Armand Colin

  • Al-Andalus que l'on désignait autrefois sous le nom d'Espagne musulmane, a marqué l'histoire du viiie au XIe siècle. La richesse et le raffinement de la civilisation arabo-andalouse continuent de fasciner autant les chercheurs que les touristes qui se rendent en Andalousie.
    Nombre d'hommes politiques ont même vu dans cet al-Andalus l'espace d'un modèle de convivialité à une époque où les tensions entre l'Occident et le monde arabe ne cessent de s'accroître. À l'inverse, depuis quelques années, plusieurs auteurs « révisionnistes » remettent en cause l'islamisation de la péninsule en niant même l'authenticité de la conquête.
    Cet ouvrage entend rétablir une vérité historique et retracer la riche histoire d'un passé controversé. Il dresse un tableau le plus complet de l'histoire de cette lointaine province du monde islamique avant que ne se développent, aux alentours de l'an mil, les premières offensives chrétiennes qui ne s'achèveront que quelques siècles plus tard, en 1492, avec la chute de l'émirat nasride de Grenade.
    En débutant son enquête avec les derniers temps de la monarchie wisigothique de Tolède et en l'achevant avec la disparition du califat de Cordoue, ce manuel retrace l'évolution d'un État dont l'influence s'étendit sur l'ensemble de la Méditerranée occidentale et sur le Maghreb.

  • Pour la première fois de l'histoire, le Maghreb fait l'expérience, au cours des XIe-XVe siècles, d'une union politique sous l'égide des populations locales : les Berbères.
    S'inspirant des dynasties arabes musulmanes qui les ont précédés, les Almohades étendent leur emprise de l'Atlantique à la Tripolitaine, du Sahara jusqu'au centre de la péninsule Ibérique. Cet épisode marque une étape fondamentale du processus d'arabisation et d'islamisation des sociétés du Maghreb ; on assiste alors à la diffusion du concept d'État, territorial et supra-tribal, préalable à l'évolution ultérieure.
    Pascal Buresi et Mehdi Ghouirgate présentent d'abord en dix « chapitres » le cadre événementiel et politique, puis ils insistent sur dix « points d'histoire ». Enfin, divers auteurs analysent une dizaine de documents iconographiques, emblématiques de cette période fascinante.

  • Entre le Ve et le VIIIe siècle, l'Europe cherche ses marques, bousculée entre la fin de la période romaine et le plein Moyen Age, au cours de ce qu'on a longtemps appelé les "invasions barbares". Le basculement d'un espace centré sur la Méditerranée à un monde davantage tourné vers la mer du Nord marque un premier mouvement dans la constitution de l'Europe. Ce manuel revient sur cette période complexe en décrivant clairement la situation de l'Empire d'Occident avant sa chute en 476 et les caractéristiques de chacun des royaumes barbares qui Fleurissent alors, ainsi que le rôle de la christianisation.
    Il dépeint la montée en puissance du pouvoir des Francs, aux sources de l'Empire de Charlemagne. Présentant un état de la période profondément renouvelé par les recherches des dernières décennies, cet ouvrage montre à quel point l'Europe barbare a été un creuset essentiel pour l'Europe et la réflexion historique.

  • Le Petit atlas historique du Moyen Age est composé de 43 fiches qui présentent chronologiquement, à l'échelle du monde, les grandes phases d'une période allant du Ve au XVe siècle.
    L'ouvrage a pour objectif d'apporter des repères simples et précis à l'étudiant : il dégage les traits essentiels d'un événement, d'une aire de civilisation, d'un mécanisme économique ou encore d'un courant artistique d'une période.
    Chacune des fiches thématiques est complétée par une iconographie, un plan ou une carte.
    Une chronologie détaillée, une bibliographie, un glossaire et un index complètent cette histoire de la France médiévale pour en faire un indispensable outil de travail.

  • Panorama synthétique du Moyen Âge (Ve-XVe siècles), cet ouvrage veut répondre aux besoins spécifiques des étudiants de premier cycle. Il propose l'essentiel des connaissances à travers plusieurs sections - les événements politiques, les faits culturels et religieux, le contexte social et économique, les grandes figures de la période...- et s'appuie sur un choix de documents significatifs.
    Plans de dissertation, chronologie, glossaire, cartes et sources livresques et informatiques offrent des ressources pédagogiques et des repères précieux.

  • L'espace méditerranéen, entre Orient, Afrique et Occident connaît au Moyen Âge des changements profonds et devient un extraordinaire creuset de mouvements et d'échanges politiques, économiques et culturels. Ce manuel offre une approche synthétique de ces mondes méditerranéens en en restituant toute la diversité et la complexité.
    Depuis la naissance de l'islam au viie  siècle  jusqu'à la bataille de Lépante en 1571, qui arrête l'expansionnisme ottoman, l'ouvrage présente de façon détaillée les différentes zones géo-politiques, les grands événements et  les figures majeures de la région. 

  • La guerre de Cent ans est un événement essentiel dans la constitution des royaumes de France et d'Angleterre et a marqué de son empreinte les relations entre les deux pays.
    Cette synthèse accessible et facilement utilisable donnera aux étudiants les clés pour décrypter les raisons, le contexte et le déroulement d'un conflit qui dura de 1330 à 1453. L'ouvrage propose un parcours thématique qui envisage la guerre de Cent ans comme un phénomène global : politique, idéologique, militaire, sociétal..., vu aussi bien du côté français qu'anglais.
    S'appuyant sur de nombreuses sources - officielles, littéraires, iconographiques -, un appareil cartographique et des études de cas de textes et d'images, ce volume permettra à l'étudiant de construire un exposé, élaborer une dissertation ou rédiger un commentaire de document sur le sujet.
     

  • L'ouvrage Lire le manuscrit médiéval, présenté dans une édition mise à jour, se propose de guider tous ceux qui étudient les sources médiévales à partir des documents originaux. Il s'attache plus particulièrement à la forme de livre manuscrit qui s'est imposée vers le IVe siècle de notre ère dans l'ensemble du bassin méditerranéen et qui demeure le modèle des livres imprimés actuels, à savoir le codex.
    Divisé en neuf chapitres, il suit les différentes étapes de l'existence du manuscrit, de sa confection jusqu'à sa destinée entre les mains de possesseurs successifs. Le manuscrit se trouve ainsi étudié dans son ensemble, comme objet matériel, support de textes et témoin historique.
    L'ouvrage reflète l'activité de l'Institut de Recherche et d'Histoire des Textes (CNRS), consacrée, de l'Antiquité tardive à la Renaissance, aux manuscrits et aux débuts du livre imprimé, et qui s'ordonne autour de cinq grands pôles linguistiques (hébreu, grec, latin, arabe et langues romanes). Les auteurs entendent ainsi faire partager au lecteur, néophyte ou spécialiste, l'expérience acquise.
    À la croisée de plusieurs disciplines, qui relèvent toutes de l'histoire, l'ouvrage est destiné à un large public : étudiants de l'enseignement supérieur, philologues éditeurs de textes, conservateurs de bibliothèques et restaurateurs de livres, historiens de l'art et des techniques, historiens des idées et des cultures.

  • À partir du XIe siècle, l'idée de croisade s'insère au coeur de la société chrétienne et constitue tout au long du Moyen Âge le moteur de l'expansion de l'Occident dans le monde méditerranéen. Plus que jamais, il est nécessaire de comprendre les raisons et les conséquences, de part et d'autre de la Méditerranée, d'un épisode historique sans précédent qui a duré quatre siècles.
    Cette synthèse interroge les origines et la nature de ce phénomène, entre « pèlerinages en armes » et migrations de populations, et en montre la complexité à travers les diverses grilles de lecture qui ont été appliquées au sujet : économiques, démographiques, religieuses, politiques. Elle montre comment, loin d'apporter les résultats escomptés ni permis les rencontres entre les cultures, ces campagnes ont d'abord servi la chrétienté à prendre conscience d'elle-même. Présentant le film des huit croisades, l'ouvrage met en lumière la tradition du pèlerinage vers Jérusalem et le développement de l'idée de guerre sainte dans la pensée pontificale. Il montre également que chez les hommes de la Croisade, la quête de Jérusalem ne peut être séparée de la gloire et de la fortune qui se réalisent dans la création d'États latins en Orient, prémices de la colonisation moderne.
    Une cinquantaine de cartes et documents iconographiques facilitent la lecture de ce volume qui propose par ailleurs et double index et une riche bibliographie.

  • L'histoire des ordres monastiques et religieux au Moyen Âge constitue un chapitre essentiel de l'histoire ecclésiastique et spirituelle de cette période, tellement il est éclatant que moines et religieux - Benoît, Colomban, François d'Assise, Dominique - n'ont cessé de tenir une place importante dans l'Église et d'y exercer une influence durable. Elle permet de plus d'éclairer la question de la vocation religieuse et de voir comment, selon les temps et les hommes, on a donné à celle-ci le sens d'une fuite totale du monde ou d'une préparation spirituelle à l'action.
    Mais cette histoire déborde de beaucoup le seul cadre religieux, car c'est en tous domaines que les moines ont joué un rôle éminent, aussi bien dans le secteur de la pensée et de l'art que dans celui des institutions, des économies et des techniques.
    À côté des individualités, les grandes organisations, particulièrement Cluny, Cîteaux et les Mendiants, ont pesé, par leur puissance et leur rayonnement, sur l'évolution de ces siècles, qui, sans eux, n'auraient pas été ce qu'ils furent et n'auraient pas donné au Moyen Âge sa pleine singularité.

  • L'ouvrage présente les relations ayant existé entre Maîtres du sol et producteurs sur la longue période qui s'étend de la période carolingienne aux grandes révoltes paysannes des XIV e et XV e siècles.
    Après une période d'augmentation de la richesse, à partir du XIII e siècle les tensions s'accroissent. Les seigneurs connaissent une importante baisse de leurs revenus, ce qui constitue l'un des éléments essentiels de la crise des XIV e et XV e siècles. Cela a pour conséquence, dans de nombreuses régions, d'entraîner un phénomène de dépossession des paysanneries dont l'accès à la propriété du sol devient de plus en plus difficile.
    Cet ouvrage examine les statuts des hommes, l'organisation du travail, les hiérarchies sociales réellement efficaces, présente l'histoire de cet enrichissement général du monde occidental ainsi que celle de la crise qui clôt le Moyen Âge occidental.

  • Cet ouvrage de synthèse sur les Mérovingiens propose aux étudiants un panorama du monde franc du Ve au VIIIe siècle.
    L'auteur s'est inspiré de sa pratique de cours sur ce sujet et a eu à coeur de replacer chaque analyse d'ensemble dans son contexte chronologique précis, afin que les grandes explications « sociétales » s'incarnent dans la réalité du temps et que les évènements deviennent intelligibles.
    Pour décrire une période riche et souvent mal connue, ce manuel s'appuie sur les sources, la cartographie et propose un tableau clair et concis de la spécificité mérovingienne. Il présente les grandes figures (Clovis, Dagobert, Charles Martel, Pépin le Bref...), les structures du pouvoir, l'organisation de la société, laïque et religieuse, la constitution du Regnum Francorum... 

  • Qu'est-ce que le premier empire colonial français et comment, sur près de trois siècles, a-t-il évolué ? Depuis la mise en place d'un projet colonial par Richelieu jusqu'aux années 1810, qui voient la prise de contrôle par l'Angleterre des derniers vestiges de possessions françaises fragilisés par l'épisode révolutionnaire, l'ouvrage montre les politiques coloniales à l'oeuvre en Amérique du Nord, aux Antilles et dans l'océan Indien.
    Cette étude présente les acteurs, privés et institutionnels, de cette entreprise coloniale, mais aussi les populations, esclaves et libres cultivateurs, négociants et Habitants, nationaux et autochtones, à l'origine du démarrage véritable de l'outre-mer français, vers le milieu du XVIIIe siècle. Dépassant la simple perspective économiste et l'approche institutionnelle et militaire, l'auteur restitue la multiplicité des points de vue des acteurs et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et signes ostentatoires d'intégration.
    Cartographie originale, documents et portraits de grandes figures accompagneront le lecteur dans cette découverte de la première vague colonisatrice de la France.
    Comment, sur près de trois siècles, l'empire colonial français a-t-il évolué ? Depuis la véritable prise en charge d'un projet colonial par Richelieu et les années 1810 qui marquent la suprématie incontestée de l'Angleterre dans le domaine maritime et sa prise de contrôle des derniers vestiges de possessions françaises, quelles ont été les politiques coloniales à l'oeuvre au sommet de l'État français, monarchique, républicain ou impérial ?

    L'ouvrage montre l'organisation, la montée en puissance de la France des années 1750, les soubresauts, puis la ruine de ce projet colonial, miné par des contradictions (esclavage, créolisation, données militaires et stratégiques) qui conduisent à l'échec. L'étude s'articule autour de trois pôles (Amérique du Nord, transatlantique, océan Indien) et offre un tableau précis de la politique coloniale de la France à travers le double prisme de la métropole et de la réalité autochtone.

    L'auteur, se plaçant au-delà de la simple perspective économiste comme de l'approche institutionnelle et militaire, restitue la multiplicité des points de vue des acteurs, négociants et habitants, nationaux et autochtones, et les ambiguïtés des marqueurs culturels entre « créolisation » et ostentation des signes d'intégration.

    Citations, portraits des grandes figures du monde colonial, cartographie originale font de ce livre un usuel indispensable pour connaître ce premier contact de la France avec la colonisation.

  • Ce Lexique historique de la France d'Ancien Régime, désormais classique, aborde, de manière claire et synthétique, des notions complexes et devenues bien souvent étrangères à notre temps, relevant des institutions, de la démographie, du droit, de la religion, des domaines politique, économique et social, de l'art et de la civilisation. Des définitions claires et des documents cartographiques font de cet ouvrage un outil de travail indispensable pour les étudiants d'histoire moderne et pour quiconque souhaite se familiariser avec le vocabulaire attaché à cette période. Guy Cabourdin a été Professeur d'histoire moderne à l'université de Nancy II. Georges Viard est Professeur émérite d'histoire moderne à l'université de Nancy II.

  • 1515 Marignan. Qui ne connaît cette correspondance entre un millésime facile à retenir et la victoire remportée par François Ier dans le nord de l'Italie ?
    Cet essai d'histoire synchronisée entend replacer dans son contexte une bataille longtemps considérée comme une date majeure de l'histoire de France.
    Le début du xvie siècle fut un moment de circulation des hommes, des oeuvres et des idées sans précédent. Les nouvelles formes artistiques inspirées par la redécouverte de la culture antique se diffusaient en Europe, et l'on a pu voir dans ce mouvement une véritable « renaissance » du Vieux Continent.
    Alors qu'Érasme défendait une vision renouvelée de la vie chrétienne et prônait la paix entre les créatures de Dieu, certains s'interrogeaient sur le sens profond des guerres qui ravageaient l'Ancien Monde et sur celui des « découvertes » ultra-marines.
    Ces événements n'annonçaient-ils pas la fin des temps ?

  • Ce livre propose une analyse méthodique des institutions de la France médiévale, depuis le xie siècle  où la renaissance documentaire autorise des investigations plus fines  jusqu'au terme traditionnellement assigné au Moyen Âge. Celui-ci, contre toute légende, s'avère en effet particulièrement fécond en innovations institutionnelles dont beaucoup sont encore vivaces aujourd'hui.
    On s'attachera d'abord à montrer la logique de l'ordre seigneurial qui marque si profondément la culture politique et les rapports sociaux dans le cadre féodal. Une deuxième partie examine l'État royal dont elle décrit un par un les principaux rouages : gouvernement, administration, devoirs de justice, moyens financiers et outils militaires. Puis sont étudiées les villes, qui affirment leurs libertés et aspirent à se gouverner elles-mêmes, donnent naissance à leurs propres structures politiques, commune ou consulat. La dernière partie, enfin, est consacrée à l'Église, qui soumet peu à peu le monde des clercs et celui des fidèles à des cadres de plus en plus ordonnés.

  • De la découverte des produits du Nouveau Monde à la naissance du restaurant, l'alimentation en Europe connaît de profondes transformations entre le XVIº et le XIXº siècle. C'est pendant cette période que la culture alimentaire européenne, c'est-à-dire l'ensemble des valeurs et des pratiques liées à l'alimentation et partagées par une large partie de la population, change grâce à l'essor de la circulation des produits et des modes, aux progrès de l'agriculture, à la libération de la gourmandise et aux nouveaux besoins de consommation. Cet ouvrage s'intéresse donc à une histoire en mouvement, où l'échange joue un rôle fondamental dans la construction et la diversification de la culture alimentaire à partir du XVIº siècle. En adoptant une perspective européenne et en mobilisant une historiographie variée, il propose une large synthèse sur l'alimentation à l'époque moderne et ouvre de nouvelles perspectives. Entre consommations et imaginaire, ce parcours historique à travers la diversité du boire et du manger permet de mieux comprendre, en s'intéressant à ses racines, l'alimentation d'aujourd'hui.

  • À partir des années 1430 et pendant près de trois siècles, l'Europe a connue une grande « chasse aux sorcières » alors même que s'épanouissait la Renaissance. Pour comprendre comment s'est construit le stéréotype de la sorcière, il convient d'abord d'étudier les chasseurs, leurs motivations et d'interroger les liens entre pouvoirs civils et autorités ecclésiastiques. Le crime de sorcellerie - presque exclusivement féminin - se révèlé le reflet de psychoses collectives et d'angoisses individuelles et servira les ambitions des puissants.

  • Nouvelle présentation À l'aube du IXe siècle, une grande partie de l'Europe occidentale est sous la domination d'une puissante famille de l'aristocratie franque qui a réussi à s'emparer de la royauté : les Carolingiens. Charlemagne fait partie de ceux qu'on considère comme les précurseurs de la construction européenne. Pourtant, l'Europe carolingienne est bien différente de celle que nous connaissons aujourd'hui. Cet ouvrage a pour but de s'interroger sur les dimensions européennes de l'Empire carolingien. Il offre à la fois une synthèse des événements, une description des différentes parties de l'Empire et une réflexion sur les domaines qui font l'unité de l'Europe à l'époque carolingienne : le christianisme, la culture des élites et les réseaux formés par les familles de l'aristocratie. Enfin, il permet d'entrer en contact avec des textes variés et représentatifs de l'époque et de s'initier à l'exercice du commentaire de document.

    Geneviève Bührer-Thierry, agrégée d'histoire, maître de conférences à l'université de Marne-La-Vallée.
    Analyse et synthèse : Charles Martel et l'extension de la puissance des Carolingiens (714-741). Pépin le Bref, le fondateur de la dynastie (741-768). Charlemagne et la construction de l'Empire carolingien (768-814). Louis le Pieux ou comment conserver l'Empire chrétien (814-840). Les fils de Louis le Pieux et l'émergence de royaumes spécifiques (840-877). Les derniers Carolingiens face à la montée en puissance de l'aristocratie (877-888). Une Europe chrétienne. Une première culture européenne. Une Europe de l'aristocratie. Entre Loire et Rhin : le centre politique et économique de l'Europe carolingienne. Royaumes périphériques, marches et frontières. Documents et méthodes : La propagande carolingienne : l'invention des rois fainéants. L'Empire carolingien en paix. Un programme de réforme institutionnelle à la fin du règne de Charlemagne. Monastères et immunité dans l'Empire carolingien. Le règlement de la succession de Louis le Pieux. Le régime de la confraternité. La politique de christianisation à l'Est. La fin de l'Empire carolingien. Repères et outils : chronologie. Généalogie des Carolingiens. Glossaire. Bibliographie. Index.

  • Entre le XIIIe et le XVe siècle, la société occidentale puise dans le christianisme ses représentations de l'homme et du monde. Histoire de la vie religieuse, de ses réalités institutionnelles et sociales (structures familiales, éducatives et caritatives) comme de la spiritualité et des pratiques de dévotion, l'ouvrage présente l'évolution de l'Église et de son insertion dans la société, à la lumière des recherches qui, depuis plus de trente ans, en ont renouvelé la connaissance.
    La période voit naître un appareil de gouvernement centralisé d'une ampleur sans précédent qui culmine sous la papauté d'Avignon, avant de devoir composer avec l'émergence des Églises nationales. Revers de ce mouvement unitaire, l'exclusion des dissidents, juifs et musulmans s'accentue.
    Loin d'être figées, les formes de la vie religieuse se transforment au gré de l'appropriation du message chrétien par les fidèles, clercs et laïcs : vitalité des pratiques et des cultes ; diversité des mouvements réguliers ; aspirations aux expériences spirituelles et mystiques, notamment chez les femmes. Travaillée par un profond mouvement de réforme qui se manifeste, au XVe siècle, dans l'administration des diocèses ou le renouveau des ordres religieux, l'Église qu'ébranle la Réforme protestante n'est en rien décadente.

  • Qu'est-ce que la bourgeoisie dans la France de l'époque moderne ? C'est, du XVIe à la moitié du XIXe siècle, le tableau d'une population aux multiples visages que nous présente cette synthèse inédite. A travers les figures du propriétaire foncier, du rentier ou du commerçant, jusqu'au grand affairiste citadin, l'ouvrage analyse son essor spectaculaire : s'affirmant dans la société française dès la Renaissance, sortie victorieuse de la période révolutionnaire, la bourgeoisie constitue les fondements de la société du XIXe siècle et affirme le triomphe de valeurs qui perdurent encore aujourd'hui.

  • La longue période de l'histoire médiévale qui s'étend du IVe au XIIe siècle est dominée par une certaine vision du monde : celle d'une humanité pécheresse en marche vers Dieu, dont le séjour terrestre n'est qu'une étape douloureuse dans l'attente de son Salut. Or, très tôt, les clercs ont développé l'idée que le pouvoir terrestre avait un rôle à jouer au regard de cette destinée spirituelle de l'humanité et qu'une étroite collaboration s'imposait entre puissance royale et puissance sacerdotale.
    Mais sur quelles bases établir cette collaboration et quelle place y assigner au prince ? Ce dernier serait-il perçu comme le médiateur entre Dieu et les hommes, nécessairement placé dans une position de « suréminence » et donc d'irresponsabilité devant ses sujets ? Ou bien le gouvernant ne serait-il qu'un homme parmi d'autres, soumis comme eux à la médiation des prêtres ? Comment, enfin, définir le bon roi et quelles devraient être les formes de son action ? Ces questions ont fait l'objet, dès la fin de l'Antiquité, de grands débats que l'on suit ici, au sein du monde franc et en France, jusqu'au seuil du XIIIe siècle. À travers les cas très concrets des souverains romano-barbares, puis des Carolingiens, au pouvoir hégémonique de plus en plus critiqué, cet ouvrage permet de comprendre comment s'est constituée, autour de la royauté, l'idéologie qui l'a portée, inspirée et contestée.

  • Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l'Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l'occupent.
    L'Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits. Appuyée par les différentes royautés, son action missionnaire est efficace : saint Colomban ou saint Boniface illustrent ainsi cette période.
    À partir du VIIIe siècle, l'heure est à la réforme de l'Église institution afin d'assurer celle de la société tout entière : c'est le but que se fixe Charlemagne et que ses descendants ont tenté de remplir. Le mouvement de rénovation donne lieu à une profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident.
    Malgré l'échec politique des Carolingiens, les programmes élaborés au Xe siècle ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d'autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en oeuvre. Le mouvement monastique assure à l'Église les moyens de son action, tandis que la papauté, avec l'appui des empereurs germaniques, ouvre la voie au grand ébranlement de la réforme grégorienne.

  • Sur une période traditionnellement envisagée de manière très nationale , cet ouvrage propose une vision synthétique, transversale et parfois même comparatiste de l'histoire de l'Occident. Epoque complexe d'une grande richesse, l'histoire de ces deux siècles fondateurs permet de mieux comprendre les différents parcours de royaumes qui constituent la trame de notre Europe actuelle et de la civilisation occidentale.

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