pygmalion

  • Les Médicis

    Henri Pigaillem

    L'ascension politique et sociale des Médicis est l'une des plus formidables de l'Histoire. Après avoir pratiqué le simple métier d'usurier sur les marchés de Florence, ils formèrent la famille la plus puissante d'Italie et s'illustrèrent notamment à travers sept grands-ducs, trois papes, deux reines de France et de nombreux cardinaux. Impliqués dans tous les grands événements de leur temps, en outre artistes, poètes, inventeurs, bâtisseurs, ils furent aussi des mécènes autour desquels gravitèrent Politien, Pic de la Mirandole, Michel- Ange, Raphaël, Botticelli, Léonard de Vinci, Galilée, ou encore Haendel et Scarlatti. Enfin, collectionneurs éclairés, ils rassemblèrent pendant trois siècles les plus belles oeuvres d'art venues du monde entier et exposées aujourd'hui dans les musées de Florence. Henri Pigaillem brosse un panorama complet de cette glorieuse dynastie, de la révolte des Ciompi en 1378 à la conspiration des Pazzi, du sac de Rome au schisme anglican, du concordat de Bologne à la chute de Florence, du premier grand-duc Cosme Ier à la dernière représentante de la famille, Anne-Marie-Louise, disparue en 1743.

  • Les tourbillons de l'histoire cèdent parfois la place à des pauses festives dont on ne doit pas mésestimer l'importance. La table, au même titre que les champs de bataille, a toujours été un formidable lieu de pouvoir et de stratégie politique ; l'issue d'un festin n'est jamais sûre, tant les enjeux de puissance y sont réversibles.
    Voici 12 agapes mémorables aux mises en scène éblouissantes et aux enchantements culinaires ; tel le Banquet du Bal des Ardents organisé par le roi Charles VI, qui vit cinq grands seigneurs de ses amis mourir par le feu, transformés en torches vives, et qui en fut affecté jusqu'à la folie ; ou le Banquet du Faisan célébrant la suprématie du duc de Bourgogne Philippe le Bon et dont le clou fut un pâté d'où jaillirent vingt-huit musiciens donnant sur-le-champ un concert. Ou encore celui de Vaux-le-Vicomte dont les splendeurs firent de l'ombre au Roi-Soleil : Fouquet le paya d'un emprisonnement à vie. Ou, enfin, ces immenses mouvements de commensalité fraternelle qui, sous la IIIe République, réunirent en 1900 plus de vingt mille maires dans le jardin des Tuileries.
    Ces festins devenus pages d'Histoire, Suzanne Varga les a mitonnés avec un art consommé !

  • Traitant le conflit dans sa totalité, ce dictionnaire présente à travers près de 2 000 entrées :
    O Les faits politiques, pactes, traités, ententes, conférences...
    O Les événements militaires, batailles sur terre, sur mer et déjà dans le ciel...
    O Les hommes, responsables politiques, chefs militaires, combattants...
    O Les matériels et les armements...
    O Les conséquences humaines, matérielles et politiques...

  • D'impressionnants vestiges archéologiques, d'obscurs écrits de toutes origines, les énigmatiques cartes médiévales de l'Antarctique libre des glaces, les pyramides d'Égypte et leur corrélation mathématiques, l'âge millénaire du Sphinx...
    Graham Hancock assemble pièce par pièce un gigantesque puzzle regroupant les grands mystères du monde.

  • En route ! Au volant de sa voiture, Thierry Nélias nous invite à monter à bord et à partir avec lui sur les traces de la plus célèbre des routes de France : la Nationale 7.Étape par étape, du nord au sud, il nous emporte non seulement dans l'espace en nous plongeant dans la géographie de contrées fort variées, mais aussi dans le temps. Au récit des grands événements qui ont jalonné l'histoire de la route, il mêle les anecdotes savoureuses et les interviews de restaurateurs qui ressuscitent une époque révolue, magnifiée par la joyeuse chanson de Charles Trenet.On y suivra, par exemple, les origines antiques et royales de cette voie dont il subsiste quelques vestiges ; le transport en « chambre portative » de Richelieu entre Valence et Roanne, sur ce qui était alors le Grand Chemin de Paris à Lyon et la Grande Route de Lyon en Provence ; ou les périlleuses haltes de Napoléon en partance pour l'île d'Elbe, quand l'itinéraire s'appelait Route Impériale n°8 ; ou, enfin, plus cocasse, le circuit épique d'Hippolyte Panhard, le premier touriste de la Nationale 7, en 1893.Mais parler de la Nationale 7, c'est aussi évoquer l'ascension des grands noms de l'hôtellerie et de la restauration françaises, ou les beaux jours de nombreuses générations de riverains, du garagiste au restaurateur routier, en passant par le fabricant de nougats et le vendeur de balais.C'est donc à un voyage historique, hôtelier et culinaire, à travers trois bassins fluviaux et vingt-deux départements, que nous convie ce récit, conduit au triple galop.

  • Il y a 150 ans, Napoléon III, sur le rapport d'une commission, décidait de situer Alésia en Bourgogne, en Côte-d'Or, sur la commune d'Alise-Sainte-Reine. Cette localisation a été acceptée, depuis lors, par une large majorité d'historiens et d'archéologues ; on vient même d'y fonder un complexe touristique, appelé MuséoParc Alésia.
    Pourtant, depuis 150 ans, des voix ne cessent de clamer qu'on a fait erreur, que cette localisation est fausse, que le site officiel d'Alésia ne correspond pas à la description qu'en donne Jules César dans sa Guerre des Gaules !
    Pourquoi refuser d'entendre leurs arguments ?
    Pour la première fois, une équipe d'érudits polyvalents a uni ses efforts pour démontrer, point par point, qu'il est impossible de localiser Alésia en Côte-d'Or. Impossible pour des raisons multiples, liées à l'emplacement, à la conformation et aux dimensions du site, à la nature de ses vestiges et à leur disposition, à des contraintes stratégiques et tactiques - et aux contingences pratiques : hygiène, eau...

  • On a tendance aujourd'hui à associer au carnaval de Venise une image figée qui nous aurait été léguée par le XVIIIe siècle. Pourtant l'histoire de ce moment festif est beaucoup plus longue et complexe. Au carnaval civique destiné à façonner au Moyen Âge la cohésion sociale et politique de la commune, succéda un carnaval voulu par l'aristocratie et associant le peuple aux jeux publics pour mieux dire au monde la puissance et la fascination de cette ville hors du commun.
    Lorsqu'à la fin du XVIe siècle la primauté commerciale et politique de la Sérénissime en Europe finit par s'essouffler, le carnaval prit le relais des fastes de l'économie marchande et de la diplomatie en accueillant les princes d'Europe et en s'ouvrant à l'opéra.
    Puis, alors que la ville se repliait sur ses possessions de Terre ferme, le carnaval devint plus monotone, cachant surtout la crise sinon économique, du moins morale, politique et sociale de la République, avant de se réduire au XIXe siècle. Son retour en 1980 a réalisé un subtil mélange : ressusciter une fête urbaine qui renvoie aux fastes baroques du XVIIe siècle tout en l'associant aux souvenirs de Vivaldi, de Pietro Longhi et de Goldoni, contemporains du siècle des Lumières.
    C'est cette passionnante histoire qui est ici racontée.

  • Leurs noms sonnent encore glorieusement à nos oreilles et ils ont baptisé nombre de grandes artères à travers toute la France. Issus de milieux très divers (apprenti, mousse, fils de chirurgien, membre de la petite noblesse, etc.), ils ont choisi très jeunes le métier des armes et, sans compter sur le moindre passe-droit, ils sont partis du bas de l'échelle sociale pour gravir peu à peu les échelons militaires uniquement par leurs actes héroïques.
    Honneur suprême, ils ont été remarqués par Napoléon Ier qui les a faits maréchaux. Plus ou moins honnêtes, plus ou moins scrupuleux, plus ou moins clairvoyants (mais toujours prêts à mener leurs troupes au combat et à braver les pires dangers), ils ont accumulé des richesses dans les territoires conquis et ont été pourvus de titres de noblesse qu'ils ont transmis à leurs descendants.
    Frédéric Hulot nous raconte ici leurs fabuleux destins : leur ascension, les grandes batailles qu'ils ont gagnées, les innombrables blessures qu'ils ont reçues pour la gloire d'un empereur qu'ils vénéraient, mais qu'ils ne pouvaient s'empêcher de critiquer.

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