Cnrs

  • Comment comprendre la notion de catastrophe naturelle dans la pensée médiévale ? Étonnement, puissance, terreur, fonction purificatrice, choc des consciences... Avec tous les fantasmes qu'ils drainent dans leur sillage et la stupeur qu'ils produisent sur les esprits, ces « accidents de la nature » ouvrent une fenêtre fascinante sur l'histoire des représentations au Moyen Âge. Revisitant les textes des chroniqueurs qui tentèrent d'en rendre compte, Thomas Labbé montre que le récit du phénomène extrême favorise toujours la déformation de la réalité vécue. La catastrophe apparaît comme une manière de donner un sens à l'extraordinaire, comme en attestent les récits de l'effondrement du mont Granier en 1248, de l'inondation de l'Arno en 1333 ou encore du tremblement de terre à Naples en 1456. Le processus d'« événementialisation » qui en découle s'opère plus à travers l'imaginaire et la sensibilité de la société que par ses capacités rationnelles d'objectivisation.
    Une grande étude à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des émotions en Occident.

  • Les pouvoirs de l'écrit dans la société médiévale ne reposent pas seulement sur la capacité des institutions à le produire ou à le diffuser. Le cas particulier du royaume de France et de son État en gestation à la fin du Moyen Âge manifeste un rapport singulier à la conservation des supports et des valeurs de l'écrit dans des espaces réservés et situés au coeur des Palais et qui forment autant de «?trésors?». La localisation de ces dépôts structure l'espace et la dynamique de centralisation du pouvoir capétien et assure indirectement, par leur inscription dans les espaces urbains, une présence et un pouvoir de l'écrit bien plus large?: la visibilité indirecte des trésors d'écritures. Ces «?trésors?» de titres, de chartes, de manuscrits informent la «?sapience?» d'un souverain qui pose ainsi les fondements d'une «?science de l'État?».
    Cet ouvrage rassemble un certain nombre d'études singulières sur le Trésor des chartes entre le xiiie et le xvie siècle, et la librairie royale, dite «?de Charles V?», entre son installation au Louvre en 1368 et sa dispersion au début du XVe siècle. Ces travaux sont précédés de textes généraux sur la question du statut de la fonction politique et symbolique de la thésaurisation royale.

  • Le mystère des templiers exerce une fascination particulière chez nos contemporains. La simple évocation d'un grand-maître, d'une commanderie ou d'une baillie suffit à déclencher un puissant imaginaire, mêlant trésor perdu, guerre sainte et complot royal.
    Pour sortir des idées reprises en boucle, l'auteur, spécialiste incontesté des ordres religieux-militaires, réunit dans cet ouvrage une somme de données précises sur la réalité templière.
    Ni biographie collective ni dictionnaire, ce livre recueille et décompte toutes les informations mentionnées sur des templiers dans les procès et autres procédures qui s'étalèrent de la rafle du 13 octobre 1307 jusqu'à la fin de l'ordre en 1312.
    Origines, carrières, lieux... qu'ils soient chevaliers, chapelains, sergents, c'est tout un peuple qui surgit à travers les 2 336 templiers recensés, actifs pour le plus ancien depuis 1248, et 1 135 physiquement présents dans l'une ou l'autre des procédures.
    À la fois catalogue et base documentaire, cet ouvrage renseigne une période importante de l'histoire de l'ordre qui envoie alors massivement des recrues à Chypre dans la perspective de reprendre pied en Terre sainte.

  • Charpentiers, maçons, tailleurs de pierre, etc. : c'est toute la vie quotidienne des chantiers du Moyen Âge qui est restituée ici. Importance de la main-d'oeuvre, fourniture et prix des matériaux, outillage, transport, répartition du travail, hiérarchie et salaires, place de l'architecte, diversité des lieux investis par les constructeurs et rôle de la loge où travaillent apprentis et compagnons : Philippe Bernardi raconte comment l'on bâtissait au temps des cathédrales.
    Traitant des divers types de constructions de l'Europe occidentale, et des apports les plus récents de la recherche (sources écrites, iconographiques, archéologiques ou issues des laboratoires), il rend vivante autant qu'il l'élargit l'histoire de ces artisans du Moyen Âge.

  • « La grande terre » : ainsi les géographes arabes du Moyen Âge désignaient-ils la vaste Europe, espace perçu comme une mosaïque de peuples mouvants qu'ils ne cessèrent jamais d'étudier et de cartographier. Comment comprendre, de leur point de vue, cette représentation géographique d'un continent à la fois inconnu et familier ? C'est à ce décentrement du regard que nous convie Jean-Charles Ducène au fil de cette étude fondée sur un corpus de sources d'une impressionnante richesse.

    Au début du IXe siècle, les géographes arabes considèrent l'Europe comme un ensemble flou de populations, principalement chrétiennes mais encore païennes loin de la Méditerranée, alors que deux villes se détachent entre légende et réalité, Rome et Byzance. Cet ensemble se structure au fil du temps en pouvoirs étatiques et se couvre de villes, décrites par ces géographes comme des lieux urbanisés et des centres économiques insérés dans un réseau réticulaire de routes, qui s'étendent jusqu'en Scandinavie et à la Volga. Mais quand ces pouvoirs se projettent en Méditerranée et empiètent sur les territoires musulmans, c'est une représentation plus géopolitique qui se construit.

    De la sorte, ce livre parcourant six siècles de littérature montre que « l'Europe » n'est pas apparue aux savants arabes une et indivisible, mais au contraire infiniment diverse et en mouvement.

  • En l'an 1200, la ville de Paris s'apprête à offrir au « beau XIIIe siècle » un visage entièrement nouveau, grâce à un chantier d'architecture sans précédent, conduit par le roi Philippe Auguste. Alors même que la cathédrale Notre-Dame sort de terre, les rues sont pavées, les premières Halles sont construites, le palais de la Cité est remodelé... Mais surtout, la ville est entourée par une immense enceinte fortifiée, complétée par une superbe forteresse : le château du Louvre. Aujourd'hui presque entièrement disparues, ces fortifications ont pourtant donné à Paris sa cohérence et sa forme définitive, tout en contribuant à ériger la ville au rang de capitale du royaume.
    Comment un programme d'architecture a-t-il pu jouer un tel rôle dans l'histoire ? Pour le comprendre, il faut plonger au coeur du Moyen Âge, sur les traces d'un souverain d'exception, auteur d'une oeuvre politique et architecturale fondatrice. Afin de décrypter la fonction et la signification même des monuments, Denis Hayot se livre à une véritable enquête archéologique, dévoilant peu à peu le véritable visage des fortifications de Philippe Auguste. L'aboutissement s'en trouve dans les restitutions 3D de l'auteur et dans les superbes aquarelles de Jean-Claude Golvin, qui redonnent vie à l'une des oeuvres monumentales les plus importantes du Moyen Âge.

  • L'enseignement au moyen âge

    Pierre Riché

    • Cnrs
    • 27 Octobre 2016

    Comment décrire le passage de l'éducation antique à l'éducation médiévale ? Comment lire le quotidien des maîtres et des étudiants, le fonctionnement des facultés, la conservation et la transmission du savoir dans les abbayes ? Quelle fut l'empreinte laissée en Occident par le philosophe et mathématicien Gerbert d'Aurillac, qui introduit dans les écoles chiffres arabes et tables d'opération ? Et par Abélard, dialecticien et théologien, inventeur de la scolastique et du conceptualisme ?

    Enseignement de la grammaire, de la rhétorique, de l'astronomie, du chant, de la musique... Cette plongée au coeur des mentalités médiévales fait revivre avec bonheur le monde enfoui d'une culture qui a façonné notre relation au savoir, à l'universel, au divin et à l'infini.

  • Le Livre des sentences de Bernard Gui recueille 940 décisions de justice rendues par ce célèbre inquisiteur de Toulouse entre 1308 et 1323. À cette époque, les mouvements hérétiques de Languedoc étaient en déclin et subissaient de plein fouet la répression. Les extraits ici proposés donnent un aperçu des méthodes de l'Inquisition, mais aussi des caractéristiques de chacun des trois principaux groupes de contestataires poursuivis dans le Midi : « bons hommes amis de Dieu » ou « bons chrétiens » (que l'on a pris l'habitude aujourd'hui d'appeler improprement « cathares »), « Pauvres de Lyon » ou vaudois, enfi n béguins et partisans des franciscains Spirituels.
    Ces sources éclairent d'une lumière crue l'histoire des persécutions contre les anticléricaux et les évangélistes languedociens qui s'efforcèrent de résister à l'ordre théocratique de l'Église romaine.

    Édition revue et augmentée.

  • C'est au XIIe siècle, sous l'abbatiat de Suger, que la fleur de lis et l'oriflamme se virent associées à la monarchie française et qu'on leur attribua, à l'aide d'écrits et de légendes, des origines chrétiennes et une histoire. Mais par quel mystère ces signes se sont-ils si soudainement imposés ? Et de quoi étaient-ils réellement porteurs ?
    Dès avant la conquête romaine, ces deux emblèmes étaient en fait considérés en Gaule comme les garants de la protection divine. Symbole du Soleil levant et précurseur de la fleur de lis, le « croissant » conférait la souveraineté. L'oriflamme, qui représentait la Parole divine, assurait, quant à elle, la victoire. À partir de sources nouvelles, examinées sous un angle original, l'auteur révèle les surprenantes péripéties de ses symboles royaux et leur signification.

  • Dagobert

    Laurent Theis

    Dagobert Ier, roi des Francs de 623 à 639, fut enterré à l'abbaye de Saint-Denis dont il était le bienfaiteur. Onze siècles plus tard, une chanson fut composée, qui installa pour toujours le bon roi dans la mémoire collective des Français. Durant ce long millénaire, l'image de ce prince mérovingien, dont la vraie vie est presque impossible à connaître, ne cessa d'être détournée au profit d'exigences ou d'intérêts divers : l'Église, la monarchie française en formation, la tradition populaire s'emparèrent du nom de Dagobert et lui composèrent des existences posthumes souvent surprenantes. Cette biographie, rigoureuse et insolite, est aussi un pan de l'histoire de la nation française, où le souvenir de Dagobert est profondément inscrit, familier aux grands aussi bien qu'aux plus humbles.

  • Dans cette étude, André Vauchez fait revivre l'histoire de mouvements hérétiques dans e et le milieu du XVe siècle.
    Si les hérésies de l'an mille n'ont concerné qu'un très faible nombre de personnes appartenant à l'élite culturelle et sociale, celles des XIIe et XIIIe siècles étaient des mouvements contestataires puissants et solidement enracinés qui, dans certains cas, avaient pignon sur rue et fédéraient de nombreux foyers de dissidence tout en développant une stratégie cohérente pour réduire l'emprise du clergé catholique. De l'Allemagne rhénane à l'Italie centrale et à l'Espagne du Nord en passant par le Languedoc, de nombreuses régions de la chrétienté alors sont « gangrénées » - pour reprendre le vocabulaire des textes pontificaux de l'époque - par diverses formes d'hérésie, qu'elles soient cathare, luissite, vaudoise ou joachimite, au point de susciter chez le pape Grégoire IX une réaction d'épouvante et de haine dans la fameuse bulle Vox in Rama de 1233. Par la suite, l'action de l'Inquisition et surtout celle des ordres Mendiants - dominicains et franciscains - semble avoir permis à l'Église romaine de reprendre la situation en main et de réduire l'emprise dissidente.
    Une grande oeuvre sur ces prétendus « Suppôts de Satan ».

  • Des terres noires fertiles de Limagne aux plateaux sablo-argileux de la Sologne bourbonnaise, les paysans du Moyen Âge ont façonné des paysages que l'on connaît encore aujourd'hui. Mais l'histoire de leur implantation sur ces terres n'a rien de linéaire. Pour la première fois depuis les années 1960, une équipe réunissant archéologues, historiens, géologues, carpologues, céramologues et autres spécialistes propose une synthèse sur les formes de l'habitat rural en Limagne et Sologne bourbonnaise au Moyen Âge. Une grande partie des informations architecturales, techniques et environnementales restaient, en effet, inexploitées. Cette diversité des approches a permis un regard renouvelé sur les conditions d'implantation des populations rurales, notamment en étudiant les marqueurs géologiques de catastrophe, mais aussi en replaçant toutes les études dans une perspective historique plus précise grâce à de nouvelles datations. Toute la richesse de l'économie végétale médiévale régionale s'en trouve révélée.

  • De la chute de l'Empire carolingien (consommée en 888) à la puissance capétienne incarnée par Louis IX au XIIIe siècle, s'instaure la féodalité : des ducs, des marquis, des comtes régissent de véritables principautés régionales, au point d'éclipser les rois.
    Sous eux, prolifèrent les châteaux, et donc le pouvoir de certains seigneurs. Une société d'héritiers se met en place, encadrée par des règles strictes.
    C'est à une étude renouvelée de cette société que se consacre ce dossier.

  • Premier volume hors série de la collection Corpus des inscriptions de la France médiévale, cet ouvrage rassemble plus de 80 épitaphes provenant de l'Ouest de la France (Anjou, Maine, Touraine, Poitou), datées entre le VIIIe et le Xe siècle. Editées selon les normes actuelles, traduites et abondamment commentées, elles sont accompagnées d'une importante introduction historique et de très nombreuses photographies.
    Avec un quart de pièces datées à l'année près, cet ensemble représente un corpus de référence pour tous les spécialistes de l'histoire de l'écriture. Il fournit un matériau précieux pour appréhender de manière renouvelée la question de la réforme carolingienne. Enfin, en mettant en scène une société aristocratique formée tout autant de clercs que de laïcs (hommes, femmes et enfants), il permet d'appréhender de manière originale l'histoire sociale, politique, culturelle et religieuse de cette période.

  • Voici la première histoire totale des politiques de conquête menées par les puissances coloniales au XIXe siècle. Une histoire que Jacques Frémeaux fait débuter en 1830 : les Français débarquent en Algérie, les Anglais sont engagés aux Indes, les Russes se battent au Caucase et songent à l'Asie centrale. Les Américains se lancent dans l'occupation des Grandes Plaines, où ils vont affronter des tribus indiennes. Jusqu'en 1914, l'histoire des empires coloniaux occidentaux sera celle d'une immense expansion. Jacques Frémeaux fait revivre cette aventure exceptionnelle, fondatrice des grands équilibres et déséquilibres mondiaux dont nous sommes toujours tributaires. Une fresque de grand style qui renouvelle en profondeur l'histoire politique, militaire, diplomatique et culturelle du XIXe siècle.

  • Ce recueil, premier du genre, retrace les grands combats menés par l'Église pendant un millénaire, du Ve au XVe siècle. Combats pour la conversion des Barbares et contre l'idolâtrie. Combats pour la toute-puissance de la Papauté et contre la richesse. Combats contre les dissidences théocratiques et pour l'union des Églises. Combats pour la diffusion du savoir et contre la violence. Combats contre les hérésies et pour la « paix de Dieu ». Combats contre les juifs, mais aussi, parfois, combats menés en leur faveur.
    Ce millénaire va donner naissance à une nouvelle spiritualité. Il prépare une crise, symbolisée par le schisme de Luther au XVIe siècle, mais annonce aussi un profond renouvellement, la volonté d'adaptation de l'Eglise aux grands défis de son époque.
    Un éclairage passionnant sur les mentalités médiévales et la place du religieux dans la vie de la Cité.

  • L'existence du fer est fondamentale dans l'établissement et le développement des royaumes angkoriens : pour défricher les rizières et établir les systèmes d'irrigation, pour bâtir et pour conquérir. Sans l'Épée Sacrée, de fer et d'or, qui selon les mythes, lui a été donnée par le dieu indien Indra, le roi khmer ne peut régner.

    Ce fer, de qualité exceptionnelle, était obtenu selon une méthode à basse température pratiquée en Europe jusqu'à la révolution industrielle. Toute une série d'offrandes, de rites et d'interdits qui assuraient une bonne entente entre les dieux et les hommes en rythmait la production. Un responsable rituel devait mettre en mouvement les éléments fondamentaux de la vie et de l'univers, le Feu, l'Air, l' Eau, la Terre, en les maintenant séparés : toute faute de sa part, tout manquement aux règles aurait provoqué une catastrophe.

    Abondamment illustré, cet ouvrage foisonnant détaille à la fois les procédés techniques utilisés et le long déroulement des rites nécessaires à la production du fer et de ses objets. Il nous permet de mieux comprendre le développement et la puissance de l'Empire khmer.

  • Luc Bourgeois - Avant-propos.
    Thomas Fischbach - L'armement dans les tombes de guerriers de la nécropole mérovingienne d'Erstein (Bas-Rhin).
    Amélie Vallée - La pratique funéraire du dépôt de seaux en bois à la période mérovingienne? : un état de la question en Gaule du Nord-Ouest).
    Emmanuel Barbier et Anne Jégouzo avec la collaboration de Guillaume Pouponnot et Sacha Kacki - Un nouveau bâtiment du cloître de Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers (Xe-XIVe siècle).
    Clément Alix, Diane Carron, Émilie Roux-Capron avec la collaboration de Laurent Josserand - La porte Bannier, entrée principale de la ville d'Orléans aux XIVe-XVe siècles.
    Thierry Galmiche, Vincent Buccio - Les ardoises gravées de l'abbaye de Prémontré (Aisne), un support de notation musicale aux XVe-XVIe siècles.
    Éric Kammenthaler, Nicolas Minvielle Larousse et Francis Pierre - Villefort, 1640? : l'introduction de la poudre dans les mines languedociennes.
    Laurent Olivier - L'archéologie médiévale française et Herbert Jankuhn?: ma réponse à Élisabeth Zadora-Rio.
    Chronique des fouilles médiévales en France en 2015.
    Répartition régionale des chantiers de fouille.
    Bulletin critique.

  • 1492 En débarquant à San Salvador, Christophe Colomb inaugure la conquête du Nouveau Monde par l'Ancien. Un choc culturel que nous considérons trop souvent du seul point de vue des Conquistadors.

    Ce choc, pourtant, eut aussi lieu en Europe. Jusqu'à l'orée du XXe siècle, plusieurs milliers d'Amérindiens furent en effet conduits vers le Vieux Continent où ils durent apprendre à vivre. Esclaves, otages, espions, interprètes, spécimens, curiosités, trophées, apprentis, évangélisateurs. Arrachés à leur terre, confrontés à l'inconcevable, ils furent précipités dans une culture inconnue et condamnés à trouver leur place dans un monde qui n'était pas le leur.

    Une histoire oubliée qu'Éric Taladoire fait revivre dans ce livre qui, en inversant les perspectives, interroge l'impact culturel et anthropologique de ces migrations, forcées ou volontaires, d'indigènes américains vers l'Ancien Monde.

  • Damien MARTINEZ avec la collaboration de Sandra CHABERT, Pascale CHEVALIER, Marieke FAURE et Sophie LIÉGARD.
    L'église paléochrétienne de l'établissement fortifié de hauteur de La Couronne à Molles (Allier, Auvergne).

    Florence CARRÉ, Antoinette RAST-EICHER, Bruno BELL et Julien BOISSON.
    L'étude des matériaux organiques dans les tombes du haut Moyen Âge (France, Suisse et Allemagne occidentale) : un apport majeur à la connaissance des pratiques funéraires et du vêtement.

    Damien CENSIER (dir.), Emmanuelle BONNAIRE, Cécile BOUET, Renaud LEROY, Héloïse ESTEVES, Étienne LOUIS.
    Indices de productions au sein d'une communauté religieuse carolingienne : l'exemple de Cysoing (Nord).

    Jean-Baptiste VINCENT, avec la collaboration de Adrien DUBOIS, Guillaume HULIN, Christophe MANEUVRIER et Alain TABBAGH.
    L'abbaye cistercienne du Val-Richer (Calvados) : prospections microtopographique et géophysique d'un monastère disparu.

    Édith RIVOIRE, Pascal JOYEUX, Diane CARRON, avec la collaboration de Chloé BOUNEAU, Nicolas LIÉVEAUX, Florence TANE et Ivy THOMSON.
    Aux portes septentrionales de la ville médiévale d'Orléans : un nouveau regard sur la topographie religieuse et funéraire.

    Chronique des fouilles médiévales en France en 2017.

    Bulletin critique.

    Livres reçus.

  • La préhistoire, eldorado du XIXe siècle ! Fouilles sauvages, pilleurs de sépultures, faussaires, commerce illégal de monuments mégalithiques, archéologues du dimanche... Mais aussi paysans occupés à paver les rue de leur village avec les dalles des menhirs de Carnac !
    Il faudra attendre 1941 pour que l'Etat réglemente les fouilles archéologiques.
    Cette ouvrage retrace la longue marche des archéologues français vers l'institutionnalisation de leur discipline, aventure passionnante qui vit les préhistoriens se mobiliser contre les pouvoirs publics pour préserver leur liberté d'agir. Ou comment l'Etat s'est approprié la course à l'os.
    Historien, Arnaud Hurel est chercheur à l'Institut de paléontologie humaine du Museum national d'histoire naturelle

empty