Errance

  • Synthèse sur la Horde d'Or, héritière de l'empire Mongol, qui a exercé une influence politique et culturelle à la fin du Moyen Age en Europe. La future Russie demeura sous son contrôle jusqu'en 1480.

  • Une armée médiévale se composait d'une multitude d'hommes de guerre spécialisés : archers, arquebusiers, artilleurs, infanterie, cavalerie...
    L'Histoire Vivante, consistant à revivre dans les mêmes conditions, avec des costumes et équipements équivalents à ceux de l'époque, s'alliant à une démarche scientifique, permet de découvrir la vie de ces soldats et de mieux comprendre les conflits guerriers qui furent une des constantes de la société médiévale.

  • Quelle que soit l'époque, la façon de s'habiller constitue un reflet de la place que l'individu occupe dans la société. Le XVIIIe siècle, si « éclairé », si proche et pourtant si éloigné du nôtre, voit la continuité d'une certaine recherche de l'élégance, dans une évolution qui augure notre époque. Même si la mode qui influence l'habillement prend de plus en plus d'ampleur, l'homme cherche aussi le confort ; le costume se doit d'être à présent aussi élégant que fonctionnel. Ce nouveau tome de la collection Histoire Vivante permet d'admirer de nombreuses reconstitutions de costumes masculins du XVIIIe siècle, à travers des portraits hauts en couleurs, brassant toute la société du temps : du paysan endimanché au bourgeois, du petit maître ou du jeune élégant au sobre médecin, du noble à l'agitateur révolutionnaire, du laquais au libertin... chacun dévoile sa vie et ses activités à travers son vêtement.

  • Ce sujet, qui peut paraître au premier abord assez restreint, englobe l'essentiel des problématiques de la société médiévale : la cloche, centre d'un grand nombre d'attentions dès cette époque, est en effet un instrument de musique et surtout de propagande utilisé quotidiennement.
    Les formes des cloches et leur évolution reflètent celles des goûts musicaux au cours du Moyen Age. Leur décoration et les inscriptions sur leurs flancs témoignent des croyances, locales ou plus générales, mais aussi, dans une moindre mesure, des relations de pouvoir au sein de cette société très hiérarchisée. Leur taille reflète également les améliorations techniques qui se sont produites au cours de cette période décisive.
    Ainsi, d'un simple instrument d'appel, on va rapidement se diriger vers un instrument sonnant doté de qualité musicale et accordé à ses consoeurs, puis à un véritable instrument de musique, au sein d'un ensemble, qui préfigure ce que sera le grand carillon de concert flamand de l'époque moderne et contemporaine. La cloche, par sa taille, la richesse de sa décoration..., va peu à peu devenir un symbole de la communauté, de sa puissance, qui marquera les différences avec ses voisines de paroisse.
    Finalement, derrière les cloches se cachent des hommes...

  • l'empire romain était immense, de l'angleterre à la syrie, de l'allemagne au maroc.
    les légions, les marchandises, les fonctionnaires y circulaient. l'empereur devait le gérer et y faire appliquer ses ordres. pour cela, un vaste réseau routier fut implanté, tellement dense qu'il devint un symbole de l'ère romaine. des bornes jalonnaient les routes pour aider les voyageurs. mais quelle vision géographique un romain avait-il de l'empire ? des textes de géographes et des documents appelés " itinéraires " nous sont parvenus.
    leur lecture et leur analyse nous renseignent sur le fonctionnement d'un empire où les déplacements, à pied et à cheval, étaient fondamentaux.

  • Cet ouvrage expose les apports de la fouille d'un petit castrum de haute Provence occupé durant quelques décennies autour de l'an Mil. Deux incendies successifs ont contribué à la conservation de macrorestes qui ont livré de nombreux détails sur la vie quotidienne et les pratiques alimentaires en produits végétaux, en viandes et même en poissons. Le dernier incendie a provoqué l'effondrement d'une construction dans laquelle tout le mobilier domestique mais aussi des armes ont été retrouvés en place. Le niveau de vie des habitants présente les caractéristiques d'une élite tant par le mobilier que par l'organisation des bâtiments. Les constructeurs ont utilisé des matériaux locaux assez frustes qui ont nécessité des mises en oeuvre tout à fait originales. Les deux états successifs qui ont été mis au jour autour de l'an Mil montrent des changements radicaux suivis à chaque fois d'un ensevelissement mettant en jeu des volumes considérables. Cette pratique n'est pas unique, tout au moins au niveau local, et des hypothèses commencent à émerger pour en expliquer les motifs. Ces transformations complètes des premières formes castrales avaient déjà été étudiées sur un autre site provençal, la Roca de Niozelles, et sont à nouveau observées sur le castrum Archanzoscum qui est en cours de fouille sur la même commune d'Allemagneen-Provence. Ces découvertes, de prime abord insolites, montrent que la construction de ces châteaux se faisait sans modèle prédéfini et que chacun des titulaires cherchait d'abord à s'installer sur un site dominant topographiquement un terroir pour le constituer en territoire. C'est pour insister sur cette diversité des formes qu'est également exposé le site défensif tout à fait original du "Champ du Seigneur", à Gaubert, près de Digne.

  • Il était une fois les Antiquaires (au sens ancien du terme) : des savants d'un genre particulier, personnages curieux d'antiquités, qui partageaient une passion pour toutes les traces du passé.
    L'antiquarisme commence traditionnellement à la Renaissance, connaît son apogée au XVIIIe siècle, pour être finalement condamné par l'éclosion de l'archéologie scientifique. A travers leurs collections, leurs "musées de papier" et leurs correspondances, les Antiquaires nourrissent la double préoccupation à la fois de garder trace des monuments, voire de ralentir ou de stopper leur inéluctable destruction, et d'en faire des instruments de la connaissance de l'Antiquité.
    Les érudits "amateurs d'antiquités" qui retiennent l'attention ici sont les Antiquaires du Midi, milieu particulièrement riche car, plus que d'autres régions, le Sud de la France est marqué par l'héritage antique. D'Arles à Narbonne en passant par Nîmes, la présence romaine a laissé des vestiges tangibles et accessibles dans le paysage - temples, théâtres, amphithéâtres qui permettent aux Antiquaires de fonder leur étude de l'Antiquité, même si certains monuments ont connu depuis la période antique une histoire plutôt mouvementée.
    Ce sont ces figures, dont beaucoup sont méconnues, que fait revivre ce livre. En marge de ces itinéraires singuliers, d'autres questions sont soulevées : quelle place pour les antiquités dans les savoirs et dans l'imaginaire collectif ? quelle visibilité pour ces vestiges conservés, réutilisés, dégagés ou restaurés et quel rapport avec la perception de l'héritage antique ? quelle diffusion dans et à l'extérieur de chaque cité, à une échelle régionale et au-delà ? quelles mutations consécutives à l'émergence de l'archéologie, de l'histoire de l'art, de l'épigraphie...
    ? "Médiateur entre le passé et la société", tel apparaît l'Antiquaire. Le lecteur est ainsi amené à réfléchir sur les modalités et les enjeux de la connaissance du passé, sur les traditions et les réceptions de l'Antiquité, à s'interroger sur les frontières parfois floues et mouvantes entre mémoires et savoirs. Contribution à une histoire des études antiquaires, le présent volume rassemble des articles d'universitaires, chercheurs au CNRS, conservateurs de musées et inspecteur des monuments historiques.

  • Le territoire français est constitué d'un ensemble de diversités régionales, riches et profondes, mises en valeur au fil des sicles par les habitants d'un monde rural en constante évolution et au moyen de plusieurs sortes d'outils dont l'archéologie livre aujourd'hui les traces.
    Des recherches, menées en France depuis plusieurs années, ont permis de dresser le premier corpus de l'outil agricole médiéval, présenté de manière précise et détaillée. L'objet de fouille est le sujet d'une passionnante investigation, constamment combinée aux documents concrets de l'ethnologie et de l'histoire - textes et iconographie. L'auteur entreprend une analyse synchronique et diachronique pour replacer l'outillage dans un canevas typologique, permettant notamment de s'intéresser à sa fabrication, à sa réparation, aux gestes qu'il implique ou encore aux conditions de son perfectionnement ; il détermine son rôle dans les théories relatives à la diffusion des techniques.
    Depuis toujours au centre des savoirs, et si intimement liés à la vie quotidienne des individus, ces mêmes instruments sont utilisés comme armes dans les périodes difficiles. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'outil, à son perfectionnement, et aux mécanismes plus subtils qui l'ont placé au centre d'une relation concrète entre l'homme et son environnement.

  • A la fin du Moyen Age, chaque costume indiquait la profession, le statut social et al région de la personne qui le portait. L'habillement n'est pas une affaire de mode, il intervient dans la gestion des rapports sociaux. En dehors des princes, des chevaliers et des gens de l'Eglise, le peuple affiche avec fierté ses différences et chacun reconnaît, par l'habit et ses accessoires, la profession et la place dans la société des gens qu'il croise dans la rue. Archéologie, textes, peintures, sculptures du XVe siècle ont été mis à contribution pour recréer ces costumes et évoquer ce que devait être l'aspect des hommes en cette fin de Moyen Age.

  • L'organisation du monde rural du Moyen Age à l'époque moderne est centrée sur un concept: la paroisse.
    Ce mode d'organisation apparaît à la fin de l'Antiquité et se développe pendant le haut Moyen Age. L'archéologie contemporaine a révélé, ces dernières années, ce monde en fouillant les églises paléochrétiennes et en étudiant l'occupation du sol, le peuplement et l'habitat. L'archéologie a fourni un apport considérable à une nouvelle recherche historique sur l'origine d'une organisation qui allait gérer la vie de la majorité de la population pendant dix siècles.
    Actes du colloque international qui s'est tenu des 21 OU 23 mars 2003 à Toulouse.

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