Les Liens Qui Liberent

  • Imaginez. Vous vivez dans un pays démocratique, bardé d'institutions et d'organismes de protection, et voilà que vous apprenez l'existence des SDHI. Des pesticides qui entendent trucider champignons et moisissures dans les récoltes. Sans que vous l'ayez su, ils sont partout : sur 80% des surfaces de blé, sur l'orge, les arbres fruitiers, les tomates, les semences, les pommes de terre, les terrains de foot et de sport, les golfs.

    Vous vous renseignez un peu, et vous découvrez que des scientifiques de réputation mondiale ont prévenu dès octobre 2017 les autorités. Pour eux, le danger est immense, car les SDHI s'attaquent à la fonction respi­ratoire de tous les êtres vivants - la SDH. Et donc aux humains, comme le démontrent des études en laboratoire. Or les atteintes à la SDH, chez nous, mènent à des maladies neurologiques épouvantables, et des cancers.

    Vous êtes naïf, vous croyez dans les valeurs sacrées de la République, et vous êtes sûr que les agences de protection vont régler l'affaire en trois semaines. Tout au contraire, un silence de six mois s'installe, suivi d'une bouffonnerie d'expertise. Bouffonnerie, car les jeux sont faits d'avance : il faut en réalité sauver les SDHI et jurer qu'ils ne posent aucun problème de santé publique.

    Vous êtes naïf, mais pas à ce point-là, et vous décidez de lire ce livre pour comprendre. Vous y apprendrez tout ce qu'on peut savoir d'un dos­sier incroyable, qui montre comme jamais que le lobby des pesticides est installé en profondeur dans l'appareil d'Etat français. Et comme vous êtes ouvert aux révélations, vous convenez avec l'auteur que quelque chose est décidément pourri au royaume de l'agriculture industrielle. Et vous concluez tout seul avec ce seul mot encore disponible, celui de révolte. Oui, un seul mot : révolte.

  • Alors que nos sociétés libérales sont fondées sur des valeurs qui ne trouvent trop souvent du sens qu'à travers la compétition, Gauthier Chapelle et Pablo Servigne - l'auteur du succès de librairie «Comment tout peut s'effondrer» - commettent ici un ouvrage majeur. Au modèle de « la guerre de tous contre tous », ils proposent de substituer une vision du vivre-ensemble basée sur l'entraide. Car en balayant l'éventail du vivant - des bactéries aux sociétés humaines en passant par les plantes et les animaux -, il apparaît clairement que les organismes qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas les plus forts, mais ceux qui s'entraident le plus...  Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, L'entraide sera précédé d'une nouvelle préface inédite des auteurs. 

  • Bullshit jobs

    David Graeber

    Considéré comme l'un des penseurs les plus importants de ce début de siècle, David Graeber revient après cinq ans d'enquête pour analyser la notion de Bullshit job ou « Jobs à la con », née sous sa plume et qui a fait le tour du monde. Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, Bullshit Jobs sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • La dialectique infernale du pouvoir et des profits a fini par exaspérer le peuple. Voici le grand réquisitoire du prix Nobel d'économie Joseph E. Stiglitz sur ces questions.

  • Cet ouvrage inédit réunit vingt-cinq auteur(e)s de renom (anthropologue, biologiste, économiste, sociologue, philosophe, historien...) dans une approche pluridisciplinaire et accessible à un large public.

    Des causes modernes aux « bifurcations » de nos origines, chaque contributeur porte un regard singulier sur une cause spécifique : la finance débridée, le technococon, le capitalisme, la surpopulation, la dette, l'État, le patriarcat, l'invention de l'agriculture, l'économisme, le colonialisme, la séparation nature / culture, les mythes, la complexité croissante...

    Pour former in fine un livre-arborescence qui se range du côté de la complexité et des métamorphoses, sous le regard du sociologue Edgar Morin. Avec un tissage final entre toutes ces causes nous permettant de découvrir, au fil des pages, comment ouvrir de nouveaux horizons.

  • Pour les Lakotas d'Amérique du Nord, les Kagabas de Colombie, les Amchis tibétains, les Quechuas d'Amazonie et bien d'autres peuples racines, la santé est d'abord synonyme d'équilibre. Dans le regard du chamane, du guérisseur ou de l'homme-médecine, la maladie est un symptôme : celui d'un déséquilibre qui prend sa source au-delà de la personne.

    C'est un regard qui change tout : nos corps sont les cellules du monde, nos groupes et sociétés ses organes, et nos maux physiques et psy­chiques, les signes d'une maladie du vivant qui nous habite.

    Frederika Van Ingen explore ici la façon dont ces soignants utilisent cette connaissance pour panser les maux, avec une efficacité sou­vent surprenante. Huttes de sudation, diètes de plantes, peintures de sable, voyages chamaniques, transes, rituels, offrandes, sym­boles, contes, mythes, chants, danses, arts en général : leurs outils de guérison, au premier abord mystérieux, possèdent de vrais le­viers d'action universels.

    Reconnus par des millénaires d'expérience que nous avons nous-mêmes oubliés, les savoirs de ces peuples sont une source d'inspi­ration essentielle pour restaurer nos propres équilibres, ceux de nos corps et de notre pensée, comme ceux de nos sociétés.

  • Transition énergétique, révolution numérique... Politiques, médias ou industriels nous promettent un monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires. Cet ouvrage, fruit de six années d'enquête, nous montre qu'il n'en est rien ! En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Dès lors, c'est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte - le récit clandestin d'une odyssée technologique qui a tant promis, et qui a charrié des périls aussi colossaux que ceux qu'elle s'était donnée pour mission de résoudre.

  • Si les yeux sont une fenêtre sur l'âme, alors le regard que pose Mama - la matriarche de la colonie de chimpanzés du zoo d'Arnhem ?, au crépuscule de sa vie, sur Jan van Hooff, un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en dit long sur la sensibilité animale. C'est le point de départ du voyage auquel nous convie Frans de Waal. Une véritable plongée au coeur de l'émotion animale qui nous invite à reconsidérer toutes nos certitudes.

    Les recherches récentes sont en effet sans appel : les mammifères et la plupart des oiseaux ressentent des émotions ? joie, peur, colère, désir, tristesse, besoin d'intimité, deuil, soif de pouvoir, sens de l'équité... Aux accusations d'anthropomorphisme ? cette tendance à assimiler l'attitude des animaux à celle des hommes ? Frans de Waal oppose l'« anthropodéni », c'est-à-dire la croyance vaniteuse des hommes en l'incomparabilité de leur espèce.

    Le primatologue américano-néerlandais apporte son expérience aux grands débats éthiques et philosophiques contemporains. Il conteste la séparation entre corps et esprit, entre émotion et raison, ainsi que la rupture humain-animal. Tout au long de cet ouvrage fascinant, il montre comment l'intelligence émotionnelle structure la vie des animaux sociaux. Frans de Waal met ici à bas les évidences et prend volontiers le contrepied d'un consensus scientifique trop souvent sûr de lui.

  • Pour la première fois des intellectuels et des écrivains prennent partis pour la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils expliquent que la « zone à défendre » est bien plus qu'un bout de bocage. Dans un monde où tout doit être normé, catalogué, mesuré, homogénéisé, s'y inventent de nouvelles formes de vies et de liberté. C'est un carré de mauvaises herbes dans un paysage artificialisé, calibré, et bétonné.

    Sur la ZAD, on existe en commun et on cohabite avec la nature. On partage des rêves et des outils. On sort de l'emprise du marché en construisant sa cabane en terre-paille. On redonne du sens au travail en élevant des vaches et en prenant soin de la forêt. On échappe au couperet de l'Etat en cultivant les solidarités et l'accueil. On lutte en dormant et on prépare les alternatives en occupant des terres. Ce n'est pas une utopie, c'est notre réalité de demain qui prend formes sous nos yeux.

    Ont contribué à cet ouvrage : Olivier Abel, Christophe Bonneuil, Patrick Bouchain, Alain Damasio Virginie Despentes, Amandine Gay, John Jordan, Bruno Latour Wilfried Lupano, Geneviève Pruvost Nathalie Quintane, Kristin Ross Pablo Servigne, Vandana Shiva et Starhawk.

  • «L'art d'être libre», succès de librairie en Angleterre, est un véritable manifeste de résistance au monde contemporain. Profondément joyeux et nourri de réflexions à la fois historiques, philosophiques et littéraires, il dénigre aussi bien les joies factices de la consommation que l'ennui qui s'est abattu sur le monde à la suite de décennies de recherche exclusive du profit. Un livre qui nous appelle à redevenir des esprits autonomes, enfin libres ...  Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, «L'art d'être libre» sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu'ils défendent et l'angle choisi pour l'exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s'avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d'alerte sur l'avenir même de notre civilisation.

    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?

    Nous sommes en 2093, avènement de l' « Age de la Pénombre », et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l'incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s'intensifient, et en 2023, l'année de l'«été perpétuel », il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte. La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de « négation de la hausse du niveau de la mer » est adoptée par certains états. Mais rien n'y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises. Pendant l'été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies. L'ordre social s'effondre dans les années 1950 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

    En imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n'ont d'abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise. Se trouvant dénué de l'infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.

    Foisonnant d'érudition, fruit d'un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d'éviter à l'humanité ce que les auteurs nomment « l'Age de la pénombre ».

  • «Somme nous trop bêtes pour comprendre l'intelligence des animaux ?» est un livre qui surprend. Frans de Waal, psychologue et primatologue mondialement reconnu, nous amène à réexaminer tout ce que nous croyions savoir sur l'intelligence animale - et humaine. Fascinant !

  • Pour la première fois en France, les plus grands spécialistes internationaux dressent un portrait de l'état actuel des connaissances sur le monde animal. Intelligence, compétences, sensibilité à la douleur, relation à la mort, sens de l'empathie et de l'altruisme, cultures, mémoire...  La grande originalité de cet ouvrage réside dans son approche transdisciplinaire qui convoque à la fois des éthologues, des paléontologues, des anthropologues, des philosophes, des psychologues, des juristes, des médecins vétérinaires ou des sociologues.

  • Pourquoi notre monde est-il en train de devenir fou ? Bernard Stiegler commet ici son livre fondamental sur les ressorts d'une société qui a vendu le souci d'humanisation au diable d'une technologie aveugle. Avec la connexion planétaire des ordinateurs, des smartphones et des foules que tout cela forme, les organisations sociales et les individus qui tentent de s'approprier l'évolution foudroyante de la technologie arrivent toujours trop tard - à tel point qu'elles sont à présent au bord de l'effondrement.
    C'est ce que l'on appelle la disruption. Cette immense puissance installe un immense sentiment d'impuissance qui rend fou.

  • Pour la première fois en France, les plus grands spécialistes internationaux dressent un portrait de l'état actuel des connaissances sur le monde animal. Intelligence, compétences, sensibilité à la douleur, relation à la mort, sens de l'empathie et de l'altruisme, cultures, mémoire...  La grande originalité de cet ouvrage réside dans son approche transdisciplinaire qui convoque à la fois des éthologues, des paléontologues, des anthropologues, des philosophes, des psychologues, des juristes, des médecins vétérinaires ou des sociologues.

  • L'avenir du capitalisme est le texte intégral et inédit de la conférence que Bernard Maris prononça à l'Institut Diderot, il apparaît comme la quintessence de la pensée de feu Oncle Bernard. Dans ce court essai, Bernard Maris apporte un éclairage limpide et efficace sur la « puissance la plus décisive de notre vie moderne », le capitalisme. De ses plus lointaines origines à son état actuel, l'auteur définit et retrace avec brio l'évolution du modèle économique de référence de nos sociétés. Avec une ouverture pleine d'espoir pour le dépasser.

  • C'était en janvier 2015 : à peine a-t-il été nommé ministre des Finances de la Grèce que Yanis Varoufakis déclenche une des ba­tailles les plus spectaculaires et les plus controversées de l'histoire récente en cherchant à renégocier les rapports entre son pays et l'Union européenne. En dépit du soutien exceptionnel de la population grecque et de la logique imparable de ses arguments, il s'est heurté à un mur et a provoqué l'ire des élites politiques, financières et médiatiques de l'Europe.

    La vérité de cet affrontement était inconnue jusqu'ici - juste­ment parce que la direction de l'Union européenne se réunit à huis clos. Dans un récit personnel et explosif, Yanis Varoufakis, économiste d'envergure mondiale, explique comment les choses se passent très concrètement dans les couloirs de Bruxelles.

    Il révèle une histoire édifiante où se mêlent hypocrisie, trahi­sons, collusions d'intérêts et acrobaties politiques. Un récit qui ébranlera profondément l'establishment.

    Aujourd'hui - comment en douter ? -, la répression tragique de la rébellion démocratique grecque est à l'image des politiques qui mènent à l'autoritarisme, au populisme et à l'instabilité qui me­nacent le monde occidental.

    Conversations entre adultes est un vibrant appel à renouveler la démocratie européenne avant qu'il ne soit trop tard.

    Yanis Varoufakis a été ministre des Finances du gouvernement Tsipras et a conduit les négociations sur la dette grecque jusqu'à sa démission au lende­main du référendum du 5 juillet 2015.

  • Avec ces trois textes tirés du Monde diplomatique, André Gorz, philosophe qui s'est fait le chantre de la critique de la raison économique, pose la question d'une nouvelle civilisation. Avec la fin des sociétés de plein emploi, il expose dans ce texte d'une troublante actualité, une mutation radicale de nos manières de vivre à venir. Il y pose aussi la question de la marchandisation de la nature ainsi que de la place de l'économie dans les orientations politiques à suivre. Les Liens qui Libèrent s'associent pour la quatrième fois au Monde diplomatique pour proposer les meilleures contributions des plus grands auteurs de ce journal.

  • Après le succès de librairie de «Dans la disruption», faisant même entrer le terme « disruptif » dans le Larousse, le philosophe Bernard Stiegler s'intéresse à l'ère de la post-vérité. Dans ce deuxième tome, qui succède à «L'immense régression» le célèbre philosophe s'attache à comprendre les grandes mutations à l'oeuvre dans nos sociétés contemporaines.

  • « J'ai 24 ans et j'ai compris que le monde allait s'effondrer. Ce n'est pas une intuition mais une réalité. Tous les faisceaux d'indices, toutes les publications scientifiques, toutes les observa¬tions concordent : notre civilisation court vers un effon¬drement global. Fonte des glaciers, mort des océans, extraction de ressources à outrance, bouleversement sans précédent de la biodiversité, hausse continue du réchauffement climatique, accroissement des inégalités sociales... Et que fait-on ? Rien ! Ou presque rien. Pire, nous croyons encore pouvoir résoudre ces crises fondamentales par le système qui les a précisément engendrées.
    À défaut de pouvoir enrayer cette fuite en avant, voici un véritable manifeste qui donne l'exacte mesure de cet effondrement à venir pour éveiller les consciences et surtout limiter la hauteur de la chute. » Julien Wosnitza

  • Dans le clair-obscur des crises politiques naissent les monstres. Les meurtres de masse de DAESH nous aveuglent sur leur signification politique.  Ils naissent du « vide » culturel d'un monde politique sans esprit, d'un monde où les techniques sont devenues folles, d'un monde qui se nourrit des surenchères de la haine et du désespoir. Ils sont les rejetons d'un monde en décomposition culturelle.

  • Dans ce monde en plein bouleversement dans lequel nous sommes entrés, l'exacerbation des rivalités peut conduire à de nouvelles régressions aussi terribles que celles de la première moitié du XXe siècle. Pourtant cet enchaînement n'est pas fatal. Derrière la face sombre de la mondialisation qui s'identifie à une globalisation financière entrée en crise sous le poids de sa propre démesure, il existe une autre approche de la mondialité centrée sur la conscience de cette communauté de destin qui lie l'humanité pour le pire mais aussi pour le meilleur.   Poche + : parce qu'un livre n'est jamais clos, mais toujours dans le mouvement du monde, La cause humaine sera précédé d'une nouvelle préface inédite de l'auteur.

  • Après le succès de librairie de «Dans la disruption», faisant même entrer le terme « disruptif » dans le Larousse, le philosophe Bernard Stiegler s'intéresse à l'ère de la post-vérité. Un ouvrage important pour comprendre les grandes mutations à l'oeuvre dans nos sociétés contemporaines.

  • L'économie est devenue la grammaire de la politique : elle encadre de ses règles et de ses usages la parole publique, à laquelle ne reste plus que le choix du vocabulaire, de la rhétorique et de l'intonation. Or la grammaire économique n'est pas un savoir ; elle relève de la mythologie : une croyance en un ensemble de représentations collectives aussi puissantes que fausses.

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