Belin

  • Les chapitres : ils forment un récit, reprenant les grands thèmes et les chronologies (démographie, production, institutions, culture.).
    L'atelier de l'historien : le lecteur découvre la manière de travailler de l'historien. Cet atelier met en lumière les sources historiques et les débats d'historiens que la période a engendrés. Un atout majeur.
    Les annexes : indispensables pour comprendre le travail de l'historien, elles reprennent les repères chronologiques, les notices biographiques, la bibliographie par chapitre, la table des références iconographiques, les sources des textes, cartes et graphiques et l'index.

  • 11 novembre 1630 : à l'issue d'une journée mouvementée, Louis XIII choisit de maintenir sa confiance à Richelieu pour s'engager, à ses côtés, dans une politique dominée par les préceptes de la raison d'État. 1er septembre 1715 : Louis XIV meurt au terme du règne le plus long et le plus brillant de l'histoire de France. D'une date à l'autre, ce siècle fut le temps des rois absolus. Louis XIII et Louis XIV portèrent à son comble la sacralité du pouvoir monarchique en mobilisant toutes les ressources littéraires et artistiques d'un siècle fécond. Les fastes dorés et solennels de la religion royale furent mis au service d'une autorité inouïe. Pour en rendre compte, les contemporains regroupèrent sous le terme générique d'" Extraordinaire ", les impôts nouveaux, les tribunaux exceptionnels, les pouvoirs confiés aux intendants, etc. Assurément, le temps des rois absolus fut un temps de sidération. De révolte et de violence aussi. La guerre, avec son cortège de malheurs et de nécessités impérieuses, fut la manifestation la plus sensible de l'autorité royale. Elle exigea une mobilisation toujours croissante de la société et de l'État, dont elle fut la matrice. Pour la financer, le recours au crédit et à la vente d'offices modifia profondément les structures sociales du royaume. Les élites investirent massivement dans ces charges vénales qui, parfois, les anoblissaient en entretenant la confusion entre dignité sociale et service du Roi. Ainsi débutait la longue histoire d'une relation singulière entre la société française et l'État. Peut-être même faut-il dater de ce XVIIe siècle la cristallisation de certains caractères identitaires. Ne dit-on pas que les Français sont cartésiens et qu'ils parlent la langue de Molière ? Derrière ces lieux communs, se profile l'émergence d'une conscience régnicole, à défaut d'être nationale, née dans la contemplation du roi et au service de sa gloire. Car c'est dans la guerre, encore, que se forgea la communauté territoriale insérée dans le " pré carré " de Vauban. L'histoire des rois absolus est une histoire de France.

  • Avec La Guerre à l'hérésie , Moore bouleverse toute l'histoire des hérésies telle qu'elle était pensée depuis le XIXe siècle en montrant comment l'Église médiévale a criminalisé les nombreuses oppositions à une époque où s'est affirmée une « monarchie pontificale » absolue et centralisée, théocratique, fondée sur la séparation radicale des clercs et des laïcs et sur la soumission des seconds aux premiers. Les dissidences qui furent persécutées sous le nom d'hérésie étaient en réalité suscitées par des lectures intransigeantes des Évangiles et par le rejet des privilèges comme du pouvoir des clercs. Il s'agissait non pas de mouvements extérieurs au christianisme (par exemple liés au manichéisme, comme on l'a longtemps soutenu dans le cas des prétendus « cathares »), mais de contestations évangélistes et anti-cléricales, toujours liées à des tensions politiques et sociales.
    Dans le livre, abondamment commenté depuis sa sortie en 2012, Moore examine tous les épisodes d'hérésies survenus entre l'an mil et les premiers temps de l'Inquisition (v. 1250). Comme le contexte général de chaque épisode est examiné en profondeur dans toutes ses dimensions, il en ressort une relecture de l'histoire générale du Moyen Âge central en Occident.

  • La grande principauté de Bourgogne qui, du milieu du XIVe siècle à la fin du XVe siècle, s'est progressivement étirée des brumes de la Zélande aux vignes du Mâconnais, offre un laboratoire d'analyse politique exceptionnel permettant de disséquer la nature du pouvoir. Préférant le feuilletage à la narration linéaire, Elodie Lecuppre-Desjardin propose une lecture ample et originale de l'aventure politique qui fit des ducs de Bourgogne les princes les plus puissants de leur temps, avant que la débâcle nancéenne n'arrête brutalement les ambitions de Charles Téméraire. Par une remise en question de la notion d'État moderne à la fin du Moyen Âge, l'étude saisit les forces motrices d'une société composite et fait l'histoire non pas d'une perfection croissante, mais des conditions de possibilité ou d'impossibilité qui mènent à la conduite d'un gouvernement.
    Dans cette oeuvre très remarquée par ses pairs, Elodie Lecuppre-Desjardin nous entraîne au coeur d'un univers médiéval passionnant où se pose avec une étonnante actualité la question du sens des communautés, de la nature des loyautés et de la reconnaissance d'une autorité suprême.

  • Le paris du Moyen Âge

    Collectif

    • Belin
    • 4 Novembre 2014

    Le présent ouvrage, qui contient plus de 80 illustrations et cartes, rassemble les conférences du cycle organisé au printemps 2012 par le Comité d'Histoire de la Ville de Paris sur le thème de Paris au Moyen Âge.
    Neuf historiens ont mis leur science au service de l'histoire de Paris, pour en éclairer un aspect à la lueur de leurs propres travaux et des derniers acquis de la recherche. C'est ainsi que sont tour à tour abordées la question de la place des saints fondateurs dans la ville, celle de l'évêque, des enceintes, de la justice, de la bourgeoisie, de l'assistance, des femmes, de l'université, de l'aristotélisme, du roi en son palais et de la guerre civile. Ce sont autant de portraits d'une ville aux visages multiples qu'il est difficile de saisir dans son ensemble, mais leur mise en série permet ici de s'en faire une idée. Il en ressort néanmoins que Paris cumule déjà à cette époque les fonctions économiques, religieuses, intellectuelles, curiales et politiques, ce qui est unique en Occident où les villes peuvent rarement s'enorgueillir de plus de deux ou trois fonctions : Gand est avant tout une cité industrielle, Bologne une ville universitaire, Venise un pôle commercial.
    Cet épais feuilletage de fonctions variées est probablement l'explication de l'exceptionnel développement de Paris au Moyen Âge.

  • Le XVIIIe siècle français a souvent souffert de ses deux puissants voisins : Louis XIV et la Révolution. On ne saurait pourtant se contenter d'y scruter le déclin de la monarchie ou l'annonce de 1789. Rien n'était joué en 1715, ni même encore en 1774. Bien des changements affectèrent un monde conservateur : détachements religieux en plein triomphe de la Réforme catholique, diffusion des Lumières, mais aussi refus discrets ou véhéments, essor démographique et économique dérangeant de vivaces structures traditionnelles, aspiration à participer aux affaires publiques dans une société pourtant façonnée par la monarchie absolue.
    Illustrée par de nombreux documents, complétée par de courtes notices explicatives placées dans ses marges, appuyée sur de récentes recherches, cette nouvelle édition propose une approche renouvelée de la France au XVIIIe siècle.

  • La guerre de Cent ans a-t-elle existé ? On le suppose, puisque les livres d'histoire, qui caractérisent ainsi le conflit entre France et Angleterre entre 1337 et 1453, l'affirment depuis le XIXe siècle. La guerre de Cent Ans n'a pourtant pas de fin officielle, puisqu'il n'y a jamais eu de traité de paix, et certains ont voulu faire remonter l'inimitié entre les Capétiens et les Plantagenêt au XIIe siècle. Face à cette alternative, le présent livre voudrait présenter la guerre de Cent ans comme la manifestation spectaculaire, entre la fin du XIIIe siècle et le milieu du XVe siècle, du passage à un nouvel politique. Les progrès de la souveraineté et de l'Etat royal ont en effet rendu caduque le partage féodal de la souveraineté entre seigneur et vassaux, poussant à la révolte le plus puissant d'entre eux, le duc de Guyenne qui était aussi roi d'Angleterre.

  • Les templiers

    Barbara Frale

    Le livre se découpe en 6 chapitres suivant l'ordre chronologique et se clôt par une solide bibliographie. Il raconte l'histoire de l'ordre des Templiers, depuis sa formation au début du 12e siècle après la première croisade, jusqu'à sa dissolution en 1312 par le concile de Vienne : un ordre, voué à l'origine à la défense du Saint-Sépulcre, qui devint l'ordre religieux et militaire le plus puissant et le plus riche de toute la chrétienté. Cette histoire glorieuse s'acheva par un procès en hérésie suscité par le roi Philippe le Bel qui, pressé par la crise économique, souhaitait s'emparer des biens des Templiers.
    L'auteur inscrit son récit dans le paysage politique de l'époque : les rivalités entre royaumes et papauté, la société féodale, les croisades, etc. Malgré son érudition, elle adopte un ton narratif très vivant, qui donne au livre le style d'un récit haletant. Vie quotidienne, anecdotes et pratiques de cet ordre mystérieux ont toute leur place à côté de l'intelligence de l'histoire. Elle lève le voile sur les mystères et les scandales qui ont été associés à l'histoire de l'ordre dès son existence. Ses recherches au coeur des archives vaticanes l'ont même amenée à de surprenantes découvertes sur le procès.

  • L'histoire de la France aux XIVe et XVe siècles est marquée par un conflit à rebondissements, qualifié par les historiens de « guerre de Cent Ans ». Le conflit connut plusieurs phases, entrecoupées d'accalmies. La durée du conflit, de même que les souffrances de ceux qui l'ont animé ou en ont pâti, interdisent de le réduire à l'écume des événements : c'est la raison du titre de cet ouvrage.
    Ce livre s'attachera cependant moins à la narration circonstanciée des détails de ces guerres, qu'à les comprendre comme éléments d'un contexte général. La trame du récit est ainsi subordonnée au développement chronologique des grands phénomènes qui marquent la période.
    La fin du Moyen Âge est marquée par trois phénomènes majeurs, d'ampleur européenne et qui s'inscrivent dans le temps long : une phase de forte croissance de l'État, une crise économique d'origine agraire après trois siècles de croissance et une crise démographique avec la réapparition de la peste en Occident après sept siècles d'absence. Les deux premiers phénomènes sont l'effet du modèle de développement de la civilisation féodale du Moyen Âge central, mais le dernier paraît exogène ; tous concourent cependant à précipiter le pays dans une des plus vastes dépressions de son histoire.

  • Louis XIV, « roi de guerre » ? En effet, pratiquement continue des années 1630 aux années 1710, la guerre, contre les Habsbourg de Madrid et de Vienne, contre la République des bourgeois d'Amsterdam et l'Angleterre de Guillaume III puis contre toute l'Europe ou presque, est au coeur de ce livre, son moteur, en quelque sorte.
    La guerre légitime l'emploi de moyens exceptionnels, modifiant les structures et le fonctionnement même de la monarchie : « l'administration, l'armée, la justice et les finances sont ainsi placées sous le régime de la nécessité et de ses urgences ». L'impérieuse raison d'Etat est devenue moteur d'action à partir des années 1630 au moment même ou, par un étrange paradoxe, triomphait la réforme catholique, ce « siècle des saints », marqué par un profond renouvellement des pratiques spirituelles et pastorales, dont Vincent de Paul est l'une des figures les plus emblématiques.
    « Je m'en vais, mais l'Etat demeurera toujours ». Ce sont là parmi les dernières paroles prononcées par le vieux Louis XIV à la veille de sa mort, en août 1715. Elles synthétisent la révolution silencieuse qui s'est opérée pendant son long règne : au-delà des clientèles et des réseaux de fidélités et des « lobbys », qui jusqu'alors étaient la règle, la fin du XVIIe siècle a vu naître un « pouvoir administratif », tout à la fois civil et militaire, qui tend à devenir indépendant et autonome par rapport à ceux qui le dirigent : en résumé, les ministres passent, les bureaux restent. Le gouvernement du Roi Soleil a inauguré une longue tradition, bien française, qui mène à nos hauts fonctionnaires, placés à la charnière de l'administration et de la politique, serviteurs de la « chose publique », de l'Etat plus que du roi ou du président actuel.
    C'est là une des multiples métamorphoses dont ce livre permet de mesurer l'importance et l'ampleur. Mais il apporte plus encore : à la fois si différente et si proche de nous, cette France de Louis XIII et de Louis XIV est aussi celle de Descartes et de Molière, celle de Lully et de Charles le Brun, celle de l'écriture mathématique du monde et de la discipline de la langue, mais aussi celle où des centaines de milliers d'anonymes meurent de misère, dans l'indifférence, lors de la grande crise de subsistances des années 1693-1694.
    Des images magnifiques, terribles aussi parfois, accompagnent ce voyage dans ce territoire étrange où le dénuement le plus extrême voisine avec le luxe le plus ostentatoire, ce territoire où la violence la plus brutale côtoie les raffinements policés de la société de cour, ce territoire où la misère du plus grand nombre s'oppose à la gloire affichée du « plus grand roi du monde ». Elles nous transportent au coeur de ce qui fut, pour la majorité des vingt millions de Français qui peuplaient le royaume des deux Louis, avant tout un « siècle de fer ».

  • Féodalité (888-1180)

    Florian Mazel

    • Belin
    • 3 Juin 2010

    La fin des Carolingiens, le morcellement de l'empire en principautés rivales, l'avènement progressif d'une nouvelle dynastie encore modeste, les Capétiens, la réforme grégorienne - affirmation de l'indépendance, voire de la supériorité de l'Église sur les princes de ce temps - l'explosion du monachisme occidental et le processus de féodalisation de la société : dans ce foisonnement et cette croissance, le livre de Florian Mazel trace des pistes et permet de comprendre cette société tellement lointaine et différente. De nombreux textes d'époque, traduits du latin ou de l'ancien français, permettent de se rendre compte de la floraison intellectuelle de ces siècles, pendant lesquels naissent la chevalerie, l'amour courtois et la scolastique.

  • La fin de la guerre de Cent ans et des grandes crises socio-économiques, au milieu du 15e siècle, est le point de départ d'un renouveau général. La période 1450-1560 est alors entraînée dans un mouvement de floraison et de dynamisme en de nombreux domaines ; c'est ce siècle qui, en définitive, correspond le mieux à l'appellation de « beau 16e siècle ». On a fait ici le choix d'en évoquer les principales facettes d'une façon thématique, et non chronologique. Il a semblé que c'était, et de loin, le meilleur moyen de rendre compte des véritables enjeux de la période, sans négliger pour autant, à l'intérieur de chaque développement, de faire apparaître inflexions et mutations, aussi bien pour les réseaux marchands que pour les affrontements religieux. L'ouvrage est découpé de façon classique. En dehors de l'atelier de l'historien, les six parties correspondent à des approches successivement démographique et économique, sociale, politique, de relations internationales, religieuse et culturelle. Nombre de thèmes de recherche développés récemment y trouvent bien évidemment leur place, que ce soit la consommation ou les identités. D'autres en revanche, comme le genre, ont été mis en valeur dans l'atelier de l'historien. Ce mode de présentation contribue à faire émerger une synthèse, au service d'une intelligibilité globale de la période, mais avec le souci de faire ressortir des problématiques, d'ouvrir des réflexions, en soulignant pour certains sujets les insuffisances, voire les contradictions, de l'historiographie et en nourrissant le propos de remarques critiques. Il s'agit donc d'un « certain regard » sur le temps des Renaissances.
    La dialectique du changement (emblématique des représentations sur la période) et des continuités s'impose d'une façon particulièrement nette : elle suppose d'évaluer avec justesse l'ampleur des mutations. Elle nourrit le débat, déjà ancien, sur la « modernité » de la Renaissance ; s'agit-il vraiment de l'enfantement d'un monde nouveau ? N'est-elle pas plutôt le point d'aboutissement d'un certain rapport au monde, issu des derniers siècles médiévaux ? Cette interrogation permet, sans pour autant sombrer dans la téléologie, de faire le lien entre les temps lumineux des Renaissances et les ténèbres des Guerres de religion, amenées à inventer des solutions nouvelles.

  • Cet ouvrage réunit les Ateliers de l'historien publiés dans les volumes de l'Histoire de France : La France avant la France (481-888), Féodalités (888-1180), L'âge d'or capétien (1180-1328), Le temps de la guerre de Cent Ans (1328-1453).
    Le grand atelier de l'histoire de France invite chaque lecteur à partager les « secrets de fabrication » d'une science humaine effervescente. Car le passé est un laboratoire d'expériences et d'hypothèses : un vaste terrain d'études et d'expérimentations, ouvert aux analyses et aux débats les plus divers et les plus féconds.
    - Les sources. À partir de quels documents travaille l'historien ? Comment les exploite-t-il ? Les sources ici concernent toutes les traces laissées par l'homme et exploitables par le chercheur : les données de l'archéologie, les textes, les images, les objets, les témoignages dans le cadre d'une enquête orale.
    - L'historiographie. Comment, siècle après siècle, les historiens ont-ils analysé le passé ? De Clovis à nos jours, de Grégoire de Tours à Jacques Le Goff, chaque époque n'a cessé d'enquêter, de chercher à comprendre le passé. Une place centrale est accordée ici aux importantes thèses qui ont renouvelé, depuis quarante ans, notre connaissance de l'histoire de France.
    - Les controverses et les enjeux. L'histoire est un perpétuel questionnement : sur les hommes, sur les événements, sur la politique, sur les cultures, sur les croyances. L'histoire n'est pas un processus achevé mais une « invention » permanente, en relation avec les interrogations vives du présent : violences, guerres, crises. Une importance particulière est accordée ici aux directions nouvelles d'une recherche en devenir, qui a beaucoup bouleversé et modifié les questions de datation.
    Le grand atelier de l'histoire de France du Moyen Âge met ainsi en valeur une histoire en construction, une histoire qui interroge et qui s'interroge, afin de mieux comprendre notre présent, offrant les « clés » d'une recherche plurielle, diverse, inventive, qui a totalement renouvelé notre connaissance du passé.

  • Cet ouvrage réunit les Ateliers de l'historien publiés dans les volumes de l'Histoire de France : Les Renaissances (1453-1559), Les guerres de religion (1559-1629), Les rois absolus (1629-1715), La France des Lumières (1715-1789), Révolution, Consulat, Empire (1789-1815).
    Le grand atelier de l'histoire de France invite chaque lecteur à partager les « secrets de fabrication » d'une science humaine effervescente. Car le passé est un laboratoire d'expériences et d'hypothèses : un vaste terrain d'études et d'expérimentations, ouvert aux analyses et aux débats les plus divers et les plus féconds.
    - Les sources. À partir de quels documents travaille l'historien ? Comment les exploite-t-il ? Les sources ici concernent toutes les traces laissées par l'homme et exploitables par le chercheur : les données de l'archéologie, les textes, les images, les objets, les témoignages dans le cadre d'une enquête orale.
    - L'historiographie. Comment, siècle après siècle, les historiens ont-ils analysé le passé ? De Clovis à nos jours, de Grégoire de Tours à Jacques Le Goff, chaque époque n'a cessé d'enquêter, de chercher à comprendre le passé. Une place centrale est accordée ici aux importantes thèses qui ont renouvelé, depuis quarante ans, notre connaissance de l'histoire de France.
    - Les controverses et les enjeux. L'histoire est un perpétuel questionnement : sur les hommes, sur les événements, sur la politique, sur les cultures, sur les croyances. L'histoire n'est pas un processus achevé mais une « invention » permanente, en relation avec les interrogations vives du présent : violences, guerres, crises. Une importance particulière est accordée ici aux directions nouvelles d'une recherche en devenir.
    Le grand atelier de l'histoire de France des Temps modernes met ainsi en valeur une histoire en construction, une histoire qui interroge et qui s'interroge, afin de mieux comprendre notre présent, offrant les « clés » d'une recherche plurielle, diverse, inventive, qui a totalement renouvelé notre connaissance du passé.

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